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Forum > Entre deux voyages > Carnets de voyage, textes de voyageurs > Bangladesh: quinze jours de balade
 

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hialle
Pau, France



30 janvier 2008 à 11:49

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Re: [laptitmarie] Bangladesh: quinze jours de balade [En réponse à] Répondre

Merci pour cette suite !!!

Quelle belle biodiversité sur ce bateau ... Sourire

Pascale.



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laptitmarie
Bierges,Bruxelles, Belgique



31 janvier 2008 à 5:54

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Re: [Parvat] Bangladesh: quinze jours de balade [En réponse à] Répondre

Le baby-taxi, c'est l'équivalent de l'auto-rickshaw en Inde. Ici, ils roulent tous au gaz et ne pétaradent donc pas autant......Tire la langue

Balades autour de la boule : Inde, Bangladesh, Turquie, Népal,..
Récit Bangladesh
Mon couchsurfing


Dolma
Paris & PardelàlOcéan, France

Photo/image personnelle du membre Dolma.

Description de la photo/image: Couleurs en Gaspésie la Belle...


1 février 2008 à 15:01

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Re: [laptitmarie] Bangladesh: quinze jours de balade [En réponse à] Répondre

Ils arrivent quand les jours suivants Marie ?

Je viens de lire ces premières pages de ton carnet avec beaucoup d'intérêt et de plaisir (même si j'avoue ne pas trop aimer lire des récits avec des photos entre les mots Gêné) et j'attends la suite avec impatience et curiosité..

A bientôt alors Sourire

Dolma

un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...


laptitmarie
Bierges,Bruxelles, Belgique



5 février 2008 à 11:20

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Re: [Dolma] Bangladesh: quinze jours de balade [En réponse à] Répondre

Désolée, Dolma mais je ne suis pas au mieux de ma forme. J'expliquerai pourquoi plutard....

Voici quand même une petite suite.

Balades autour de la boule : Inde, Bangladesh, Turquie, Népal,..
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Fabricia
Alpes Maritimes, France

Photo/image personnelle du membre Fabricia.

Description de la photo/image: Amber Fort, Rajasthan, octobre 1994 : une belle indienne offre aux visiteurs un gobelet d'eau puisée dans sa cruche.


5 février 2008 à 11:31

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Re: [laptitmarie] Bangladesh: quinze jours de balade [En réponse à] Répondre

Bonjour Marie,
... j'attendrai le temps qu'il faudra pour lire la suite de ton voyage.
Je souhaite que tu retrouves très rapidement la forme pour nous raconter, comme tu l'as si bien fait jusqu'à maintenant, la croisière avec ses drôles de passagers, et les étapes suivantes !

Et j'apprécie énormément les photos qui illustrent tes mots pleins d'humour.
Bien amicalement à vous deux.
F.

Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)



laptitmarie
Bierges,Bruxelles, Belgique



5 février 2008 à 11:59

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Re: [laptitmarie] Bangladesh: quinze jours de balade [En réponse à] Répondre

Mardi 25 décembre

Je n’ai évidemment pas dormi de la nuit. Chaque rêve entamé tournait au cauchemar à cause de mes ennemis les cafards qui apparaissaient de partout….

Je fini par me lever à 7h et sors de la cabine pour constater qu’on est dans le brouillard le plus complet. On ne voit pas à 1 mètre !
Après renseignements, il s’avère que nous sommes coincés ici depuis plusieurs heures. Il paraît que c’est assez habituel à cette saison.

Je sirote un cha, installée dans un fauteuil sur le pont et rêve des paysages que je découvrirai tout au long de la journée.

Quand le brouillard commence à se lever tout doucement, je remarque, qu’à la pointe avant du bateau, un homme enfonce une perche de bambou pour mesurer la profondeur de l’eau. « Il y à moins de 2 mètres mais ça va aller » me dit- il...
Le bateau ne peut quand même pas bouger car il est coincé sur un banc de sable.
La particularité de ce bateau, c’est que c’est un simple plancher qui avance à l’aide de 2 moulins à eau actionné par un moteur centrale. De ce fait, comme le bateau est plat, le capitaine manœuvre pendant une bonne demi-heure et nous pouvons nous remettre en route.

Vers 8h30, nous prenons le petit-déjeuner. Nous recevons des toasts, du beurre, de la confiture d’orange amère, du thé et du café.
Pour couronner le tout, comme nous n’avions pas terminé notre poisson hier soir, nous le recevons réchauffé…Martin, qui aime faire le clown, s’en sert un morceau et le tartine de confiture...Je ne vous dis pas la grimace…gloups…

Nous avons maintenant une belle journée ensoleillée devant nous pour profiter de la vue. Comme nous sommes en plein cœur du Delta du Gange, le paysage est fabuleusement plat, nous voyons à des kilomètres à la ronde !
Ce sont des cultures de riz, de céréales, pour l’instant moissonnés. Plus loin, des plans d’eaux oú l’on élève la crevette. À cause de la salinité de l’eau, dans beaucoup d’endroit, les cultures de riz ont été remplacées par l’élevage de crevettes.
De temps en temps, nous longeons des hameaux de quelques habitations entourées de palmiers..



Comme partout dans le pays, et contrairement à l’Inde, nous ne verrons aucune femme faire de travaux lourds. Ici, les femmes font tranquillement leur lessive au bord de l’eau, les hommes portent le bois ou réparent, les enfants jouent. Les buffles d’eau sont assez nombreux
Dès qu’ils ont repéré le bateau et leurs voyageurs, les villageois nous font de grands signes auxquels nous répondons avec grande joie !



