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Chine
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djamila65
Paris, France

11 avril 2003 à 16:40

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Carnet de voyage en Chine Répondre

Bonjour à tous,

J’ai décidé de vous faire partager mon périple en Asie et plus particulièrement en Chine mais aussi à Taiwan et au Japon. C’est un voyage que j’ai réalisé en 2001 d’une durée de 5 mois.

Tout d’abord je me présente, j’ai 36 ans et je travaille dans l’hôtellerie en réception, je suis également passionnée de cinéma mais depuis quelques années, j’ai envie de faire autre chose et cet “ autre chose “ c’est la réalisation de documentaire. Evidemment, on ne s’improvise pas du jour au lendemain réalisatrice, mais j’avais suivi un an auparavant un stage qui s’est avéré peu intéressant pour moi. Malgré un premier essai non fructueux en Amérique du sud avec une caméra non numérique, je ne me suis pas démontée.

Bref après avoir potassée des magazines et des bouquins sur le sujet, je me suis achetée une caméra vidéo et des accessoires notamment un micro et une bonnette (protection pour le micro ) très utiles pour les interviews. Je me suis entrainée chez moi 1 mois avant le départ.

Ce que j’aime dans les voyages, c’est de pouvoir rencontrer des gens et des modes de vie différents mais surtout de pouvoir vivre le quotidien de ces gens, c’est pour cette raison que je pars rarement ou jamais moins de 3 mois voire 6. Le summum du voyage pour moi c’est de pouvoir travailler dans le pays et pas forcément en tant que bénévole et c’est peut-être pour cela que je suis tombée par hasard dans l’hôtellerie qui était le moyen le plus facile pour travailler à l’étranger.

Il y a quelques années en 1997, je suis partie en Asie pour une durée indéterminée pour voyager et aussi faire du bénévolat. J’ai commencé par l’Inde, Le Népal, La Thailande, Le Myanmar, Le Laos, Hongkong, La Chine, Taiwan,Le Japon et retour par Les USA . Je me suis retrouvée à enseigner l’anglais au Japon puis à taiwan. Après presque 2 ans de voyage , je suis rentrée à paris avec l’intention de repartir pour parler de choses qui m’avaient titillées où intéressées durant ce voyage et notamment concernant La Chine et Taiwan.

J’avais envie de réaliser un documentaire sur les femmes de mon âge, célibataires mais en comparant la Chine et Taiwan. Car malgré leur différend, ces deux pays ont une une tradition commune. La plupart de mes étudiants à Taiwan étaient des femmes et en discutant avec elles, je me suis aperçue qu’elles étaient en même temps trés indépendantes mais aussi trés traditionnelles dans leur facon d’aborder les relations avec les hommes. Le mariage est trés idéalisé et en même temps elles sont trés diffiçiles . Elles ont des critères encore plus élevés que les miens et c’est peu dire.... Elles attendent le prince charmant et forcément elles se marient trés tard et j’avais aussi envie de voir le côté chinois.
Voilà donc comment l’histoire a commencé. Sans avoir vraiment travaillé sur l’écriture du scénario, je suis partie en me disant qu’une fois sur place, j’aurai plus de temps pour y revenir.

Pour ce voyage, j’avais décidé de refaire le chemin à l’envers de ce que j’avais fait en 1998.
Départ de HONGKONG, pour rejoindre la province du Yunnan, KUNMING, DALI, LIJIANG, ZHONDJIANG, la province du Sichuan, XIANCHENG, LITANG, KANDING, CHENGDU le tout en bus puis remonter vers la province du Gansu en bus ou en train LANZHOU puis direction le Xinjiang avec URUMQI, TURFAN,KASHGAR, de là, retour en sens inverse par YARKAND,HOTAN,le long du desert de TAKLAMATAN pour rejoindre GOLDMUD ou XINING puis LANZHOU et ensuite direction PEKIN, SHANGHAI puis GUILIN et YANGSHUO et de là, retour sur HONGKONG.

C’était à l’origine le trajet que je voulais suivre. Tout etait prêt pour le grand départ. A chaque fois que je pars je suis toujours excitée mais cette fois-ci j’étais aussi angoissée à l’idée de rater complèment et de me planter...

(à suivre...)

Image attachée:

437.jpg - Carnet de voyage en Chine
Image postée par djamila sfaxi (membre djamila65) dans la discussion «Carnet de voyage en Chine».

