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À la recherche de chants traditionnels ou populaires du Mali
Discussion démarrée par Ngonifola le 9 juin 2012 à 8:40
7 réponses · 4 participants · 1 866 affichages
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Ngonifola
France

2 messages
Inscrit le 14 avr. 2011
9 juin 2012 à 8:40

À la recherche de chants traditionnels ou populaires du Mali

1 de 8 messages · 1 847 affichages · Partager 

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Bonjour,
J'ai eu l'occasion de parcourir quelques topics notamment celui qui renseigne très complètement le sujet des chansons de Rokia Traoré. c'est indéniablement avec plaisir que je l'ai lu.

Je joue du kamélén'goni depuis un peu plus de 2 ans maintenant (Abou Diarra étant mon "professeur") et je suis à la recherche de chants populaires ou traditionnels afin de pouvoir enrichir mon répertoire.

Actuellement je connais déjà les lignes instrumentales de certains morceaux connus (Bamanaya ké/Bamougoutji, Diaraby néné et Maladon d'Oumou Sangaré, Doni doni yembela, etc...), malheureusement je ne connais pas (ou seulement des bribes) les paroles qu'accompagnent ces lignes, et mon oreille n'est pas encore suffisamment affutée au bambara pour pouvoir retranscrire les paroles (et de plus sans la compréhension des chants, ça me paraîtrait "injuste" ou "malhonnête" vis à vis de cette culture).

C'est donc dans cette optique que je cherche des paroles complémentaires ou des morceaux que je ne connais pas, ainsi que leur sens.

J'espère que quelqu'un entendra mon appel^^

Merci d'avance,

François
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Chandini
France

606 messages
Inscrite le 23 fév. 2011
À: Ngonifola  11 juin 2012 à 17:13

Re: À la recherche de chants traditionnels ou populaires du Mali

2 de 8 messages · 1 766 affichages · Partager 

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Taamaden est bien la personne qui devrait t'aider efficacement !
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Sagehorty
Côte d'Ivoire

33 messages
Inscrite le 7 juin 2012
À: Ngonifola  12 juin 2012 à 19:20

Re: À la recherche de chants traditionnels ou populaires du Mali

3 de 8 messages · 1 651 affichages · Partager 

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Bonsoir François, il faut essayer de voir s'il existe un centre culturel ou des villages artistiques au mali, ils sont bien placés pour t'orienter dans ta recherche.
à bientôt
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Taamaden
Allemagne

Photo/image personnelle du membre Taamaden.
Description: Tombouctou (MALI) : la "Rue Heinrich Barth" évoque non seulement des vestiges du passé africain, mais aussi des traces laissées par un Européen. Le nom de Heinrich Barth est devenu synonyme d'un grand voyage chez l'Autre, cet Autre n'en demeure au moins multiple, puisque le Hambourgois, entre 1849 et 1855, s'est successivement confronté à des cultures africaines très différentes. Le 7 septembre 1853, Barth arriva à Tombouctou... (photo prise par moi 140 ans plus tard)


993 messages
Inscrit le 25 sep. 2011
À: Ngonifola  20 juin 2012 à 16:40

Re: À la recherche de chants traditionnels ou populaires du Mali

4 de 8 messages · 1 558 affichages · Partager 

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Bonsoir !

Voici deux chansons d’Oumou Sangaré (Mali) ; elles sont à écouter sur son deuxième cd « Ko sira » [Kòsira], Word Circuit WCD 036 (paru en 1993) : il s’en agit de Bi furu « Le mariage aujourd’hui », une des plus fameuses chansons d’Oumou, et de Sigikurunnin « Le petit piège » (< sigi–kurun–nin = s’asseoir–planche en bois–suff. diminutif).

