
tatra
istanbul, France
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21 septembre 2006 à 1:07
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Bonjour Patrice, Je ne pense pas que nous nous comprenions bien. Je ne suis pas un routard, c'est un art que je n'ai jamais pratiqué de ma vie, je n'ai jamais connu ce genre de plan et je n'ai pas de sac à dos - je n'en ai jamais eu. Ceci dit, tu rapportes tout au fait d'"habiter" un pays ; franchement n'importe quel pays est autant chez moi que celui où, pour des motifs professionnels, je passe un peu plus de temps que dans les autres. D'ailleurs même en France je considère voyager, sans ancrage pour une terre. La différence entre voyageur et touriste n'est quand même pas si compliquée à percevoir ; le voyageur organise, pense, conçoit, et assume ses déplacements, le touriste confie cela à une compagnie, qu'il paie pour ce travail, et consomme un produit qu'il n'a pas pensé ; travailler pour penser un voyage, le concevoir, l'imaginer, ou ne pas l'imaginer, contruire des représentations qui heureusement seront contredites par l'expérience une fois sur place... On voyage aussi dans l'imaginaire, puis on se frotte à la réalité ; on adore, on déteste, si on s'est trompé on assume, et on ne peut s'en prendre qu'à soi-même. C'est selon moi tout ça qui fait la différence ; pas une histoire d'argent, pas du tout, une question d'appropriation de son voyage. Alors appelle ça de l'errance si tu veux ; c'est autant intellectuel que physique, autant dans le monde des idées que dans le monde des transports ; mais franchement, ça n'a rien à voir avec du tourisme. Michel ------- "Le touriste pense au retour avant même d'être parti ; le voyageur, lui, ignore même s'il reviendra un jour" Un thé au sahara - Bertolucci.
(Ce message a été modifié par tatra le 21 septembre 2006 à 1:11.)
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