
laptitmarie
Bierges,Bruxelles, Belgique

2 mars 2008 à 11:39
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Vendredi 28 décembre Et bien, c’est foutu !! On a passé une nuit de merde à être tour à tour malade… Cela suffit, il faut absolument que l’on fasse quelque chose. Je téléphone à la réception pour voir un docteur. Quelque temps plutard, un jeune homme monte nous dire que le vendredi est jour de repos (ben oui, j’avais oublié) et que le médecin attitré de l’hôtel n’est pas chez lui. Il va tout faire pour en trouver un autre et nous préviendra. Nous descendons au resto afin de nous mettre quelque chose sous la dent mais cela ne passe pas trop bien. Le jeune homme vient nous chercher et nous le suivons dans un quartier derrière l’hôtel jusqu’à une clinique. Il y a un monde fou dans la salle d’attente et dans le couloir. Je suis découragée et je m’imagine déjà attendre des heures, pliée en deux pleine de crampes au ventre. Malgré mes protestations, un couple de personnes se lève et nous donne leur siège. Quand le prochain patient sort du cabinet du médecin et paie sa visite au secrétaire médical, le jeune homme nous fait signe de rentrer. C’est assez gênant car nous passons devant tout le monde… Nous sommes 5 dans le cabinet : le médecin, son assistant, notre gamin, Thierry et moi. Je ne me vois pas trop me déshabiller devant tout ce monde…. Mais, c’est sans compter l’expérience médicale de notre docteur, qui plus est, est musulman. C’est donc à travers mes vêtements et ma pochette ventrale qu’il me tâte le ventre et me dit que j’ai une dysenterie et suis déshydratée….. Il fait de même avec Thierry qui se plaint de fièvre en lui prenant les battements de cœur à travers sa pochette qui pend à son cou… Non, sans blague, le docteur sait très bien ce que nous avons mais il doit bien justifier son salaire. Aie, le salaire. J’ai l’impression que ça va être salé pour nous. Non seulement, on a fait désorganiser tout le truc, on est passé devant tout le monde et on a fait durer la visite en racontant notre vie au docteur. Ca va nous coûter un pont !! - « Je vais vous prescrire 2 médicaments à chacun +1 sachet de réhydratant pour madame » - « Et vous croyez qu’on sera guéri avec ça ? » - « Inch Allah ! »….. - « Ha oui, d’accord…..Combien on vous doit docteur ? » - « Absolument rien, vous avez pris la peine de traverser le monde pour venir visiter notre pays, ce serait bien grave si je vous demandais quoi que ce soit. Voici ma carte, j’habite et suis médecin à Dhaka et viens 2 jours par semaine à Khulna. Venez me rendre visite lors de votre prochain passage dans la ville. » - « Merci beaucoup docteur Nazmul.» Je suis fort touchée par la gentillesse du docteur. En sortant du cabinet, je n’ose même pas regarder les gens qui attendent. Je sais qu’ils attendront peut-être longtemps mais une chose est sure, ils devront payer leur consultation. Hors de la clinique, notre jeune homme nous explique que beaucoup de choses peuvent être gratuites mais le « bockshish » reste toujours de vigueur. Nous lui glissons alors 200 tk dans la main qu’il s’empresse d’aller donner au secrétaire médical qui avait tout organisé pour que le médecin nous reçoive. Quand il revient, nous lui donnons un petit quelque chose également. Un arrêt à la pharmacie s’impose avant de reprendre la route. Nous remettons notre ordonnance au pharmacien qui nous prépare le nombre exact de médicaments à prendre. Ce serait bien plus judicieux de faire de même en Europe, ça amoindrirait peut-être le trou de la sécu….. Nous prenons également une bouteille de sirop car Thierry tousse depuis plusieurs jours. Nous en avons pour 560 tk…. De retour à l’hôtel, nous faisons nos sacs, payons la note à la réception et remercions bien tout le monde de leur gentillesse et de l’aide qu’ils nous ont apporté. Un rickshaw pour le nord de la ville et nous retrouvons le brouhaha du bus stand. Pas besoin de chercher, on nous aide à trouver notre bus et démarrons très vite.
