
Guillaume06 Nice, France
12 décembre 2007 à 10:30
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Potosi, Salar d'Uyuni, Désert d'Atacama En route vers le Sud : Potosi Photo : Potosi , à l'arrière plan les mines d'argent dominent la ville..
Malgré des rumeurs de grèves, nous prenons l'unique véhicule de la journée tôt le matin, pour Patacamaya, village d'où l'on peut faire route vers les différentes régions de la Bolivie. Après quelques heures sur une route parfois goudronée, entassés à quinze dans un petit vehicule, nous pouvons enfin enlever nos sacs du toit, qui avaient pour voisins des brebis sanginolantes ! A peine arrivés, nous sautons dans un bus qui peut nous mener à Oruro. De la nous pouvons continuer vers Potosi. Au total, c'est une douzaine d'heures de bus qui nous permettent d'être à Potosi le soir. Nous y trouverons repos et sérénité dans un ancien monastère devenu hotel: "La Compaña de Jesus". Le soir, après le premier vrai repas qui suit une semaine Sajamienne éprouvante, nous suivons dans les rues de la ville une centaine de jeunes "majorettes" et leur fanfare, qui reprennent The Final Countdown d'Europe (mais oui, vous connaissez!) Les mineurs de Potosi Le lendemain, nous rendons visite aux mineurs Quechuas, qui travaillent dans les mines d'argent qui dominent Potosi. Après avoir pris coca et dynamite au marché des mineurs pour les leur offrir, nous pouvons pénétrer la mine accompagnés d'un guide qui nous servira d'interprète avec ces indiens qui ne parlent pas l'espagnol. Nous nous enfonçons de quelques centaines de mètres dans les petits bras de la mine, et pouvons discuter avec les mineurs qui sont heureux d'avoir un peu de visite. Près de la moitié des hommes de Potosi travaillent à la mine, dans des conditions qui nous paraissent effroyables et dignes du siecle dernier en Europe, mais dont ils sont fiers: jusqu'a 36h de travail d'affilées, uniquement en mâchant de la coca, pour ne pas ressentir la faim et la fatigue. Il ne faut pas oublier que l'on est à plus de 4000m d'altitude, et que le climat reste très rude. Pour ces hommes, la mine est toute leur vie, même s'ils sont certains d'être gravement malades des poumons au bout de 20-30 ans de travail. Les jeunes peuvent commencer à tout juste 12 ans dans la mine même si cela est en théorie interdit par les lois. Nous rencontrerons nombre de plus jeunes à l'entrée de la mine, faisant des aller-retour pour vider les chariots que les mineurs apportent. Nous avons également eu droit à quelques explications techniques liées aux explosions à la dynamite pour creuser les couloirs, avec une démonstration "en vrai": un bruit sourd, unique, à vous couper le souffle, résonne alors dans les couloirs de la mine.
Photo : Mineur venant de découvrir un filon d'argent La ville de Potosi en elle-même est avant tout froide par son climat, mais colorée par ses habitations, et pleine d'églises (on en compte plus d'une quarantaine pour tout juste 20000 habitants!). Nous devons poursuivre notre route vers le Sud, d'autant plus que la neige nous a suivi à Potosi, il faut la distancer ! En nous embarquant dans un bus pour Uyuni, ce que nous ne savions pas, c'est que nous serons pendant huit heures sur une piste poussiereuse, cabossée à souhait, dans un vehicule antédéluvien qui dépasse rarement le 30 km/h, et qui ne semble avoir que deux rapports! Même un jour après l'arrivée, on en a encore les vibrations dans les jambes... Nous attendrons le lendemain pour trouver un tour qui nous permet d'explorer le desert de sel, et de rejoindre le Chili. Uyuni est la dernière ville avant le désert du Sud, et c'est donc un rempart où se retrouvent tous les voyageurs. Nous passons la soirée dans une ambiance très occidentale, avec un suisse et une hollandaise, dans un pub qui pourrait bien être à Nice (quoiqu'il y a plus de suédoises a Nice!) Uyuni et le désert du Sud
Photos : Désert du sud bolivien. Ce dimanche 27 est un grand jour: nous nous sommes enfin rasés, apres 3 semaines, tout de même. En grands voyageurs que nous sommmes, nous nous rendons compte que nous avons égaré toutes les pellicules photos vierges et utilisés, a Potosi. Petit stress, il faut l'avouer, mais un petit coup de fil dans un espagnol impeccable -je tiens à le preciser- à la fille qui tenait notre hotel nous rassure: tout est a notre hotel a Potosi; ceci me donnera l'occasion de revoir cette charmante... ville! J'y reviendrai en effet apres notre passage au Chili, d'ici une semaine. J'ai encore quelques rouleaux dans mon sac photo :-) Ces quelques frayeurs passées, nous passons la journée, pour la première fois depuis le début du voyage, à flâner et nous reposer, comme de vrais touristes de la Côte d'Azur, ce qui n'est pas désagreable! Nous embarquons demain pour 3 jours dans le désert. Nous nous retrouverons sûrement de l'autre cote de la frontiere chilienne, encore 300 km au sud... Nous partons donc lundi matin en 4x4 pour le salar d'Uyuni et le desert du sud. Ce sont les endroits les plus froids du pays, nous pouvons le confirmer! Le salar d'Uyuni, outre le fait qu'il recelle plus de 10 milliards de tonnes de sel et qu'il est à près de 3700m, propose un paysage unique: immense étendue d'un blanc lumineux, formations cristallines , îles émergeants peuplées autrefois d'Incas, aujourd'hui de cactus, qui donnent une vue dominante sur le salar... on est comme dans un rêve.
