
pataugas
outback NSW, Australie

29 décembre 2006 à 10:50
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Chouettes vos souvenirs opai, lepiaf, vilcanota, DeClericy! DeClericy, je suppose que tu as fait mentionner l'hébergement dans un guide adéquat dès ton retour et qu'aujourd'hui il faut réserver six mois à l'avance pour y séjourner! Fuerteventura (archipel des Canaries), il y a un paquet d'années. L'île commençait à être vachement bétonnée et recouverte de gazon, elle qui n'a pas d'eau de source et recueille fort peu d'eau de pluie, mais Puerto del Rosario était encore une capitale de type bourg de pêcheurs, 2.000 habitants à tout casser et pas de casitas de villégiature. J'avais débarqué d'un avion en fin de matinée, loué vite fait une petite voiture pas chère, récupéré une bonne carte et m'étais mise en route, à la recherche de l'endroit idéal pour passer une nuit voire plusieurs. L'île est tout en longueur (80 kms environ) et de nombreuses routes très secondaires ou pistes partent des axes principaux sans les retrouver plus loin; il faut donc faire demi-tour au bout de chaque bifurcation. Je trouvais ça et là un coin sympa mais sans hébergement, juste trois cabanons de pêcheurs sur une plage, et puis soudain l'infrastructure touristique vantée dans les catalogues des tour-operateurs avec des hôtels de deux cents chambres et des piscines en veux-tu en voilà. En fin de journée j'ai bien essayé de voir si je ne pouvais pas m'accomoder d'un truc à proximité, mais le cortège des familles revenant de la plage me fichait le tranquillomètre à zéro. De chouette la balade se transforma en fatigante et lorsque le soir fut venu j'étais moulue avec une belle quantité de kilomètres au compteur et plus aucune chambre en vue. Je décidai donc de remonter sur Puerto del Rosario et de chercher à cet endroit. Il faisait nuit noire, je trouvai à me garer près d'un "hostal" qui ne payait pas de mine mais avait le mérite de se signaler par une enseigne lumineuse et acceptai la seule chambre disponible. Je m'étais levée à 02h du mat' pour aller jusqu'à l'aéroport et attraper l'avion du matin tôt, je ne me sentais vraiment plus d'attaque pour chercher plus avant. La chambre était très bon marché, l'escalier raide et très étroit, les couloirs retentissaient de vie, ma chambre dans un recoin sombre d'un corridor tortueux, mais elle avait un lit, un lavabo et des WC. C'était là tout ce que je lui demandais. Cinq minutes après en avoir refermé la porte derrière moi je m'écroulai sur mon lit et me mis à dormir. Au bout d'un moment le froid me réveilla. Ah, pas de couvertures de réserve, juste un ersatz pas très épais et que j'étais déjà en train d'utiliser. Je me rhabillai donc un peu. Un moment plus tard, c'est dans ma valise que j'ai cherché de quoi me couvrir davantage. Après quoi, je me mis à dormir profondément. La fenêtre avait un carreau de cassé et pas de volet. Sur le port une fête avait démarré et la musique, joyeusement tonitruante, enflait dans les rues et entrait généreusement dans ma chambre. Elle peupla mes rêves, me réveilla vaguement de temps à autres mais jamais suffisamment pour me tirer complètement de mon sommeil. Je l'entendais juste assez pour m'apercevoir qu'elle ne crevait pas ma nuit et prendre conscience de la profondeur dans laquelle je replongeais sans cesse. En fait, à chacun de mes semi-réveils (et ils furent nombreux) je goûtais avec délices le sommeil dont j'émergeais à peine et celui dans lequel je glissai aussitôt. Ma nuit fut donc excellente. Lorsque je me réveillai la musique venait de s'arrêter; il était presque 6h du matin. Je me suis levée et suis partie me balader sur le port. Des balayeurs ramassaient les déchets de la fête. ------- je penche donc j'essuie
(Ce message a été modifié par pataugas le 29 décembre 2006 à 10:51.)
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