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djamila65
Paris, France

13 avril 2003 à 9:09

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Re: [djamila65] Carnet de voyage en Chine [En réponse à] Répondre

PARIS - BANGKOK- HONGKONG

Début nov 2001 départ pour Bangkok. Malgré l’horreur que m’inspire la ville, je me sens toujours rassurée à Bangkok car j’ai dû m’y arrêter une dizaine de fois et KHAO SAN ROAD est devenu mon pied à terre. J’entends déjà les voyageurs hurler en lisant cela.
C’est vrai que c’est un dépotoir à touristes mais pour moi c’est très pratique, mon agence de voyage est là-bas, je le connais depuis longtemps et les prix sont toujours intéressants, l’hôtel où je descends est super, que demander de plus. On n’est pas obligé d’y vivre. Finalement je n’y suis restée qu’un seul jour car les départs pour Hongkong sont trés nombreux.

J’ai pris l’habitude de m’arrêter à Bangkok pour acheter des billets d’avion car c’est l’endroit le moins cher pour ca, J’achète en général un Bangkok-Hongkong-Taipei-Tokyo-Hongkong-Bangkok pour 2000frs mais c’était sans compter les évènements du 11 sept et les prix ont doublés, ce que je n’avais pas prévu, finalement je n’ai acheté qu’un A/R pour Hongkong me disant que je trouverai mieux la-bas. Ce qui était faux.

Après avoir récupéré mon sac à la consigne de l’aéroport, me voilà repartie destination Hongkong.
C’était la première fois que je revenais à Hongkong depuis sa rétrocession à la Chine et j’ai pu remarquer la différence notamment dans la pratique de l’anglais, on entendait moins parler anglais et il y avait définitivement moins d’étrangers dans les rues mais c’était aussi le contexte politique qui voulait ça, l’après “11 sept.”
Arrivée à l’aéroport, j’ai fait la bêtise de prendre le nouveau métro qui soi disant nous amène directement à kowloon, ce qui est faux. Il faut prendre une navette minuscule peu adaptée pour transporter des bagages, alors forcément ça été un peu le bordel dans le bus. Finalement nous sommes arrivés à bon port, le sud de kowloon pour moi et le fameux MIRADOR ARCADE pas trés loin du mythique CHUNGKING MANSIONS. Pour ceux qui ne connaissent pas , Mirador Arcade est beaucoup plus propre et sympathique que Chungking Mansions qui a été immortalisé à l’écran sous le nom de CHUNGKING EXPRESS. Se loger à kowloon est trés pratique car juste à côté, il y a le bureau de l’immigration pour les visas chinois et le métro pour se rendre à la frontière chinoise.

N’ayant pas pu acheter un casque audio pour mon camescope à Paris, je passe la journée à faire les magasins électroniques pour le trouver mais sans aucun succès.
Hongkong est aussi une des villes où j’ai souvent été plus par obligation que par intérêt .Je m’y suis toujours sentie à l’étroit, trop de monde, trop de circulation et trop de magasins.
Après avoir passée 2 jours à Hongkong , je suis prête à affronter la Chine et surtout les Chinois. Il faut savoir que le visa chinois de Hongkong est valable à partir de sa date d’émission alors il ne faut pas perdre de temps, j’avais compté passer 3 mois en Chine.

Pour Hongkong, ce n’était qu’un au revoir...


djamila65
Paris, France

17 avril 2003 à 1:28

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Re: [djamila65] Carnet de voyage en Chine [En réponse à] Répondre

HONGKONG-GUANGZHOU-NANNING-KUNMING


Le passage de la frontière chinoise se fait trés facilement , il faut prendre le train KCR qui va à LO WU poste frontière avant la chine.
Dés qu’on sort de l’immigration, on se retrouve à SHENZEN ville franche chinoise, nouvelle ville moderne qui se veut vitrine de la chine capitaliste.
C’est une ville qui attire énormement de paysans et paysannes qui espèrent trouver fortune ou tout au moins du travail, malheureusement la réalite est tout autre. Ils se font trés souvent exploités.