En dehors des villages, le lit de la rivière regorgeant de matière première, on peut voir des dizaines et des dizaines de fours à briques qui fument. Le Bangladesh est sans doute le pays ou l’on produit le plus de briques au monde. Elles serviront dans la construction des maisons ou mosquée nombreuses du pays mais spécialement de sous bassement des infrastructures routières trop humides dans le pays.



Nous croisons également beaucoup d’embarcations de toutes tailles et pour tout transport.





Mais il y a aussi le côté moins beau…A plusieurs reprises, nous verrons des animaux flottant sur l’eau, de nombreux arbres arrachés, des maisons effondrées…le cyclone a laissé sa signature….

Nous faisons la connaissance de Anis, sa femme et ses beaux-parents. Il est policier à la RAB (rapid action bataillon) une unité d’élite de la police du Bangladesh crée il y a 3 ans afin de pouvoir se déplacer vite et réagir très rapidement aux troubles éventuels dans le pays. C’est un peu l’équivalent des CRS en France.
On les avait déjà remarqué à Dhaka sans savoir qu’ils ils pouvait bien être mais on ne peut pas les rater. Ils sont assez repérables à leur dégaine à la « Rambo » : toujours de grande stature, uniforme noir, bandana sur la tête, armés jusqu’aux dents et roulant dans de gros 4x4 blancs.
Sans aucun tabou, on parle facilement et ouvertement de religion, politique, pauvreté ou mariage. Pour l’instant, il est en congé et a emmené sa famille visiter la région de Barisal.

Vers 11h, nous y arrivons avec 6h de retard. Nous devons d’ailleurs attendre notre tour car il y a énormément de ferry face au ponton. C’est l’effervescence !
Des vendeurs en petits bateaux viennent s’accrocher au steamer pour proposer des fruits, des légumes, des boissons ou autre petits snack.



Je vois d’ailleurs notre serveur qui fait les courses pour nos prochains repas.
A côté du notre, il y a un magnifique ferry tout blanc et neuf. Au-dessus, les cabines 1ères classe tout confort avec la télévision câblée et un mobilier moderne. En dessous, un homme prend sa douche.



A 12h30, nous nous installons à la salle à manger pour déguster les plats qui ont l’air meilleur qu’hier soir : poulet en sauce, curry de choux-fleurs, œufs durs, pomme de terre suivie d’un flan.

Jalakhati, il y a un des centaines de personnes sur le ponton !! Nous croyions qu’ils étaient là pour monter dans un bateau mais c’est uniquement pour regarder qui arrive et qui part.



Nous reprenons la route et allons nous installer au soleil sur la terrasse avant, tout en admirant le fabuleux paysage qui nous est offert. Par ici, nous observons pas mal de buffles d’eau et de caprins.

Nous croisons encore beaucoup d’embarcations remplies à raz bord de foins, de bois ou de personnes ainsi que le PS Stern, le petit frère du PS Masud.







Nous avons même la chance d’entre apercevoir furtivement à 2 reprises une tête de dauphin qui vient prendre de l’oxygène à la surface de l’eau.

Nous faisons encore un arrêt à Kowkhali et à Halur Hat.


A Charkhali, il y a déjà beaucoup de bateaux en attente d’accoster mais la solution a immédiatement été trouvée : on dispose les bateaux côte à côte le long du ponton et les voyageurs traversent les bateaux jusqu’au leur…
A chaque arrêt, en général, beaucoup de monde va et vient. Pour accoster, rien de plus facile. On se met le long du ponton, on sort 4 planches que l’on relie au ponton, on fixe 2 cordes pour servir de rampe et on attache bien tout. Après, tout dépend de la dextérité de chacun…

Nous avons la chance de voir le PS Ostrich, le frère jumeau du nôtre et on ne se gêne pas pour prendre des photos de ces beaux bateaux qui sont amenés à disparaîte.



Thierry m’emmène en haut au poste de pilotage du capitaine qui nous autorise à aller jusqu’au bout de la passerelle qui se trouve sur toute la longueur du toit. La vue est grisante et magique sous le soleil couchant !



En redescendant, nous sommes entourés de monde et c’est dans le rire et la bonne humeur que nous essayons de communiquer avec tout le monde. Je fini même par me retrouver avec un adorable bébé dans les bras. Les demandes de prises de clichés vont bon train et l’appareil chauffe un maximum.







Nous stoppons à Sonnashi. Parce que l’horaire est complètement faussé par les retards, notre serveur nous propose de dîner encore une fois sur le bateau. Les repas étant peu goûteux et la salle à manger si triste, nous déclinons l’invitation.
Hier, René a été mangé en 2ème classe, et nous vante la cuisine. Nous y allons donc et nous installons dans la petite pièce de 2x2m. Hélas, les cuistots, qui cuisinaient depuis 2 jours au feu de bois, ont décidé de ne plus rien préparer ce soir car nous sommes sensés arriver à destination.

Je me rabats alors sur un de ces petits cakes et un cha dans le shop tenu par un homme imposant mais non moins sympathique et restons là pour profiter de l’ambiance qui y règne.



Tout le monde commence à s’installer comme il peut autour du moteur, dans les couloirs ou même dans les escaliers car apparemment, cela se confirme, nous ne sommes pas prêt d’arriver….

Et qui plus est, le bruit court que nous devrions rester encore une nuit sur le bateau car nous n’arriverons certainement pas avant demain 10-11h…avec plus de 14h de retard …. Bah, mise à part mes ennemis les cafards, ce n’est pas bien grave, on a encore 12 jours devant nous, l’aventure continue….

