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SIMBA
8830 km from South Africa, Belgique



22 juin 2007 à 15:38

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Afrique du Sud: de la savane du Kruger à celle de Timbavati & Sabi Sand Répondre

Hé Oui! Me revlà encore avec mes inlassables rencontres animalières (les blazés... S'abstenir! MalinTire la langue)

Il parait qu’il faut soigner le mal, par le mal… Alors pour protéger encore un peu cette bulle d’oxygène voyageuse récente… Quoi de mieux que de s’y replonger !

J1 & J2 le voyage aller

Opération numéro une : couper la connexion internet!
Opération numéro deux : terminer de boucler les bagages
Et comme on dit jamais deux sans trois : embarquement voiture, direction le voyage à venir

Il flotte ferme sur le sol belge… C’est un signe, il est temps qu’on se taille !
Arrivée à l'aéroport… On tue les longues heures d’attente en regardant les avions décoller et les voyageurs qui défilent pour on ne sait quelles destinations !

On passe le contrôle douane et on a le plaisir d’ouvrir, un de nos sacs photos pour que l’ensemble du matériel soit passé au pinceau détecteur de poudre !
Probablement fatigués de se taper, la corvée du second sac et comme tout est clean, on nous laisse passer !
Embarquement …
Nos deux boarding ne passent pas… Et c’est bon signe.
Le charmant monsieur (si si il est vraiment charmant Clin d'oeil) nous annonce que nous sommes surclassé en business.
Et dire que quelques heures avant, on se disait… Dans x années quand on aura accumulé assez de miles, on s’offrira la classe sup !
Le bonheur ! Ca commence royalement bien !
Nous avons des places séparées, mais qu’importe… L’ivresse du siège couchette l’emporte (il a même une fonction pour effectuer des massages du dos ! Génial, moi qui venait de me coincer ce matin !)
Un vol à expérimenter la totalité des petits boutons et fonctionnalités des commandes (c’est dingue !), à déguster et surtout à roupiller comme des nababs ! Honte à nous!
Nous n’avons jamais reliés l’Europe à JNB aussi rapidement et confortablement !
Petite anecdote, mon voisin de gauche se trouve être le 3ème meilleur passager de cette compagnie aérienne (Il voyage sans cesse pour son boulot et m’explique le sourire aux lèvres, qu’il ne sait plus quoi faire de ses miles… Heu ! Il peut pas nous en donner un peu !)

10h15 arrivée à JNB et une file Enooorme pour le tampon d’entrée sur le passeport !
Prise de notre voiture de location.
Bien entendu, on s’emmêle les pinceaux entre les méandres de la N1 et N4 pour quitter JNB et après un petit détour dans les coins paumés, nous voilà remis sur le bon tronçon direction Nelspruit.
C’est toujours un ravissement que de traverser l’Eland Valey, le paysage montagneux y est délicieux.
15h30 arrivée à notre backpackers (point de chute à Nelspruit), le temps de déposer les bagages et de filer directement faire les courses pour le séjour en réserves, qui suit.
On fait plusieurs boutiques, pour dégoter un bac frigo, élément indispensable au maintien de la fraicheur des denrées alimentaires !
La nuit est tombée et c’est accompagnés par le croassement des crapauds, du regard de ce méga (il est démentiel) criquet, blotti sur une branche et du va et vient incessant de je ne sais quel animal dans les fourrés, juste à côté de notre bungalow, que nous dégustons la traditionnelle pizza sud af !
Préparation des been-bag et du matos photos et hop au dodo !


J3 : Nelspruit direction Kruger NP (Skukuza)

6h00 tapante ! Hors du lit !
Une bonne bouffée d’air africain, de bon matin et toujours le monstre criquet lové, sur sa branche !
Le plein d’essence et direction Malelane Gate (une des entrées sud du Kruger !)
La culture des citrons berce une partie du parcours, avant que la bagnole n’empeste le goudron ! Le camion qui précède en transporte et manifestement un de ces fûts fuite… Voilà notre carrosserie et notre pare-brise moucheté de noir ! Incertain
10h00, nous sommes à la Gate…Et déjà le dessous du pont foisonne d’animaux : Crocodiles, Héron cendré et Goliath.
Certes, nous aborderons une lumière dure… Mais s’enivrer des bonnes odeurs de la savane, nous transporte déjà.
La végétation est encore assez verdoyante et il semble y avoir bien moins de monde sur les routes qu’en septembre… C’est déjà une bien bonne chose !
Piste H3 de Malelane Gate à l'embranchement pour le Renoster Pan : Francolin à gorge rouge - Calao à bec noir – nos premiers éléphants, impalas
Un petit détour par le Renoster Pan… Ce point d’eau nous avait porté chance l’an passé (par la rencontre de lions)… Mais les années se suivent et ne se ressemblent pas, rien sur la piste à l’aller et rien au pan !
Et comme quoi, tout change en 5 minutes de temps Clin d'oeil … Sur la route du retour : une rencontre avec un éléphant… Le maître mâchouillant ses branchages se lance sur la piste pour s’y promener en toute tranquillité. Fort heureusement, nous l’avions passé car nous préférons l’avoir de dos que de face… Une marche avant étant plus aisée, qu’une marche arrière, surtout sur une piste en terre.
Au croisement avant la reprise de la H3, c’est un gros rhino blanc qui nous fait l’honneur de sa présence en bordure de piste… Malheureusement, il broute et ne relèvera pas la tête (enfouie derrière les graminées) et hormis en prendre plein les mirettes… Photographiquement parlant, ce n’est que peu gérable !
La preuve :



H3 De l'embranchement de Renoster Pan à Afsaal, très calme : quelques gnous et des pintades de Numidie, prenant le soleil sur le haut de branchages.
Arrivée à l’aire de pique-nique d’Afsaal, le temps de croquer nos samossas (un délice !) et de s’amuser à observer les Calaos à bec rouge.
Ils se cramponnent au rétroviseur des véhicules et tapotent ferme sur la glace… Autre technique (pas bêtes ces piafs ! Cool), ils chopent des insectes puis viennent les fracasser contre les carreaux des bagnoles, avant de les enfourner dans leur gosier !
Le petit-duc africain (résident à Afsaal) est bien dans son arbre…A force de voir défiler les curieux, il a bien pris soin de se planquer au sommet.
H3 de Afsaal à la S112 : impalas, zèbres, waterbucks
Sur la S112, petite pause près des énormes rochers du site historique de Shirimantanga.



