
SIMBA 8830 km from South Africa, Belgique

24 juin 2007 à 4:13
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Re: [patoune] Afrique du Sud: de la savane du Kruger à celle de Timbavati & Sabi Sand
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Patoune, je te rajoute un peu de lecture Bisous & amicalement La lionne. J7 : Kruger NP (Olifants vers Satara) H8 vers S92 Plus trace des lionnes de la veille, mais manifestement elles ont chassé et tué cette nuit, car nous croisons quelques nettoyeurs de la savane dans le coin : vautours, chacal et une hyène tachetée qui s’empresse de filer, avec quelques restes du festin, en gueule! S92 Là aussi, encore la présence au sommet d’un arbre de plusieurs vautours, probablement ceux qui faisaient leur toilettage, la veille. Juste après le pontoon, quelques babouins dans la lumière matinale et un duo de cachotiers, assez romantique.
S89 Quelques impalas, un couple de chacal et un solitaire (moments tellement furtifs). Par rapport au KTP, les chacals de Kruger sont plus vifs, craintifs et plus petits… Nous semble-t-il !? Une outarde houppette, dont je distingue, cette fois clairement la zone ventrale noire ! Et bien entendu, plus aucune trace de nos 2 cats roupilleurs, de la veille … La fraîcheur de la nuit, les a sorti de leur torpeur et conduit leurs pas, bien plus loin. Reprise de la route goudronnée H1-4 Zèbres (surtout leurs postérieurs !), gnous, waterbucks, outarde Kori (2)… Au Dam de Ngosto, plus aucune trace des lions et l’on profite pour changer de conducteur… Je prends le volant, histoire de permettre à chacun de profiter un peu plus des occasions photographiques qui se présentent, en se mettant à l’arrière du véhicule (2 fenêtres dispos) Et les scènes, ne se font pas attendre… Un imposant groupe d’autruches femelles, nous feront délirer surtout quand en fond de scène visuelle se déplace un énorme troupeau d’éléphants, en file indienne… Dommage que le ciel, soit ce matin, si plombé ! :( Nous les suivrons pas à pas, ou plutôt roues à roues…jusqu’à ce qu’ils s’approchent de la route et décident de la traverser… Des éléphants, ce ne sera vraiment pas ce qui manquera durant ce séjour… Les rencontres seront aussi fréquentes que pour les troupeaux d’impalas.
Plus loin, c’est un duo volatile qui nous amusera beaucoup, un serpentaire fait de grands pas de longs en large et un petit rollier à longs brins, s’applique à le provoquer ! David contre Goliath ! A chaque fois, que notre petit piaf coloré trouve un arbre, près duquel se trouve le grand volatile…Il s’amuse à le survoler en rase-motte, avant d’aller se percher, histoire de récupérer émotionnellement, de jubiler ou de préparer son prochain mauvais coup ! Il s’en est fallu de peu, pur qu’il se fasse choper ! La lionne et ses 2 cubs ont à nouveau été spottés, mais pas vu l'ombre d'un pelage, en ce qui nous concerne. Sur la piste, un aigle bateleur… Farfouillant dans les excréments secs d’un éléphant. Dès que l’on se pointe, il prend son envol, pour aller se poser au sommet d’un arbre…Décidément, bateleur des savane, piste et nous ne faisons pas bon ménage… Seconde occasion à portée de main et envolée (c’est le cas de le dire !) Bien que choucadors, rolliers, calaos soient bien présents, l’on trouve que la population volatile est plus riche en septembre qu’en mai… Une halte à Satara et pour s’enfiler un lunch local. Reprise du safari… La piste en terre S90 et 3 bucorves (l’une d’elle a la poche glandulaire plus claire) et une unique girafe ! Par contre moult poussière soulevée, par les 4x4 des camps, qui terminent manifestement leur drive. S41 : dernière piste avant la bordure droite du parc… Pas à pas… ou plutôt piano piano, un grand mâle éléphant nous précède et prendra tout son temps pour la quitter. Nous le suivons à distance respectable, effectuant des arrêts répétitifs (en effet, la piste offre quelques côtes et descentes et rebrousser une côte en marche arrière, nous n’avons pas vraiment envie de tenter l’expérience ) Ce jeu de piste durera une petite heure… Avant qu’il ne daigne, aller se rassasier en bordure de route. On décide de le passer (pas très à l’aise car nous avions noté sa nervosité), en collant bien sur la droite… Un p’tit coup de gaz fut nécessaire en réaction à la tentative de charge. Plus loin, plus au calme : girafes, gnous et zèbres (assez craintifs), cela n’a pas empêché un membre du groupe de nous servir sa plus belle grimace buccale !
Les arbres nombreux qui peuplent le bush, dénudés ou rempli de feuillage, ne sont pas dénués de charme non plus…
Nous sommes seuls, sur cette piste… Ca fait un bail que nous n’avons plus croisé d’autre véhicule… Un bien joli calme appréciable ! Soudain, en un éclair…Un somptueux serval traverse la piste… Il est époustouflant de beauté… Fier et digne, il s’empresse de s’enfoncer dans les herbes jaunies et c’est qu’elles sont diablement hautes, à cet endroit ! Joie immense d’avoir pu faire cette rencontre , si particulière et frustration énorme de n’avoir pu en tirer que de bien petits clichés… tant le moment fut tellement furtif ! Emotionnellement, ravis… Photographiquement, on en pleurerait de rage! Quelques petits cours d’eau successifs traversent la piste, un râle à bec jaune… Tout étincelant de couleurs, un frêle alcyon Pie Plus loin, Jacana à poitrine dorée et varan du Nil seront nos compagnons d’observation.
Arrivée au Hide de Sweni et toujours aucun bipède, à l’horizon, c’est royal. Ce Hide est splendide, personnellement c’est celui du Kruger (parmi ceux que nous connaissons qui nous a le plus charmé). Une partie, est accessible en voiture (petite boucle longeant le point d’eau), une autre à pied dans une petite cahutte d’observation. Il y a de l’activité dans tous les coins et surtout de l’autre côté de la berge… La lumière est mordorée… Un délice, pour voir évoluer tout ce petit monde : Un crocodile (rempli d’algues séchées par le soleil) grappille les derniers rayons du soleil sur un rocher, les hippos dans l’eau sous la végétation aquatique bien verdoyante ont fort à faire avec les jacanas qui s’en servent de promontoire pour jouer les équilibristes ! Héron strié, dendrocygne veuf, ouette Egypte, héron goliath… On ne sait plus où donner de la tête et de l’objectif ! On aurait bien prolongé ce moment… Encore et encore, mais il faut songer à se remettre en route, pour être à temps à la Gate du camp ! H6 Grand Koudou, écureuil, coucal, impalas (dans une fabuleuse lumière, phacochères… On termine par le petit bout de la H1-3 Quelques buffles (et là où il y a du buffle, normalement il y a du lion pas loin! Ca c'est vérifié souvent!) De retour au camp et les traditionnels sandwiches gouda- tomates ! Le temps de trier les photos (peur de ne pas posséder assez de place sur les 2 disques dur (double copie), on s’est décidé à présélectionner) 20h30 ! Extinction des feux…
Point besoin de porter la crinière, pour croquer la latérite afin qu'elle coule dans mes veines.
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