A Shenzen, il y a plusieurs gares routières et évidemment je me perds un peu, ne pouvant reconnaître quoi que se soit. Les gares chinoises, notamment celles des grandes villes sont immenses, de la taille d’un stade de foot si ce n’est pas plus. La chine change tellement vite que j’ose à peine imaginer les changements que je vais rencontrer .Finalement après avoir demandé mon chemin en montrant mon phrasebook écrit en caractère chinois ( indispensable quand on ne maitrise pas la langue, ce qui est mon cas), je me retrouve dans une gare routière et achète un billet pour Guangzhou ex Canton , qui est à 2h de bus . Par contre je dois attendre plus de 4h pour ce bus ce qui me parait anormal car je me rappelle que la dernière fois il y avait des départs toutes les heures. Mais pour arriver jusque là, il a fallu que je monte et descende plusieurs passerelles et je n’ai pas le courage de refaire cela. Je prends donc mon mal en patience.
Finalement il est 20h00 quand on part et 22h00 quand on arrive. Je suis la dernière à descendre. J’étais censée aller à la gare routière mais manifestement le chauffeur ne va pas dans cette direction et arrête son bus au milieu de la route et ouvre la porte me faisant signe de descendre.
J’entends le mot tant redouté “ méyo”
Pour ceux qui désirent aller en chine, “méyo” est le 1er mot à apprendre, c’est une négation, “ il n’y a plus, il n’y a pas “ c’est toujours de mauvais augure.On peut vous répéter 10 fois ce mot pour vous faire comprendre qu’il ne faut pas insister.

Donc je me retrouve au milieu de nulle part , la nuit commence à tomber et j’arrête un taxi qui m’amène à cette fameuse gare. Mais je ne sais pas pourquoi j’ai décidé de prendre le bus pour Nanning puis le train de Nanning à Kunming au lieu du train directement pour Kunming. Encore maintenant je me pose la question, j’ai donc fait le trajet en bus de nuit avec un siège hors service , trajet d’une dizaine d’heure. On a eu droit à une bouteille d’eau ainsi qu’une boîte de conserve de je ne sais quoi, sorte de champignons, le tout gratuit. Dans cette partie de la chine, près de la frontière avec Hongkong, Guangzhou , Macao et Shenzen le service s’est énormement amélioré. Tres souvent le billet inclut une boisson et quelque chose à grignoter. C’est uniquement du au tourisme d’affaire, qu’il soit occidental ou hongkongais ou même chinois.
On est arrivé à Nanning à environ de 10h du matin. En chine tres souvent les gares routières sont à côté des gares de train. Je préfère me renseigner à la gare pour le prochain train pour Kunming et après manger et dormir un peu.
Nouvelle surprise, la gare est en travaux , complète rénovation et gros bordel en prévision. Il faut traverser le chantier en construction, il n’y a pas d’autre chemin , on est dans la gadoue et il y a des tranchées, on se croirait dans un camp d’entraînement militaire et tout ça avec les bagages.
Heureusement il fait beau , c’est déjà ca. Malgré ce petit contretemps, j’achète mon billet de train, départ prévu vers 16h00 ce qui me laisse un peu de temps pour manger et dormir.Je laisse mon sac en consigne à la gare, c’est tout de même tres pratique. Le voyage est de 15h à peu pres. Il y a 4ans, il n’existait pas de ligne ferrovière entre Nanning et Kunming. Et j’avais dû prendre le bus et me taper plus de 30h, un vrai calvaire.

Je suis tellement HS que je prends une chambre d’hôtel en face de la gare ou plutôt un lit dans un dortoir de 3 lits, évidemment la plupart des clients quittent l’hôtel et c’est l’heure du ménage.
Moi qui travaille dans l’hôtellerie, c’est quelque fois difficile de voir comment certains hôtels sont entretenus et surtout comment le personnel vous traite. Je suis seule dans ma chambre mais on vient quand même faire le ménage , passer le balai, ouvrir les rideaux alors que je venais de les fermer, ouvrir les fenêtres et laisser la porte ouverte et crier à tue-tête.

Malheureusement c’est un comportement habituel en Chine et il n’y a rien à faire, il faut être ZEN....et plutôt en rire. Mais je peux tout de même dire que les comportements ont énormement changé en 4ans , je vais pouvoir le constater au cours de ce voyage. L’ouverture du pays au tourisme ainsi que la tenue des jeux olympiques prochainement y sont pour quelque chose.

