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Guillaume06
Nice, France

12 décembre 2007 à 10:15

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Bolivie, Chili et Pérou: récit de deux mois d'aventures Répondre

Bonjour à tous. Voici le récit de mon tout premier voyage hors d'Europe, réalisé il y a un peu plus de 4 ans (depuis je n'ai cessé de voyager dès que j'ai le temps !).
J'ai repris les notes de l'époque, sans trop les modifier volontairement (c'est intéressant de voir l'évolution de son regard et de ses notes, avec les années et les voyages !).

Je signale que le récit de voyage est également
disponible ici, avec de nombreuses photos: Explore-Photo.com


Carnet de route, Bolivie 2003 : 2 mois d'aventures

Introduction
Eté 2003, deux frères en route pour l'Amérique du sud, et plus précisément la Bolivie. Les premières semaines passées dans les Cordilleras boliviennes, s'ensuivit alors la route vers le sud , dans la rigueur de l'Altiplano et ses superbes couleurs. A l'extrême sud, le volcan Licancabur et la frontière chilienne passés, le désert d'Atacama s'offrait, parmi les plus secs endroits du monde. L'Océan Pacifique n'était plus très loin...
Plus tard, continuant seul, ma route me poussait vers l'est bolivien, dans le bassin amazonien: Sucre, Santa Cruz, et enfin Trinidad. Les derniers jours finalement me menèrent près de Cusco, au Pérou. Là, égaré sous les étoiles dans les ruines incas de Pissac, je n'aurai qu'une envie: rester plus longtemps !

Premiers jours sur le sol bolivien : La Paz, lac Titikaka et trek dans la Cordillère Royale


Voila, nous y sommes, après 24h précises passées dans les transports, et surtout 6 h d'attente a Sao Paulo (le terminal brésilien n'a plus de secret pour nous), nous voila à 3800m d'altitude.
Les premiers effets de l'altitude se font ressentir. Notre premier souvenir bolivien est un impressionant atterrissage à 400 km/h, en raison d'une plus faible portance due à l'altitude, avec une superbe vue sur La Paz, l'altiplano, la Cordillère Royale, et le lac Titikaka. Suit la grosse descente en taxi de l'aéroport El Alto (4100m) vers la Ciudad (3800m), belle vue sur les quartiers accrochés aux flancs des collines qui entourent la Ciudad (ce sont les quartiers pauvres, situés plus en altitude que ceux plus chics dans le centre.) Les boliviens sont très accueillants... Nous avons pris un hotel dans le centre, sur les conseils avisés de Valerie, une canadienne rencontree a Sao Paulo. Le soleil est au rendez-vous, et tape très fort.

La Paz
Nous sommes le 6 juillet. Après 2 jours passés à La Paz, on peut dire que cette ville ne ressemble à... rien de ce que l'on connaît déjà !
Une ville qui bouillonne d'activité, une foule de vendeurs dans toutes les rues de tous les quartiers, des milliers de véhicules (taxis, micros,collectivos) qui klaxonnent perpétuellement, et semblent immortels: lors d'une excursion dans la vallée de la Luna, à 30min au sud de la ville, nous étions bien une quarantaine dans un petit bus de 20 places tout rouillé, qui a fait hurler sa 1ere pendant quelques minutes dans une cote de 20%, à 4km/h. Cela a donné l'occasion d'avoir quelques contacts rapprochés avec la population. L'immersion est totale car nous ne croisons que très rarement des touristes.
En ce qui concerne l'altitude, tout va très bien maintenant et nous pouvons effectivement faire des efforts (faire La Paz à pied c'est du sport...les rues sont toujours en pente). La nourriture nous convient pour le moment, là aussi le dépaysement est total : viande en beignet au petit dej ... Nous avons essayé un restaurant ou l'almuerzo etait a 4 bolivianos (3 francs): soupe de pomme de terre, riz et lama et un dessert douteux.
Ce matin nous avons organise les dix jours prochains ; Valerie se joint a nous pour cela : 2-3 jours au lac Titikaka (bivouac sur l'Isla del Sol prévu), puis un trek de 7 jours dans la cordillere royale au nord de la Paz avec 2 mules. 2 sommets sont prevus durant ce trek nous verrons de quoi nous sommes capables. Reponse dans une dizaine de jours. A bientot dans 3 jours au retour du lac titikaka.

Lac Titikaka, et en route pour la Cordillère Royale.
Petit message en vitesse, de retour du Titikaka -magnifique- et sur le départ pour la cordillère royale, demain matin. Nous parlerons plus tard du lac, et du vrai altiplano rural, hors de La Paz (un bond impressionnant dans le temps de 200 ans en arrière). Beaucoup, beaucoup d'images dans la tête, paysages, population. En fait je n'ai pas les mots! Au milieu du lac, bivouac, lever de soleil face au Condoriri enneigé et la Cordillère, le tout a 4100m... Ha, j'allais tout de même oublier: BAIN au titikaka avec Bruno (quand même). Record de baignade d'altitude à battre ! Ballade avec un pêcheur dans sa barque (plus romantique que les gondoles a Venise?).