Nous filons sans attendre un peu plus au sud, ou commence un désert volcanique: volcan en activité au loin, roches volcaniques, couleurs intenses... Plus tard, nous rencontrerons les lagunes colores (rouges, vertes...), et les geysers, ainsi que d'autres sources chaudes qui nous réchaufferons... Et un soir, on retiendra qu'à San Juan de Rosario, c'est-à-dire au milieu de nulle part, je suis tombé nez a nez avec ma meilleure amie d'enfance, j'ai nommé Laetitia!!! Un hasard comme ça, ça fait réfléchir...! Pendant ces quelques jours, nous nous gavons d'images de paysages que nous ne reverrons pas de si tôt.
On a marché sur la Lune !
Photo : Cirque, dans la vallée de la Luna, désert de Atacama. Au fond, les volcans de la frontières bolivienne. Nous faisons notre transfert au Chili à San Pedro De Atacama , et nous retrouvons des températures plus clémentes et un soleil de plomb, après une très longue descente qui nous emmène 2000m plus bas. Pour la première fois depuis le début, on peut presque se dire que l'on est pas en voyage, mais en vacances...! Location de VTT chilien pour aller découvrir les alentours, et le désert de San Pedro, ou comment se retrouver au milieu de rien (encore) en train de reparer une chaine mal graissée pendant 1/2h! Le Chili, on peut déjà le voir, c'est different, et c'est plus cher aussi! Nous nous rendrons les jours qui viennent sur la côte, pour faire un clin d'oeil au Pacifique... Jeudi, grosse journée VTT: plus de 70km sur les pistes et le sable du désert, sous un soleil de plomb, avec à la clé de superbes paysages. Apres une lagune colorée le matin, nous filons vers la Vallée de la Luna Et là, si vous nous suivez assidûment, vous devez vous dire que l'on a déjà visité la vallée de la luna dans la région de La Paz! Et bien celle-ci est bien plus grande et impressionante que la première, nous étions même au coeur d'un veritable cirque lunaire... au sommet d'une immense dune de sable... c'est un peu dur à expliquer ! Bref, le soir, c'est fatigués que nous partageons notre repas avec des francais qui habitent... au 112 Ste Marguerite a Nice, notre propre adresse !!! On n'arrête pas les coincidences! Le lendemain, route pour Calama, à mi-chemin de la côte Pacifique, d'où je voulais prendre le train ou le bus plus tard pour retourner en Bolivie. Nous y apprenons que le train ne part que mercredi prochain, et qu'il n'y a pas de bus, car pas de route en fait...on nous avait certifié le contraire en Bolivie... Le seul moyen pour revenir en Bolivie est de remonter jusqu'à Arica et de faire route pour La Paz. Hum, c'est 25h de bus qui m'attendent pour rejoindre Potosi et les films photo! Le bon côté est que nous allons faire route ensemble près de 16h. Antofagasta, Port du Pacifique
Photo : Pélicans, sur le port.. Dans la bonne humeur, nous continuons illico sur Antofagasta, ville portuaire historique du Chili, ou nous arrivons sans plan ni guide au couche du soleil. Après avoir pose nos sacs dans un hotel qui nous fait comprendre tout de suite qu'Antofagasta est au tourisme ce que la Hollande est a la haute montagne (comprenez l'hotel est un peu glauque!), nous allons toucher le Pacifique, voilà l'essentiel...Ce samedi, ballade vers le marché du port, ou nous dégustons... des choses terriblement mysterieuses, mais délicieuses, puisqu'elles viennent du Pacifique! Prés de 2 heures passées pour comprendre que l'on ne peut rejoindre La Paz directement, que l'on ne peut trouver un office du tourisme, qu'une agence de voyage ne peut nous aider... on fera route pour Arica demain. Peu importe, on est juste sous le tropique du Capricorne, l'ocean nous chatouille les narines. Quelques explications sur la suite... Pour expliquer un peu la suite du voyage: on remonte donc sur La Paz, je quitte un peu avant, à Patacamaya, pour descendre a Potosi (9h depuis Patacamaya), alors que Bruno coule ses derniers jours bolivien à La Paz et sa region. Que fais-je une fois a Potosi? Après avoir longuement hésité, je décide de rejoindre Sucre (3h) puis Santa Cruz (20h) , puis la partie amazonienne de la Bolivie, prévoyant une boucle Santa Cruz-Trinidad-Rurrenabaque, en une quinzaine de jours. J'aurai donc besoin d'info sur les médicaments à prendre en prévention de la malaria: j'ai de la Chloroquine. D'autre part pour les crème\spray répulsifs, j'ai du Repelex. Je pourrai acheter une moustiquaire et complements a Santa Cruz, qui est a la frontière avec l'amazonie, et où je compte passer quelques jours pour préparer la suite.Tous conseils pour les insectifuges l'anti-paludisme, et sur la vie en Amazonie sont bienvenus ! A suivre dans la 4e et dernière Partie : Sucre, Jungle, Cuzco...
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