Il fait nuit quand nous arrivons à Morolganj oú pas mal de monde descend. Le capitaine nous fait dire qu’il a reçu l’ordre de la BWITC de continuer jusqu’à Mongla puis de s’en retourner à Dhaka. Il hésite à se remettre en route car il craint que le brouillard ne se lève en pleine nuit et de devoir s’arrêter au milieu de nulle part. Par sûreté, Thierry s’arrange avec notre serveur pour qu’il nous trouve une bombe d’insecticide qu’il ramène dont on ne sait où.

Pour finir, le bateau repart quand même. Nous regagnons notre cabine et, ne trouvant pas le sommeil, je me mets à écrire mes cartes postales et mon carnet tout en surveillant le trou sous le lit de Thierry…..
La nuit est déjà bien avancée lorsque j’entends que nous nous sommes arrêtés. Je sors voir sur le pont et je retrouve Martin et Eva qui regardent les manœuvres pour accoster au ponton de Mongla. Tout le monde ou presque descend du bateau mais on nous confirme qu’on peut encore resté dormir un peu.
Les gros sacs de vêtements, de sucre et de riz qui avaient été chargés à Chandpur et acheminer ici pour aider les victimes du cyclone, sont maintenant transvaser sans aucune surveillance dans de petits bateaux qui disparaissent dans le brouillard de la nuit….

Perplexe, je regagne ma cabine et tente de m’endormir….


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(Ce message a été modifié par laptitmarie le 7 mars 2008 à 1:45.)


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Parvat
Perpette les vaches, Belgique



5 février 2008 à 15:26

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Re: [laptitmarie] Bangladesh: quinze jours de balade [En réponse à] Répondre

Il est captivant ton récit chère Marie! Cool
Merci à toi! Gros bisous!

Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations...
(N.Bouvier)




laptitmarie
Bierges,Bruxelles, Belgique



12 février 2008 à 15:45

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Re: [Fabricia] Bangladesh: quinze jours de balade [En réponse à] Répondre

Merci pour tes encouragements Fabricia. N'étant pas douée pour l'écriture, je commence toujours des carnets lors de mes voyages mais les abandonne très vite. Je dois donc à présent creuser dans ma mémoire visuelle pour retrouver tout.
Voici encore un petite suite.

Balades autour de la boule : Inde, Bangladesh, Turquie, Népal,..
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(Ce message a été modifié par laptitmarie le 12 février 2008 à 15:45.)


laptitmarie
Bierges,Bruxelles, Belgique



12 février 2008 à 16:18

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Re: [laptitmarie] Bangladesh: quinze jours de balade [En réponse à] Répondre

Mercredi 26 décembre

A 3h. du matin, je n’en peux plus. Je traverse la salle à manger, rencontre à nouveau mes amis les rats et cour aux toilettes…..me vider littéralement !! Je suis à peine recouchée que ça me reprend…
Bon, ce n’est pas la peine de retourner à ma cabine, cette fois-ci je reste près des toilettes. Je grille une cigarette en attendant que ça me reprenne…..
Eva est là aussi, accoudée à la balustrade et regarde les allées venues sur le ponton où il y a encore beaucoup de monde à cette heure-ci. Une vingtaine de femmes et un homme sont installés dans un petit bateau et discutent fermement avec l’homme qui doit les emmener on ne sait où. Pour finir, la moitié des personnes changent de bateau et la discussion devient houleuse.

Nous descendons voir ce qu’il se passe car cela nous intrigue. En fait, l’homme a perçu le prix de la traversée du fleuve mais ne veut pas partir car il trouve qu’il y a trop de monde pour son bateau. Maintenant, il réclame 200 tk de supplément car il devra faire partir 2 bateaux au lieu d’un. Qu’à cela ne tienne, nous sommes prêtes à donner ces 2 malheureux euros pour aider ces femmes à rentrer tranquillement chez elles on nous de ne pas nous en occuper. Pour finir, tout s’arrange et ils partent dans la nuit.
Je retourne un coup faire la déco des toilettes et gagne ma cabine.

Vers les 5h du matin, notre serveur vient frapper à la porte pour nous dire que nous devons descendre du bateau. Nous réglons nos repas et boissons et donnons un bon pourboire à notre serveur. On en a pour royalement 1000 tk. (10 €)

Je ne suis pas en très grande forme car cela fait quand même deux nuits que je ne dors pas et j’ai la « va-vite » comme on dit chez nous.
Nous plions bagage et rejoignons Martin, Eva et René sur le ponton.

La vue d’ici est apocalyptique….
Il y a un brouillard à couper au couteau, on ne voit pas à un mètre, tout est gris, le sol est détrempé, l’air est vicié. Les gens autour, comme nous d’ailleurs, ont une « gueule de déterré »... J’ai l’impression qu’on est au bout du monde…
Je ne le sens pas trop ici……Je ne me sens pas bien du tout d’ailleurs…..

Les seules toilettes disponibles sur le ponton sont une espèce de cagibi en taule ondulée en suspend au dessus du fleuve. Au bout d’une corde, pend un petit pot de terre cuite pour se servir d’eau afin de se laver…..

Ca suffit !! Je m’excuse auprès des autres, retourne en vitesse sur le bateau et me réfugie dans les toilettes où je continue ce que j’ai commencé cette nuit.

Je m’épuise complètement car je vide tour à tour mon estomac et mes intestins. Au bout d’un moment, Thierry s’inquiète et vient voir après moi. Il arrive juste à temps pour me rattraper car j’ai les jambes qui flageolent et manque de tomber dans les pommes tellement ma tête tourne.