Niveau santé, apres un ou 2 jours moyens, tout va bien. Faut bien s'adapter ...Les temperatures que nous rencontrons sont tres agréables: puissant soleil le jour, nuit a 0 degres. (et 10 dans les hotels....A note: J'ai pu prendre ce matin ma premiere douche CHAUDE, mot rare du dictionnaire bolivien!
De retour à La Paz, courses pour la semaine de trek (moins de 100F pour une semaine de nourriture par personne). Nous avons loué du super matos (des baudriers de 1ere qualite... bolivienne !!!). Bon, hum, ca ira pour ce qu'on fait.
Interrogations sur la météo, qui sembe moyenne, mais on verra sur place. Notre muletier est du Condoriri, donc il connaît bien là ou nous allons. Premiere ascension prévue: pyrañida Blanca (5300) puis 3 jours apres le Huayna Potosi (6088), avec moi même en premier de cordée, une grande première. Retour prévu le 17 au soir. Bon, si le 20-21 pas de nouvelles, faudra se poser quelques questions. (il faut tenir compte du fait que l'heure et le jour bolivien sont dilatables... c'est magnifique comme j'adore ce pays!! Ceux qui me connaisse conprendront)
Cela ne fait même pas une semaine que l'on est partis, mais déjà bien plus dans nos têtes...

Cordillera Real
Image : Col d'altitude dans la cordillère royale :une route perdue dans les montagnes se fraye un chemin jusqu'à 5000m d'altitude.

Nous partons donc le 11 juillet au matin pour la Laguna Tuni. Après deux heures sur une route cahotante, nous ne retrouvons pas Jaime notre muletier rencontrés quelques jours avant, mais finalement son fils de dix huit ans, Rolando.
Nous rejoignons après 3 heures à bonne allure le camp de base (4800m) du groupe du Condoriri, ensemble somptueux de montagnes. C'est sans exagerer l'un des plus beaux paysages de montagne que nous avons eu l'occasion voir. Glaciers impressionants de toutes part, seracs menacants, lamas, tout y est.
Au camp, une vingtaine de gars, qui pour la plupart prévoient de tenter le Paqueño Alpamayo. Re-discussion avec des français sur le topo de la Pyramida Blanca, la possibilité de faire le Pequeño, l'erreur de ne pas avoir pris de pieux à neige, nottament pour le Potosi. Finalement, nous restons sur l'idée de faire la PB, et je pars en reconnaissance avec Rolando qui l'a déjà gravi. D'un peu plus haut que le camp de base, on distingue bien le glacier, les crevasses, et la voix vers le sommet. Plus tard nous partageons le repas avec Rolando; il est très tôt en fait, mais le soleil sera bientôt masqué( par les reliefs. A 17h l'ombre est sur le camp, et déjà rester dehors demande une volonté certaine; juste le temps de faire les derniers réglages de baudriers, et à 18h la nuit apporte au ciel ses couleurs sombres et ses étoiles. Ce soir nous ne resterons pas les contempler! Nous attendons tous impatiemment le lendemain, et je suis très curieux de m'aventurer sur les glaciers andins.

Nous partons à 6h du camp. Nous commençons 1/2h dans la nuit, dans la moraine. On arrive au glacier aux premières lueurs. La progression est lente, pour nous laisser des chances d'arriver au sommet...Dans la première partie nous ne rencontrons que des crevasses comblées, qui ne posent pas de problèmes. Nous chercherons plus notre chemin dans la 2e moitié avec de grosses crevasses béantes à contourner.

Tout cela se termine dans du 45°. Du sommet, on dispose d'une vue inégalable sur la crète finale du Pequeño Alpamayo. Comme tout bon sommet, il fait mal aux jambes! Le retour se passera sans incident, et nous serons tous vraiment heureux de retrouver notre camp de base, où d'autres partis tenter des sommets plus difficiles reviennent encore plus fatigués que nous. Le soir, discussion avec Rolando; cette nuit il y aura de la neige d'après lui...





Dans les pentes de la Pyramida Bianca. Au fond, 1000m plus bas, le lac du camp de base du Condoriri.



Durant les 3 jours suivants, nous nous dirigeons vers le Huayna Potosi, objectif final de notre trek, qui deviendra de plus en plus présent dans nos têtes.

