
wapiti74
Annecy (74), France
Photo/image personnelle du membre wapiti74.
Description de la photo/image: "mon" lac...
27 janvier 2008 à 6:25
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Je reviendrai à Montréal… c’est promis. Mais pour l’instant, j’ai d’autres souvenirs qui me titillent… Rencontres Les ours, nous en avons beaucoup entendu parler. Au parc Algonquin, au Mont Tremblant, en Gaspésie… Nous avons pris connaissance et appliquer les règles de base en matière de campement sauvage, de protection de nos denrées et de nos vies. Nous en avons vus de nombreuses traces, troncs écorchés où des touffes de poils s’accrochent encore, branches cassées, traces profondes laissées dans la boue… Nous en avons même entendu un jour un, ou plutôt une, grogner. Pascal aura été le seul à l’avoir vue dans le sombre sous-bois, à quelques mètres de ses petits ; jalousie. A défaut de les avoir rencontrés, un autre jour que nous étions partis expressément à leur recherche, nous avons fini l’après-midi dans une clairière, à dilapider leurs réserves de baies… Orgie de framboises, quel régal ! Belle vengeance. Quatre ou cinq caribous croisés sur les sommets pelés du Mont Jacques Cartier en Gaspésie. Assaillis par les maringouins et autres brûlots, nous avons trouvé ces rennes plutôt faméliques, au pelage sale et abîmé, aux bois cassés ou manquants, aux déplacements apparemment erratiques. Triste spectacle. Et pourtant quelque chose en nous rayonnait de plaisir de les avoir rencontrés ce jour-là. Un troupeau d’orignaux croisé à la tombée du jour, au retour du ravitaillement, dans le parc Algonquin. Arrêt obligatoire pour contempler la vingtaine de ces grands élans qui pataugent dans les zones humides de chaque côté de la route, en lisière de forêt. C’est aussi l’heure du ravitaillement pour eux. Déambulations tranquilles, à peine dérangées par notre passage et notre observation distante. Orignal solitaire surpris par nos canots au détour d’un coude de la rivière Diable. Les pagaies s’arrêtent en suspend, les canots glissent et ralentissent en silence, personne n’ose plus même respirer. A quelques mètres les uns des autres, échange de regards surpris entre la bête et les hommes. Puis lentement il détourne la tête, nous tourne le dos et s’en va d’un pas lent se cacher dans la forêt. L’apnée s’arrête, les pagaies se remettent lentement en mouvement, personne ne dira un mot avant plusieurs très longues minutes. Des castors qui se laissent langoureusement contempler chaque soir le long d’une petite route gaspésienne, à la brunante. Telles des stars, ils passent et repassent devant nous dans les bras de la rivière, sur le ventre en tirant une branche, sur le dos en nous regardant. Même les flashs ne semblent plus les surprendre ni les effrayer. D’autres se font plus timides et nous observent de loin, petits museaux à la surface de l’eau ou derrière un rondin. Dommage que leurs barrages abîment autant le paysage en noyant des pans entiers de forêt qui n’ont plus que des silhouettes squelettiques à offrir au-dessus des eaux stagnantes... Et pourtant, c'est normal, naturel, ancestral. Au retour d’une belle journée au parc Forillon, du côté du Cap Gaspé, deux rencontres surprenantes : une faisanne qui traverse tranquillement le sentier sans se préoccuper de nos pas, et une marmotte en pleine course folle pour se terrer derrière un monticule d’où elle ne bougera pas à notre approche, nous observant craintivement. Mais que fait une marmotte entre falaises océaniques et forêt, à moins de 200 mètres d’altitude ? En tout cas, montagnards que nous sommes, pour sûr que c’était bien une marmotte ! Monsieur Moustaches, rencontré régulièrement au gré de nos expéditions maritimes ou côtières. A se faire dorer au soleil sur quelque rocher au bas de la falaise, à barboter seul ou en bande à côté des rochers ou à proximité de notre embarcation, à offrir en penchant la tête son visage curieux ou son regard coquin à nos objectifs… Penouille, au coucher de soleil. S’asseoir et prendre le temps d’observer le repas de quelques oiseaux maritimes, et notamment du grand héron aux fines échasses et long bec fouilleur des eaux tranquilles du marais.
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