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Je ressors d'un pur moment de bonheur aprés la projection de ce film tourné au Cambodge par Patrice Leconte, la magie a opéré une fois de plus alors que j'étais loin de mon pays d'adoption ...... Ce film n'est pas une brochure touristique, ni un film d'aventure ..... non, simplement des moments du quotidien des gens de la rue, aucune mise en scène, rien que la vie de tous les jours sans dialogue aucun, mais les bruits de la rue, des objets de tous les jours accompagnés par l'orchestre harmonique et les choeurs de Sofia qui transcendent ce film et en font un grand moment de pure beautée ...... Cependant ce film ne s'adressera qu'aux personnes qui connaissent le peuple khmer, espérons que d'autres y trouveront l'émotion qui transparaît au fil des images, et on y verra non pas des gens qui dans leur regard transposent l'horreur d'une guerre civile qui a laissé certes des traces, mais tout simplement la difficulté d'une vie de chaque jour ou la majorité des personnes n'ont que l'unique pensée de vivre jour aprés jour, et à certains moments le film nous le rappelle avec force sans artifice nécéssaire tellement celà est criant ...... Béni soit Patrice Leconte de nous avoir fait ressentir avec autant d'émotion l'évocation journalière de la vie d'un peuple qui vit certes difficilement, et parfois tragiquement, mais qui à mille lieux de nos artifices tente de poursuivre un quotidien dans lequel il puise parfois quelques moments de bonheur simple ..... Décidemment ce mois de Novembre ne m'apporte que satisfaction dans mon besoin d'être au plus prés de ce pays, et quand on pense que dans quelques jours le film de Bertrand Tavernier " Holy Lola " sera également sur les écrans, celà fait au chaud au coeur de voir le Cambodge ainsi mis en avant ....... Courez voir ces deux films ....... |  |  |  |  |  | Alan " La vie n'est qu'une histoire dite par un idiot, pleine de fracas et de furie et qui ne signifie rien ..... " William Shakespeare |  |
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il y avait bien longtemps, que je n avais pas vu autant de spectateurs quitter une salle !!! je suis surpris que tu me juges sans me connaitre tu es surement une personne d une intelligence rare voici des critiques recherchees à l instant en quelques minutes sur le net.... nouvel Obs : " C’est parfois émouvant, c’est parfois longuet." Zurban : " Mais l’ensemble, trop répétitif, finit par tourner à vide." Telerama " Dogora finit par ressembler à une grande pub." et le meilleur pour la fin, la critique du journal LE MONDE (qui parle aussi de documentaire
) Dogora Découvrir ce film, c'est étirer sur 80 minutes l'embarras qui saisit lorsqu'un(e) ami(e) vous montre fièrement sa dernière acquisition (voiture, tableau, compagnon/compagne) ou sa dernière production (civet, tableau, progéniture) et qu'on la trouve insupportable. On sait bien qu'il n'y entre aucune malice, et pourtant... Ici, Patrice Leconte a filmé au Cambodge et a plié ces prises de vues au rythme de la musique d'une espèce d'oratorio, écrit par le compositeur Etienne Perruchon. Les plans sont classés par thèmes (passagers entassés sur la plate-forme d'un pick-up ; vélomotoristes serrés à trois, quatre ou cinq sur la selle de leur engin ; rizières ; lumières nocturnes) et scandés par des chœurs aux accents martiaux et slaves. Cette coïncidence est plutôt malheureuse, affligeant le film d'un bruit de fond quasi stalinien.A l'égard d'un tel outrage, le Cambodge peut se prévaloir d'une dispense éternelle. Plus le film avance, plus les répétitions d'images perdent de sens, plus la musique se fait agressive, plus le malaise croît, là où le cinéaste voulait faire œuvre d'empathie. Documentaire français de Patrice Leconte. (1 h 20.) | |