Arrive le moment d’embarquer, les salles d’attente sont comme le pays d’une taille incroyable, il y a des bancs et les gens arrivent souvent plusieurs heures à l’avance surtout ceux qui voyagent sans réservation c’est-à-dire en siège dur, le pire dans la hiérarchie du voyage en train mais aussi le moins cher. Pour des voyages de +de 15h, je recommende la couchette dure ( 2ième classe), moins chère que la molle qui correspond à une 1ère classe. Il y a 3 prix , inférieure, milieu et supérieure.
Le siège mou est supportable mais pas pour des trajets trop longs.

A partir du moment où vous avez une réservation, il n’est pas nécessaire de courir mais à chaque départ c’est la ruée vers les compartiments.

Voyager en train en Chine est pour moi un vrai plaisir, les couchettes sont confortables, ceux sont des compartiments ouverts avec 3 couchettes de chaque côté et une petit table au milieu, utilisée éssentiellement par les détenteurs des couchettes inférieures. chaque lit comporte un oreiller et un duvet trés chaud ainsi qu’une petite serviette, je n’ai jamais vraiment su à quoi elle servait, les chinois utilisant leur propre petite serviette pour la toilette.
Dans chaque compartiment, vous avez un thermos rempli ou à remplir d’eau bouillante. A chaque fin de wagon, vous avez la machine à eau chaude. Moi qui adore le thé, je suis servie. L’eau chaude sert également pour les nouilles instantanées tres prisées pendant les voyages en train et qui font office de petits déjeuners, déjeuners et diners .
Les chinois se déplacent partout avec leur récipient à thé ou thermos ainsi que leur thé, ils passent leur journée à le remplir d’eau chaude. Cela fait parti du service à la chinoise et c’est trés appréciable surtout en hiver.

Dans le wagon je ne suis pas la seule occidentale, c’est bien la 1ère fois. Il y a une canadienne qui voyage aussi seule et se rend à Kunming.
Le voyage passe plus vite dés qu’on peut parler un peu.

En ce qui concerne l’attention des chinois à notre égard, elle dure plusieurs heures, après cela, vous faites partie du paysage. Les chinois sont trés curieux, ils peuvent regarder sans problème derrière votre épaule le livre que vous lisez; ils n’ont pas l’habitude de l’écriture, si vous baragouinez quelques mots de chinois, ils sont trés heureux mais c’est assez laborieux de communiquer.
Après une nuit de sommeil , entrecoupée d’arrêt et de secousses, le petit matin fait son apparition et on se prépare à l’arrivée.



pour des photos du voyage
http://groups.msn.com/tourdumonde

(Ce message a été modifié par djamila65 le 18 avril 2003 à 10:18.)

Images attachées:

438.jpg - Carnet de voyage en Chine
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djamila65
Paris, France

29 avril 2003 à 13:48

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Re: [djamila65] Carnet de voyage en Chine [En réponse à] Répondre

KUNMING - DALI - LIJIANG - ZHONGDIAN

KUNMING, capitale de la province du Yunnan, est aussi une de mes villes préférées. Les chinois la surnomment “ ville du printemps” car il y fait bon tout au long de l’année.
Je me dirige donc vers mon hôtel habituel ” le Camellia hotel “ qui est un hôtel de luxe avec un batiment réservé aux routards avec des dortoirs et des chambres doubles meilleur marché que le batiment principal.
En Chine, beaucoup d’hôtel de luxe ont un batiment réservé aux routards et à tous ceux qui ont un budget limité, c’est aussi valable pour les touristes chinois. Beaucoup de dortoir sont à 3lits ce qui est assez agréable.
Je décide de faire un tour de ville pour observer les différents changements apparus depuis mon 1er voyage et étrenner mon camescope en public.

Mon idée est de filmer la rue mais d’interviewer les femmes sur leur lieu de travail ou de résidence. Interviewer dans la rue est un peu dangeureux car cela crée tout de suite un attroupement qui peut-etre suspect pour la police. Et la derniere chose dont j’ai envie c’est de m’attirer les foudres de la police. En chine, on voit des uniformes verts partout mais sans vraiment savoir ce qu’ils représentent.

KUNMING est une ville moderne avec des grandes avenues qui délimitent le centre ville et commercial mais en même temps on peut retrouver des vieux quartiers avec des vieilles maisons et des vieux commerces,
peut-être pas pour longtemps car la chine s’est lancée dans une vaste opération de développement accéléré et dans leur soif de modernisation ils détruisent tout ce qui fait partie de leur patrimoine notamment architecturale et culturel.
Après plusieurs heures de déambulation, je décide de me diriger vers la gare en marchant sur l’avenue Beijing Lu, une grande artère trés commerçante où je pense pouvoir trouver d’éventuelles clientes pour mes interviews.
Evidemment la langue est déjà une barrière car mon chinois est tres limité mais je me dis que je vais tenter ma chance avec des jeunes filles plus aptes à parler anglais,
Après avoir essuyé des refus de pratiquement tout le monde, je trouve finalement une jeune vendeuse dans un magasin de vêtement de luxe mais son anglais est tres basique et l’interview se solde par un échec.