Reprise de la piste jusqu'au Renosterkoppies Dam.
Il y a de l’activité au point d’eau, mais la distance et la lumière forte et blanche n’aident pas photographiquement parlant.
On réalise quelques clichés mais on s’atèle surtout à observer ce va et vient à la recherche d’une lampée d’eau : gnous, zèbres, impalas se succèdent et se mélangent avant qu’un voltigeur de grande classe (aigle ravisseur) vienne semer la zizanie au dessus des têtes de ces herbivores !



S114, hormis, une steenbok, nous ne croiserons rien sur cette piste… Animalement parlant !
Par contre, grosse surprise Malin… On croise un seul véhicule et c'est un copain qui se trouve à l’intérieur…
Appel de phares, demi-tour… Course poursuite pour une petite rencontre improvisée et furtive sur une des nombreuses pistes du Kruger !
Ah ! Qu’est ce que c’est sympa de se rencontrer au bout du monde !
Chacun reprend ensuite sa route, encore sous l’effet de la surprise.
Entrée au camp de Skukuza pour récupérer les clés de notre bungalow et Pendant que ma douce moitié se tape le passage obligé, par la réception… je surprends un agame et rêvasse à la vue des nénuphars qui peuplent le bassin.





Pas une minute à perdre, nous filons au Hide de Lake Panic, histoire de pouvoir profiter un peu des piafs qui peuplent cet endroit. Il est environs 16h00 et la lumière revêt ses plus beaux atours… Ce qui n’est pas pour nous déplaire !
Au loin, des hippos
En face : anhinga d'Afrique et cormoran, passent leur temps à se toiletter
A droite : Un crocodile tousseur, nous fera découvrir presque les entrailles de sa grande gueule… Mieux vaut que Jacana à poitrine dorée, Oedicnème Tachard, Dendrocygne veuf qui piaffent à côté, ne tâtent pas de sa mâchoire.

Mais le plus beau des spectacles se passe sur un petit arbre dénudé, tout à droite où se succèdent un joli martin chasseur à tête brune et un héron strié.
L’atmosphère volatile fut rompue par l’arrivée d’une mère éléphant et de son jeune venant s’abreuver… La scène se passe relativement loin, mais c’est un pur plaisir de les regarder évoluer entre les papyrus.

Il ne nous reste qu’une petite demi-heure pour profiter de la luminosité. A cette période la Gate des camps ferme à 17h30 et l’on tient à grappiller encore un peu du charme du Bush.
Un léger détour par la H1-2 : impalas, calao et Marabouts d’Afrique sont de la fête.



Et notre premier coucher de soleil pour ce séjour.



Réintégration au camp… Petit tour par le shop, pour des boissons fraîches et à la sortie… j’aperçois un air familier, un copain sud af.
La soirée se terminera, par un braai entre copains.
Un pur moment de bonheur et de détente.
En plus les températures sont très clémentes… Point besoin de pull !
La toute fin de soirée se terminera par le déchargement des photos du jour et la nuit sera bercée par le ricanement des hyènes.

Point besoin de porter la crinière, pour croquer la latérite afin qu'elle coule dans mes veines.

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SIMBA
8830 km from South Africa, Belgique



22 juin 2007 à 15:47

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Re: [SIMBA] Afrique du Sud: de la savane du Kruger à celle de Timbavati & Sabi Sand [En réponse à] Répondre

J4 : Kruger NP (Skukuza vers Satara)

Lever aux aurores, le temps de prendre une douche, de rempaqueter notre 2 roues… Pour être à 6h10 tapante à l’ouverture de la Gate du camp.
Juste le temps de faire le geste traditionnel : glisser la key dans la box.
Il fait encore noir, nous démarrons phares allumés…
On tente quelques km, sur la H1-1, en direction de Pretoriuskop.
Sait-on jamais, d'autres voyageurs ont eu le bonheur de rencontrer les lycaons, la veille…tentons notre chance. Gêné
L’espoir s’arrêtera brutalement (et ça fait mal ! Pirate) au point d’eau De Laporte, où les occupants d’un 4x4, nous disent que 10 min plus tôt…Ils (au nombre de 5) étaient bien là… Mais qu’à présent, ils se sont enfoncés dans le bush. Very far (ouais ouais ! Ca c’est le genre de choses que l’on n’aime pas du tout entendre ! Fou)
M*** 10 min de retard à la Gate (elle ouvre à 6h00)…
On tente tout de même, une attente supplémentaire (grands idéalistes que nous sommes), mais en vain !

On va tenter de se refaire une santé morale, au Hide de Lake Panic…
Le soleil perce et il est plutôt du genre agressif… Nous l’avons de face ! Seul le côté droit est épargné mais bien entendu : est dans l’ombre !
La même présence animalière que la veille, excepté les éléphants avec en plus un couple de Jabiru et un Alcyon Pie.



Ce Hide est très intéressant, pour les amateurs de piafs. Par contre, plus intéressant en fin de journée, qu’en tout début de matinée (pour la lumière)
Il parait que novembre offre, le panel d’observations le plus riche.
On quitte vers 8h15 et reprise de la H1-2 à boucles…
Seules observations, les impalas avec des mâles bien en forme (période de rut oblige !) Ca course les adversaires, ça grogne, ça marque le territoire !
Une petite pointe au Mantimahle Dam.
L’on retrouve nos Bucorves du Sud de l’an passé. Un membre (juvénile, je présume s’est ajouté à la bande… Son plumage varie entre le brun clair et le brun foncé)
Ils sont délirants avec leur gros bec et n’arrêtent pas de gesticuler à la pioche à insectes entre les graminées qui longent la piste ! Pas facile de les avoir correctement dans le viseur !
On assiste même à un rapide vol (c’est la première fois que l’on voit ce grand piaf voler)…Mais sur ce coup, un peu surpris, nous n’avons pas été assez réactifs ! No photo du moment donc !





Reprise de la H1-2 vers l’aire de pique-nique de Tshokwane.
Une rencontre avec un petit groupe de Waterbucks… Leur pelage est soyeux et manifestement monsieur s’emploie à goûter l’urine fraichement déversée par madame, pour savoir si elle est réceptive… Nous ne saurons rien des ces éventuels ébats, puisqu’ils se sont enfoncés derrière les bosquets, à l’écart des curieux !Tire la langue
Quelques hippos aussi, dans et hors de l’eau…
Le Silolweni Dam est quasi désert, seul un vieux buffle, bien crotté y est affalé.