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la critique d ARTE : Critique : Quand il ne filme pas plus vite que son ombre (le peu subtil « Confidences trop intimes », une fiction interprétée par Sandrine Bonnaire et Fabrice Luchini, est sorti il y a à peine six mois), Patrice Leconte tourne des spots publicitaires. Il présente aujourd’hui le projet « Dogora » avec sa candeur habituelle, invoquant l’émoi et, de façon plus prévisible, l’envie de « faire le plein d’images », une expression industrielle qui définit bien la teneur de ce projet sans âme qu’est « Dogora ». Car, qu’il entende filmer un yaourt, un comédien français ou le Cambodge, le regard de Leconte demeure celui d’un publicitaire. Autrement dit, il n’accorde aux images qu’une valeur esthétique ou graphique, assortie d’une bande-son qui fonctionne comme un vague répondant sensoriel, sans valeur intellectuelle, ni même pédagogique. « Dogora » se déroule alors d’une manière tragique et ennuyeuse, comme une suite de plans vidés de leur contexte culturel, historique, social ou même démographique, pour ne présenter que des associations de couleurs ou de sons dignes seulement d’un habillage de galerie commerciale ou d’agence de voyage. Pire encore, ce long documentaire ne délivre absolument rien sur le Cambodge, dont il utilise les facette comme de simples composants, pas plus qu’il ne cherche (ni ne parvient) à solliciter quoi que ce soit de constructif chez le spectateur, une réflexion sur ce qu’il voit ou ce qu’on veut lui présenter. Leconte est aussi loin de son sujet qu’un chercheur observant des insectes in vitro, ce qui, se ramenant à un film qui représente un pays et ses habitants, ne manque pas de rendre le projet parfaitement détestable, sans même lui fournir l’excuse de l’inconséquence du regard touristique ou vacancier. Julien Welter ouf, heureusement que je vais au ciné sans lire les critiques (je les lis seulement apres !!!!) | |
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Assembler des images et de la musique, cela peut paraître facile. Mais on s'en est aperçu avec LA TERRE VUE DU CIEL, adaptation de l'ouvrage photographique de Yann Arthus-Bertrand par Renaud Delourme, il n'en est rien. Le piège de l'effet catalogue, monotone et sans intérêt, Patrice Leconte l'évite soigneusement dans DOGORA. Passée la surprise de voir le réalisateur de MONSIEUR HIRE se lancer dans un tel exercice, on est tout de suite happé par son travail. « Ouvrons les yeux » dit le sous-titre du film, mais suivre ce voyage, c'est aussi tendre l'oreille. Car l'expérience, si on veut l'apprécier, se regarde et s'écoute : la lumière douce et sublime des paysages cambodgiens, les cadres de l'homme d'image qu'est Leconte, les regards d'enfants, profonds et touchants, mais aussi la musique, puissante et douce à la fois. Comme avec une illusion d'optique, il faut se montrer patient et attentif pour que chaque saynète de DOGORA délivre son mystère. Se mêlent alors des scènes de vie cocasses et des instants purement poétiques, comme ce petit garçon qui regarde à travers une rambarde ou cette jeune femme qui marche sur une étendue de terre au bord de l'eau. Des moments plus graves aussi, à l'image de l'effroyable séquence de la décharge. Chaque spectateur se retrouve seul face à sa sensibilité, libre de garder en tête les images qui l'ont marqué et de s'en souvenir, longtemps après la projection. |  |  |  |  |  | L'envie c'est comme un grain de sable dans l'oeil ! |  |
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Bonjour! En fait, je suis assez d'accord avec l'analyse d'Esprit zen, qui est sévère. J'ai trouvé le film globalement très inégal. Ce qui ne m'a pas plu: le flou pendant les scènes d'ouverture et de clotûre du film, que j'ai trouvé assez pénible et qui n'apporte pas grand chose en émotion. La musique, style choeur bulgare, est en complet décalage avec les images. L'effet est saisissant, surréaliste mais...agréable??? Franchement, pas pour moi, et comme Espritzen, j'aurais préféré entendre davantage de sons naturels. Des voix...De la musique locale... Je regrette le parti pris de Leconte de ne pas nous donner l'occasion de comprendre ce que font les gens dans leurs activités. Je suppose qu'il cherche à mettre en scène juste la beauté du geste mais bon...Je préférais encore le sac en plastique qui vole dans "American Beauty" à certaines séquences de ce film... Pourquoi n'avoir montré les toges oranges des moines qu'en