Mon enthousiasme en a pris un coup et je décide de quitter Kunming . A l’origine je voulais éviter les grandes villes car les mentalités y sont forcément plus ouvertes mais ne correspondent pas complètement aux chinoises.

Je réfléchis à l’éventualité d’embaucher un interprète. Le problème est de trouver quelqu’un qui parle correctement anglais et qui soit disponible plusieurs heures et pas forcément le weekend. Très souvent ce ne sont pas des professionnels mais des personnes qui désirent arrondir leur fin de mois et qui travaillent dans des entreprises étrangères ou des professeurs d’anglais ou même des étudiants. Cette année j’ai été abordé par plusieurs personnes qui voulaient pratiquer leur anglais dans la rue ou dans des cours appellés “ english corner”.Ils invitent quelques étrangers pour discuter avec des chinois qui eux paient pour participer et on vous invite à dîner. C’est trés sympathique, ca permet de rencontrer des chinois de toute sorte mais en même temps de classe moyenne puisque l’anglais fait partie de leur envie ce qui n’est pas donné à tout le monde. C’est trés à la mode à Kunming mais aussi dans d’autres villes. On vous aborde plus facilement si vous êtes seul.
Le tarif des interprètes varient , durant ce voyage j’ai payé de 0 frs à 50frs pour une 1/2 journée. Dans les grandes villes, Pekin ou Shanghai c’etait 300frs et là j’ai refusé, trop cher pour moi.
Après 2 jours à Kunming, je continue mon voyage vers Dali en bus. Il faut compter à peu pres 4 à 5h grâce à la nouvelle route entièrement goudronnée. Les paysages sont magnifiques. Dali est l’un des rendez-vous des routards en Chine. Dali est au coeur des minorités du Yunnan et c’est devenu un lieu trés à la mode, un peu trop à mon gout mais en hiver c’est trés supportable.Beaucoup de routards se reposent à Dali, étudient le chinois ou le Tai-Chi sorte d’art martial. On peut y loger confortablement, y manger “western food” et se connecter sans problème au reste du monde ce qui n’etait pas le cas il y a quelques années. C’est trés touristique mais en meme temps, il suffit de sortir de Dali pour se retrouver en pleine campagne et en pleine montagne. Dali est un pied à terre idéal pour découvrir la région notamment le lac avec les villages de minorités diverses et plein d’autres lieux et c’est bon marché.
Le paradis, quoi...

Les Bai sont la principale minorité à Dali. Les jours de marché sont les plus intéressants car plusieurs minorités viennent vendre leurs produits notamment au marché de Wase où l’on se rend par bateau. Les femmes sont majoritaires et elles portent leurs costumes traditionnels, ce qui permet de les reconnaitre. Je m’y suis donc rendu en bateau par l’intermédiaire d’une visite organisée par mon hôtel et j’ai regretté de ne pas avoir pris une interprète. Les minorités ont toutes leurs dialectes, difficilement compréhensible des chinois eux-mêmes. Alors moi, ce n’était même pas la peine d’y penser. J’ai quand meme filmer tout cette activité tres colorée.
A mon retour à mon hôtel, je décide d’aller visiter tous les restaurants pour trouver une jeune femme à interviewer et finalement je trouve Mme MA qui possède un restaurant et parle anglais et qui plus est, a trés envie de parler.
Son anglais est suffisant pour que je puisse la comprendre et qu’elle me comprenne.Elle est tres intéressante pour moi car divorcée et moitiée Bai moitiée Hui, c’est-à-dire musulmane. C’est comme cela qu’elle s’est présentée. Elle a 33 ans et vit seule avec son fils.
Les Huis sont une minorité religieuse en Chine, ce sont des chinois musulmans et le gouvernement les considèrent en tant que minorité éthnique.
Mais une chinoise divorcée. c’est rare surtout dans un village comme Dali.
Cette 1ère interview s’est trés bien passée et cela m’a rassurée pour la suite.
Je décide de continuer le voyage en direction de Lijiang, haut lieu touristique car elle figure au patrimoine de l’UNESCO depuis le tremblement de terre en 1996 qui a détruit une bonne partie de la ville et fait nombre de victimes. Lijiang est aussi le berceau de la culture Dongba des NAXIS , autre minorité du Yunnan.
La construction de l’aéroport a accéléré le développement touristique de la ville et c’est franchement devenu une horreur. Des hordes de touristes sont déversées sur la ville chaque jour entre 9h et 18h, principalement des touristes chinois venus de Hongkong et Guangzhou ( ex canton ). Le problème selon moi, c’est que c’est un tourisme de masse et la ville en elle-même est peu étendue donc on se sent tres vite entourée par ces groupes guidés par une personne portant un drapeau jaune. Ils sont marrant à voir mais j’ai du faire des pieds et des mains pour prendre des photos sans touristes, et on n’était qu’au mois de novembre alors vous pouvez imaginer en été. Mais il est encore possible de fuir cette agitation en sortant de la ville, les groupes ne s’aventurent jamais si loin.
Lijiang est une ville pavée avec des ruelles ou l’on peut se perdre facilement, la cadre est enchanteur surtout en début de matinée.