Arrivée à Tshokwane, et l’occasion de se refaire la dent sur les sandwiches au gouda ! (Ca nous manquait !)
Cette aire est envahie (par les touristes) mais aussi les choucadors à oreillons bleus et métalliques, quémandeurs de miettes !
Les babouins de l’an passé sont remplacés par les vervets et ces derniers n’hésitent pas à aller jusque dans les sacs pour chaparder !



Il fait une de ces chaleurs, le thermomètre indique 37°C !
Après cette petite pause pschychostomacale ! On reprend le deux roues direction Satara, par la H1-3
La végétation est déjà bien plus jaunie que dans le sud… On retrouve, la couleur des graminées que l’on aime tant !
Sur la piste, un aigle bateleur… Il vient de choper un serpent qu’il tient pendouillant dans son bec ! Magnifique ! Juste le temps de stopper qu’un autre véhicule arrive en face et l’aigle s’envole avec sa proie !
LA frustration !
Après les lycaons loupés, le vol du jeune bucorve raté… Ce 3ème épisode me met royalement les nerfs ! Fâché
Y a ceux qui s’énervent en occident au volant de leur bagnole… Moi, par contre, je pense être, dans le top 10 des « broussardes » qui disent le plus de vilains mots en un temps record, dans ce type de situation photographique loupée !
Un peu plus loin des babouins et ma mauvaise humeur, vite envolée…
J’adore leurs bouilles et expressions… Ca se gratte (jusque dans les endroits les plus intimes !), ça se chamaille, ça mange… Bref, un vrai régal de situations diversifiées.





Je finirais tout de même, par relever mon carreau… Un de la bande est moins commode et fait clairement sentir son agacement !
On les laisse donc, tranquilles…
Notre premier rollier à longs brins en vol ! (à défaut de lycaons, voici une autre quête de Graal réalisée… Visons modestes ! Rire)
Un couple de girafes en pleine parade amoureuse… Très douce !
Quelques phacochères et des éléphants
Une dernière petite pointe sur la S100 (fort poussiéreuse !) et quelques rencontres animalières bien sympas : éléphant, coucal des papyrus, impalas, waterbucks.
Intégration du camp de Satara, vers 17h15 avec en prime un très joli coucher de soleil (c’est beau l’Afrique !)… Le détour habituel par le shop, pour les boissons fraîches et un souper, aux avocats !
Traditionnel déchargement des photos, l’air co qui tourne un max, tellement il fait chaud…
Une grosse drache finira par bercer notre sommeil !
…/

Point besoin de porter la crinière, pour croquer la latérite afin qu'elle coule dans mes veines.


Alan
Nice Côte d'azur ..., France

22 juin 2007 à 16:31

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Re: [SIMBA] Afrique du Sud: de la savane du Kruger à celle de Timbavati & Sabi Sand [En réponse à] Répondre

Sourire ..... Oui c'est vrai que l'on pourrait se dire " encore un ... " et pourtant, comment pourrait on être blasé en lisant des mots comme " Malenane Gate, Renoster pan, Calao, Waterbucks, Shirimantanga, Impalas, Skukura, Anhiga, etc ..... " derrière son écran d'ordi ........ et même sous le soleil de la Côte d'azur ...... Clin d'oeil c'est l'Afrique et tu sais y mettre des majuscules à ta façon ......

Une demi heure en Afrique du Sud, avec de superbes clichés ...... un coucher de soleil et ta gouaile habituelle, non c'était un bon moment en cette fin de journée et de plus je suis content d'être le premier à mettre un commentaire ...... ça nous rappellera le bon vieux temps, non di diou ...... !!! Malin

Alan

Est ce que ce monde est sérieux ..... ?

http://www.taiderpourlase.com


SIMBA
8830 km from South Africa, Belgique



23 juin 2007 à 1:37

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Re: [Alan] Afrique du Sud: de la savane du Kruger à celle de Timbavati & Sabi Sand [En réponse à] Répondre


 Citation 
ça nous rappellera le bon vieux temps, non di diou ...... !!!



CoolTire la langue

La suite de cette immersion au coeur des pistes, des graminées... Et à nouveau des noms enchanteurs pour des moments qui le sont tout autant... Ceux dont tous mes sens et mon oeil passionné de photographe, ne pourront jamais, se passer. Gêné





J5 : Kruger NP (Satara vers Olifants)

Température très clémente, ce matin : 17°C ! Par contre le ciel restera grandement plombé, une bonne partie de la journée
H7 jusqu'à la S12 et les traditionnels hippos au Nsemani Dam, suivi de la petite boucle en terre S12 complètement désertique !
Une autre piste et d’autres chances… S40 : quelques buffles et un bien joli harem d’impalas Sourire tenu par les cornes de maître d’un grand mâle tout moucheté de volantes !
Le pauvre ne savait plus où donner de la tête, pour mettre en avant ses atouts de séduction.
La lumière matinale est splendide et on assiste aux derniers réveils de quelques individus du groupe. D’autre part, nous sommes seuls (pas d’autres véhicules) et cela est fort appréciable.



Plus loin, le ronronnement de la voiture sera hautement détourné au profit de nombreux barrissements.
Une bonne trentaine d’éléphants s’agitent dans le lit d’une rivière asséchée, soulevant de leurs grosses paluches la poussière qui traine lascivement au sol. Quelques jeunes s’adonnent à des jeux de trompes, avant de se faire rappeler à l’ordre, par les anciens.
Rencontre bien plaisante, surtout que nous sommes à distance respectable !
On croise, un véhicule dont les occupants sont à la recherche minutieuse d’un léopard qui a été spotté dans le coin… La végétation arbustive est très dense et malgré notre bonne volonté (pleine d’ardeur Malin) pour les aider à scruter… Eux et nous, finirons par poursuivre bredouilles !
Petite halte au Timbavati picnic spot (sans intérêt), ainsi qu’au Hide de Rateplan (complètement à sec).
Reprise donc de la piste 127, histoire d’espérer un peu d’action.
Nous n’avons pas été déçus, un troupeau d’une cinquantaine de têtes d’éléphants.
Y en avait partout, ça déboulait dans tous les coins, à droite, à gauche, devant et derrière le véhicule sur la piste… Entre l’envie & le besoin de réaliser des photographies et l’attention à porter pour éviter l’encerclement serré… Nous avons eu fort à faire, en termes de vigilance.
D’autant plus qu’il y avait de nombreux petits
Emotionnellement ce fut très excitant… Gêné
Nous ne les quitterons que lorsque le groupe entier commencera à s’enfoncer dans la savane.



