
Khaldoun
Strasbourg, France
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14 février 2007 à 13:32
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Croket, on te sent amère à cause des réactions des uns et des autres. Bah... Un arnaqué suscitera toujours la même succession de petits sentiments chez ses lecteurs. Celui qui domine d’abord en lisant une arnaque est une discrète satisfaction : c’est lui qui s’est fait gruger et pas môa. Et en plus, comme môa, je sais comment ça se passe maintenant, il y a peu de chances que ça m’arrive un jour à môa ! Champagne ! Ensuite, vient la compassion. Elle est à la mesure de la sympathie que nous inspire l’arnaqué. Un personnage antipathique, arrogant (ou perçu comme tel) qui se fait couillonner, c’est génial ! Bien fait pour lui ! Avec ses manières et avec la gueule (virtuelle) qu’il a, n’avait qu’à ne pas la ramener. Double champagne ! Viennent en troisième lieu les circonstances aggravantes. Exemple : la cupidité. Là, c’est fichu ! Autant aller te cacher ! L’arnaque est perçue par le lecteur comme la récompense ô combien méritée de cette bassesse humaine. D’un côté, la ruse méticuleuse de l’arnaqueur, son intelligence de l’escroquerie en douceur ; de l’autre, la cupidité de l’arnaqué, son culte de l’argent facile. Comme dans le film "L'arnaque" avec Redford et Newman dans les rôles des arnaqueurs, le lecteur prend bien souvent le premier parti et te ricane au nez plus ou moins ouvertement. Tchin tchin encore! Un arnaqué qui, en racontant sa mésaventure, libère une émotion palpable, révèle une véritable candeur d’esprit, celui-là suscitera une réelle compassion, c’est-à-dire sans moquerie. Croket, tu es dans le genre réactif, lucide, terre-à-terre, rationnel, blessé dans ton égo. Tu devais t’attendre à quelques railleries de la part du forum. Khaldoun
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