
bbirdy Nantes, France
20 mai 2008 à 7:10
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Je trouve très bien tes 3 étapes, et ralier Upington à Mata Mata est tout à fait envisageable. Penses-tu réserver tes hébergements ? L'été dernier, début août, le camping de Nossob était très plein, et celui de Twee Rivieren complet (lorsque j'y ai dormi). Petite anegdote pour te faire rêver : Ce matin-là, au camp de Nossob, on apprend que les jours précédents, des lions, guépards et léopards avaient été observés plus au nord et nous décidons de prendre cette direction même si l'étape suivante est prévue à Twee Rivieren (au sud). Les copains, fatigués par la longue journée d'hier et la piste peu confortable, décident de repartir directement vers le sud avec leur véhicule. On se retrouvera le soir au camp. La lumière du matin est superbe. Après une trentaine de kilomètres ponctuées par l'observation des habituels springboks et gemsboks, 3 guépards apparaissent tout à coup au beau milieu de la piste. Et au lieu de se dépêcher, ils prennent leur temps, marchent quelques mètres sur le bas-côté, s'arrêtent, font encore quelques pas, s'arrêtent à nouveau. C'est l'effervescence dans la voiture ! N'étant pas du bon côté, je fais une chose interdite : j'ouvre ma fenêtre et m'assois sur le rebord de la portière. Ainsi positionné, je les observe parfaitement bien tout en jetant toujours un coup d'œil en arrière pour voir si un prédateur ne s'approche pas. Alors que les guépards s'éloignent, un chacal traverse à son tour la piste sur les traces des 3 félins. Toujours sur mon poste d'observation, j'aperçois 4 hyènes tachetées qui elles aussi suivent les guépards à distance. Probablement attirées par ma présence, elles avancent tranquillement vers la voiture et alors qu'elles se trouvent à quelques mètres, je rentre à l'intérieur de l'habitacle. Elles vont tourner autour de nous, sans jamais montrer le moindre signe d'agressivité. Elles nous semblent même adorables et on aurait presque envie de les caresser. On pense qu'elles espéraient être nourries, ce que nous ne ferons évidemment pas. Chloé, notre fille de 12 ans, colle son nez à la vitre de sa portière, et l'une des hyènes pose son museau juste en face. Elles se retrouvent quelques instants juste séparées par quelques millimètres de verre. Un grand moment pour Chloé ! Au bout de 20 minutes, elles finissent par s'éloigner alors que d'autres véhicules arrivent. Car toute cette scène, nous l'avons vécu seuls, ce qui, même si c'est très égoïste, ajoute encore plus de plaisir ! Quelques heures plus tard, on retrouve par hasard nos copains sur une aire de pique-nique. Avec précaution, on leur annonce ce qu'on a vu… Evidemment, ils sont très déçus car eux n'ont vu aucun fauve.
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