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eliade
France
28 mai 2008 à 13:13
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Birmanie après le passage du cyclone Nargis
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Courrier International
Asie AIDE • "Trop tard, tout le monde est déjà mort" Trois semaines après le passage du cyclone, la junte militaire a fini par accepter que quelques équipes humanitaires étrangères accèdent aux zones sinistrées. Mais les besoins restent considérables. L'aide internationale arrive au sud de Rangoon, le 24 mai AFP Rangoon. Dans une petite salle mal aérée, une équipe d’experts européens en secours d’urgence donne des instructions à un groupe de bénévoles birmans à l’œuvre dans la région du delta de l’Irrawaddy, durement touchée par le cyclone. “Montrez-nous des photos de ce que vous voyez”, leur demande le chef d’équipe, titulaire d’un doctorat en gestion des catastrophes. “Nous essaierons de vous dire ce qu’il faut faire.” Voilà à quoi en sont réduits les secours aux sinistrés birmans : des opérations clandestines et par personnes interposées. Depuis que le cyclone Nargis a frappé, des organisations humanitaires et des agences de l’ONU sont prêtes à faire bénéficier le pays de leur aide et de leur savoir-faire. Mais jusqu’ici le régime militaire birman a empêché la plupart des humanitaires étrangers d’entrer dans le pays et n’a autorisé qu’un accès limité à la région du delta. L’équipe d’experts européens de Rangoon tente de transformer en quelques heures des bénévoles inexpérimentés en travailleurs humanitaires. Leurs instructions vont des conseils simples mais sages tels que “Choisissez un chef d’équipe et ayez toujours un sifflet sur vous” à des mesures essentielles d’aide comme “Evaluez les besoins en eau potable, puis en nourriture, en hébergement, en installations d’assainissement et en soins médicaux”. Il se dégage des commentaires des bénévoles présents que le principal sujet de préoccupation – l’accès à l’eau potable – a été provisoirement réglé par les pluies tombées récemment. ­En ce qui concerne la nourriture, la myriade de canaux du delta constitue une réserve de poissons, mais, selon certains témoignages, beaucoup de survivants craignent d’en manger en raison des milliers de cadavres qui flottent toujours sur l’eau. A Rangoon, la rumeur court que sur un marché un poissonnier a trouvé un doigt humain dans le ventre d’un gros poisson qu’il était en train de découper. Même si la réunion d’information peut être utile aux bénévoles, elle est frustrante pour une équipe chevronnée qui a l’habitude d’opérer en ­première ligne. “Ce n’est pas ainsi que j’aime travailler”, déclare l’un de ses membres. “Je ne tiens pas à rester assis ici à donner des cours. Je veux être sur le terrain. J’ai besoin d’action.” Pour compenser le manque ­d’assistance du gouvernement et d’aide internationale, la population prend elle-même les opérations en main. Une nuit, dans la maison d’un riche homme d’affaires birman, j’ai regar­dé les images que son équipe avait filmées pendant une intervention. Ils avaient loué un gros bateau pour sillonner certains des secteurs les plus dévastés, au fin fond du delta, et distribuer des vivres, de quoi s’abriter et du carburant pour alimenter les pompes des puits. Un médecin de ma connaissance vient de recevoir le feu vert pour l’établissement d’un centre de secours dans une ville du delta. Cette femme s’apprête à traiter les urgences – infections de la peau, coupures, diarrhée et troubles respiratoires –, mais dans certaines zones la question tout aussi urgente de l’hébergement n’a pas encore été réglée. “Beaucoup de gens n’ont nulle part où aller, dit-elle. Il ne leur reste plus rien. Certains se sont retrouvés totalement démunis après la tempête. Ils n’ont ni maison, ni famille, rien, pas même des vêtements.” aucune information précise et peu de bonnes nouvelles Les organisations d’aide lancent des mises en garde sur les conditions d’assainissement, désastreuses, les risques d’épidémie et les régions qui n’ont encore reçu aucune espèce d’aide. Mais nul n’a d’informations précises sur la situation qui règne dans le delta. Comme le fait observer, à Rangoon, le porte-parole d’une grande organisation humanitaire, “pour le moment c’est juste un puzzle que nous tentons de reconstituer”. Chaque matin, je parcours le New Light of Myanmar, l’organe officiel du régime. Les photos et les articles publiés par ce journal dépeignent