La nuit, le froid est au rendez-vous: -22 degrés le matin, -4 sous tente, et +29 degrés dans nos duvets... heureusement. Le 13 départ vers 9h. Le frère de Rolando nous a rejoint pour la suite du périple. Nous traversons de grands paysages desertiques pour arriver a 14h pres d'un lac. Après avoir monté la tente, nous partons avec Bruno en direction d'un sommet voisin. Vers 4850m nous trouvons une ancienne mine d'or dont nous exploreons le couloir principal sur 300m et dans lequel nous avons fait quelques trouvailles mineralogiques (pas de grosses pépites). Superbe vue au sommet que nous atteignons par l'ouest et que le GPS nous donne à 4990m. Je sais déjà que la grandeur du paysage ne pourra pas être retranscrite sur les photos; tout le paysage est à des dimensions que nous ne sommes pas habitués à voir -dans les Alpes en tout cas. La descente s'effectue à l'est sur des pentes sableuses à 40 degrés : un regal. Le soir, pleine lune et nuages en reflet sur le lac. Rolando nous prévoit encore une fois de la neige pour la nuit. Lui et son frère n'ont pas l'air de raffoler de la quinoa enrichie de soupes déshydratées que nous avons préparés; ce n'est pas grave, nous non plus! Alors qu'ils nous avaient dit qu'ils avaient une tente, ils dormiront en fait sous une simple bâche, dans de petits duvets... Cela fait relativiser notre tente de compétition et nos sacs -20°C...
Le 14, la nuit fut affreuse pour Bruno qui a eu de la fièvre. Longue marche de 9h à 16h, c'est dur pour tout le monde, surtout pour les mules qui soufflent tout ce qu'elles peuvent. On se rappellera longtemps du passage d'un col à 5000m où vent et poussière nous attendaient. Suit une descente dans une vaste pleine où nous rencontrons de nombreux lamas apparemment sauvages et quelques ruines.

Le Huayna Potosi est désormais visible, par les voies difficiles du versant Sud. Nous arrivons à Milluni en fin de journée. C'est aussi une ancienne mine d'or ; certaines lagunes sont oxydées et donnent dans le bleu ciel, rouge et violet! Valerie - bien qu'affichant toujours une bonne humeur et une énergie qui motive tout le monde commence à être fatiguée du froid; tout le monde un peu en fait mais le voyage n'est pas fini! La température semble s'abaisser chaque jour.
Après avoir monté le camp, on fera avec Bruno une tentative de rasage plutôt ratée. Le soir, Bruno toujours malade mettra sa cagoule alors même qu'il est dans son sac de couchage. Effectivement, il faut dire ce qui est, Bruno souffre d'une sorte de claustrophobie dans son sac, et ne peut le fermer entièrement, le froid s'engouffrant ? l'intérieur. Il ne la quittera plus pour toutes les nuits à venir. Le 15, nous atteignons le camp de base du Potosi. Nous nous séparons alors de Rolando et de son frère qui reviennent chez eux à Tuni. Une longue marche les attend. Après une tentative pour joindre le camp d'altitude, avortée car nous sommes partis dans une mauvaise direction, nous décidons d'attendre sagement le lendemain pour la montée et tâchons de reprendre des forces pendant que Valerie nous enseigne l'art de la culture érablière en bonne canadienne. La faim ne se fait plus ressentir et nous avons probablement perdu quelque kilos. Nous essayons tout de même de prendre des forces pour l'ascension. Valérie a été assez en altitude, et a donné pas mal d'énergie pendant ces 5 jours. La motivation de grimper sur un 6000 n'est plus suffisante pour rester. Le 16 au matin, elle repart pour La Paz où l'on espère bien se revoir dans 2 jours, alors que nous partons pour le camp d'altitude...

A suivre dans la partie 2 :
Ascensions Huayna Potosi et Nevado Sajama

Explore-photo.com : Images et récits de voyages et treks en Bolivie , Asie centrale (Kirghizistan), Birmanie, Ladakh...
(Ce message a été modifié par Guillaume06 le 12 décembre 2007 à 10:34.)


Guillaume06
Nice, France

12 décembre 2007 à 10:24

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Bolivie, Chili et Pérou : 2 mois d'aventures [En réponse à] Répondre

Ascension du Huayna Potosi (6088m) et Nevado Sajama (6552m) :

Huayna Potosi :
Photo : Vue du camp de base du Huayna Potosi : la longue montée au camp d'altitude nous attend...