Notre serveur vient à son tour prendre de mes nouvelles et m’apporte de l’eau.
- « Je vous ai vue hier soir acheter un cake en bas, vous n’auriez pas du. Ce n’est pas des choses pour vous ça, vous avez l’estomac trop fragile.
- « Oui, vous avez raison mais c’est trop tard. »
- « Je suis désolé mais je dois vous demander de descendre du bateau car le capitaine attend pour repartir. Tout est prévu pour vous accompagner jusqu’à Khulna »

Là maintenant, je suis tellement épuisée que je ne serais même plus capable d’être malade. Je traîne mes savates hors du bateau, fais mes adieux à tout ces gens si gentils et part me perdre dans le brouillard avec mes compagnons de route.



Accompagné d’un membre de la BIWTC, nous montons dans un rickshaw et traversons le village de Mongla qui se réveille à peine.
Ensuite, à pied et à la queue leu leu, nous suivons un petit chemin de glaise mouillée qui nous mène sur la berge d’un bras du fleuve.
Après avoir payé une taxe de 2tk aux militaires, nous embarquons dans un petit bateau pour traverser.
De l’autre côté, effectivement, une voiture de type wagon nous attend. Mais René, qui comme nous, à l’habitude des tentatives d’arnaques indiennes, préfère monter dans un des nombreux bus qui embarquent également les autres passagers du PS Masud. Il est persuadé que nous devrons payer le trajet en voiture et puis, de toute façon, il a l’intention de rallier la frontière indienne le plus vite possible. Bye-bye René !
Moi, je m’en fou, j’ai trop besoin de confort dans l’état où je suis.

Il y a bien l’hôtel Poshur juste là oú je pourrais me reposer mais il à l’air tellement glauque que je préfère prendre la voiture et voir plus loin ce qu’il y a.

Nous roulons près de 2h au beau milieu de la magnifique nature, des rizières et des palmiers. Au bout d’un moment, je me sens d’ailleurs vachement mieux. Grâce à la fenêtre entr’ouverte, plus de nausées, plus la tête qui tourne, qu’est-ce que ça fait du bien, le voyage peut reprendre de plus belle !!
Arrivés à Khulna, le chauffeur nous demande à quel hôtel il peut nous déposer. Martin et Eva on opté pour un logement au nord de la ville et nous au sud. Nous nous faisons donc déposer à la poste, point central pour chacun. Hélas, nous ne verrons plus René pour lui confirmer que cela ne nous aura pas coûté un cent. Merci la compagnie fluviale.

Après échanges d'adieux et d’adresses, nous allons au Western Inn qui est l’hôtel le plus chic de la ville selon le Lonely. L’accueil y est très chaleureux. Après avoir visiter 2 chambres, nous prenons carrément une « suite » avec salon tv, mini-bar, salle de bain et 2 terrasses en plein soleil car je sens que je ne vais pas trop bouger aujourd’hui.

Une fois installés, douche prise et lessive terminée, nous descendons à la salle à manger afin de prendre le petit-déjeuner offert par la maison.
Nous y revoyons Martin et Eva revenu bredouille de l’hôtel Blabla renseigné dans le Lonely Planet. Il n’existe plus…

Nous commandons du thé et des toasts mais, à peine ai-je bu un peu de thé et mordu dans un toast que je ne me sens de nouveau pas bien.
Je remonte dare-dare dans la chambre et noue une nouvelle et forte relation avec les toilettes….

Préférant rester reposer pour reprendre des forces, Thierry sort et prend un rickshaw pour le New Market. Il rencontre un imam bangladais travaillant en Australie et rentré au pays auprès de sa famille pour la fête de l’Eid. Ils comparent leur pays respectif avec le Bangladesh et tombent d’accord sur l’unique et première raison de venir ici : l’accueil des bangladais.
Comme Thierry lui explique mes petites complications, il l’emmène dans une pharmacie acheter des médicaments.

Pendant ce temps-là, je suis sur la terrasse de la chambre et j’observe la rue. Nous sommes situés juste à un carrefour et je peux voir les vendeurs de poulets, de légumes, de vannerie et autres vaquer à leur occupation.
Mis à part de nombreux rickshaw, charrette et vélos, il y a très peu de circulation motorisée dans la ville (ce que nous remarquerons partout dans le pays) et c’est bien agréable.

Epuisée, je me mets au lit. J’entends les sonnettes des rickshaw et les vendeurs ambulants qui crient. Le peu de bruit qu’il y a, me gêne car j’ai une tête comme un seau et j’utilise pour la première fois des boules quiès. Toute la journée, je ne ferai que des allers-retours lit salle de bains.

Quand Thierry rentre, il me fait prendre des poudres réhydratantes et retourne se balader en ville avant de dîner au restaurant de l’hôtel.


Infos pratiques

Western Inn international Ltd
51, Khan-A-Sabur Road , Khulna -9100.
Email : western@bttb.net.bd ou western@khulna.bangla.net



Jeudi 27 décembre 2007

Nous avons à nouveau passé une mauvaise nuit. C’est au tour de Thierry de se sentir mal. Il frissonne de partout et a vraisemblablement un peu de température

Malgré les difficultés à trouver le sommeil dû à de multiples klaxons et hurlements de chiens, je me sens un peu mieux ce matin.
A la réception, on nous confirme que la police, dont la caserne est en face, a fait des exercices cette nuit mais ce sera la seule fois du mois.…

Au petit-déjeuner, nous retrouvons Martin et Eva qui sont à leur tour dans un piteux état. Ils sont à présent malades également et se sont relayés aux toilettes toute la nuit. Dans l’état où ils sont, ils ne veulent plus voyager et décident de rentrer à Dhaka par le premier bus direct.
Nous, on décide de prendre le taureau par les cornes car nous n’avons que 15 jours de voyage et voulons en profiter un maximum.