Je n’y ai dormi qu’une nuit car j’ai été horrifié de voir une profusion de commerce destiné aux seuls touristes. J’ai quand même réussi une interview d’une mère et de sa fille de 18 ans, elles étaient trés souriantes et sympathiques, Yangden, la jeune fille a été mon interprète pour sa mère. Son anglais m’a impressionné.
J’ai commencé à réfléchir sur un possible changement de sujet pour mon documentaire car trouver des célibataires de plus de 30 ans s’avérait plus difficile que je ne pensais et un portrait de femme me paraissait assez intéressant à faire en m’appuyant sur la diversité éthnique et sociale.

J’ai donc repris le bus pour aller à Zhongdian ( environ 4h de bus ) village tibétain toujours situé dans la province du Yunnan. On dit que Zhongdian marque le début du monde tibétain dans cette région. La principale ”attraction” en est un monastère. Je dois avouer que cette année je ne me suis pas du tout intéressée à ce “ qu’il fallait voir ou ne pas rater”, ce n’etait pas le but recherché. Moi je faisais plutot la chasse aux jeunes femmes désireuses d’être interviewer.

Franchement je n’ai pas vu grand chose de tibétain à Zhongdian si ce n’est que j’ai dormi au “ Tibet hotel “ qui était en rénovation, la rue principale était aussi en travaux.

Malgré tout, j’ai fait la connaissance dans ma chambre d’une jeune fille américaine qui étudiait le chinois et qui était de passage et je lui ai demandé si elle voulait bien me servir d’interprète. Elle etait ravie, de plus elle connaissait une tibétaine qui travaillait à l’hôtel . On a donc été la voir dans le bar de l’hôtel où elle était et qui était fermé. C’était vraiment la basse saison. On a donc passé 1h ou plus en interview, ca été long car elles avaient du mal à se comprendre et à la fin on s’est retrouvé à 5, un homme et une autre jeune fille s’étaient joints à nous, tous tibétains et là je me suis dit qu’il fallait que je mette un peu d’ordre dans ce brouhaha car au niveau de la prise de vue, c’était pas triste, on se passait le micro de main en main et j’avais du mal à suivre.
Mais ce sont des supers souvenirs pour moi et un casse-tête au niveau du montage.

La nuit commence à tomber et ainsi que la neige et je me prépare à une courte nuit car le lendemain je dois prendre le bus à 6h30 pour me rendre à Xiangcheng situé sur la fameuse SICHUAN-TIBET-HIGHWAY....
(Ce message a été modifié par djamila65 le 30 avril 2003 à 18:58.)

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djamila65
Paris, France

13 mai 2003 à 10:37

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Re: [djamila65] Carnet de voyage en Chine [En réponse à] Répondre

XIANGCHENG - LITANG - KANGDING

C’est le petit matin et la neige continue de tomber. On m’avait prévenu que je risquai d’être refoulée à la gare car cette route a été fermé pendant longtemps aux étrangers . C’est la route qui mène aussi au Tibet sur une portion.