La montée au camp d'altitude n'est pas de tout repos: 400m de denivelée avec plus de 20kg sur le dos, pour arriver à plus de 5000m d'altitude.
Nous sommes bien acclimatés car nous mettons 1h30 contre 2h à 2h30 que mettent les autres en général.Nous "posons" la tente sur les roches du camp. C'est la neige qui nous attend pour la première fois depuis le début de ce voyage, ce qui pourrait compromettre l'ascension.
Camp d'altitude du Huayna Potosi.(5400m) : poser la tente sur ces pierres, au vent et dans le brouillard n'est que plasir!
Toutefois, vers minuit, les étoiles et la lune aparaissent. On ne trouve pas spécialement le sommeil. Réveil vers 4h, depart sur le glacier 4h30, 2h après toutes les autres cordées qui tiennent à faire la course de nuit. Le chemin est bien visible (fréquentation oblige...). Au loin, nous distingons les lumières de la Paz...au bout de deux heures nous atteignons une échelle fixe (...branlante...) pour franchir une importante crevasse. On arrive alors sur la crête, au moment du lever de soleil, avec une somptueuse mer de nuage rougeoyante, qui disparaîtra très vite, alors que le soleil monte.
Depuis la pente sommitale, vers 6000m : une vue sur la mer de nuages qui recouvre une parrtie de la Cordillera.
Nous nous dirigeons alors vers la pente sommitale (200m de denivelée à 50 degrès), ultime difficulté de la course... Bruno découvre les pentes à 45° et se régale, dans des conditions de glace pas mauvaises.


Quelques heures plus tard, nous posons le pied sur ce sommet, qui est notre premier 6000 ! Vue a 360 degres sur la Cordillère, La Paz... Couleur du ciel unique, soleil aveuglant. La descente se fera en douceur et sans histoires. Nous n'avons pas souffert de l'altitude, et c'est tant mieux pour le Parinacota, notre prochain objectif a 6300m !




Sajama
Photo :Rencontre habituelle dans l'altiplano...

Après s'être bien reposés, nous préparons la suite du périple: départ pour Sajama le 19 au matin, ascension prévue du Parinacota en 2 a 4 jours.
A midi, déjeuner dans un marché de la Plazza San Francisco, ou nous sympatisons avec Lucy, qui nous prépare une délicieuse salade de fruits, et sa fille Monica qui veut devenir danceuse de Pena. Je passe l'après-midi avec elle a découvrir quelques quartiers de la ville, à apprendre les multiples danses locales, et rencontrer ses amis, d'une gentillesse toute bolivienne; pendant ce temps Bruno achève les préparatifs. Adieux avec Valerie, chacun va continuer de son coté. Nous ne devrions pas revenir a La Paz avant quelques temps, apres notre périple dans le sud.
Deux jours sous la neige...
Nous embarquons donc le 19 tôt dans la matinée pour le bus qui doit nous conduire à Sajama. Je dis qui doit, car en fait nous nous retrouvons quleques heures plus tard abandonnés au milieu de nulle part, dans un paysage désolé, couvert de neige, à 12 km de Sajama, ce village de pas plus d'un miller d'âmes. Nous sommes seulement quatres à être descendus à cet "arrêt", le bus continuant pour Arica, au Chili.

Nous trouvons un peu par magie un 4x4 pour nous rendre au village. Bon, l'idée de partir tout de suite pour le camp de base du Parinacota n'étant pas sûre, au vu des conditions météo, nous prenons une chambre dans le village, à un euro la nuit on ne va pas se ruiner ! Pour vous situer un peu: une piece avec le sol en terre, une unique bougie pour lumière et chauffage, une température oscillant entre +3 et -6 degrés a l'interieur (4250m d'altitude), un robinet dehors qui peut faire office de douche quand il n'est pas gelé...(en fait, il n'y a pas de douches dans le village). C'est un peu rude mais ca a "un cachet fou"! Que faire en attendant? Marcher un peu pour se réchauffer, et dénicher des sources chaudes par exemple, 5km au nord!

Nous passons donc notre premier apres midi dans des eaux a plus de 40 degrés alors qu'il neige sur notre tête!!! C'est le seul moyen d'avoir de l'eau chaude dans les 150km a la ronde... Dominant littéralement toute la région du haut de ses 6542m, le Sajama à moitié noyé dans les nuages sera notre panorama pour ces bains!
Nous déciderons demain matin pour la météo et le départ pour le camp de base. Au repas du soir, nous rencontrons Matthias, un médecin alpiniste allemand, addepte du triathlon, qui cherche des compagnons pour le Sajama, le plus haut sommet de Bolivie, 6542m, voie coté AD (disons que ce n'est pas qu'une bosse de neige...!). Bon, bref, le lendemain, voyant que la météo ne nous est pas encore favorable, nous décidons d'attendre un ultime jour pour faire le Sajama avec Matthias, qui a vu ses potentiels compagnons de cordée définitivement abandonner l'idée. Nous faisons avec Matthias un "petit" 5000 pour faire des globules, suivi d'un inévitable bain aux sources. Que dire d'autre? Disques boliviens qui passent en boucle à notre cantine (à noter que l'unique vrai version de la Lambada est bolivienne), une tablée de norvégiens qui poussent la chanson en fin de repas, ainsi que des déclamations qui resterons à jamais inconnus a nous, étrangers à cette langue si ... froide! Un bolivien partage notre table: c'est l'animateur de la radio local, qui nous explique un peu les meurs boliviennes, notamment sur l'école et les multiples idiomes de Bolivie.
Il faudra se souvenir aussi de l'unique plat possible et existant à Sajama: le steak de lama, bien dur si possible, avec du riz sans aucun gout... et le neon 5 watt qui fait une petite lumière blafarde... et ce froid perpétuel absolument partout... Mais c'est plus des vacances ça! Le lendemain, réveil sous un grand soleil, les nuages ont trépassés sous notre patience! Rien que de voir cela, on oublis ses petits bobos, et on se sent l'envie d'en mettre un grand coup...


