
laptitmarie Bierges,Bruxelles, Belgique

22 janvier 2008 à 16:12
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Samedi 23 décembre 2007 Hier soir, nous avions demandés au jeune homme qui s’occupe de nous, de nous réveiller vers 9h…..il est déjà 11h, il a oublié ou pas compris, rien de bien grave …. Nous buvons juste un café et beurrons quelque toast avant de nous mettre en route à la découverte de notre quartier et de la ville. Comme nous aimons à le faire, nous partons au hasard des rues. Nous longeons la Mirpur Road oú les marchands ambulants se sont installés sur le trottoir avec des tonnes de vêtements de type occidental pour hommes puis empruntons la Elephant Road. Nous sommes dans le quartier des boutiques de vaisselles en porcelaine, opticiens en tout genre et unstensiles en osier. Mises à part quelques uns, rares sont les commerces ouverts.  Hier soir, nous étions passé à côté d’un « tas de choses très odorantes ». Aujourd’hui, nous repassons au même endroit....Je ne peux même pas tourner mon regard par là car j’ai des nausées et suis à 2 doigts de « crier raoul » Thierry a ce courage et, bien plu tard, il me dira que c’était un tas de pis et de cornes de vaches…. (les restes de la fête de l’Eid…) Nous arrivons dans le quartier de l’université. La circulation est fermée par des barrières. Seuls les rickshaw ont droit de passage. Derrière la végétation, emerge le dome d’une mosquée rouge. Dans le chemin qui y mène, quelques familles ont élu domicile. Les saris et couvertures de mille couleurs sèchent au soleil sur les branches des arbres. C’est une petite mosquée de style moghole datant de 1679 que nous découvrons. Comme nous n’osons pas rentrer dans la cour, quelques hommes, dont un s’exprimant un peu en anglais, nous y invitent. Etant femme, et ayant l’habitude de ne pas toujours être autorisée à rentrer dans ces lieux de culte, Thierry leur dit que ce n’est pas un problème, je l’attendrai bien dehors. Je reste donc en retrait mais l’on m’invite à rentrer également. Je fais alors bien attention à me couvrir la tête par respect et là, tout le monde se met à rire……Je comprends mieux quand je vois qu’il y a plusieurs femmes qui vaquent à leur occupation ménagère, les cheveux aux vents… C’est toute une famille musulmane qui occupe et entretien les lieux. Le papa, qui a plus de 100 ans, nous sourit timidement mais c’est le grand frère qui nous emmène faire le tour du propriétaire et nous explique tout. Thierry accompagne les hommes dans la mosquée et fait une donation de 20 tk. Séance de photos, fous rires, adieux émouvants et nous reprenons la balade.
Nous sortons du site de l’université et arrivons dans le vieux Dhaka avec ses ruelles étroites et l’impression d’une ambiance plus animée. Ici, habite une petite communauté d’indou. Les commerces sont ouverts, parfois, on entend de la musique. C’est assez paradoxal mais on y sent plus de vie car les indou ne font pas la fête…. Difficile d’imaginer qu’hier, les musulmans sacrifiaient des vaches qui sont si sacrées pour les indou.... Nous nous égarons dans les petites ruelles et nous retrouvons au bord d’un ghat. Quelques enfants sautent et jouent dans l’eau. Dès que l’on nous voit, nous sommes entourés et interpellés. Je fume une cigarette et cela les intrigue car ce n’est pas très habituel pour eux de voir une blanche fumer. Je distribue quelques cigarettes et la glace est rompue. Bon, maintenant, il s’agit de sortir de ce quartier car nous sommes quelque peu perdus. Nous n’avons même pas besoin de demander notre chemin car un gamin nous a vu regarder de tous côtés. Il nous fait signe de le suivre…mais oú nous emmène t’il ? Nous passons par un dédale de cours, couloirs et escaliers dans la pénombre complète et aboutissons dans la rue principale que nous avions quittée tout à l’heure.  200m plus loin, nous arrivons sur une petite place oú il y a une foule incroyable !! On y fait la file devant un grand bâtiment pourvue d’une gigantesque porte métallique, ainsi que devant 3 guichets. La police bien armée est en nombre et Thierry va les trouver pour leur demander quel est cet évènement spécial qui pourrait se dérouler aujourd’hui dans ce quartier indou…. Et bien, nous sommes simplement devant la prison de Dhaka et les guichets sont là pour donner un ticket d’ordre d’entrée. Les familles font alors la file tout le long du mur d’enceinte pour pouvoir entrer et apporter la nourriture aux détenus qui souffrent de la faim… Nous prenons un baby-taxi car nous devons aller dans le quartier de Motijheel, assez éloigné d’ici. Sur place, nous cherchons un peu, trouvons avec l'aide précieuse d'un monsieur qui nous accompagne jusque devant l'immeuble de la BIWTC (Bangladesh Inland Water Corporation), le bureau de réservation des bateaux. Normalement, les bureaux sont fermés mais un garde nous fait