Quelques fleurs ajoutent avec délicatesse, une touche de couleurs à cette étendue d’herbes jaunies.



Reprise de la H1-4 jusqu'au Ngotso Dam et nos premières outardes Kori (au nombre de 6) du Kruger. Le paysage est totalement différent de celui du Kgalagadi Transfrontier parc cet il est amusant de les voir évoluer dans un tout autre environnement. Photographiquement par contre, l’exercice sera, en ce qui nous concerne plus compliqué. Les herbes sont assez hautes, malheureusement.
Une petite tortue léopard traverse la piste goudronnée, sans perdre de temps… Il a plu hier, un bien bel incitant pour la faire sortir de l’ombre.
On croise quelques véhicules et on s’échange des bons plans, respectifs…
Un gd veinard, nous raconte que sur cette même piste au départ de Satara ce matin, un léopard est resté couché sur la piste pendant 40 minutes… Ben voilà, fallait qu’on choisisse encore un autre itinéraire Fou, décidément ce n’est pas de bol !…
Comme quoi, être à la bonne place au bon moment, on ne le dira jamais assez!
Tous très sympa hormis un empaffé qui nous demande, si nous n’avons pas croisé de cats today et comme la réponse fut négative… Nous avons eu une fin de non recevoir, avec un détalage en trompe !
D’ailleurs mal lui en a pris car peu de temps après, au Ngotso Dam : un couple de lions roupillait sur le promontoire, longeant le point d’eau.
Certes, ils sont assez loin (150 m) et que peu actifs… La journée étant bien avancée.
Seule la femelle se hasarde un peu plus loin, cherchant on ne sait quoi… Le mâle, lui ne bougera pas d’un poil ou presque.
En reprenant la H1-4, on tombe sur un bon groupe de babouins… Chouette alors.
Contraste entre des scènes plutôt ahurissantes (l’un deux n’hésite pas à nettoyer le trou de pet de son voisin avec conviction, doigt, langue… Tout est bon pour rendre l’orifice nickel !Tire la langue) et des scènes de tendresse entre une mère et son tout petit dont la gueule est encore toute rosée. Ceci dit, il sait déjà très bien froncer les plis de son front !



H1-4 jusqu'à l'embranchement de S89, pas mal de waterholes et l’occasion de rencontrer plusieurs herbivores : zèbres (dont un petit tétant sa mère), impalas, phacochères…
Un éléphant solitaire également, à la défense cassée.
Il se trouve en bordure de piste… Bien crotté et très calme, ce qui nous permettra de rester en sa compagnie, un assez long moment.



On quitte la route goudronnée, pour une piste de terre, la S89… Une seule girafe, pour compagne.
Par contre un bruit assourdissant, au niveau de la roue de devant… M***, j’espère qu’on n’a pas crevé… Une petite inspection ultra rapide et heureusement, il ne s’agit pas de cela… Apparemment, ce serait un des colsons qui tient l’enjoliveur qui fait des siennes. On regardera à cela, dès que nous serons au camp… nous n’en sommes plus très loin.
S90 jusqu’au (Reitz Pontoon) : quelques piafs (ce sont des endroits de prédilection pour les observer) & hippos



Un léopard a été spotté tous les jours près de Balule mais en ce qui nous concerne... Nous ne verra pas vu l'ombre d'une tache, dans ce secteur!
S92 et un couple de calao à bec jaune, s’adonnant comme des petits fous à l’inspection des crottins d’éléphants secs, histoire de choper de minuscules bestioles à manger. Scène très sympa.
Arrivée vers 15h00 à Olifants.
Le temps de récupérer les clés, de décharger une partie des bagages.
Le point de vue du camp sur la vallée est sublime… Sourire Quelle étendue. L’on distingue même les hippos qui prennent un bain de soleil.
Un endroit, où l’on passerait des heures à rêvasser… Si toutefois, quelque chose de plus intéressant ne se déroule pas aux alentours.
Et ce fut le cas, quelques vervets font les pitres sur les branches d’un arbre et s’adonnent aux joies du bain dans une petite vasque (j’avais jamais vu ça ! Le vervet nageur !) Trop mignon… Ceci dit, point aisé d’en saisir les instants car ils sont très rapides et cela se déroule sous l’arbre où les comparses gigotent ! De là, à ce qu’ils me tombent sur la tête, il n’y a qu’un pas et je ne tenterais pas le diable, trop longtemps !



Un dernier petit tour sur les pistes, avant de réintégrer le camp pour 17h30.
L’essentiel de l’activité observée se déroulera au départ du pont d’Olifants. Sur ce pont on peut descendre du véhicule entre l’espace des 2 bandes jaunes tracées au sol.
Une famille d’éléphants traine lascivement parmi les nombreux papyrus, mais surtout 3 jeunes sont affalés sur une bonne couche de sable et se taquinent… Coups de pattes, de trompe… Rien n’est laissé au hasard ! Autant dire que la carte mémoire a chauffé durant ce moment. Sourire
En fin de pont, des babouins tout aussi déjantés font des cabrioles, sur les barrières… La lumière est faible et ça bouge dans tous les sens… Quelle énergie, à déployer pour les suivre.
C’est sur ces deux scènes, bien sympas, que nous réintégrerons le camp.
Passage par la pompe essence obligé et négociation avec le pompiste pour débarrasser, notre carrosserie et pare-brise du goudron (cfr épisode du deuxième jour !)
Cela se fera demain, en soirée. (étant donné que nous restons 2 nuits à ce camp)
Notre bungalow se trouve à une dizaine de mètres de la clôture et on a une vue sur la vallée (chouette !)
Il fait encore très chaud et une tite salade de tomates fera l’affaire pour souper !
Fin de soirée traditionnelle, déchargement des photos… Un p’tit verre d’Amarula etc…

Point besoin de porter la crinière, pour croquer la latérite afin qu'elle coule dans mes veines.