Mais apparemment , tout va bien on me donne mon ticket. Je porte une cagoule, un bonnet, un blouson avec une capuche rabattue et des lunettes, on me voit à peine là-dessous Je suis la dernière arrivée et donc mon siège se trouve tout au fond du minibus. Nous sommes à peu près une quinzaine dont 4 femmes avec moi. 2 tibétaines recouvertes de manteau de peau, une chinoise avec son mari et moi. Mon sac va voyager avec moi car le toit est déjà plein.
Nous voila donc partis pour une dizaine d’heure de route en direction de Xiangcheng.
Une des choses difficiles pour moi à supporter en Chine, c’est la cigarette.
Alors bien évidemment, on commence à fumer et moi je suis obligée d’ouvrir la fenêtre , il faut savoir qu’il doit faire entre -5 et -10 degrés et cela réveille. La 2ième phrase que j’ai apprise en chine c’est d’interdire de fumer, c’est trés pratique, tout le monde comprend. Je sais c’est trés intolérant mais se retrouver dans un minibus avec 10 personnes qui fument clopes sur clopes, c’est au dessus de mes forces.

Cette année, j’ai pu constater un changement dans les comportements au niveau de la cigarette, dans les trains on ne peut fumer dans les wagons, seulement en bout de voiture et la plupart des gens respectent cela sinon il suffit de leur demander et ils le font. Dans les bus, surtout dans les régions à minorités, il y a encore beaucoup a faire. C’est le dernier de leur souci, ce que je peux comprendre mais pas forcément accepter.
Le gouvernement a aussi fait une campagne anti-cigarette surtout pour les jeunes mais dans les campagnes, les mentalités changent trés lentement.

En tout cas, mes compagnons se sont un peu calmés avec la cigarette sauf un petit excité qui prend plaisir à me narguer. Je pensais qu’on allait s’arrêter pour manger mais on était en pleine montagne sur des routes enneigées avec nulle part où s’arrêter. Il ne me reste que quelques biscuits et la journée va être longue.
Les fenêtres du bus sont embuées et givrées ce qui fait que l’on ne voit pas grand chose. Mon camescope n’a pas tourné une seule fois, c’est impossible avec les fenêtres fermées. Et en plus je n’ai pas la tête à ça.
Ce fut trés long et trés fatiguant, j’ai commencé à avoir faim, mes voisins m’ont proposé quelques pommes. Puis il a fallu s’arrêter au bout de 5 ou 6 h car un camion était au milieu de la route en panne. On est restés 1h à attendre la fin des réparations, moi je sautais sur place, mes pieds étaient gelés mais il y avait du soleil. Mes compagnons se sont tous réunis autour du camion en question en donnant leur avis.
Finalement on est reparti et le voyage a continué jusqu’à ce que le bus commence à patiner sur la route et là j’ai vraiment eu peur. Moi je suis une fille de la ville, la montagne ce n’est pas mon truc et la neige encore moins.

Il a fallu descendre pour pousser le bus et puis lui mettre des semblants de chaine, qui n’ont tenu qu’une heure ou deux.
Je commencais à être fatiguée de cette route enneigée qui zigzaguait continuellement , je n’ai pas vraiment apprécié le paysage.
La nuit commencait à tomber et on n’était toujours pas arrivé, il faut dire qu’il n’y avait rien, seulement la montagne. Je n’aime pas arriver la nuit dans un nouveau lieu car je n’ai aucun sens de l’orientation et la nuit c’est encore pire.
Après 13h de bus, nous sommes arrivés à destination. Il faisait nuit noire, l’éléctricité ne fonctionnait pas, j’ai compris que ca marchait au générateur et qu’à partir d’une certaine heure, on l’arrêtait. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y avait pas de neige. C’était déjà ça.
Il ne restait que moi et le couple de chinois dans le bus. J’ai demandé au chinois s’il y avait un hôtel et lui, a demandé au chauffeur. En descendant du bus, il y avait un homme avec un panneau écrit HOSTEL. Il me faisait signe de le suivre, ce que j’ai fait. Il avait également sa lampe de poche. On entendait des grognements de chien qui n’avaient pas l’air d’être commodes. Je ne savais pas s’ils étaient attachés ou pas, alors à chaque fois je regardais autour de moi et le tibetain n’arrêtait pas de me dire : “ ok ok ok “.
Moi je n’étais pas ok, j’avais vraiment la trouille. Certains doivent se dire que c’est un peu exagéré d’avoir peur des chiens mais en Asie et surtout dans les régions tibétaines, les chiens sont sauvages, ce ne sont pas des animaux de compagnie et j’en ai déjà fait l’expérience.