Ascension du Nevado Sajama
Photo : Camp de base (4800m) du Nevado Sajama. Derrière nous, 1700m de dénivelée nous attendent. Les falaises sur le haut font près de 900m de hauteur !

Le 21 juillet au matin, nous partons donc pour la première des trois étapes qui nous attendent pour l'ascension du plus haut sommet de Bolivie (6542m).
Il faut préciser qu'un match de foot entre deux équipes de guides locaux (de Sajama et La Paz) a été organisé en 2001 au sommet du volcan Sajama. Ils sont fous ces boliviens... La première étape nous conduit au camp de base à 4800m soit 550m de denivelee. Pas de difficultés particulières d'autant plus que deux mules portent notre lourd chargement. Nous rencontrons de nombreuses vigognes dans un paysage plutôt désertique. A la mi-journée, nous arrivons sur un large plateau qui constituera notre premier bivouac. Nous avons alors la surprise de retrouver deux suisses que nous avions rencontrés au sommet du Huayna Potosi. Eux aussi ont projeté l'ascension du Sajama. Après avoir planté la tente, nous partons grimper à 5000m sur les conseils de notre ami médecin Matthias afin passer une meilleure nuit a 4800m. De retour au camp de base, nous trouvons un groupe de brésiliens qui a prevu de s'envoler en parapente depuis le sommet du Sajama. Ils sont fous ces brésiliens... Vers 17h30, coucher du soleil oblige, repas qui nous rappelle étrangement ceux du trek du Condoriri puis position horizontale sous la tente.

Le lendemain, nous jouons les fainéants et des porteurs nous aident à porter notre chargement pour atteindre le camp d'altitude à 5680m. L'ascension est assez délicate car nous nous retrouvons assez rapidement dans un pierrier fortement incliné ou le sol se dérobe derobent sous nos pieds. Les porteurs sont impressionnants et vont presque aussi vite que nous avec 10 a 15 kilo de plus sur le dos. Au bout de 3h de grimpe, nous atteignons le camp ou regne un vent et un froid significatif -normal a 5680m. Nous posons la tente sur une petite plateforme -j'insiste sur le mot posons car les pierres ne tiennent que tres peu- et nous partons gagner un peu d'altitude afin de respecter les consignes de Matthias.Repas vers 16h30 et nous essayons de nous endormir vers 18h.

L'ascension
Réveil à 1h pour la dernière étape du Névado Sajama. Cette fois, nous avons mieux dormi qu'au camp d'altitude du Huayna Potosi et c'est motivés que nous nous préparons a affronter les quelques 1000m de denivelée qui nous attendent. Dehors, le ciel est degagé, il fait froid et il y a du vent. L'Ascension debute a 2h30 par une pente raide composee de pierres et de terre sur laquelle nous avons quelques difficultes a persévérer.Au bout d'1/2 heure, nous atteignons le pied du glacier et nous devons chausser nos crampons.Nous nous trouvons alors trés rapidement devant un couloir de 200m de deniv. environ a 50 pourcents.Ce passage s'effectue assez lentement car il faut s'assurer sérieusement.Nous avons la surprise de croiser des personnes en sens inverse.Par la suite, nous apprendrons qu'il s'agit d'une partie du groupe bresilien qui ne s'est pas senti bien et qui a du renoncer au sommet. En haut du couloir, une arête rocheuse en semi-escalade sur 200m nous attend. Enfin, nous atteignons un dôme immense de 500m qui nous fait prendre conscience que le sommet n'est pas encore gagne.
Photo : L'ombre du cône volcanique au lever du soleil s'étend sur plusieurs dizaines de kilomètres!
(merci Matthias pour la photo!)



La première partie de ce dome est constituée de pénitents d'une cinquantaine de centimètres qui rallentissent notre evolution.Lorsque les pénitents s'effacent, nous sentons vraiment que nos forces sont diminuées en raison de l'altitude.Cette sensation est nouvelle : à l'arrêt nous nous sentons bien et en mouvement, les jambes flanchent rapidement.Le sommet est alors à 250m au dessus de nous. C'est avec beaucoup d'émotion que nous atteignons le sommet un peu avant 9h et sans mentir j'ai retrouvé les mêmes émotions que lors de mon arrivée au triathlon d'Embrun.