SIMBA
8830 km from South Africa, Belgique



23 juin 2007 à 1:44

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Re: [SIMBA] Afrique du Sud: de la savane du Kruger à celle de Timbavati & Sabi Sand [En réponse à] Répondre

J6 : Kruger NP (alentours Olifants)

4h45 et déjà un son familier, défraie les derniers moments de la nuit : celui du lion.
Que c'est bon!Gêné
6h00 tapante, on passe la Gate du camp.
Il a fait assez venteux cette nuit et manifestement avec le vent, les gros nuages de la veille s’en sont allés.
Choix de la H8, pour rejoindre la H1-4…
Une nouvelle fois mauvais choix de piste. Incertain
Quedal sur celle-ci, alors que si nous avions emprunté les petites boucles en terre, nous serions tombés sur un Kill réalisé par 7 lions. (Bien entendu, nous apprendrons l’info que bien plus tard dans la journée !)
H1-4 jusqu'à l'embranchement de 127 et nos premières hyènes tachetées.
L’une d’elle s’enfoncera rapidement dans le bush, tandis que l’autre nous gratifiera de sa présence, en bordure de route… Pendant quelques minutes.
Voilà qui égaille de suite, la journée.
Pur bonheur que ce moment, d’autant plus qu’elles sont bien belles !

Quelques buffles et au loin (uniquement visible avec les objectifs), difficilement à l’œil nu : 2 lionnes et 3 jeunes… Tapis à flan de butte et surtout entre des bosquets.
Dommage, cela devrait être une superbe scène d’observation, mais oh! combien compréhensible, les mères préférant mettre les petits à l'abri.
Quelques km plus loin, une autre lionne et 2 cubs (dixit un autre voyageur), mais nous ne les apercevrons pas.
Zèbres, gnous et waterbuck, steenbok, phacos près des waterholes de Ngotso, Nyamarhi…
Au Dam de Ngosto, plus aucune trace des lions de la veille… Normal, ça bouge…Surtout la nuit !
Des autruches et éléphants (ce ne sera vraiment pas ce qui manquera durant ce séjour… Les rencontres seront aussi fréquentes que pour les troupeaux d’impalas.)
Et surtout une savane herbeuse qui s’étend à perte de vue…



Un tout petit bout de la S127 et des rencontres volatiles : coucal des papyrus, barbican promépic et calao à bec jaune.



S39 et là une très sympathique rencontre avec des ibis tantale, perchés (une petite dizaine) en haut d’un arbre…
Bec ouvert, petite rixe entre individus… Tout pour enchanter la journée des photographes amateurs, que nous sommes. Clin d'oeil
Crocodiles, gnous, impalas, vervet monkey et bien entendu éléphant !
Reprise H1-4
Rien de plus à signaler, et une lumière de fin de matinée super dure et blanche.
S89 vers Balule
Et nous repérons, 2 jeunes lions mâles (environs 100 m), couchés dans les hautes herbes brûlées par le soleil, s’il n’y avait pas de temps à autre quelques mouvements de têtes (lorsqu’un chacal se met à hurler au loin) ou de queues, nous aurions pu passer à côté sans les apercevoir.
Nous reviendrons à 3 reprises à cet endroit durant toute l’après midi et attendrons de bons moments (avec des alternances fenêtres fermées, tant il y a des guêpes dans le secteur !)… La température explose 37°C ! Une véritable fournaise… Surpris
Mais malgré notre patience et transpiration ardue, rien n’y fera… Pachas, ils sont et le resteront !Malin
Nous passons aussi 1 bonne heure, à la recherche des 7 lions… du matin, aucune trace… Seuls de nombreux vautours se lavent avec frénésie, dans l’eau de la rivière, près du pontoon.
Le nom lion plane aujourd’hui, à de nombreuses reprises…Mais vraiment on désespère, soit on les loupe, ou lorsqu’on les rencontre…ils sont tellement loin, qu’ils sont non photographiables.
J’ai les nerfs en boule et un taux de frustration, hautement élevé !
Et pourtant Dieu sait que la savane demande patience… Mais aussi, le séjour avance…Il faut bien se rendre à l’évidence !
Un petit coup d’œil sur la piste, à défaut…



S92 et une réconciliation avec la bonne humeur… Un petit groupe de grands koudous, dans une superbe lumière de fin de journée.



Mais aussi steenbok, impalas, ouette Egypte, alcyon Pie, rollier à longs brins et babouins.
A 4 km du camp, quelques voitures arrêtées… La luminosité est fortement tombée (il est passé 17h00) mais au vu des véhicules moteurs éteints… Cela mérite d’être intéressant.
Quatre lionnes… Enfin, pas loin et visibles !
Quelques clichés furtifs, avant qu’elles ne s’activent (en entendant, la frénésie d’un mâle impala en rut) et s’écartent de nous…
Une chasse probablement en perspective, pour cette fin de journée…



Dernier cliché, avant de rejoindre la gate...



De retour au camp et le pompiste, récupère notre véhicule pour enlever cette s*** de goudron ! Merci à lui et à son acolyte de choc…
Petits services, histoire d’arrondir leurs fins de mois, bien méritée.
Pendant ce temps, poursuite de la soirée par un apéro Amarulesque, en compagnie d'amis résidant en AFS… Avant de se rendre ensemble, au resto du camp.
Pas le courage de regarder les photos du jour… On se contente de les décharger.
A suivre...

Point besoin de porter la crinière, pour croquer la latérite afin qu'elle coule dans mes veines.


patoune
lomme, France



23 juin 2007 à 7:10

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Re: [SIMBA] Afrique du Sud: de la savane du Kruger à celle de Timbavati & Sabi Sand [En réponse à] Répondre

13h. 09, je passe vite fait sur le forum, pas le temps de lire et regarder ce nouveau carnet de voyage, vivement ce soir, je vais me régaler.

Contente de te retrouver sur VF.

Bisous la Lionne Clin d'oeil

Patoune

vivre simplement pour que simplement les autres puissent vivre.


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SIMBA
8830 km from South Africa, Belgique



24 juin 2007 à 4:13

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Re: [patoune] Afrique du Sud: de la savane du Kruger à celle de Timbavati & Sabi Sand [En réponse à] Répondre

Patoune, je te rajoute un peu de lecture Clin d'oeil
Bisous & amicalement
La lionne.




J7 : Kruger NP (Olifants vers Satara)

H8 vers S92
Plus trace des lionnes de la veille, mais manifestement elles ont chassé et tué cette nuit, car nous croisons quelques nettoyeurs de la savane dans le coin : vautours, chacal et une hyène tachetée qui s’empresse de filer, avec quelques restes du festin, en gueule!