Arrivée à l’entrée de Jessore sur le fleuve Bhairab, en fin d’après-midi, on tourne un peu en rond avec le rickshaw et trouvons enfin notre hôtel situé dans une toute petite ruelle. Il est sensé être construit depuis 3 ans, pourtant, lorsque nous sommes reçus aimablement à la réception, on a l’impression qu’il date de Mathusalem tellement rien n’est entretenu. Sur le bureau, une publicité. -« Tiens, vous annoncez une piscine dans votre prospectus. Y a t-il moyen d’y aller maintenant ? -« Hélas, non, elle n’est pas encore construite….. » -« Ha, et c’est prévu pour quand ? » -« Bientôt…… » Après avoir visiter 2 chambres, nous choisissons celle au 3ème étage au fond du couloir. Je descend chercher des essuies à la réception, prend une douche, me met au lit sans dîner et m’endors devant la télé………Depuis ma jolie dysenterie et ma déshydratation, c’est le premier jour que je bouge à nouveau et je suis liquidée. Vers 21h, je suis réveillé en sursaut par un bruit de métal du tonnerre et Thierry va voir ce qu’il se passe. A côté de la chambre, il y a un escalier en colimaçon qui descend tout droit sur la pièce oú une dizaine de femmes font la vaisselle. Là, elles sont en train de récurer les immenses casseroles qui ont servi à cuire le riz. Le chef cuistot, les yeux écarquillés, se confond en excuses et promet que le bruit cessera vers 22h. Infos pratiques Docteur Nazmul Ahasan Popular consultant Centre Ltd House 13 Road 2 Dhanmondi, Dhaka Tel. 966.94.80 Reçoit à Dhaka du samedi au mercredi de 16 à 20h et à Khulna le jeudi et vendredi matin. Western inn international 51, Khan-A-Sabur Road, Khulna-9100 Suite double air co, salle de bains, tv, mini bar et petit-déjeuner 2000 tk (20€) Consommations prises à l’hôtel : Coca 15tk Soupe à l’oignon 50 tk Chicken byriani 120 tk Vegetable byriani 60 tk Grosses crevettes sauce maison 300 tk Rickshaw Western Inn-Bus Stand 12 tk. Rickshaw Bus stand-Hotel Hassan 15 tk Bus Khulna-Jessore 50 tk. /pers. Samedi 29 décembre Descendus vers 9h30, nous sommes seuls pour prendre le petit-déjeuner de toast et de café dans la grande salle à manger. Au milieu de celle-ci, il y a plusieurs grands carrelages qui ont sautés. Quelques membres du personnel regardent les dégâts sans savoir quoi faire. C’est alors que Thierry leur explique, qu’effectivement, vu qu’ils placent les carrelages l’un contre l’autre sans espace, il risquera encore d’y avoir des accidents de ce type. Voilà qu’il leur fait un cours digne d’un carreleur et le meilleur, c’est que ça les intéresse au plus haut point. Lorsque nous quittons la salle à manger, 2 hommes reviennent avec du matériel, et, leur leçon apprise, se mettent au travail. Nous sortons faire un tour dans la ville et nous hasardons dans les petites rues et allons vers le parc et son palais de justice, bâtiment de style colonial hérité des britanniques.
L’endroit est beau, paisible et nous nous y posons un bon moment au bord du ghat, afin d’apprécier l’endroit. Un homme vient près de nous mais n’ose pas nous parler. Lorsque nous lui disons bonjour, content, il nous répond et s’en va.
En sortant du parc, un rickshaw loué pour la journée sans doute, équipé d’un cornet, vante l’avant-première d’un film dont je ne sais lire le titre. Dans ce dédale de rues, nous mettons un moment pour retrouver l’hôtel et lorsque nous y sommes, montons faire nos sacs, payons la note et hélons un rickshaw qui nous mène l’arrêt des bus.
Vers 15h30, nous arrivons à Kushtia mais vu le retard que nous avons pris sur notre itinéraire à cause de ma maladie, nous décidons de ne pas rester. Nous prenons le temps de nous dégourdir un peu les jambes en faisant le tour du bus stand et cherchons un autre bus pour Jessore. Ici, nous devons payer notre trajet à un petit bureau. Nous discutons avec le receveur à propos du prix du bus. Il veut 120 tk mais comme on lui dit que c’est fort cher, il finit par baisser le prix à 110 tk/pers.