flou, sans montrer les visages? La spiritualité serait donc condensée dans ces couleurs flottant dans l'air??? C'est vrai qu'elles sont belles, éclatantes...mais je crois au contraire que la séquence aurait gagnée en intensité en faisant le point sur les visages. Evidemment c'est très personnel, je n'aurais pas filmé les mêmes choses, ou pas pareil...et chacun voit des choses différentes dans un même endroit au même moment...C'est d'ailleurs pour ça que nos avis divergent sur les films. Pour ma part, j'ai trouvé que les morceaux les plus réussis étaient les images dans les transports...camions et pick-ups surchargés, entassements à moto... Mais il ne capte rien de la nonchalance asiatique...on dirait que sa frénésie de tournage, sa nécessité de coller à la musique l'ont empêché d'être receptif au rythme réel des gens et des choses. Il n'y a aucune complicité de contact avec les protagonistes involontaires du film...Evidemment, il saisi quelques belles scènes de vie mais comme ce sont des images volées c'est toujours trop court...et il y a beaucoup de répétitions alors qu'il y a matière à filmer! Une dernière remarque acerbe: son film n'a pas dû lui coûter très cher: aucun des enfants filmés ne viendra lui réclamer son salaire...C'est beau le Cambodge...ses décharges à ciel ouvert et sa main d'oeuvre bon marché...Un peu facile. "Himalaya" c'était quand même d'une autre trempe! NB: Défendre un film qu'on aime avec passion, c'est tout à ton honneur Alan. Mais quand on n'aime pas, on a le droit de le dire aussi, non? |  |  |  |  |  | "Nous, on a le temps Vous, vous avez l'heure" dixit un chamelier dans le désert... |  |
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Ce n'est pas le fim que j'aime avec passion, c'est le pays et les gens qui y vivent ...... Comparer ce film avec " Himalaya " est absurde et montre que tu n'as pas compris la portée de " Dogora " dont il faudra maintes fois martelé que ce n'est pas un film, ni un documentaire mais je crois que celà sera difficle à faire comprendre malheureusement ...... Oui, c'est bien de dire que l'on aime pas tel film, mais c'est bien aussi de le défendre par respect pour les habitants qui habitent ce pays et pour remercier Patrice Leconte qui oeuvre largement auprés des associations de ce pays, là il faut bien se renseigner avant de lâcher ce que tu as dit, ce n'est pas correct pour lui ...... Connais tu le Cambodge ..... ? si non, tu ne peux pas absorber ces images de vie qui sont le quotidien des khmers et qui rendent admirablement bien la dureté de leur existence journalière tout en parvenant à y glisser une touche de poésie de par la puissance de la musique qui oeuvre bien plus pour ce film ..... Moi, j'ai beaucoup aimé cette petite fille au chapeau qui était filmé et qui le savait, effroi, envie, timidité, esquisse de sourire et puis elle disparaît ...... espérons que ce ne soit pas le destin de ce pays qui a décidemment du mal à faire oublier le cruel destin qui l'a frappé et à qui on veut toujours prété des images de documentaire en provenance d'Angkor ...... Ce n'est pas que celà le Cambodge ...... |  |  |  |  |  | Alan " La vie n'est qu'une histoire dite par un idiot, pleine de fracas et de furie et qui ne signifie rien ..... " William Shakespeare |  |
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A mieux y réfléchir...Evidemment, les transports en commun bondés, les pick-ups et les motos où l'on monte à 3, à 4, en famille, c'est rigolo et folklorique...pour nous! Mais pour les Cambodgiens, c'est leur quotidien, ça n'a rien de poétique ou de décalé...c'est comme si un Cambodgien plantait sa caméra place de la Concorde, puis place de la Nation, sur les quais, les ponts, le périph, etc... à Paris et filmait les gens dans la circulation, ajoutant au film un fond sonore de... disons, allez, au pif, musique zoulou ou péruvienne... je ne sais pas si on trouverait ça très pertinent? Alors, on peut bien s'extasier sur la beauté des visages, plus que sur celle des images, mais ça ne sauve pas le film...! |  |  |  |  |  | "Nous, on a le temps Vous, vous avez l'heure" dixit un chamelier dans le désert... |  |