S92
Là aussi, encore la présence au sommet d’un arbre de plusieurs vautours, probablement ceux qui faisaient leur toilettage, la veille.
Juste après le pontoon, quelques babouins dans la lumière matinale et un duo de cachotiers, assez romantique.




S89
Quelques impalas, un couple de chacal et un solitaire (moments tellement furtifs).
Par rapport au KTP, les chacals de Kruger sont plus vifs, craintifs et plus petits… Nous semble-t-il !?
Une outarde houppette, dont je distingue, cette fois clairement la zone ventrale noire !
Et bien entendu, plus aucune trace de nos 2 cats roupilleurs, de la veille Malin… La fraîcheur de la nuit, les a sorti de leur torpeur et conduit leurs pas, bien plus loin.

Reprise de la route goudronnée H1-4
Zèbres (surtout leurs postérieurs !), gnous, waterbucks, outarde Kori (2)…
Au Dam de Ngosto, plus aucune trace des lions et l’on profite pour changer de conducteur… Je prends le volant, histoire de permettre à chacun de profiter un peu plus des occasions photographiques qui se présentent, en se mettant à l’arrière du véhicule (2 fenêtres dispos)
Et les scènes, ne se font pas attendre… Gêné Un imposant groupe d’autruches femelles, nous feront délirer surtout quand en fond de scène visuelle se déplace un énorme troupeau d’éléphants, en file indienne… Dommage que le ciel, soit ce matin, si plombé ! :(
Nous les suivrons pas à pas, ou plutôt roues à roues…jusqu’à ce qu’ils s’approchent de la route et décident de la traverser…
Des éléphants, ce ne sera vraiment pas ce qui manquera durant ce séjour… Les rencontres seront aussi fréquentes que pour les troupeaux d’impalas.







Plus loin, c’est un duo volatile qui nous amusera beaucoup, un serpentaire fait de grands pas de longs en large et un petit rollier à longs brins, s’applique à le provoquer ! David contre Goliath !
A chaque fois, que notre petit piaf coloré trouve un arbre, près duquel se trouve le grand volatile…Il s’amuse à le survoler en rase-motte, avant d’aller se percher, histoire de récupérer émotionnellement, de jubiler ou de préparer son prochain mauvais coup ! Tire la langue
Il s’en est fallu de peu, pur qu’il se fasse choper !

La lionne et ses 2 cubs ont à nouveau été spottés, mais pas vu l'ombre d'un pelage, en ce qui nous concerne.
Sur la piste, un aigle bateleur… Farfouillant dans les excréments secs d’un éléphant.
Dès que l’on se pointe, il prend son envol, pour aller se poser au sommet d’un arbre…Décidément, bateleur des savane, piste et nous ne faisons pas bon ménage… Seconde occasion à portée de main et envolée (c’est le cas de le dire !)
Bien que choucadors, rolliers, calaos soient bien présents, l’on trouve que la population volatile est plus riche en septembre qu’en mai…
Une halte à Satara et pour s’enfiler un lunch local.

Reprise du safari…
La piste en terre S90 et 3 bucorves (l’une d’elle a la poche glandulaire plus claire) et une unique girafe ! Par contre moult poussière soulevée, par les 4x4 des camps, qui terminent manifestement leur drive.
S41 : dernière piste avant la bordure droite du parc…
Pas à pas… ou plutôt piano piano, un grand mâle éléphant nous précède et prendra tout son temps pour la quitter.
Nous le suivons à distance respectable, effectuant des arrêts répétitifs (en effet, la piste offre quelques côtes et descentes et rebrousser une côte en marche arrière, nous n’avons pas vraiment envie de tenter l’expérience Surpris)
Ce jeu de piste durera une petite heure… Avant qu’il ne daigne, aller se rassasier en bordure de route.
On décide de le passer (pas très à l’aise car nous avions noté sa nervosité), en collant bien sur la droite… Un p’tit coup de gaz fut nécessaire en réaction à la tentative de charge.
Plus loin, plus au calme : girafes, gnous et zèbres (assez craintifs), cela n’a pas empêché un membre du groupe de nous servir sa plus belle grimace buccale !



Les arbres nombreux qui peuplent le bush, dénudés ou rempli de feuillage, ne sont pas dénués de charme non plus…



Nous sommes seuls, sur cette piste… Ca fait un bail que nous n’avons plus croisé d’autre véhicule… Un bien joli calme appréciable !
Soudain, en un éclair…Un somptueux serval traverse la piste… Il est époustouflant de beauté… Fier et digne, il s’empresse de s’enfoncer dans les herbes jaunies et c’est qu’elles sont diablement hautes, à cet endroit !
Joie immense d’avoir pu faire cette rencontre Gêné, si particulière et frustration énorme de n’avoir pu en tirer que de bien petits clichés… tant le moment fut tellement furtif !
Emotionnellement, ravis… Photographiquement, on en pleurerait de rage!
Quelques petits cours d’eau successifs traversent la piste, un râle à bec jaune… Tout étincelant de couleurs, un frêle alcyon Pie



Plus loin, Jacana à poitrine dorée et varan du Nil seront nos compagnons d’observation.



Arrivée au Hide de Sweni et toujours aucun bipède, à l’horizon, c’est royal. Rire
Ce Hide est splendide, personnellement c’est celui du Kruger (parmi ceux que nous connaissons qui nous a le plus charmé).
Une partie, est accessible en voiture (petite boucle longeant le point d’eau), une autre à pied dans une petite cahutte d’observation.
Il y a de l’activité dans tous les coins et surtout de l’autre côté de la berge…
La lumière est mordorée… Un délice, pour voir évoluer tout ce petit monde :
Un crocodile (rempli d’algues séchées par le soleil) grappille les derniers rayons du soleil sur un rocher, les hippos dans l’eau sous la végétation aquatique bien verdoyante ont fort à faire avec les jacanas qui s’en servent de promontoire pour jouer les équilibristes !
Héron strié, dendrocygne veuf, ouette Egypte, héron goliath… On ne sait plus où donner de la tête et de l’objectif !
On aurait bien prolongé ce moment… Encore et encore, mais il faut songer à se remettre en route, pour être à temps à la Gate du camp !
H6
Grand Koudou, écureuil, coucal, impalas (dans une fabuleuse lumière, phacochères…


On termine par le petit bout de la H1-3
Quelques buffles (et là où il y a du buffle, normalement il y a du lion pas loin! Ca c'est vérifié souvent!)
De retour au camp et les traditionnels sandwiches gouda- tomates !
Le temps de trier les photos (peur de ne pas posséder assez de place sur les 2 disques dur (double copie), on s’est décidé à présélectionner)
20h30 ! Extinction des feux…

Point besoin de porter la crinière, pour croquer la latérite afin qu'elle coule dans mes veines.