La première est une forte diatribe et accusation acerbe contre le mariage moderne qui est devenu une affaire d’intérêts, de gros sous. L’amour se marchande et les parents s’enrichissent en vendant leurs filles aux plus offrants. Pour conséquence, le mariage a perdu ses vertus premières. Il n’y a plus de respect pour les parents. Les femmes passent plus de temps dehors, dans les rues (tileyaala « vagabondage quotidien » < tile–yaala "journée–se promener") que dans leur foyer. Et les hommes ? Ils passent d’une femme à une autre, avant et après le mariage. Voilà pourquoi les femmes d’aujourd’hui ont peur du mariage. Et puis elles n’y sont point préparées aux métiers du mariage : les mères ne les ont pas instruites aux tâches ménagères, à savoir à faire la cuisine (tobili) et la lessive (finiko), à puiser l’eau (jita) et à piler le mil (nyòsusu), préalables au bonheur conjugal. A la fin, elles ont peur d’aborder le mariage. Quoi faire ?! A qui se confier ?!

La deuxième, conforme à l’idéologie de l’homme, est un discours féminin qui, dans la vie réelle, provient des mères. En ce qui est le contenu, elle appartient donc au répertoire des conseils maternels (aux nouvelles mariées) : leur lot quotidien est le sacrifice, l’acceptation de toutes les tracasseries de la part de leur époux, des beaux-parents, de leurs frères. Cette souffrance est au prix qu’elles pourront consolider l’unité de la famille et mettre au monde des enfants valeureux. Sur le plan idéologique, la chanson contient deux messages : d’abord, la métaphore du siège est transparente dans la mesure où le verbe sigi veut dire « (s’)asseoir », « se tenir tranquille » resp. « habiter, s’installer durablement à un endroit ». Et cet endroit se trouve dans la maison, dans la concession de leur époux. L’autre message est lié à la symbolique du siège. Le sigikurunnin (aussi kurunnin) est un petit escabeau qui est disponible pour tout visiteur. Aussitôt qu’on entre dans une cour au Mali, un escabeau est tout de suite proposé au visiteur afin qu’il puisse s’asseoir. Souvent, cet escabeau n’est pas bien traité dans une cour, ni par les enfants ni par les adultes. On le pousse ça et là. Suite à ce mauvais traitement dont il est victime, le sigikurunnin symbolise la patience, au sens étymologique du terme. Au pays mandingue, on dit aussi que le sigikurunnin « en sent de toutes les odeurs » (kasabèèlaminè < kasabèèlaminè "odeurtoutessupporter").

Bi furu
Le mariage de nos jours

N balemaw yo
Chers amis
N’aw ye ne bannen ye furuko nin ma

Si vous voyez que je refuse le mariage
Gwansan tè

Ce n’est pas sans raison
Kabi furu kèra jagobolo ye

Depuis que le mariage est marchandise
A danbe bèè banna

Il en a perdu toute sa dignité
Aa n balemaw yo

Oui mes chers amis
N’aw ye ne bannen ye furuko nin ma

Si vous voyez que je refuse le mariage
Gwansan tè

Ce n’est pas sans raison
Kabi furu kèra jagobolo ye

Depuis que le mariage est marchandise
A danbe bèè banna

Il en a perdu toute sa dignité
Iye furu kèra jagobolo ye

Oui si le mariage se monnaie
Furu danbe tè ban munna

Pourquoi ne perdrait-il pas de sa dignité
Bi cèw ye furu bèè kè makoninmina

Les hommes de nos jours ont fait du mariage une affaire d‘égoïste
Fò a danbe bèè cènna

Et il en a perdu toute sa dignité
N balemaw yo

Chers amis
N’aw ye ne bannen ye furuko nin ma

Si vous voyez que je refuse le mariage
Gwansan tè

Ce n’est pas sans raison
Kabi furu kèra jagobolo ye

Depuis que le mariage est marchandise
A danbe bèè banna

Il en a perdu toute sa dignité
Ne badenw yo

Chers amis
Furu kèra jagobolo ye

Le mariage est devenu commerce
Furu danbe tè ban

Et il en a perdu toute sa dignité

Muso ye furu bèè kè tileyaala
Les femmes ont transformé la vie conjugale en vagabondage quotidien
Fò a dabe bèè cènna

Et sa dignité en est salie
N balemaw yo

Mes chers amis
N’aw ye ne bannen ye furuko nin ma

Si vous voyez que je refuse le mariage
Gwansan tè

Ce n’est pas sans raison
Kabi furu kèra jagobolo ye

Depuis que le mariage est marchandise
A danbe bèè banna

Il en a perdu toute sa dignité
Malidenw furu kèra jagobolo ye

Enfants du Mali (= Maliens), le mariage a fini une marchandise
Furu danbe tè ban munna