des opérations de secours efficaces et réussies, à l’opposé des témoignages directs qui me parviennent. Même si une “percée majeure” dans la distribution de l’aide a été annoncée après la rencontre, le 22 mai, du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, avec le général Than Shwe, il y a peu de nouvelles positives sur le terrain. J’entends de plus en plus souvent parler de survivants qui s’étaient réfugiés dans des écoles ou des monastères et qui sont reconduits de force dans leurs villages dévastés. Les Birmans avec lesquels je me suis entretenue jusqu’ici ont accueilli la nouvelle d’un changement d’attitude de la junte avec scepticisme et peu d’entre eux sont prêts à lui pardonner son intransigeance initiale. Un bénévole m’a raconté qu’il avait ­rencontré dans le delta des villageois qui se rendaient à pied dans des villes plus sûres et qui avaient croisé en ­chemin des survivants auxquels ils n’avaient pu porter secours. Il avait le sentiment qu’un grand nombre de gens auraient pu être sauvés si le gouvernement avait réagi plus vite et autorisé l’acheminement de l’aide internationale au moment critique. “A quoi ça sert ?” a-t-il demandé d’un ton las en apprenant l’autorisation de l’aide des Nations unies. “Il est trop tard, tout le monde est déjà mort.” Emma Larkin The Sunday Herald
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fortini
erbalunga, France

28 mai 2008 à 13:37
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que dire ? pas de commentaire superflu malheureusement sur cette situation qui fait souffrir des milliers de gens ! merci de cet article amitiés de corse ------- trouver son chemin personnel a travers le chemin initiatique du voyage
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enzo0511
Belgique
29 mai 2008 à 4:24
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Des vraies infos, plus profondes et analysées :
oui enfin les blogs amateurs, chacun peut refaire l'histoire et retranscrire les informations a sa sauce et selon son point de vue sur internet, on lit tout et n'importe dernierement, Ban Ki Moon celui dont la visite etait inutile et sur d'autres blogs, celui qui a debloque la situation... donc "vraies infos, plus profondes et analysees" "vraies", difficile a dire "profondes", c'est un point de vue "analysées" c'est tres subjectif
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Kaotom
bruxelles et le s.o de la fran, Belgique

29 mai 2008 à 15:39
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on lit peut etre de tout mais je pense pas que sidartha écrive n'importe quoi lui , je pense qu'il faut savoir faire la différence ! cela fait longtemps que je lis ce blog et le suivi reste remarquable à mes yeux, je suis d'accord avec léonlevrai ------- Une chose est sûre, il faut faire quelque chose !!!!!!
(Ce message a été modifié par Kaotom le 29 mai 2008 à 15:39.)
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vic09
Bagnes, Fully et NYON , Suisse
Photo/image personnelle du membre vic09.
Description de la photo/image: Le Cervin, de Zermatt
29 mai 2008 à 15:41
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france 2, ca commence dans quelques secondes.... reportage sur place ------- Victoria
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LéonLeVrai
France
29 mai 2008 à 15:58
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Non, détrompes-toi, je n'étais pas de mauvaise humeur. Seulement tu postes un article, alors attends-toi à des commentaires, même s'ils ne sont pas ceux que tu attendais, c'est la règle du jeu. Je le répète, il n'y a rien dans cet article. On dirait un banal reportage-télé-d'heure-de-grande-écoute basiquement retranscrit. Et c'est le problème récurrent avec CI : de piocher des articles à droite à gauche et de sabrer leurs contenus, pour les rendre accessibles aux lecteurs pressés. Enfin, tes considérations sur mon nom n'apportent rien. ------- Léon, le vrai.
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eliade
France
30 mai 2008 à 17:07
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Courrier il fait écho, en qque sorte aux derniers posts dont le tien "mais un Birman qui travaille comme ouvrier en bâtiment à Bang-Tao , il m'expliquer que la junte minimiser les victimes autant que possible aux yeux du monde pour ne pas se voiler la face et en même temps surtout éviter que que l'aide international ne voient pas ce qui ce passe réellement dans le delta là ou le tourisme est interdit .