SIMBA
8830 km from South Africa, Belgique



24 juin 2007 à 4:24

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Re: [SIMBA] Afrique du Sud: de la savane du Kruger à celle de Timbavati & Sabi Sand [En réponse à] Répondre

J8 : Du Kruger NP à Timbavati Private Reserve

5h00 : le calme règne à l’intérieur du camp, aux dehors les rugissements des lions, bien audibles, troublent le silence si matinal.
J’aime ce genre de réveil… Ca met de suite dans le bain. Malin
Ce matin, direction Orpen Gate pour sortir du parc Kruger et rejoindre la Réserve privée de Timbavati (où nous séjournerons 2 nuits)
A hauteur de l’embranchement pour la H7, on aperçoit, quelques véhicules à l’arrêt sur la H1-3.
On décide de pousser une pointe… On ne sait jamais.
Le jour se lève à peine et une lionne sillonne sur la piste, entre les véhicules, quelques clichés justes pour immortaliser le moment et surtout ressentir sa présence, quand elle nous longe à moins de 2m (c’est finalement ce moment qui sera le plus intense)…
Mais il y a beaucoup trop de monde qui s’ajoute sur le coup… Il fait aussi trop sombre encore, nous laisserons donc notre place et rebroussons chemin.





H7, jusqu’au Nsemfani Dam : quelques hippopotames tâtent l’eau fraiche, après une sortie nocturne et un couple batifole à tout va ! Tire la langue C’est la première fois, que nous assistons à un accouplement d’hippos. Nous sommes ravis, bien évidemment !
Des guépards ont été repérés la veille, à ce même Dam (pas par nous, bien évidemment!)
Petite boucle en terre S12 et de jolies rencontres volatiles, cela tombe au moment où la lumière revêt ses plus beaux atours matinaux…
Coucal, petit duc africain (vraiment trop chou ! Posé avec délicatesse au sommet d’un arbre décharné), vanneau couronné
Côté mammifères, quelques girafes et impalas.

Reprise de la H7 vers Orpen
Girafes, une petite mangouste naine qui s’empresse de détaler (snif !) et un imposant troupeau de buffles qui vient de traverser la piste et s’enfonce au cœur de la savane… Inutile de photographier, 5 min plus tôt cela aurait été le bon moment… Là nous ne voyons plus que des postérieurs qui s’entrechoquent entre les graminées.
Un dernier petit détour par la S106, avant de rejoindre la Gate… On aurait mieux fait de se l’épargner… Nous ne rencontrerons rien, hormis un pauvre calao à bec jaune sur la piste, écrasé par un chauffard, probablement… Pauvre piout ! FâchéIncertain
Un dernier coup d’œil sur le paysage



Orpen, le temps de remettre de la benzine, de s’acheter une boisson, que l’on quitte le parc Kruger pour de nouveaux horizons.
Cela fait déjà une semaine, que nous sommes là… Le temps passe décidément trop vite ! (Mais bon, ce n’est certainement pas à vous que je dois dire cela !)

R531 pour rejoindre la R40 qui nous mènera, plus au nord…
De belles chiures d’éléphants sur la route… Faut dire que les clôtures des deux côtés, sont par endroits, complètement destroy et qu’il n’est pas rare de voir des animaux traverser d’un coin à l’autre du parc.

Timbavati, c’est comme renouer avec nos premiers pas sud africain au cœur du bush Gêné
Une gravel road infecte poursuit la route goudronnée en direction de la gate… Faut se cramponner au volant, tant tout l’intérieur de la tuture trémousse sous les secousses !
Formalités à la Gate, par contre la PAF d’entrée est plus élevée que celles des autres Réserves privées où nous sommes allés.
280 Rd / 2 et 1 véhicule.
A l’intérieur de la réserve… Les routes sont bien balisées et comme ailleurs, il est conseillé de respecter scrupuleusement les limitations de vitesse autorisées, sous peine de payer cash à la Gate, les dépassements.
Les feuilles des arbres sont toutes jaunies et cela donne un joli effet de fin d’automne austral au paysage.
Nous croisons 2 éléphants et quelques impalas, avant d’emprunter d’autres pistes, assez étroites, bien boisées, plein de dénivelés… Pourvu qu’on ne croise pas d’éléphant sur ce tronçon… Il est vraiment trop scerp !

Arrivée au Lodge.
Ce camp est complètement ouvert (il est conseiller de circuler avec prudence, à l’intérieur le jour et l’on ne peut y circuler la nuit, seul, sans être accompagné par un ranger) …et donne sur une somptueuse rivière ! On sent déjà que la situation physique du lodge va nous plaire. Sourire
Le temps de déposer nos bagages, dans le bungalow et de filer flemmarder au bord de la rivière… Un crocodile passe lascivement, mais surtout un éléphant se pointe en face… Heureusement l’appareil photo n’est jamais loin (jamais de répit pour les amateurs d’images Malin) et l’on saisi toute la traversée et le pataugeage du pachyderme… Il terminera sur notre rive à gros coups de boue sur le dos !
Miam ! Un héron cendré survole à basse altitude le lit de la rivière…
Bien sympa l’endroit…



Notre ranger attitré n’est pas encore là… Mais Dame manager nous fait tout de même la causette… Cette nuit, le camp était occupé par les lions et quelques jours plus tôt, c’étaient des buffles qui pionçaient, à l’endroit même où nous nous trouvons !
Quelques autres voyageurs sont là et nous sympathisons avec un suédois…
L’heure du drive est arrivé… Le 4 x 4 complètement open est prêt et notre ranger aussi… Mister Arend himself ! Le genre un peu déjanté… Voyons ce que cela donnera !
Jeffrey sera notre pisteur…
Coup de bol… Nous avons un private drive ce soir … Aucun autre passager avec nous (nos 4 acolytes, ne sont pas encore arrivés) ! Perfect… Ce sont les conditions que l’on ne se refuse pas !
L'un sur la banquette du milieu et l'autre celle de derrière (c’est celle qui donne le plus de sensations la nuit surtout… Une sorte de vulnérabilité provocatrice mais si excitante, sentir le vide derrière soi (vide pourtant si peuplé !))