Pourquoi voulez-vous que le mariage ne soit pas sans dignité
Bi denw ye furu minè samanfu la

Les enfants d’aujourd’hui traitent le mariage en « je m’en fou »
Fò a danbe bèè cènna

Jusqu’à en détruire toute la dignité
Bi denbaw ye furu bèè kè jagobolo ye

Les mères en ont fait une marchandise
Furu danbe bèè cènna

Et toute sa dignité est perdue
Denbaw ye furu bèè kè manankun ye

Les mères en ont fait un capital
Furu danbe bèè cènna

Et toute sa dignité est perdue
Kabini fur sera miliyòn ma

Depuis que le mariage a atteint le million
Furu danbe bèè cènna

Il en a perdu sa dignité
Kabini furu kèra jagobolo ye

Depuis que le mariage est devenu marchandise
Furu danbe banna Ala

Dieu il n’a plus de dignité
Muso ye furu bèè kè si-ka-yaala ye

La femme a fait du mariage un vagabondage nocturne
Fò a danbe bèè cènna Ala

Et Dieu il en a perdu toute sa dignité
N balemaw yo

Mes chers amis
N’aw ye ne bannen ye furuko nin ma

Si vous voyez que je refuse le mariage
Gwansan tè

Ce n’est pas sans raison
Kabi furu kèra jagobolo ye

Depuis que le mariage est marchandise
A danbe bèè banna

Il en a perdu toute sa dignité
Aa cèw ka hakèto

Que les hommes veuillent bien m’excuser
Ne balemakèw ka hakèto Ala

Que mes frères veuillent bien m’excuser
Muso b’i fa bila walifaso ye

La femme abandonne son père pour la famille d’autrui
K’i ba fili walifaso

Elle abandonne sa mère pour une famille d’autrui
Fitiriwale mana musokura ta

Et dès que le traître prend une nouvelle femme
A b’i danbe bèè bò I la

Il détruit toute dignité en vous
N balemaw yo

Mes chers amis
N’aw ye ne bannen ye furuko nin ma

Si vous voyez que je refuse le mariage
Gwansan tè

Ce n’est pas sans raison
Kabi furu kèra jagobolo ye

Depuis que le mariage est marchandise

A danbe bèè banna
Il en a perdu toute sa dignité
Aa cèw ka hakèto

Que les hommes veuillent bien m’excuser
Ne balemakèw ka hakèto Ala

Que les hommes mes frères veuillent bien m’excuser
Anw b’anw fa fili walifaso ye

Nous abandonnons nos pères pour la famille d’autrui
K’i ba bila walifaso ye

Nos mères pour une famille étrangère
« Inconscient » mana musokura ta

Et dès que l’inconscient prend une nouvelle femme
A b’i danbe bèè « bafoué » Ala

Dieu il bafoue toute votre dignité
N balemaw yo

Chers amis
N’aw ye ne bannen ye furuko nin ma

Si vous voyez que je refuse le mariage
Gwansan tè

Ce n’est pas sans raison
Kabi furu kèra jagobolo ye

Depuis que le mariage est marchandise
A danbe bèè banna

Il en a perdu toute sa dignité

Cèlasigi jòrò bè n na
J’appréhende de vivre chez un mari
Jama ne bè o kè di le Ala