Nous passons par une pharmacie acheter des médicaments pour faire tomber la fièvre de Thierry et filons en début d’après-midi en rickshaw à la station de bus qui est à la sortie sud de la ville.

A la vue de la station de bus, nous prenons peur….Il y a au moins une cinquantaine de bus dont le moteur tourne et autant de gens qui crient des destinations dont on ne comprend un traître mot. Les bus n’ont même pas d’indications de destinations mais déjà, du monde vient vers nous. Nous leur donnons le nom de « Bagerhat » mais la prononciation ne doit pas être la bonne car nous devons nous répéter plusieurs fois. Je montre le nom sur un papier et du coup, tout s’éclaire !

Nous finirons par apprendre, et cela sera bien nécessaire de le savoir, qu’en bengali, la lettre « a » se prononce presque comme un « o ». Nous allons donc à « bogerhot ».

Nous n’avons pas besoin d’attendre, un bus y part déjà dans quelques minutes.
Nous avons une place juste derrière le chauffeur dans des sièges confortablement moelleux. Bizarrement, le siège du chauffeur, comme dans tous les bus que nous prendrons après, est fort décalé à gauche par rapport à son volant. Il roule tout de travers. Comme il y a des bus toutes les 10 minutes pour toutes les destinations, tout le monde a une place assise.

Chaque bus à 3 membres du personnel. Le chauffeur klaxonneur qui ne s’occupe que de rouler, klaxonner et rien d’autre, le receveur qui ameute les clients à chaque arrêt et, enfin, je l’appellerai le « tintamarre man »

C’est grâce à ce dernier que nous arrivons sain et sauf à destination. Tout le trajet, il reste pendu à l’entre-porte ouverte.
Les routes étant bien étroites, à chaque approche d’un véhicule dans un sens ou dans un autre, il frappe de toutes ses forces sur la carrosserie du bus pour prévenir qu’il faut se mettre sur le bas-côté. Il dirige également le chauffeur quand le passage est trop étroit en frappant la porte et hurlant à tue tête.

A chaque halte, les petits vendeurs et les mendiants sont là. Ce sont souvent des enfants ou des vieillards.



Nous roulons sur une bonne route en pleine nature et traversons des petits villages bien charmants avant d’arriver à Bagerhat autrefois appelée Khalifatabad.

A la descente du bus, nous sommes assaillis de gamins qui nous souhaitent « Welcome in Bangladesh ». Un policier vient à notre rencontre et nous raconte sa fierté d’avoir participé à la libération de son pays en faisant la guerre en 1971.



Les enfants sont tout excités autour de nous et Thierry leur dit de se mettre sur un rang tout en ouvrant son sac à dos. Petits et grands se rangent gentiment pour recevoir nos petites peluches. Les plus malins retournent se mettre derrière la file. C’est trop mignon car nous savons qu’ils ont tous un petit frère ou une petite sœur à gâter.



Quand le sac est vide, il nous font des grands merci et nous accompagne jusqu’au coin de la rue où ce sont, cette fois, 2 jeunes en moto qui s’arrêtent pour nous demander s’il peuvent nous aider et converser un peu avec nous pour pratiquer leur anglais. Ils nous accompagnent et négocient avec un rickshaw pour nous, afin de faire le tour du village.



Nous nous arrêtons à la Shatgumbad Mosque faisant partie de la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, erronément appelée « la mosquée au 60 dômes » car elle en a 81. C’est une énorme bâtisse carrée entourée d’un joli jardin. Nous visitons également le petit musée attenant.



Alors que nous sommes assis sous un arbre à l’abri du soleil, C’est Mansoon qui vient à notre rencontre. Il habite Dhaka et est venu ici en touriste. Il nous raconte ses études, son désir d’aller en Europe, ses questionnements face à l’avenir, sa tristesse d’avoir vendu sa maison et ses terres pour 5000 $ envoyés à son oncle en Italie qui lui a promis de l’aider mais n’a plus jamais donné signe de vie…




Nous restons presque une heure à discuter et partons ensemble pour le tombeau de Khan Jahan Ali, général turc, fondateur de la ville au 15ème siècle. Au pied du mausolée, il y a un grand réservoir d’eau et nous nous installons dans les escaliers qui y mènent. Tout de suite, une foule de gens nous entoure et Mansoon leur explique qui nous sommes. Encore une fois, les gens sont étonnés de savoir que nous venons dans leur pays uniquement pour faire du tourisme.



La légende dit qu’il y a ici 3 crocodiles qui gardent les lieux et les voir donne de bons présages. Mais ce n’est pas une légende car un monsieur vient vers nous et nous propose immédiatement de nous emmener en bateau pour admirer les reptiles. Non merci, ce n’est pas ma tasse de thé.



Nous faisons nos adieux à Mansoon, échangeons nos adresses et regagnons la station de bus.
Il fait déjà noir lorsque nous arrivons à Khulna. Les journées sont assez courtes car le soleil se couche vers 17h. On prend un rickshaw pour le New Market. La course nous coûte 6tk et Thierry tend un billet de 20 au rickshawalla mais il n’a pas l’air content. Bon dieu, on veut lui donner 3x le prix et ce n’est pas encore assez !!
Evidemment, nous sommes immédiatement la curiosité des passants. En fin de compte, un jeune homme parlant un peu l’anglais nous explique que le rickshawalla n’a tout simplement pas la monnaie pour rendre sur le billet et sors le compte exact de son porte-monnaie. On n’est pas plus avancé car maintenant on doit trouver la monnaie pour rembourser ce jeune homme mais il s’en va déjà en nous souhaitant une bonne soirée et un très bon voyage dans son pays…

C’est complètement éberlué par ce qui vient de nous arriver que nous allons nous balader dans le marché avant de rentrer à l’hôtel.