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J'ai l'impression d'arriver un peu après la bataille pour mettre mon grain de sel sur Dogora..... Je suis allé le voir hier et: la musique est envahissante. C'est du pompier pseudo-symphonique du meilleur jus. C'est le genre de musique déjà très désagréable dans un ascenseur où l'on reste quelques dizaines de secondes. Alors sur plus d'une heure ! la mode en photographie comme en cinéma est de montrer des images floues. Je n'ai jamais pensé que ce soit une preuve de sens artistique. Le flou me semble être plutot une facilité quand le phtotgraphe / cinéaste pense que ses images ne sont pas assez puissantes, ne disent pas assez par elles-mêmes. une fois qu'on fait absatrcation de la musique, et qu'on élimine les images floues, il reste de bonnes images du Cambodge. J'aime beaucoup le parti pris qui consiste à ne montrer Angkor qu'à travers des peintures, et à se concentrer sur la vraie vie actuelle. J'aurais aimé plus de rigueur dans le montage qu'un empilement d'images souvent en désordre. Sur la discussion passée ici: Toutes les opinions sur un film sont intéressantes et contribuent au débat. Des invectives sur la personnalité ou l'identité des vfistes ne contribuent pas au débat de manière sereine. Restons calmes! Sur le lien avec les ONG : Voici ce qu'on lit dans le N° 25, daté d'Octobre 2004 de la lettre d'information de l'association "Pour un Sourire d'Enfant": Nous avons eu la joie d'avoir la visite du cinéaste Patrice Leconte avec qui nous avons beaucoup sympathisé. Il a été très touché par tout ce qu'il voyait au Cambodge. De son passage ici et de sa rencontre avec le compositeur d'une musique envoûtante, est sorti un film émouvant. Loin des traditionnels clichés sur le Cambodge, il nous emmène dans la vie quotidienne, palpitante, à fleur des rues, qui nous touche tellement ici. Nous vous le conseillons. Il n'y a pas d'histoire mais c'est un film qu'il faut voir et revoir, comme si vous étiez ici avec nous, dans les rues, dans les campagnes, à la décharge .... Patrice Leconte a tenu à ce qu'une partie des bénéfices soit distribuée à PSE. Marseil. |  |  |  |  |  | "Rien ne développe l'intelligence comme les voyages." Emile Zola |  |
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Bonsoir à tous, J'arrive peut-être un peu tard dans la discussion, mais il y a un point que j'aimerai souligner. Tout d'abord moi qui voyage très peu, je ne connais ni l'Asie ni le peuple Khmer, mais l'émotion était tout de même là. J'ai beaucoup apprécié de découvrir le Cambodge au quotidien, sans le côté nature qui aurait peut-être ôté l'intérêt porté à la vie de tous ces gens. Par ailleurs, ce film ne se veut pas être un documentaire. Patrice Leconte à qui Etienne Perruchon avait proposé cette musique, avait envie de faire un film sans scénario mais sans idée précise. C'est lors de son premier voyage au Cambodge que la lumière lui est venue d'associer des images de ce pays à cette musique. Tout a été voulu dans ce film, le choix des images pour coller aux différents thèmes musicaux, les oppositions des scènes filmées, les répétitions d'images, les flous de l'orchestre pour montrer autre chose que ce que l'on est habitué à voir. Puis ces enfants, ces images de vie miséreuse, bien sûr qu'ils n'auront pas de cachets, et soyons honnêtes de reconnaître que l'école de la vie n'est pas égale pour tous. Dans toutes les discussions que je lis sur ce forum, je me rends compte que pour aimer et comprendre l'Asie, il faut savoir "ouvrir les yeux" afin d'en apprécier toutes les dimensions et je pense que ce film veut en être le reflet. Pour moi aussi c'était beaucoup d'émotion, je regrette que ce film ne soit présenté que dans une salle sur Bordeaux, lors de sa sortie, il méritait mieux........... quant à la musique, elle est indispensable, c'est elle qui fait prendre la dimension aux images, la musique renvoit aux images et vice versa. J'espère que ceux qui n'auront pas osé aller voir ce film, prendront quelques instants pour s'imprégner de cette musique. niky
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