Bonnes gens que faire mon Dieu
Musofuru jòrò bè n na

J’ai peur de prendre femme
Jama ne bè o kè di bi Ala

Bonnes gens que faire mon Dieu
Aa ne bè nin kè di bi Ala

Oh Dieu comment faire
Ne bè nin fò di sa

Que puis-je dire
Ne fa ma n dege nyòsusu la

Mon père ne m’a pas appris à piler le mil
Ne fa ma n dege jita la

Mon père ne m’a pas appris à puiser l’eau
Ko ne na ma n dege tobili la

Oui ma mère ne m’a pas appris à faire la cuisine
Ee iyo bi denbaw yo

Oh mères d’aujourd‘hui
N’aw m’aw denw dege finiko la

Apprenez donc à vos enfants comment faire le linge
Muso danbe dun ye baara ye

Car la dignité de la femme réside dans le travail
Aa cèlasigi hami bè n na

Oh j’ai le souci de vivre chez un mari
Usumani anw bè nin kè bi iyo

Usumani qu’allons-nous donc faire
E ba m’i dege nyòsusu la

Ta mère ne t’a pas appris à piler le mil
E fa m’i dege jita la

Ton père ne t’a pas appris à puiser l’eau
Ja e ba m’i dege tobili la

Et ta mère ne t’a pas appris à faire la cuisine
Ee iye bi denbaw yo

Oh mères d’aujourd’hui
N’aw m’aw denw dege baara la
Enseignez donc le travail à vos enfants
Muso danbe de ye baara ye

Car c’est dans le travail que réside la dignité de la femme
Musofuru jòrò bè n na

Je crains de prendre femme
Jama ne bè o kè di bi Ala

Bonne gens que faire mon Dieu
Cèlasigi jòrò bè n na

J’ai souci de vivre chez un mari

Jama ne bè o kè di bi Ala
Bonnes chances que faire mon Dieu
Musofuru jòrò bè n na

Je crains de prendre femme
Jama ne bè o kè di bi Ala

Bonnes gens que faire mon Dieu

Ne ba ma n dege finiko la
Ma mère ne m’a pas appris à laver le linge
Ne ba ma n dege jita la

Ma mère ne m’a pas appris à puiser l’eau
Ko ne na ma n dege tobili la

Et ma mère ne m’a pas appris à faire la cuisine
Ee iye bi denbaw yo

Oh mères d’aujourd‘hui
N’aw m’aw denw dege baara la

Enseignez donc le travail à vos enfants
Muso denbe dun ye baara ye

Car c’est dans le travail que réside la dignité de la femme
Ko cèlasigi hami bè n na

Oui j’appréhende de vivre chez un mari
Bi denw yo anw bè nin kè di bi iyo

Enfants d’aujourd’hui qu’allons-nous donc faire
E ba m’i dege nyòsusu la

Ta mère ne t’a pas appris à piler le mil
E ba m’i dege jita la

Ta mère ne t’a pas appris à puiser l’eau
Ja e ba m’i dege tobili la

Et ta mère ne t’a pas appris à faire la cuisine
Ee iye bi denbaw yo

Oh mères d’aujourd‘hui
N’aw m’aw denw dege baara la

Enseignez donc le travail à vos enfants
Muso danbe bèè ye baara ye

Car c’est dans le travail que réside la dignité de la femme
Musofuru jòrò bè n na