Comme nous nous sentons mieux, nous commandons un plat de riz aux légumes et des grosses crevettes que nous mangeons goulûment avant de regagner nos pénates...

Infos pratiques


Shatgumbad Mosque
Entrée : 50 tk

Khan Jehan Ali Tomb et mosquée
Entrée gratuite


Bus Khulna-Bagerhat : 50 tk/pers.



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(Ce message a été modifié par laptitmarie le 10 mars 2008 à 16:50.)


mamina64
Sud-Ouest, France

Photo/image personnelle du membre mamina64.

Description de la photo/image: filets de pêche à Essaouira


13 février 2008 à 15:21

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Re: [laptitmarie] Bangladesh: quinze jours de balade [En réponse à] Répondre

Quel régal que la lecture de ce carnet ! très vivant, très documenté, plein de belles rencontres et tu ne nous caches rien non plus des "désagréments" de ce type de voyage...
Tes photos sont magnifiques, particulièrement les portraits, ce doit être aussi bien agréable de pouvoir photographier les gens pour leur plaisir.
Maintenant j'attendrais la suite avec impatience, merci




La liberté, c'est un cadeau qu'on se fait à soi-même - (L.Gauthier)


laptitmarie
Bierges,Bruxelles, Belgique



2 mars 2008 à 11:22

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Re: [mamina64] Bangladesh: quinze jours de balade [En réponse à] Répondre

Merci de ta patience Mamina . Je reviens enfin après plusieurs jours d'indisponibilité pour cause de maladie et "trous de mémoire"

Voici une petite suite.

Balades autour de la boule : Inde, Bangladesh, Turquie, Népal,..
Récit Bangladesh
Mon couchsurfing


laptitmarie
Bierges,Bruxelles, Belgique



2 mars 2008 à 11:39

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Re: [laptitmarie] Bangladesh: quinze jours de balade [En réponse à] Répondre

Vendredi 28 décembre

Et bien, c’est foutu !! On a passé une nuit de merde à être tour à tour malade…
Cela suffit, il faut absolument que l’on fasse quelque chose.
Je téléphone à la réception pour voir un docteur. Quelque temps plutard, un jeune homme monte nous dire que le vendredi est jour de repos (ben oui, j’avais oublié) et que le médecin attitré de l’hôtel n’est pas chez lui. Il va tout faire pour en trouver un autre et nous préviendra.
Nous descendons au resto afin de nous mettre quelque chose sous la dent mais cela ne passe pas trop bien.

Le jeune homme vient nous chercher et nous le suivons dans un quartier derrière l’hôtel jusqu’à une clinique. Il y a un monde fou dans la salle d’attente et dans le couloir.
Je suis découragée et je m’imagine déjà attendre des heures, pliée en deux pleine de crampes au ventre. Malgré mes protestations, un couple de personnes se lève et nous donne leur siège.
Quand le prochain patient sort du cabinet du médecin et paie sa visite au secrétaire médical, le jeune homme nous fait signe de rentrer. C’est assez gênant car nous passons devant tout le monde…
Nous sommes 5 dans le cabinet : le médecin, son assistant, notre gamin, Thierry et moi. Je ne me vois pas trop me déshabiller devant tout ce monde….
Mais, c’est sans compter l’expérience médicale de notre docteur, qui plus est, est musulman. C’est donc à travers mes vêtements et ma pochette ventrale qu’il me tâte le ventre et me dit que j’ai une dysenterie et suis déshydratée…..
Il fait de même avec Thierry qui se plaint de fièvre en lui prenant les battements de cœur à travers sa pochette qui pend à son cou…
Non, sans blague, le docteur sait très bien ce que nous avons mais il doit bien justifier son salaire.
Aie, le salaire. J’ai l’impression que ça va être salé pour nous. Non seulement, on a fait désorganiser tout le truc, on est passé devant tout le monde et on a fait durer la visite en racontant notre vie au docteur. Ca va nous coûter un pont !!

- « Je vais vous prescrire 2 médicaments à chacun +1 sachet de réhydratant pour madame »
- « Et vous croyez qu’on sera guéri avec ça ? »
- « Inch Allah ! »…..
- « Ha oui, d’accord…..Combien on vous doit docteur ? »
- « Absolument rien, vous avez pris la peine de traverser le monde pour venir visiter notre pays, ce serait bien grave si je vous demandais quoi que ce soit. Voici ma carte, j’habite et suis médecin à Dhaka et viens 2 jours par semaine à Khulna.
Venez me rendre visite lors de votre prochain passage dans la ville. »
- « Merci beaucoup docteur Nazmul.»

Je suis fort touchée par la gentillesse du docteur.
En sortant du cabinet, je n’ose même pas regarder les gens qui attendent. Je sais qu’ils attendront peut-être longtemps mais une chose est sure, ils devront payer leur consultation.
Hors de la clinique, notre jeune homme nous explique que beaucoup de choses peuvent être gratuites mais le « bockshish » reste toujours de vigueur. Nous lui glissons alors 200 tk dans la main qu’il s’empresse d’aller donner au secrétaire médical qui avait tout organisé pour que le médecin nous reçoive. Quand il revient, nous lui donnons un petit quelque chose également.

