
yayou64
Mali
20 mai 2008 à 7:01
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Salut, Tout à fait d'accord avec ce qu'écris Zébulon. C'est quand même aussi une affaire de choix personnel, en fonction de ce que tu estimes bien pour ta santé. Presque 10 ans que je suis au Mali. Au début je me traitais (Savarine à l'époque mais ne serait plus valable aujourd'hui je crois bien). Mais au bout d'un moment, bouffer autant de médocs... il faut trouver d'autres solutions... et notamment d'accepter de tomber malade et de se traiter avec un curatif. - Si tu pars pas longtemps, (quelques semaines, voir plus), vaut mieux se traiter il me semble, surtout à la saison des pluies (différent en janvier en pays dogon par exemple, il doit y avoir 2 moustiques par 100 km carrés....) - Les réactions sont différentes d'un individu à l'autre mais les 1ères crises en général, on s'en souvient (froid intense et général, transpiration proche de l'inondation, fièvres volcanique). C'est impressionnant à vivre, encore plus à voir. En général un adulte en bonne santé ne risque rien (en principe, se méfier tout de même). Il n'en est malheureusement pas de même pour les vieillards, et encore plus pour les nourrissons. - Il faut au moins 10 jours pour s'en remettre complètement donc si le voyages est court, ça vaut pas vraiment le coup de prendre le risque. - Très facile à diagnostiquer en Afrique. Et le traitement se procure en 3 minutes en pharmacie aussi bien au Mali qu'au Burkina ou ailleurs. J'en ai essayé plusieurs, le mieux il me semble s'appelle COARTEM (artémisine et luméfantrine). Il n'est pas disponible en France. Sauf rares ruptures de stock, il se trouve un peu partout au Mali (moins de 7 euros le traitement). Par contre, grosse galère possible en Europe si tu as un palu. Le temps que médecins et hôpitaux trouvent ce que c'est, il peut se passer des jours... Cela a été mon cas, il y a 2 ans, j'ai fait l'erreur de venir en France sans le traitement dans mon sac, comme je le fais d'habitude. Et j'ai eu un palu. Je savais que c'était un palu, je voulais simplement avoir un traitement, qui n'est pas disponible en pharmacie mais seulement en hôpital. Le problème c'est qu'ici voulaient avoir la preuve que cela était un palu et ils ne trouvaient rien dans les analyses (méthode en théorie très simple, par observation directe avec un microscope dans une goutte de sang, mais en pratique, tous ceux qui la connaissent bien vous diront qu'il s'agit de chercher une aiguille dans une botte de foin et qu'on peut passer facilement à côté). Et en France un patient qui sait la maladie qu'il a avant son docteur et en contradiction avec les analyses, cela ne s'écoute pas... Donc on fait 2 consultations chez le généraliste, 2 fois des analyses (dont très complète la 2ème fois donc très coûteuse), une hospitalisation (et oui, c'est la procédure normale... remarque que lorsqu'on vie en Afrique, l'hôpital en France avec la bouffe et la téloch, le tout allongé peinard sur un lit, c'est royal), de nouvelles analyses (toujours rien), il se passe quand même 4 ou 5 jours. Finalement c'est le week-end qui arrive. Et le docteur ça l'énerve de ne pas trouver, alors il traite contre le palu pour au moins que le patient arrête de gueuler qu'il veut simplement un traitement anti-paludéen à 7 euros la boîte. Et voilà, cela a tout de suite fonctionné évidemment, c'était un palu. - Autres traitements préventifs : Il faut éviter la fatigue déjà, le palu préfère les organismes fatigués semble-t-il. Et les plats trop gras aussi. En huiles essentielles, tu as celle de Sariette. C'est celle que je prenais. Attention très corrosive et puissament odorante ! J'en mélangeai 2 ou 3 gouttes avec un café chaque jour. ça réveille pas mal. Il semblerait que celle de pépin de pamplemousses marche très bien aussi. Je n'ai pas essayé. En répulsif, 5/5 spécial tropic marche bien. En arrivant dans le pays, tu peux aussi tremper ton linge dans un produit spécial qui s'appelle "bloc bleu" je crois et qui se vend un peu partout sous forme de petit cube bleu à dissoudre dans l'eau. La somme est modique, moins de 1 euros. Enfin il y la moustiquaire (mais il faut trouver un endroit où l'accrocher), on en trouve en pagaille, toute taille, toute qualité. Enfin, il faut pas speeder plus que nécessaire quand même, les africains ont quasiment tous le palu, les européens qui vivent là-bas aussi, et on s'en protègent finalement assez facilement. Bonne route.
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