Au fond, le Parinacota et le Pomerade, 200m moins hauts.
Sur le toit de la Bolivie, superbe vue évidemment car le ciel est degage et apres quelques photos, nous entreprenons la descente. Nous pouvons observer une instense lueur blanche venant de très loin vers le sud. Sur le moment nous ne réalisons pas que c'est évidemment le Salar d'Uyuni, à 300km de là ! En y repensant, l'altitude et la fatigue nous retirent quelques facultés. J'étais vraiment intrigué par l'immense ombre du cône volcanique pendant l'ascension, puis par cette lueur blanche au loin, sans pouvoir toutefois penser clairement à ce que cela pouvait être. Etrange !





Ci-dessus, début de la descente du dôme final, qui semble sans fin (merci Matthias once again, j'avais vraiment trop froid aux mains pour sortir l'appareil !). Le retour au village Sajama est long. C'est beau mais c'est long.Nous arrivons a 18h soit plus de 15 après le début de l'ascension.Repas et a 21h extinction des feux.

A suivre dans la partie 3 :
Potosi, Salar d'Uyuni, Désert d'Atacama

Explore-photo.com : Images et récits de voyages et treks en Bolivie , Asie centrale (Kirghizistan), Birmanie, Ladakh...


Guillaume06
Nice, France

12 décembre 2007 à 10:30

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Bolivie, Chili et Pérou: deux mois d'aventures [En réponse à] Répondre

Potosi, Salar d'Uyuni, Désert d'Atacama

En route vers le Sud : Potosi

Photo : Potosi , à l'arrière plan les mines d'argent dominent la ville..


Malgré des rumeurs de grèves, nous prenons l'unique véhicule de la journée tôt le matin, pour Patacamaya, village d'où l'on peut faire route vers les différentes régions de la Bolivie. Après quelques heures sur une route parfois goudronée, entassés à quinze dans un petit vehicule, nous pouvons enfin enlever nos sacs du toit, qui avaient pour voisins des brebis sanginolantes !
A peine arrivés, nous sautons dans un bus qui peut nous mener à Oruro. De la nous pouvons continuer vers Potosi. Au total, c'est une douzaine d'heures de bus qui nous permettent d'être à Potosi le soir. Nous y trouverons repos et sérénité dans un ancien monastère devenu hotel: "La Compaña de Jesus". Le soir, après le premier vrai repas qui suit une semaine Sajamienne éprouvante, nous suivons dans les rues de la ville une centaine de jeunes "majorettes" et leur fanfare, qui reprennent The Final Countdown d'Europe (mais oui, vous connaissez!)


Les mineurs de Potosi
Le lendemain, nous rendons visite aux mineurs Quechuas, qui travaillent dans les mines d'argent qui dominent Potosi. Après avoir pris coca et dynamite au marché des mineurs pour les leur offrir, nous pouvons pénétrer la mine accompagnés d'un guide qui nous servira d'interprète avec ces indiens qui ne parlent pas l'espagnol. Nous nous enfonçons de quelques centaines de mètres dans les petits bras de la mine, et pouvons discuter avec les mineurs qui sont heureux d'avoir un peu de visite. Près de la moitié des hommes de Potosi travaillent à la mine, dans des conditions qui nous paraissent effroyables et dignes du siecle dernier en Europe, mais dont ils sont fiers: jusqu'a 36h de travail d'affilées, uniquement en mâchant de la coca, pour ne pas ressentir la faim et la fatigue. Il ne faut pas oublier que l'on est à plus de 4000m d'altitude, et que le climat reste très rude. Pour ces hommes, la mine est toute leur vie, même s'ils sont certains d'être gravement malades des poumons au bout de 20-30 ans de travail. Les jeunes peuvent commencer à tout juste 12 ans dans la mine même si cela est en théorie interdit par les lois.
Nous rencontrerons nombre de plus jeunes à l'entrée de la mine, faisant des aller-retour pour vider les chariots que les mineurs apportent. Nous avons également eu droit à quelques explications techniques liées aux explosions à la dynamite pour creuser les couloirs, avec une démonstration "en vrai": un bruit sourd, unique, à vous couper le souffle, résonne alors dans les couloirs de la mine.


Photo : Mineur venant de découvrir un filon d'argent

La ville de Potosi en elle-même est avant tout froide par son climat, mais colorée par ses habitations, et pleine d'églises (on en compte plus d'une quarantaine pour tout juste 20000 habitants!).
Nous devons poursuivre notre route vers le Sud, d'autant plus que la neige nous a suivi à Potosi, il faut la distancer ! En nous embarquant dans un bus pour Uyuni, ce que nous ne savions pas, c'est que nous serons pendant huit heures sur une piste poussiereuse, cabossée à souhait, dans un vehicule antédéluvien qui dépasse rarement le 30 km/h, et qui ne semble avoir que deux rapports! Même un jour après l'arrivée, on en a encore les vibrations dans les jambes... Nous attendrons le lendemain pour trouver un tour qui nous permet d'explorer le desert de sel, et de rejoindre le Chili. Uyuni est la dernière ville avant le désert du Sud, et c'est donc un rempart où se retrouvent tous les voyageurs. Nous passons la soirée dans une ambiance très occidentale, avec un suisse et une hollandaise, dans un pub qui pourrait bien être à Nice (quoiqu'il y a plus de suédoises a Nice!)