Un arrêt à la pharmacie s’impose avant de reprendre la route. Nous remettons notre ordonnance au pharmacien qui nous prépare le nombre exact de médicaments à prendre. Ce serait bien plus judicieux de faire de même en Europe, ça amoindrirait peut-être le trou de la sécu…..
Nous prenons également une bouteille de sirop car Thierry tousse depuis plusieurs jours. Nous en avons pour 560 tk….

De retour à l’hôtel, nous faisons nos sacs, payons la note à la réception et remercions bien tout le monde de leur gentillesse et de l’aide qu’ils nous ont apporté.

Un rickshaw pour le nord de la ville et nous retrouvons le brouhaha du bus stand. Pas besoin de chercher, on nous aide à trouver notre bus et démarrons très vite.



Arrivée à l’entrée de Jessore sur le fleuve Bhairab, en fin d’après-midi, on tourne un peu en rond avec le rickshaw et trouvons enfin notre hôtel situé dans une toute petite ruelle. Il est sensé être construit depuis 3 ans, pourtant, lorsque nous sommes reçus aimablement à la réception, on a l’impression qu’il date de Mathusalem tellement rien n’est entretenu. Sur le bureau, une publicité.

-« Tiens, vous annoncez une piscine dans votre prospectus. Y a t-il moyen d’y aller maintenant ?
-« Hélas, non, elle n’est pas encore construite….. »
-« Ha, et c’est prévu pour quand ? »
-« Bientôt…… »

Après avoir visiter 2 chambres, nous choisissons celle au 3ème étage au fond du couloir. Je descend chercher des essuies à la réception, prend une douche, me met au lit sans dîner et m’endors devant la télé………Depuis ma jolie dysenterie et ma déshydratation, c’est le premier jour que je bouge à nouveau et je suis liquidée.
Vers 21h, je suis réveillé en sursaut par un bruit de métal du tonnerre et Thierry va voir ce qu’il se passe. A côté de la chambre, il y a un escalier en colimaçon qui descend tout droit sur la pièce oú une dizaine de femmes font la vaisselle. Là, elles sont en train de récurer les immenses casseroles qui ont servi à cuire le riz. Le chef cuistot, les yeux écarquillés, se confond en excuses et promet que le bruit cessera vers 22h.

Infos pratiques


Docteur Nazmul Ahasan
Popular consultant Centre Ltd
House 13 Road 2
Dhanmondi, Dhaka
Tel. 966.94.80
Reçoit à Dhaka du samedi au mercredi de 16 à 20h
et à Khulna le jeudi et vendredi matin.

Western inn international
51, Khan-A-Sabur Road,
Khulna-9100
Suite double air co, salle de bains, tv, mini bar et petit-déjeuner 2000 tk (20€)
Consommations prises à l’hôtel :
Coca 15tk
Soupe à l’oignon 50 tk
Chicken byriani 120 tk
Vegetable byriani 60 tk
Grosses crevettes sauce maison 300 tk

Rickshaw Western Inn-Bus Stand 12 tk.
Rickshaw Bus stand-Hotel Hassan 15 tk

Bus Khulna-Jessore 50 tk. /pers.



Samedi 29 décembre

Descendus vers 9h30, nous sommes seuls pour prendre le petit-déjeuner de toast et de café dans la grande salle à manger. Au milieu de celle-ci, il y a plusieurs grands carrelages qui ont sautés. Quelques membres du personnel regardent les dégâts sans savoir quoi faire. C’est alors que Thierry leur explique, qu’effectivement, vu qu’ils placent les carrelages l’un contre l’autre sans espace, il risquera encore d’y avoir des accidents de ce type. Voilà qu’il leur fait un cours digne d’un carreleur et le meilleur, c’est que ça les intéresse au plus haut point.
Lorsque nous quittons la salle à manger, 2 hommes reviennent avec du matériel, et, leur leçon apprise, se mettent au travail.

Nous sortons faire un tour dans la ville et nous hasardons dans les petites rues et allons vers le parc et son palais de justice, bâtiment de style colonial hérité des britanniques.



L’endroit est beau, paisible et nous nous y posons un bon moment au
bord du ghat, afin d’apprécier l’endroit. Un homme vient près de nous mais n’ose pas nous parler. Lorsque nous lui disons bonjour, content, il nous répond et s’en va.



En sortant du parc, un rickshaw loué pour la journée sans doute, équipé d’un cornet, vante l’avant-première d’un film dont je ne sais lire le titre.
Dans ce dédale de rues, nous mettons un moment pour retrouver l’hôtel et lorsque nous y sommes, montons faire nos sacs, payons la note et hélons un rickshaw qui nous mène l’arrêt des bus.




Vers 15h30, nous arrivons à Kushtia mais vu le retard que nous avons pris sur notre itinéraire à cause de ma maladie, nous décidons de ne pas rester. Nous prenons le temps de nous dégourdir un peu les jambes en faisant le tour du bus stand et cherchons un autre bus pour Jessore.

Ici, nous devons payer notre trajet à un petit bureau. Nous discutons avec le receveur à propos du prix du bus. Il veut 120 tk mais comme on lui dit que c’est fort cher, il finit par baisser le prix à 110 tk/pers.



Nous faisons nos petites provisions de biscuits parmi les nombreux marchands et montons nous asseoir dans le bus. Nous avons les « meilleures » places….Les premières places à l’avant gauche…
Nous pouvons donc à loisir observer les montées-descentes des gens , le paysage en grand écran, les klaxons du chauffeur, et l’éternel dingue tambourineur de porte qui écarte les véhicules en leur criant de dégager la route.