Par Hla Hla HTAY 30/05/2008 - 17:33 Birmanie: les généraux accusent la communauté internationale de pingrerie Un abri temporaire pour des rescapés du cyclone à Twantay, au sud de Rangoun, le 29 mai 2008 - AFP La junte birmane a appelé vendredi les sinistrés du cyclone Nargis à "manger des grenouilles" plutôt que d'accepter les "tablettes de chocolat" d'une communauté internationale accusée d'être avare de ses aides financières quatre semaines après le cataclysme. Le quotidien officiel New Light of Myanmar s'est étonné que 150 millions de dollars seulement ont été promis par des pays donateurs, alors que la Birmanie a évalué à 11 milliards ses besoins pour la reconstruction. Le journal a fustigé les Etats qui ont posé comme condition préalable à toute aide financière le libre accès des organisations humanitaires internationales au delta de l'Irrawaddy, la région la plus affectée par Nargis. Pêche dans uyn étang de Twantay, au sud de Rangoun, le 29 mai 2008 - AFP "La population de Birmanie est capable de se relever de telles catastrophes naturelles, même sans assistance internationale", a affirmé le New Light of Myanmar, précisant que les habitants des zones côtières dévastées "peuvent facilement se procurer du poisson" et qu'"en ce début de mousson, on trouve de grosses grenouilles comestibles en abondance". "Les habitants peuvent survivre en comptant sur eux-mêmes, même s'ils ne reçoivent pas de tablettes de chocolat de la communauté internationale", a dit le quotidien de la junte, selon qui autoriser les sauveteurs étrangers à se rendre librement dans le delta reviendrait à accorder aux donateurs "la permission de pénétrer dans toutes les maisons à discrétion". Cette tirade enflammée survient alors que les généraux birmans ont encore renforcé leur emprise sur la Birmanie, prolongeant mardi d'un an l'assignation à résidence qui frappe depuis 2003 l'opposante Aung San Suu Kyi et confirmant brusquement vendredi la "promulgation" d'une nouvelle Constitution. Un communiqué signé par l'homme fort de la junte Than Shwe, publié en première page du New Light of Myanmar, assure que le texte a été approuvé par 92,48% des électeurs au référendum des 10 et 24 mai. Il était initialement prévu que cette Constitution n'entre en vigueur qu'après des élections en 2010. La junte n'a pas expliqué les raisons de cette annonce soudaine. "Pour moi, ce n'est rien de plus qu'une proclamation de victoire", a estimé Aung Naing Oo, analyste birman réfugié en Thaïlande. Des secouristes japonais à leur arrivée à l'aéroport de Rangoun, le 29 mai 2008 - AFP Le cyclone Nargis, qui a ravagé le Sud de la Birmanie les 2 et 3 mai, a fait officiellement au moins 133.600 morts et disparus et 2,4 millions de sinistrés. L'ONU estime que, quatre semaines après le passage de Nargis, environ un million de rescapés ont besoin d'une aide urgente dans le delta de l'Irrawaddy, resté jusqu'à cette semaine fermé aux secouristes étrangers. Le porte-parole du bureau de coordination de l'ONU, Elisabeth Byrs, a demandé vendredi un accès total pour le personnel humanitaire des ONG et les experts de la Croix-Rouge. Les Etats-Unis ont exprimé leur frustration sur les lenteurs de l'acheminement de l'aide tandis que le pape Benoît XVI exprimait l'espoir que l'aide parvienne effectivement aux "endroits où elle est le plus nécessaire". Si les agences des Nations unies disent obtenir plus rapidement des visas désormais, l'accès paraît moins aisé pour les organisations privées. "Il est particulièrement important qu'un accès libre et inconditionnel soit garanti à la Croix-Rouge et aux ONG internationales, comme convenu la semaine dernière entre les hauts dirigeants birmans et le secrétaire général" de l'ONU Ban Ki-moon, a déclaré Terje Skavdal, un haut responsable humanitaire de l'ONU, au cours d'une conférence de presse à Bangkok. Le Premier ministre de Singapour Lee Hsien Loong a jugé "regrettable" les critiques de la junte sur le montant de l'aide internationale et fait part de la préoccupation de "tous les partenaires de la Birmanie au sein de l'ASEAN (Association des nations du Sud-Est asiatique) pour les souffrances des victimes qui pourraient être allégées si l'acheminement de l'aide était plus rapide".
(Ce message a été modifié par eliade le 30 mai 2008 à 17:08.)
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