Uyuni et le désert du Sud


Photos : Désert du sud bolivien.


Ce dimanche 27 est un grand jour: nous nous sommes enfin rasés, apres 3 semaines, tout de même. En grands voyageurs que nous sommmes, nous nous rendons compte que nous avons égaré toutes les pellicules photos vierges et utilisés, a Potosi. Petit stress, il faut l'avouer, mais un petit coup de fil dans un espagnol impeccable -je tiens à le preciser- à la fille qui tenait notre hotel nous rassure: tout est a notre hotel a Potosi; ceci me donnera l'occasion de revoir cette charmante... ville! J'y reviendrai en effet apres notre passage au Chili, d'ici une semaine. J'ai encore quelques rouleaux dans mon sac photo :-) Ces quelques frayeurs passées, nous passons la journée, pour la première fois depuis le début du voyage, à flâner et nous reposer, comme de vrais touristes de la Côte d'Azur, ce qui n'est pas désagreable! Nous embarquons demain pour 3 jours dans le désert. Nous nous retrouverons sûrement de l'autre cote de la frontiere chilienne, encore 300 km au sud... Nous partons donc lundi matin en 4x4 pour le salar d'Uyuni et le desert du sud. Ce sont les endroits les plus froids du pays, nous pouvons le confirmer!

Le salar d'Uyuni, outre le fait qu'il recelle plus de 10 milliards de tonnes de sel et qu'il est à près de 3700m, propose un paysage unique: immense étendue d'un blanc lumineux, formations cristallines , îles émergeants peuplées autrefois d'Incas, aujourd'hui de cactus, qui donnent une vue dominante sur le salar... on est comme dans un rêve.



Nous filons sans attendre un peu plus au sud, ou commence un désert volcanique: volcan en activité au loin, roches volcaniques, couleurs intenses... Plus tard, nous rencontrerons les lagunes colores (rouges, vertes...), et les geysers, ainsi que d'autres sources chaudes qui nous réchaufferons... Et un soir, on retiendra qu'à San Juan de Rosario, c'est-à-dire au milieu de nulle part, je suis tombé nez a nez avec ma meilleure amie d'enfance, j'ai nommé Laetitia!!! Un hasard comme ça, ça fait réfléchir...! Pendant ces quelques jours, nous nous gavons d'images de paysages que nous ne reverrons pas de si tôt.



On a marché sur la Lune !


Photo : Cirque, dans la vallée de la Luna, désert de Atacama. Au fond, les volcans de la frontières bolivienne.
Nous faisons notre transfert au Chili à San Pedro De Atacama , et nous retrouvons des températures plus clémentes et un soleil de plomb, après une très longue descente qui nous emmène 2000m plus bas.
Pour la première fois depuis le début, on peut presque se dire que l'on est pas en voyage, mais en vacances...! Location de VTT chilien pour aller découvrir les alentours, et le désert de San Pedro, ou comment se retrouver au milieu de rien (encore) en train de reparer une chaine mal graissée pendant 1/2h! Le Chili, on peut déjà le voir, c'est different, et c'est plus cher aussi! Nous nous rendrons les jours qui viennent sur la côte, pour faire un clin d'oeil au Pacifique... Jeudi, grosse journée VTT: plus de 70km sur les pistes et le sable du désert, sous un soleil de plomb, avec à la clé de superbes paysages. Apres une lagune colorée le matin, nous filons vers la Vallée de la Luna

Et là, si vous nous suivez assidûment, vous devez vous dire que l'on a déjà visité la vallée de la luna dans la région de La Paz! Et bien celle-ci est bien plus grande et impressionante que la première, nous étions même au coeur d'un veritable cirque lunaire... au sommet d'une immense dune de sable... c'est un peu dur à expliquer ! Bref, le soir, c'est fatigués que nous partageons notre repas avec des francais qui habitent... au 112 Ste Marguerite a Nice, notre propre adresse !!! On n'arrête pas les coincidences!

Le lendemain, route pour Calama, à mi-chemin de la côte Pacifique, d'où je voulais prendre le train ou le bus plus tard pour retourner en Bolivie. Nous y apprenons que le train ne part que mercredi prochain, et qu'il n'y a pas de bus, car pas de route en fait...on nous avait certifié le contraire en Bolivie... Le seul moyen pour revenir en Bolivie est de remonter jusqu'à Arica et de faire route pour La Paz. Hum, c'est 25h de bus qui m'attendent pour rejoindre Potosi et les films photo! Le bon côté est que nous allons faire route ensemble près de 16h.