Nous sentons que nous arrivons dans une région à majorité indoue. Il y a bien plus de vaches par ici et les fameuses galettes de bouses que l’on rencontre partout en Inde, sont remplacées par des « brochettes de bouses »

A mi-chemin, à Paksey, nous devons passer de l’autre côté du Gange et d’après le LP, on doit prendre un bac. Hélas, depuis la parution du guide, un pont à été construit et c’est le temps d’un éclair que nous passons de la province de Khulna à celle de Rajshahi. Par contre, le vieux pont métallique Hardinge (du nom du dernier gouverneur du West Bengal) est toujours là et le train y circule encore.




A chaque arrêt, des enfants mendiants ou vendeurs montent dans le bus et font leur petit commerce. Un gamin, mignon à croquer, nous tend son panier rempli de bonbons. Thierry en prend 2 et, en échange, pour la blague, lui donne une peluche. Le petit ne sait pas quoi dire car il s’attendait à recevoir ses 2tk…..Que Thierry lui donne immédiatement après. Son grand sourire illumine son visage et Thierry en profite pour lui demander s’il peut le prendre en photo. Le petit lui demande un instant, enlève son écharpe qu’il avait autour de la tête, se refait les cheveux et fait signe qu’il est prêt.



Arrivés à l’entrée de Rajshahi, il fait déjà noir. Un rickshaw nous dépose dans le centre ville et nous nous mettons à la recherche du Parjatan motel, faisant partie de la chaîne d’hôtels appartenant au gouvernement. Un jeune homme nous accoste en anglais, tout heureux de pratiquer la langue et de faire notre connaissance. Il nous conseille de prendre une chambre en ville car la parjatan est loin dit-il. Il nous accompagne dans un hôtel sur la rue principale mais la chambre à côté de la réception est puante, sale et il y a des trous de rats un peu partout….
Le jeune homme demande au tenancier de l’hôtel s’il ne connaît pas quelque chose de mieux, de type occidental et un peu plus propre. Le patron, pas vexé du tout, nous propose d’aller au Mukta. Malgré l’approbation du jeune homme, nous montons dans un rickshaw pour traverser la ville et aller jeter un coup d’œil au parjatan quand même.
Il avait bien raison. Les chambres sont encore pires que prédit et nous revenons en ville, au Mukta oú nous prenons la suite, toute proprette.

Ce soir, nous avons une faim de loup et nous décidons d’aller prendre un bon repas. Après une douche, nous sortons prendre la « température » de la ville. Il y a bien du monde en ville car c’est « day-off » et tout le monde se promène.

Entre 2 magasins de téléphones mobiles, nous montons l’escalier qui annonce un restaurant sino bengali. Il y a énormément de resto chinois dans le pays et il est difficile de les éviter.
Nous prenons un délicieux potage pour deux et un plat de crevettes géantes chacun mais nous ne pouvons pas terminer car, n’ayant plus rien avalé de consistants depuis 5 jours, nos estomacs ont rétrécis.
Après une promenade digestive dans la ville et nous rentrons dormir.

Infos pratiques


Chili’s kabab food (le resto sino-bengali)
Zero point, Shaheb Bazar, Rajshahi
Soupe thai 180 tk
Crevettes grillées 200 tk
Riz aux crevettes 140 tk
Coca 15 tk
Eau en bouteille litre 12 tk

Hotel Mukta International
Ganakpara, Rajshahi 6100
Tel. 88-0721-771100
Suite double airco, tv, mini-bar, salle de bain 1600 tk

Bus Jessore-Kushtia 2h 140tk/pers.
Bus Kushtia-Rajshahi 3h30 110 tk/pers.


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(Ce message a été modifié par laptitmarie le 10 mars 2008 à 16:53.)


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Mékong
Lyon, France

Photo/image personnelle du membre Mékong.


3 mars 2008 à 8:32

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Re: [laptitmarie] Bangladesh: quinze jours de balade [En réponse à] Répondre

salut la Pte Marie
j'ai vécu la même chose à Lahore au Pakistan consultation gratuite à l'hôpital grâce au Regal Inn
il m'avait fallu 5 jours pour m'en remettre mais après j'avais un appétit d'ogre
ton récit est toujours aussi captivant
Eric

La vertu d'un voyage c'est de purger la vie avant de la garnir
Nicolas Bouvier


patoune
lomme, France



3 mars 2008 à 10:11

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Re: [laptitmarie] Bangladesh: quinze jours de balade [En réponse à] Répondre

merci Marie pour la "petite" suite, vivement le prochain post et surtout tes photos qui vont avec.

Patoune

vivre simplement pour que simplement les autres puissent vivre.


Ragamuffin
Brükzelles, Belgique

5 mars 2008 à 9:15

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Re: [Parvat] Bangladesh: quinze jours de balade [En réponse à] Répondre

Jamais entendu parler des moustiquaires.

400g only pour une quasi garantie psychologique d'un sommeil bien apprécié.

PS A propos de hamac : ... l’homme n’aspire qu’à la quiétude de son hamac Qu'il soit mélanésien ou Tumuc Humac (Gérard Manset - Vahiné ma soeur)

Il faut avoir des regrets. Une vie sans regrets est une vie vécue sans introspections, sans interrogations. Ce n'est pas une vie digne d'être vécue.
Shashi Tharoor - Show business


laptitmarie
Bierges,Bruxelles, Belgique



8 mars 2008 à 12:07

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Re: [patoune] Bangladesh: quinze jours de balade [En réponse à] Répondre

Je suis toujours contente de savoir être lue.

Je posterai la suite lundi soir car je dois travailler ce week-end.....Fou

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Récit Bangladesh
Mon couchsurfing
(Ce message a été modifié par laptitmarie le 8 mars 2008 à 12:13.)


laptitmarie
Bierges,Bruxelles, Belgique