Nous faisons nos petites provisions de biscuits parmi les nombreux marchands et montons nous asseoir dans le bus. Nous avons les « meilleures » places….Les premières places à l’avant gauche… Nous pouvons donc à loisir observer les montées-descentes des gens , le paysage en grand écran, les klaxons du chauffeur, et l’éternel dingue tambourineur de porte qui écarte les véhicules en leur criant de dégager la route.
Nous sentons que nous arrivons dans une région à majorité indoue. Il y a bien plus de vaches par ici et les fameuses galettes de bouses que l’on rencontre partout en Inde, sont remplacées par des « brochettes de bouses » A mi-chemin, à Paksey, nous devons passer de l’autre côté du Gange et d’après le LP, on doit prendre un bac. Hélas, depuis la parution du guide, un pont à été construit et c’est le temps d’un éclair que nous passons de la province de Khulna à celle de Rajshahi. Par contre, le vieux pont métallique Hardinge (du nom du dernier gouverneur du West Bengal) est toujours là et le train y circule encore.
A chaque arrêt, des enfants mendiants ou vendeurs montent dans le bus et font leur petit commerce. Un gamin, mignon à croquer, nous tend son panier rempli de bonbons. Thierry en prend 2 et, en échange, pour la blague, lui donne une peluche. Le petit ne sait pas quoi dire car il s’attendait à recevoir ses 2tk…..Que Thierry lui donne immédiatement après. Son grand sourire illumine son visage et Thierry en profite pour lui demander s’il peut le prendre en photo. Le petit lui demande un instant, enlève son écharpe qu’il avait autour de la tête, se refait les cheveux et fait signe qu’il est prêt.
Arrivés à l’entrée de Rajshahi, il fait déjà noir. Un rickshaw nous dépose dans le centre ville et nous nous mettons à la recherche du Parjatan motel, faisant partie de la chaîne d’hôtels appartenant au gouvernement. Un jeune homme nous accoste en anglais, tout heureux de pratiquer la langue et de faire notre connaissance. Il nous conseille de prendre une chambre en ville car la parjatan est loin dit-il. Il nous accompagne dans un hôtel sur la rue principale mais la chambre à côté de la réception est puante, sale et il y a des trous de rats un peu partout…. Le jeune homme demande au tenancier de l’hôtel s’il ne connaît pas quelque chose de mieux, de type occidental et un peu plus propre. Le patron, pas vexé du tout, nous propose d’aller au Mukta. Malgré l’approbation du jeune homme, nous montons dans un rickshaw pour traverser la ville et aller jeter un coup d’œil au parjatan quand même. Il avait bien raison. Les chambres sont encore pires que prédit et nous revenons en ville, au Mukta oú nous prenons la suite, toute proprette. Ce soir, nous avons une faim de loup et nous décidons d’aller prendre un bon repas. Après une douche, nous sortons prendre la « température » de la ville. Il y a bien du monde en ville car c’est « day-off » et tout le monde se promène. Entre 2 magasins de téléphones mobiles, nous montons l’escalier qui annonce un restaurant sino bengali. Il y a énormément de resto chinois dans le pays et il est difficile de les éviter. Nous prenons un délicieux potage pour deux et un plat de crevettes géantes chacun mais nous ne pouvons pas terminer car, n’ayant plus rien avalé de consistants depuis 5 jours, nos estomacs ont rétrécis. Après une promenade digestive dans la ville et nous rentrons dormir. Infos pratiques Chili’s kabab food (le resto sino-bengali) Zero point, Shaheb Bazar, Rajshahi Soupe thai 180 tk Crevettes grillées 200 tk Riz aux crevettes 140 tk Coca 15 tk Eau en bouteille litre 12 tk Hotel Mukta International Ganakpara, Rajshahi 6100 Tel. 88-0721-771100 Suite double airco, tv, mini-bar, salle de bain 1600 tk Bus Jessore-Kushtia 2h 140tk/pers. Bus Kushtia-Rajshahi 3h30 110 tk/pers.
Balades autour de la boule : Inde, Bangladesh, Turquie, Népal,.. Récit Bangladesh Mon couchsurfing
(Ce message a été modifié par laptitmarie le 10 mars 2008 à 16:53.)
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