Première halte, à 2 km du lodge… des lionnes avec petits ont été repérés, tôt le matin et en soirée à cet endroit… Il est 16h00, il fait encore bien trop chaud pour que tout ce petit monde se découvre.
Notre première rencontre sera un big troupeau de buffles, bien crottés… qui remonte le lit d’une rivière asséchée en soulevant de leur sabot la poussière, la faisant virevolter à tout va ! Nous avons la lumière pleine face… S*** ! Fâché
On essaie tant bien que mal de capturer les angles où la luminosité fera le moins de dégâts !

S’en suivra une rencontre avec un rhino, trop occupé à brouter pour daigner relever la tête et ses superbes cornes…
Sundown et quelques samossas à croquer…
Retour au spot des lionnes et on aperçoit, une bonne partie de la troupe… 2 femelles adultes, 2 jeunes de 2 mois et 4 de 8 mois…
La première des lionnes à réellement un regard de tueuse… On en frémi, rien que d’y repenser.
La lumière tire par contre sa dernière révérence de la journée, il faut éviter de diriger le spot sur les petits (trop délicat pour leurs petits yeux à 2 mois) et c’est à l’arrache que nous obtiendrons quelques clichés…
Scène magique mais sensation photographique… très frustrante !



L’on poursuivra en hors piste léger près de la rivière, surprenant les hippos, qui entament leur sortie nocturne bienfaitrice pour l’estomac !
Ces gros balourds, hors de l’eau, la nuit… c’est une sensation forte que l’on n’est pas prêt d’oublier…
Une dernière rencontre avec 1 des 2 lionnes couchée sur la piste et le retour au camp.
L’ambiance du Boma au bord, de la rivière est très sympa… Entre le feu qui crépite et le ruissellement de l’eau.
Désolés pour le manque d'horizontalité, c'est l'Amarula! Tire la langue



Nos 4 compagnons du drive de demain matin, sont là (2 couples d’amis : un couple Sud Af et un couple d’anglais). Pour ces derniers, c’est leur premier safari et je souris aux questions anxieuses de cet habitant de Londres… Ca me rappelle, mon retour aux sources, après 13 ans d’abstinence !
Le cuistot est un gars très sympa, plein d’humour et dont les talents culinaires n’ont rien à envier aux autres messieurs à toques !
Le temps s’écoule et c’est au moment où la nuit retrouvera un peu de fraicheur, que l’on regagnera le bungalow, escorté of course !
Des sensations fortes … durant les heures qui suivront… des hippos venant se restaurer, juste en bas de notre fenêtre (cette dernière ne comprend pas de vitre glace…juste un treillis)
Le temps de décharger les photos, de coucher mes notes… Que le sommeil nous gagnera, sous les sons si audibles de la nature.
A suivre...

Point besoin de porter la crinière, pour croquer la latérite afin qu'elle coule dans mes veines.


smokey
cayeux sur mer (80), France



24 juin 2007 à 10:03

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Re: [SIMBA] Afrique du Sud: de la savane du Kruger à celle de Timbavati & Sabi Sand [En réponse à] Répondre

Clin d'oeila te lire et a regarder les photos juste un regal, je pense que j'ai eu bien raison de te demander de nous faire un circuit sur mesure et j'ai de plus en plus hate d'etre en septembre, je suis sur a te lire que notre voyage va etre extraClin d'oeilClin d'oeilClin d'oeil
bises
smokey

appliquez vous à garder en toutes choses le juste milieu


SIMBA
8830 km from South Africa, Belgique



25 juin 2007 à 5:54

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Re: [smokey] Afrique du Sud: de la savane du Kruger à celle de Timbavati & Sabi Sand [En réponse à] Répondre

Avec plaisir Smokey. Sourire
Allez plus que 2 mois de patience... Vous verrez l'Afrique du Sud offre 1000 facettes, ce qui est d'autant plus enrichissant.
Vous allez vous régaler.

La bise à Jojo Sourire

Et la suite de ce carnet, à venir prochainement.

Amicalement
Simba

Point besoin de porter la crinière, pour croquer la latérite afin qu'elle coule dans mes veines.


Dolma
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25 juin 2007 à 5:55

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Re: [SIMBA] Afrique du Sud: de la savane du Kruger à celle de Timbavati & Sabi Sand [En réponse à] Répondre

Lundi matin.

C'est malin Simba de nous trimbaler ainsi sur les pistes de poussières, l'oeil aux aguets, l'oreille attentive et le sourire aux lèvres... Et puis ces éléphants, ces girafes, ces lions et ces autres dont j'ai oublié le nom qui me narguent ! Je fais comment pour bosser moi ?

Quel plaisir immense de te retrouver là...

C'est quoi un lycaon ?

Dolma

un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...


SIMBA
8830 km from South Africa, Belgique



25 juin 2007 à 6:22

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Re: [Dolma] Afrique du Sud: de la savane du Kruger à celle de Timbavati & Sabi Sand [En réponse à] Répondre

Merci infiniment Dolma. Gêné

Le lycaon ou Wild dog (chien sauvage d'Afrique) est l'un des prédateurs le plus doué et le plus efficace de la brousse. Il chasse en meute et sa technique de chasse est effectivement "glaciale". Il s'attaque d'abord aux flancs et l'abdomen de sa proie et celle-ci est dévorée vivante en quelques minutes (pas de technique d'étouffement comme c'est le cas pour d'autres prédateurs)

Mais surtout le lycaon est une espèce en danger de disparition. Incertain(statut donné à l'espèce quand le troisième niveau de risque d'extinction est atteint. Le dernier niveau de risque étant l'extinction)

On estime qu'il ne reste actuellement que 5000 lycaons en Afrique et que seuls 6 pays auraient une population viable de plus de 100 individus.

Ils ont été traqués, pendant de longues années, accusé de répandre des maladies et de tuer pour le plaisir.

Le réseau routier en plein expansion, rend les déplacements des lycaons dangereux. Rien qu'au Zimbabwe 12% d'adultes et 20% de jeunes sont tués par des véhicules, chaque année.

Son environnement vital se voit modifié par l'extension des prairies... etc.


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25 juin 2007 à 6:29

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