comprendre que nous pouvons rentrer. Au 2ème étage, nous nous engageons dans le couloir et arrivons dans un immense bureau d’un autre âge… Sur la droite, deux dizaines de beaux et vieux bureaux de style colonial sont assemblés, inutilisés...J'en ramènerai bien un... Le long des murs; il y plein d’armoires métalliques remplies d’archives, un papier collé sur chacune d’entre elles prouvant de la date de fermeture de l'armoire. Et à gauche, un petit bureau fait de panneaux translucides. C’est là que nous accueille le préposé à la réservation de notre « voyage royal ». Nous voudrions vivre le voyage que vivaient les gens du temps du Raj britannique durant les années ’30…..car au Bangladesh, c’est encore possible. Il reste une ligne fluviale qui part de Dhaka pour arriver à Khulna en passant par le Delta du Gange et qui est desservie par des bateaux à aubes, comme au Mississipi. Nous désirons évidemment voyagé en 1ère classe et l’employé donne des coups de téléphone pour nous trouver des places. Sur cet entre fait, un couple d’occidentaux arrive et est invité à s’asseoir avec nous dans le petit bureau. Martin et Eva sont allemand mais vivent à Hong-Kong. Ils font un city trip d’une semaine au Bangladesh pour prendre le fameux « rocket steamer » Ca à l’air de compliquer les choses mais il nous rassure : - « Ne vous inquiétez pas, je vais trouver une solution. » - « Si vous voulez, vous pouvez donner nos places à Mr. Et Mme. Et nous réserverons le bateau dans l’autre sens car nous n’avons pas d’itinéraire bien précis dans le pays.» - « Je travaille ici depuis très longtemps. Je suis un professionnel, je vais arranger ça. » Effectivement, pendant que nous faisons connaissance avec nos nouveaux amis, il jongle pendant près d’une demi heure avec ses 2 téléphones et trouve 2 cabines 1ère classe sur le vaisseau PS Masud de demain soir !! En sortant, nous passons devant une grande photo du navire PS Lepcha. Des employés voyant qu’on admire la photo, nous explique qu’il a eu un gros accident en février et n’a toujours pas été réparé. Par sécurité, le vaisseau a été retiré de la circulation.....hier.…Blurp… Dans le même quartier, Le Bangla restaurant proposé par le Lonely est fermé, nous empruntons donc la Kamal Ataturk Road et entrons dans un petit resto au hasard. Personne ne parle l’anglais et nous montrons simplement que nous avons faim. On nous sert du riz, un curry et du poulet baignant dans une sauce rougeâtre piquante. Je ne sais pas ce que c’est mais ça me goûte bien. Avec un coca chacun, ça nous coûte 250 takas (2,5 €) Voyageant léger, nous n’avions pas emporté de shampoing, savon, dentifrice, bombe insecticide, crasses à manger, eau, jus de fruits, etc.…..J'en profite pour faire ses achats dans un supermarché qui se trouve sur l'avenue. M’es avis que cela nous servira sur le bateau et lorsque nous serons sortis de Dhaka. Nous nous arrêtons encore dans une espèce de tea-room très propre pour déguster une glace et prendre un cappuccino avant de rentrer à la guest house. Une douche, un passage par internet et nous sortons pour dîner. Derrière chez nous, il y a le Dhanmondi Lake oú nous allons nous promener comme plein d’habitant de Dhaka le font le soir. Le long des berges, il y a plusieurs snacks improvisés mais cela ne nous tente pas car il y fait trop noir. Nous hélons un rickshawalla qui ne connaît apparemment pas du tout le quartier. Nous lui donnons 10 takas et finissons à pied la recherche d’un endroit pour manger. Nous finissons par trouver le Mango Café, sorte d’endroit branché. Tout les jeunes aisés s’y retrouve le temps d’un verre ou d’une drague…..ici, on ne croise que des jeans…. On a d’ailleurs plus du tout l’impression d’être au Bangladesh. Ils servent une cuisine bangla-américanisée. Nous y mangeons des ailes de poulets panées bien tendres. Le patron, la trentaine, magnifiques cheveux long jusqu'au hanches, fait des essais de masala tchai et je suis son premier cobaye. Hmmmmm…..très réussi ! En rentrant, Thierry allume la télé et tombe sur TV5 oú l’on montre le film « Titanic » qu'il décide de regarder. Mais il est dingue ma parole ! Regarder ça juste avant de prendre un bateau qui a presque 100 ans !! Je me bouche les oreilles et me cache sous l’oreiller afin de m’endormir sans cauchemarder…. Infos pratiques Ambrosia Guest House House 17 Road 3 Dhanmondi Dhaka Mail : ambrosia@bdmail.net Prix : chambre double + sanitaires + petit-déjeuner + internet gratuit 3300 takas Mango café Road 32 Dhanmondi, Dhaka BIWTC 5, Dilkusha Commercial Area, Motijheel Dhaka Prix : 1 cabine 1ère classe pour 2 personnes 1010 takas de Dhaka à Khulna Site : http://www.mos.gov.bd/biwtc.htm
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(Ce message a été modifié par laptitmarie le 10 mars 2008 à 16:51.)
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