Je crains de prendre femme
Jama ne bè o kè di bi Ala

Bonnes gens que faire mon Dieu
Cèlasigi jòrò bè n na

J’appréhende de vivre chez un mari
Jama ne bè o kè di bi Ala

Bonnes gens que faire mon Dieu
Musofuru jòrò bè n na

Je crains de prendre femme
Jama ne bè o kè di bi Ala

Bonnes gens que faire mon Dieu
Aa ne bè nin kè di bi

Ah que faire donc
Jama ne bè o fò di bi Ala

Bonnes gens comment le dire
Wuyi ne bè nin fò di sa

Oh comment le dire
Jama ne b’o kè di de Ala

Bonnes gens que faire mon Dieu
Ala ne bè nin kè di bi

Dieu que faire
Jama ne bè o fò di bi

Bonnes gens comment le dire
Wuyi n na ne bè nin fò di sa

Oh mère comment le dire
Jama ne bè o kè di bi Ala

Bonnes gens que faire mon Dieu

Sigikurunnin
Le petit siège

Duniya musolu yo
Femmes du monde
Nin ye cèlasigikurunnin ye

Voici le petit siège de la vie conjugale
Sigikurunnin

Le petit siège
Nin ye kurunnin ye

Voici le petit siège
Nin ye cèlasigikurunnin ye

Voici le petit siège de la vie conjugale
Sigikurunnin

Le petit siège
Aw ma lali kanmèn

Entendez-vous l‘air
Aw ma cèlasigi lali nin mèn

L’air sur la vie conjugale
Sigi yòrò kelen

[Qui dit] « reste tranquille »
Nin ye kurunnin ye

Voici le petit siège
Nin ye cèlasigikurunnin ye

Voici le petit siège de la vie conjugale
Sigikurunnin

Le petit siège
Ne kan bè musolu ma

Je m’adresse aux femmes
Sigikurunnin

Le petit siège
I furucè man’i wele

Si ton mari t’appelle
I boli ka ta o lamèn

Cours-y pour l’écouter
Kan’o surundun

Ne lui fais pas la moue
O ma deli dògòya la

Car il n’a pas l’habitude de l’humiliation
Jòn bèè n’i dakan

A chacun son destin
Nnn ne kan bè musolu ma

Oui je m’adresse aux femmes
I buranmuso man’i neni

Ta belle-mère vient-elle à t‘insulter
I cè woloba man’i neni

Si la mère ayant enfanté ton mari t’insulte
I kan’o neni Ala

Dieu ne l’insulte pas
Kana o dògòya

Ne l’humilie pas
O ma deli dògòya la

Elle n’a pas l’habitude de l’humiliation
O k’i woloba bèrè dò ye

Fais d’elle ta mère
Jòn bèè n’i nyèsigi

A chacun son avenir
Ko ne kan bè musolu ma

Je m’adresse aux femmes
(I) nimògònin man’i bugò

Si ton beau-frère te bat
I kan’o jati Ala

Dieu n’en fait pas une affaire
Kana o dògòya

Ne l’humilie pas
O ma deli dògòya la

Car il n’a pas l’habitude de l’humiliation
O k’i furucè bèrè dò ye

Fais de lui ton mari
Jòn bèè n’i dakan

A chacun son destin

Nnn ne kan bè musolu ma
Je m’adresse aux femmes
I sinanmuso man’i bugò

Si ta coépouse te bat
I kan’o jati Ala

N’en fais pas un problème
Ale ni Ala to sa

Abandonne-la à Dieu
Ko ne kan bè musolu ma

Oui je m’adresse aux femmes
I burankè man’i wele

Si ton beau-père t‘appelle
I boli ka t’o lamèn

Cours-y pour l’écouter
Kan’o surundun

Ne lui fais pas la moue
O ma deli dògòya la

Il n’a pas l’habitude de l’humiliation
Jòn bèè n’i dakan

A chacun son destin
N balemamusolu yo

Femmes mes consœurs
N’aw ye furu bonya

Respectez le mariage
Ni muso min ye furu bonya

Car une femme qui respecte le mariage
Ka furu bato

Et en suit les règles
O den bè barika

Aura des enfants valeureux
Ko n balemamusolu yo

Femmes mes consœurs
N’aw ye furu bonya Ala

Respectez le mariage
Muso min ye furu bato

Car une femme qui respecte le mariage
Ka furu bonya

Et l’honore
O den tè tola kò

Aura des enfants qui ne seront jamais à la traîne
Ee musolu

Oh femmes
N balemamusolu

Mes consœurs
N ko aw ye Umu lamèn Ala

Dieu, écoutez Oumou
A dògònin mana na

Son jeune frère vient-il
E cè dògònin mana na :

Le frère de ton mari vient-il :
« Sheri tenin tò tè yen

« Chérie reste-t-il un peu de thé
Sheri kininin tò tè yen wa

Chérie reste-t-il un peu de riz
Ne ko kafenin tò tè yen »

Dis y a-t-il un reste de café »
E n’i nyaburunba bò i la gwaratata

Et toi de le dévisager gwaratata
Ka dajukòròkuma tugu o la burutututu

Pour ensuite murmurer burututu
Nin tè mòò diya mòò ye

Ceci n’est pas propice à la sympathie
Makonyòòn

Makonyoon
Makonyòòn

Makonyoon
Ee musolu

Oh femmes
N balemamusolu

Mes consœurs
N ko aw ye Umu lamèn Ala

Dieu, écoutez Oumou
A terinin mana na

Son ami vient-il
E cè terinin mana na :

L’ami de ton mari vient-il :
« Sheri tenin tò tè yen

« Chérie reste-t-il un peu de thé
Sheri kininin tò tè yen wa

Chérie reste-t-il un peu de riz
Ne ko kafenin tò tè yen »

