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Québec
Photo/image personnelle du membre Goineaud.
Description de la photo/image: Sri Lanka, Ella Rock, Novembre 2009
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15 juillet 2012 à 10:45

Sri Lanka 2012: Kitesurf à Kalpityia!

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Après quelques recherches sur internet, j'apprends qu'il y a une école de kitesurf à Kalpityia (SriLankaKite). Je communique avec Fabio et découvre qu'il parle aussi français; nous discutons des possibilités de forfaits et puis je saute à bord du premier bus. Mon premier contact avec Kalpityia en 2009 à été un moment inoubliable et unique en sont genre; j'étais donc excité d'y revenir pour en découvrir une autre facette. L'école étant dans un coin bien isolé, j'en profite pour acheter un gros cruchon d'eau et quelques collations au marché du terminus. Le tuk-tuk arrive et on se dirige vers les terres à l'extérieur du village. Un agréable sentiment de paix et d'émerveillement m'habite. Le chemin de terre nous conduit au milieu de la végétation et des champs; les palmiers dansent au rythme du vent pendant que le temps est en suspend. Le soleil chauffe l'eau qui est mise en réserve pour éventuellement en tirer du sel. Aussitôt arrivé à Setawadya, je tombe en amour avec l'endroit. Je peux maintenant voir un groupe de l'autre côté du lagon qui apprennent à manier le kite (cerf-volant). Mon sourire déjà grand s'étire encore plus par l'excitation qui m'habite. Ça fait déjà un moment que j'envie ceux qui savent harnacher la puissance du vent pour l'utiliser à loisir. J'ai d'abord commencé par m'amuser avec un kite d'entraînement sur les plages de l'Afrique du Sud et dans les montagnes de l'Argentine, j'ai ensuite acheté un tutoriel DVD pour débutant et continué mes activités physiques sur une base régulière; voyons voir comment ça va aller avec un kite gros format et une planche sous les pieds dans un lagon du Sri Lanka. Je me dirige ensuite vers l'école : un endroit rustique et coloré, entouré de palmiers. Je rencontre brièvement Philippe, ce personnage souriant et énergique, toujours prêt à blaguer et à semer la bonne ambiance. Ma chambre se trouve au dessus de l'école, je peux voir les champs inondés ainsi que les cocotiers. Plus bas, le pommeau de douche est accroché après un gros palmier et la structure du tronc sert de porte savons Après avoir rangé mes truques, je rencontre Fabio, ce très amical costaud qui a été cinq fois champion du monde en snowkite. Il me présente ensuite Clémentine, cette jolie sirène sportive qui à été nominé en 2011 comme personnalité féminine qui à le plus influencé le kitesurfing. Je me dirige ensuite à la salle à manger et rencontre un groupe de cinq suisses très sympathiques et qui parles tous aussi français! Ils sont ici pour deux semaines et en sont à leur première journée; tout comme moi, ils sont venus pour apprendre à kitesurfer. À chaque matin, nous nous dirigeons de l'autre côté du lagon. Nous enlevons les coquillages piquant pour éviter de marcher dessus (voir photos) puis nous commençons le cours. Ont m'apprends d'abord à reconnaître les différentes parties du kite, à le gonfler, attacher les lignes, le harnais et autres truques de sécurités. Ensuite j'apprends le décollage et le contrôle de base : monter à midi, descendre à 3h, remonter à midi et descendre à 9h. Nous nous dirigeons ensuite dans l'eau où je m'agrippe à l'arrière du harnais de ma prof. C'est surprenant la force que ça peut dégager! Ensuite on inverse les rôles et c'est à mon tour de contrôler. On intègre ensuite la planche puis on peaufine les déplacements avant de passer aux choses plus sérieuse : les water starts (dépars sur l'eau). La technique consiste à diriger le kite depuis la plage jusqu'au bord du lagon, prendre la