Antofagasta, Port du Pacifique


Photo : Pélicans, sur le port..
Dans la bonne humeur, nous continuons illico sur Antofagasta, ville portuaire historique du Chili, ou nous arrivons sans plan ni guide au couche du soleil.
Après avoir pose nos sacs dans un hotel qui nous fait comprendre tout de suite qu'Antofagasta est au tourisme ce que la Hollande est a la haute montagne (comprenez l'hotel est un peu glauque!), nous allons toucher le Pacifique, voilà l'essentiel...Ce samedi, ballade vers le marché du port, ou nous dégustons... des choses terriblement mysterieuses, mais délicieuses, puisqu'elles viennent du Pacifique! Prés de 2 heures passées pour comprendre que l'on ne peut rejoindre La Paz directement, que l'on ne peut trouver un office du tourisme, qu'une agence de voyage ne peut nous aider... on fera route pour Arica demain. Peu importe, on est juste sous le tropique du Capricorne, l'ocean nous chatouille les narines.

Quelques explications sur la suite...
Pour expliquer un peu la suite du voyage: on remonte donc sur La Paz, je quitte un peu avant, à Patacamaya, pour descendre a Potosi (9h depuis Patacamaya), alors que Bruno coule ses derniers jours bolivien à La Paz et sa region. Que fais-je une fois a Potosi? Après avoir longuement hésité, je décide de rejoindre Sucre (3h) puis Santa Cruz (20h) , puis la partie amazonienne de la Bolivie, prévoyant une boucle Santa Cruz-Trinidad-Rurrenabaque, en une quinzaine de jours. J'aurai donc besoin d'info sur les médicaments à prendre en prévention de la malaria: j'ai de la Chloroquine. D'autre part pour les crème\spray répulsifs, j'ai du Repelex. Je pourrai acheter une moustiquaire et complements a Santa Cruz, qui est a la frontière avec l'amazonie, et où je compte passer quelques jours pour préparer la suite.Tous conseils pour les insectifuges l'anti-paludisme, et sur la vie en Amazonie sont bienvenus !

A suivre dans la 4e et dernière Partie : Sucre, Jungle, Cuzco...

Explore-photo.com : Images et récits de voyages et treks en Bolivie , Asie centrale (Kirghizistan), Birmanie, Ladakh...


mlefevre
Nancy, France



12 décembre 2007 à 14:04

Message 4 de 7
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Re: [Guillaume06] Bolivie, Chili et Pérou: deux mois d'aventures [En réponse à] Répondre

Merci Gullaume pour ce passionnant récit et ces très belles photos! Quel voyage!
Vivement la suite!
Marie


pondy
France

13 décembre 2007 à 5:17

Message 5 de 7
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Re: [Guillaume06] Bolivie, Chili et Pérou: récit de deux mois d'aventures [En réponse à] Répondre

Ah.... si j'aimais crapahuter..

Magnifiques paysages
Et j'ai beaucoup appris
Merci


Dom.


MisterThib
Singapour



14 décembre 2007 à 9:44

Message 6 de 7
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Re: [Guillaume06] Bolivie, Chili et Pérou: récit de deux mois d'aventures [En réponse à] Répondre

Chouette récit qui me rappelle de bons souvenirs... en particulier le Huyana Potosi et le Salar...

Et puis alors rencontrer ta pote d'enfance à San Juan de Rosario, quand même là t'as fait fort Malin

Tes photos sont superbes.

http://thibinspore.over-blog.com --> Blog sur Singapour et l'Asie du Sud-Est !
http://www.thibontheroad.com --> Mon nouveau site 100% photo


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GINOUX
NOUMEA, Nouvelle Calédonie

14 décembre 2007 à 18:15

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Re: [Guillaume06] Bolivie, Chili et Pérou: récit de deux mois d'aventures [En réponse à] Répondre

Cool bonjour Guillaume,

Merci pour ce récit formidable et ces photos splendides, mon mari pro. de la photo a été absolument époustouflé par d'aussi magnifiques photos, tu dois être un pro également en n'en pas douter. C'est tout simplement splendide. On a vraiment envie d'y aller.
Tu nous fait rêver. Nous espérons pouvoir y aller un jour.
Quelle est la meilleure période pour toi pour y aller. Et pour nous qui ne pourrions pas faire de grimpette comme vous, que me conseillerais-tu ? en tout cas ton circuit nous a bien plû.

Si tu veux bien me répondre mon adresse est : mahalana@msn.com
Merci d'avance et merci encore pour ces moments de réel bonheur.
A très bientôt j'espère
Geneviève et J.CClin d'oeil

CATEL

 
 

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