Dis y a-t-il un reste de café »

E n’i nyabunun bò i la gwaratata
Et toi de le dévisager gwaratata
Ka dajukòròkuma tugu o la burututu

Pour ensuite murmurer burututu
O tè mòò diya mòò ye

Cela n’est pas propice à la sympathie
Makonyòòn

Makonyoon
Makonyòòn

Makonyoon
Duniya musolu yo

Femmes du monde
Nin ye cèlasigikurunnin ye

Voici le petit siège de la vie conjugale
Sigikurunnin

Le petit siège
Nin ye kurunnin ye

Voici le petit siège
Nin ye cèlasigikurunnin ye

Voici le petit siège de la vie conjugale
Sigikurunnin

Le petit siège
Ne kan bè musolu ma

Je m’adresse aux femmes
I furucè man’i wele

Si ton mari t‘appelle
I boli ka taa o lamèn

Cours-y pour l’écouter
Kan’o surundun

Ne lui fais pas la moue
O ma deli dògòya la

Car il n’a pas l’habitude de l’humiliation
Jòn bèè n’i dakan

A chacun son destin
Nnn ne kan bè musolu ma

Oui je m’adresse aux femmes
I sinanmuso man‘ bugò

Si ta coépouse te bat
I kan’o jati Ala

N’en fais pas un problème
Ale nin Ala to sa

Abandonne-la à Dieu
Ko ne kan bè musolu ma

Je m’adresse aux femmes
I buranmuso man’i neni

Si ta belle-mère t’insulte
I cè woloba man’i neni

Si la mère de ton mari t’insulte
I kan’o neni Ala

Dieu ne l’insulte pas
Kana o dògòya

Ne l’humilie pas
O ma deli dògòya la

Elle n’a pas l’habitude de l’humiliation
O k’i woloba bèrè dò ye

Fais d’elle ta mère
Jòn bèè n’i dankan

A chacun son destin
Nnn ne kan bè musolu ma

Oui je m’adresse aux femmes
I burankè man’i wele

Si ton beau-père t‘appelle
I boli ka taa o lamèn

Cours-y pour l’écouter
Kana o surundun

Ne lui fais pas la moue
O ma deli dògòya la

Car il n’a pas l’habitude de l’humiliation
Jòn bèè n’i nyèsigi

A chacun son avenir
Ko ne kan bè musolu ma

Oui je m’adresse aux femmes
I nimògònin man’i bugò

Si ton beau-frère te bat
I kana o jati Ala

N’en fais pas un problème
Kana o dògòya

Ne l’humilie pas
O ma deli dògòya la

Car il n’a pas l’habitude de l’humiliation
O kè i furucè bèrè dò ye

Fais de lui ton mari
Jòn bèè n’i dakan

A chacun son destin

N balemamusolu yo
Femmes mes consœurs
N’aw ye furu bonya

Si vous respectez le mariage
Ni muso min ye furu bonya

Car une femme qui respecte le mariage
Ka furu bato

Et en suit les règles
O den bè barika

Aura des enfants valeureux
Ko n balemamusolu yo

Femmes mes consœurs
N’aw ye furu bonya Ala

Si vous respectez le mariage
Ni muso min ye furu bato

Et si une femme qui respecte le mariage
Ka furu bonya

Et en suit les règles
O den tè tola kò

Aura des enfants qui ne seront jamais à la traîne
Sigikurunnin

Le petit siège
Duniya musolu yo

Femmes du monde
Nin ye cèlasigikurunnin ye

Voici le petit siège de la vie conjugale
Sigikurunnin

Le petit siège
Nin ye kurunnin ye

Voici le petit siège
Nin ye cèlasigikurunnin ye

Voici le petit siège de la vie conjugale
Sigikurunnin

Le petit siège

+++++++++++++

http://www.amazon.com/...angare/dp/B00004YNH0

Bonne lecture bonne écoute !

VIVE LE MALI !