planche avec l'autre main et aller s'assoir dans l'eau en gardant contrôle. Tout en maintenant le kite bien droit et bien haut, on utilise l'autre main pour retenir la planche et placer ses pieds dans les fixations. Vaux mieux ne pas se tenir trop prêt d'une personne qui débute car c'est à ce moment là que le cerf-volant s'écrase d'un côté ou de l'autre. Une fois que les pieds sont bien ancrés, on dirige le kite dans la direction du dépars et ont met le poids sur la jambe arrière avec celle du devant bien tendu et hop! Mais ça ne c'est pas passé aussi facilement que ça les premiers jours! Je me suis vite aperçus que le kite pouvais me lancer comme une guenille mouillé droit devant tout en laissant la planche derrière. Shlak! Les atterrissages peuvent être intenses; passé une certaine vitesse, ça cogne. Après avoir bus quelques tasses d'eau salé par le nez et fais quelques voles planés j'y suis arrivé. Quel plaisir que de pouvoir enfin sentir l'eau glisser sous la planche tout en contrôlant ce gros cerf-volant! Un sport complètement envoûtant! Un paragraphe dédié aux bobos: Je vais toujours me rappeler la première fois que j'ai décollé le kite sans l'aide des profs. J'installe la toile, la gonfle et la retourne sur le sable. Humm, étrange, une des poulies pour les lignes avant me semble différente, c'est probablement qu'elle a subit une réparation (?). Bof, ça doit être normale. Je démêle les lignes et les attaches au kite, puis à mon harnais. Je place le casque de protection sur la tête et fais signe au boat men pour qu'il lève le cerf-volant pendant que je me positionne en bord de vent; je bouge les lignes et m'assure qu'il n'y a pas de twists et puis je lève mon pousse pour lui faire signe de tout lâcher. Moment d'excitation et d'anticipation, c'est la première fois que j'essaye un kite aussi gros. Il monte un peu puis tombe tout bêtement sur le côté; il commence soudainement à se diriger en plein dans la zone de puissance du vent!! Oh non! Je me fais soudainement tiré avec force, je cours sur la plage puis relâche la sécurité une fois rendu dans l'eau. Le kite perd sa puissance et s'écrase. Je le récupère, repositionne, démêle les lignes et recommence le décollage. Le kite monte puis tombe encore sur le côté malgré les 32 nœuds de vent auquel ont a droit aujourd'hui. Pendant que je me demande ce qui se passe, le cerf-volant prend soudainement dans le vent… je cours à pleine vitesse… puis VLAM! Je deviens soudainement Superman. Je me fais projeter vers le lagon (heureusement!). Une fois dans l'eau, la course continue. J'arrive enfin à larguer puis tout s'arrête. Ouff! Une belle grosse égratignure sur l'avant-bras, je l'ai échappé belle. Adrénaline dans le tapis, je me dirige vers la plage où tout le monde me demande si je vais bien. Excité par l'intensité de ce sport, je ne sentirais la douleur que le soir venu. À partir de ce jour, je m'assurerais que les poulies sont bien dégagées avant le décollage. Il y a aussi la fois où j'effectuais un self-rescue (auto sauvetage), j'ai laissé les lignes flotté autour de mois pendant que j'attachais la planche à mon harnais. Le vent à soudainement pris dans le kite et CHLAK! Les cordes se sont tendues instantanément. La première phalange de mon annulaire est devenue tout bleu pour quelques jours. Je sais maintenant qu'on ne doit pas sauter d'étape; il faut sécuriser les lignes avant tout devant une tel situation. Heureusement que les cordes n'étais pas autours de mon poignet ou de mon coup. À un autre moment, j'étais dans ma chambre et je faisais des étirements de yoga pour redonner de la souplesse à mon corps fatigué. Je me positionne pour faire le pond arrière, je pousse et craque! Le souffle me coupe, c'est une de mes côtes. Je n'ai jamais entendu parler d'accident de yoga (!?) hahaha! Ça doit plutôt venir d'un coup lors d'une chute quand j'essayais des nouveaux truques sur l'eau, puis là, sous la tension elle à craqué. Le lendemain j'enfile un harnais et le tire brusquement d'un côté et de l'autre pour tester si je vais pouvoir endurer la prochaine session. Craque! Le souffle me coupe encore. Les yeux pleins d'eau je vais voir Fabio. Il me propose un harnais culotte qui se porte plus bas et je continue avec quelques comprimés d'antidouleurs en plus. Ah oui, j'ai aussi marché à deux reprises sur les fameux coquillages piquant et il y a Bruno mon amis suisse qui s'est blessé aussi, il a tombé sur les ailerons de la planche, ça l'a ouvert la peau sur son épaule. Mais bon, il n'y a pas que les débarques, sauf qu'il faut savoir que ça peux jouer dure. Ça ne paraît pas nécessairement lorsqu'on voit une personne d'expérience rider sur l'eau, ça peut sembler tranquille et facile. Mais en regardant les cicatrices de Fabio et de Philippe, j'ai bien vus qu'il y a des risques pour arriver à sauter comme ils le font. Si vous désirez essayer ce sport, parlez-en d'abord à vos assurances puisque ce n'est pas nécessairement couvert, vaux mieux leur spécifier. Aujourd'hui c'est notre journée de repos, on se dirige vers un autre lagon. J'achète un fruit du jacquier (jack fruit). Je suis étonné du prix, un morceau gros comme mes deux mains en coûte 10$ à Montréal, ici, un fruit du diamètre d'un ballon de soccer et 45cm de long en coûte 2$. Le marchand nous le coupe en morceaux puis nous remontons à bord des tuk-tuk. On m'a appris qu'il ne faut pas manger les filaments blancs car apparemment, ça peut donner mal au ventre. Arrivé à l'heure du midi, je plante mes mains dans plusieurs morceaux et en arrache les bulbes parfumés et sucrés. Que c'est bon! C'est probablement le meilleur fruit du monde. J'en mange enfin à satiété! Après m'avoir dégommé les mains et la bouche, je retourne sur le bord de l'eau et capture certaines prouesses que Fabio de Clémentine exécute. Bertrand, ce très gentils photographe français ce joint à nous. Il me parle avec passion du snowkite (kite et ski ou snowboard) et m'explique qu'ont peut remonter des versant de montagne à 30 ou même 40 degrés, dépendamment des vents. J'ai aussi appris que nous sommes choyés au Québec avec la route des vents dans la région de Chibougamau. On est en après-midi, le soleil commence à baisser. Je regarde la vague d'eau que ma planche projette, le vent est stable et fort. Je me penche de plus en plus vers l'arrière jusqu'à ce que ma main touche à l'eau pendant que l'autre dirige le kite. Je me repositionne et fléchis les genoux pour absorber une vague laissé par un autre rider. Il y a des pêcheurs qui travail sur les filets pas trop loin. Le vent fait danser les palmiers. J'ai un gros sourire de satisfaction, mission accomplis, j'y suis arrivé! Il y a un troupeau de chèvre sur la mince bande de sable qui sépare le lagon de l'océan. Je remonte le kite pour ralentir ma course et je m'arrête sur le bord de la plage. Les chèvres me regarde perplexe tout en chiquant quelque truques. Ça fait bientôt deux semaines que je suis ici; deux semaines qui resteront dans ma mémoire pour toujours. Demain je prendrais le bus jusqu'à Colombo et irais chercher mon visa pour l'Inde. Une nouvelle aventure m'attend. Photos disponibles depuis mon blog PS (J'ai fais un montage vidéo avec les images que j'ai ramassé, par contre, la caméra pour la plongée ne réagit pas très bien pour les couleurs sous le soleil... mais bon, je crois que ça vaux quand même de le partager) Dominique Goineau

Images attachées:

Image postée par le membre Goineaud dans la discussion «Sri Lanka 2012: Kitesurf à Kalpityia!».
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 Carnets ayant des similitudes avec le carnet ci-haut: |
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