Herbert

[Karim Traoré 2000. Le jeu et le sérieux. Essai d’anthropologie littéraire sur la poésie épique des chasseurs du Mande (Afrique de l’Ouest). (Studien zur Kulturkunde ; vol.113). Köln : Köppe]
"If you owe the bank a hundred thousand dollars, the bank owns you. If you owe the bank a hundred million dollars, you own the bank." (proverbe américain ; voir "Debt. The first 5.000 Years" de David Graeber)
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Taamaden
Allemagne

Photo/image personnelle du membre Taamaden.
Description: Tombouctou (MALI) : la "Rue Heinrich Barth" évoque non seulement des vestiges du passé africain, mais aussi des traces laissées par un Européen. Le nom de Heinrich Barth est devenu synonyme d'un grand voyage chez l'Autre, cet Autre n'en demeure au moins multiple, puisque le Hambourgois, entre 1849 et 1855, s'est successivement confronté à des cultures africaines très différentes. Le 7 septembre 1853, Barth arriva à Tombouctou... (photo prise par moi 140 ans plus tard)


993 messages
Inscrit le 25 sep. 2011
À: Taamaden  21 juin 2012 à 2:21

Re: À la recherche de chants traditionnels ou populaires du Mali

5 de 8 messages · 1 532 affichages · Partager 

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RECTIFICATION

Voici deux chansons d’Oumou Sangaré (Mali) ; elles sont à écouter sur son deuxième cd « Ko sira » [Kòsira], Word Circuit WCD 036 (paru en 1993) : il s’en agit de Bi furu « Le mariage aujourd’hui », une des plus fameuses chansons d’Oumou, et de Sigikurunnin « Le petit piège » (< sigi–kurun–nin = s’asseoir–planche en bois–suff. diminutif).

Je suis très désolé d’avoir fait – par erreur – d’un siège un piège ! Si l’idée que la vie conjugale peut être aussi un piège, en a joué un rôle, je ne sais pas. Mais il n’est pas à exclure ...

Soit qu’il en soit, sigikurunnin signifie sans aucun doute « petit siège » !!!

H.
"If you owe the bank a hundred thousand dollars, the bank owns you. If you owe the bank a hundred million dollars, you own the bank." (proverbe américain ; voir "Debt. The first 5.000 Years" de David Graeber)
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Chandini
France

606 messages
Inscrite le 23 fév. 2011
À: Ngonifola  21 juin 2012 à 4:24

Re: À la recherche de chants traditionnels ou populaires du Mali

6 de 8 messages · 1 519 affichages · Partager 

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Ciel !

En tant que SAV (service après-vente), je vois que quand j'affirmais que "Taamaden est bien la personne qui devrait t'aider efficacement", je ne m'étais pas trompée !

Ça m'a carrément l'air hautement efficace ! (je me base sur le quantitatif et non sur le qualitatif dont je ne peux pas estimer la teneur mais je suis confiante a priori !)

Clin d'oeil
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Ngonifola
France

2 messages
Inscrit le 14 avr. 2011
À: Taamaden  21 juin 2012 à 6:12

Re: À la recherche de chants traditionnels ou populaires du Mali

7 de 8 messages · 1 496 affichages · Partager 

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Bonjour,
En tout premier lieu, un grand Merci!

Je ne m'était pas connecté depuis quelques semaines et c'est avec plaisir que je trouve d'un coup c'est réponses!

je vais pouvoir enfin travailler sur des chants d'Oumou Sangaré, qui pour moi est une référence incontournable tant bien dans la culture malienne en général que dans l'apprentissage du kamelen ngoni!

Cependant je laisse la discussion ouverte si jamais des membres ont d'autres suggestion à faire^^

Je continue à chercher des paroles plus complètes de doni doni yembela, mais également yamala (ou siraba) dans la version d'Adama Coulibaly sur l'album Baba, ainsi que des chants populaires comme sin té kono fé ou encore Kéléa de Kéléa dans l'album kamalen ngoni (il me semble que c'est ortographié comme cela sur cet album)

D'autre part si des gens sont intéressés par des lignes de ngoni sur des morceaux que je serais susceptible de connaître, je les partagerais avec joie.

Les lignes que je joue fréquemment :

D'Abou Diarra :

Kambé sogoma, Jaraby, Bamougoutji (bamanaya ké), Bolo kolo Kanu baga, Sans Commentaire, et d'autre dont je n'ai plus les noms en tête.

Oumou Sangaré :
Jaraby Néné, Maladon

Rokia Traoré :
Dounia (elle n'est à l'origine pas jouée au ngoni mais j'ai pris la ligne de guitare)

Populaire / trad :
Doni Doni yembela, sin té kono fé, Déni wé, Faso denw

Je peux également donner quelques tips sur cet instrument.

Musicalement,
François
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Taamaden
Allemagne

Photo/image personnelle du membre Taamaden.
Description: Tombouctou (MALI) : la "Rue Heinrich Barth" évoque non seulement des vestiges du passé africain, mais aussi des traces laissées par un Européen. Le nom de Heinrich Barth est devenu synonyme d'un grand voyage chez l'Autre, cet Autre n'en demeure au moins multiple, puisque le Hambourgois, entre 1849 et 1855, s'est successivement confronté à des cultures africaines très différentes. Le 7 septembre 1853, Barth arriva à Tombouctou... (photo prise par moi 140 ans plus tard)


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Inscrit le 25 sep. 2011
À: Ngonifola  22 juin 2012 à 2:51

Re: À la recherche de chants traditionnels ou populaires du Mali

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Bonjour,

je m’étonne que vous ne parlez pas du tout de Bassékou Kouyaté & Ngoniba. Actuellement, Bassékou est la star de la scène musicale au Mali. Il joue le kamalengoni, et son groupe comprend plusieurs ngonis (entre autres une ngoni basse), son épouse étant la chanteuse du groupe. Je dirais que Bassékou est beaucoup plus une « référence incontournable dans l’apprentissage du kamalengoni » qu’Oumou Sangaré : le kamalengoni est un des instruments principaux de la musique du Wassoulou (Wasulu), et Oumou Sangaré est originaire de cette région* (la plupart des chanteuses bien connues viennent du Wassoulou. On les reconnaît facilement à leur patronymes : Sidibé, Sangaré, Diallo, Diakité) ... Pour le préciser : LE! instrument du pays Wassoulou est le donsongoni (luth des chasseurs ; donso = chasseur), et le kamalengoni est quasiment son « petit-frère » ou si vous voulez, un dérivé du donsongoni. Le kamalengoni est plus petit mais « tuned higher » que le donsongoni, et a été créé dans les années 1950, dans la région dite Wassoulou ...

Une autre vraie référence incontournable du jeu de ngoni, c’est Banzoumana Sissoko, le précurseur de cet instrument (j’ai vu son instrument dans une grande exposition au Musée National du Mali, à Bamako, dans les années mi-1990, exposition réalisée avec le concours de la RFA : « Sons et Rythmes du Mali – Instruments et genres musicaux traditionnels ») !!!

Vous parlez aussi de Rokia Traoré : Andra Kouyaté, le petit-frère de Bassékou, était le joueur de ngoni (ngonifola) principal de Rokia pour ses premiers trois cds et pendant beaucoup d'années ; entre-temps, il a quitté Rokia pour jouer avec B.K. & Ngoniba et pour avancer sa carrière solo ...

kamalen ngoni (il me semble que c'est ortographié comme cela sur cet album) ... et tant faux comme beaucoup d’autres « versions » douteuses à lire partout : kamale’n’goni, kamelen’goni, kamale ngoni, etc. etc. Horrifiant !

Il s’agit d’un nom complexe se composant de kamalen « jeune homme, homme jeune, gaillard, amant » et nkòni ou nkònin « luth, "ngoni", instrument à cordes des griots (souvent nommé "guitare") ». Littéralement, le kamalennkòni est donc le « luth des jeunes hommes » ...

Si cela vous intéresse, j’ai ajouté les quelques termes sur ce sujet (en bambara).

Bonne journée, Herbert

* à proprement parler, c'est la vraie relation Sangaré-kamalengoni.
"If you owe the bank a hundred thousand dollars, the bank owns you. If you owe the bank a hundred million dollars, you own the bank." (proverbe américain ; voir "Debt. The first 5.000 Years" de David Graeber)

Images attachées:

Termes 1 (en bambara).JPG - À la recherche de chants traditionnels ou populaires du Mali
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Termes 2 (en bambara).JPG - À la recherche de chants traditionnels ou populaires du Mali
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