Bref on est arrivé dans cet hôtel qui n’était pas trés loin de l’arrêt de bus. L’intérieur était magnifique comme dans les monastères tibétains, trés coloré, tout en bois. En fait j’ai cru que c’était un monastère. Pour atteindre
la pièce principale il fallait monter un escalier presque à la verticale, trés pratique surtout avec un sac à dos.
La pièce était immense avec avec une trentaine de matelas et duvet au sol
et un lit double.
Mais j’étais toute seule. En remplissant le registre d’arrivée, j’ai vu que 2 israéliens m’avaient précédés et étaient repartis ce matin pour ma prochaine destination.
J’étais affamée et je pensais pouvoir manger quelque chose mais je me trompais.
Mes hôtes ne parlaient pas anglais et encore moins chinois. Alors j’ai utilisé mes mains pour leur montrer que j’avais faim, mais ils n’arrêtaient pas de me sourir, ils m’ont apporté de l’eau chaude et je me suis contentée de boire du café que j’avais en sachet. Elle a voulu connaître mon âge et là encore, le language des mains a été utilisé. Quand il a fallu aller au toilette, ca été tout une aventure avec elle car il a fallu sortir et marcher dans le noir jusqu’à une petit cabane à l’odeur infecte. Mais j’ai préféré le grand air et elle aussi. C’est dans ces moments là, qu’on a envie d’être un mec. J ‘ai déjà eu l’occasion d’utiliser les trous dans le sol mais là c’était indescriptible. Je ne vais pas m’attarder sur ce sujet mais ça peut-être difficile à supporter.J’ai beaucoup d’anecdote sur ce sujet mais je vais les garder pour moi.

J’avais décidé de repartir dés le lendemain pour Litang, j’étais un peu déprimée. Après avoir confirmée avec mes hôtes l’heure de départ du bus, on est tous allés se coucher.
Le lendemain matin à 6h00, j’étais prête à partir, mais après une 1ère tentative pour rejoindre la station seule, je suis revenue à l’hôtel et j’ai du réveiller l’hôtelier pour qu’il m’y amène car les chiens étaient toujours aussi enragés et je ne savais pas par où aller. Il est donc venu avec moi et bien sur, tout était fermé car il etait encore tôt, sauf une petite gargotte où j’ai attendu.
Le bus devait partir à 6h30 mais on est partis à 11h00. Et pendant tout ce temps, tout le monde attendait debout. Finalement on nous a ouvert le bus et ca été la bousculade pour monter. C’était un vieux bus russe tout pourri. Quand il a fallu acheter mon billet, personne ne voulait me donner de ticket, le chauffeur me renvoyait à la gare qui elle, me renvoyait au chauffeur. Je leur ai dit d’aller se faire voir et j’ai donc voyagé gratuitement puisque personne n’a voulu prendre mon argent. Je n’ai toujours pas compris pourquoi. J’ai retrouvé une partie de mes compagnons de voyage de la veille et tout le monde me souriait , c’était assez sympa, comme si on était de vieux amis même celui qui m’avait cassé les pieds avec sa cigarette. Cette fois-ci j’avais un siège près du chauffeur et près de la sortie donc en plein courant d’air, idéal pour moi.
Je n’ai pas de souvenirs précis de ce parcours si ce n’est que le bus était bondé et qu’il a fallu s’arrêter plusieurs fois à cause de panne mais on est arrivé vers 18h00 à Litang. Il faisait encore jour.
Une canadienne que j’avais rencontré à Lijiang, m’avait parlé d’un hôtel trés sympa sur la route principale mais après avoir demander à plusieurs personnes qui ne me comprenaient pas et après avoir marchée pendant plus d’1/2 j’ai renoncé et je suis allée à l’hôtel, en face de la gare . Il faisait déjà nuit noire et j’ai du ressortir ma lampe de poche pour trouver un restaurant. J’étais trés décue car j’avais espéré rester quelques jours à Litang mais à la vue de l’hôtel, j’ai changé d’avis et décidé de repartir le lendemain pour Kangding. Le départ était prévu pour 6h30.

Maintenant que j’ai le dernier guide de la Chine, je viens de voir que l’hôtel en question n’est pas du tout sur la route principale et trés difficile à trouver. Ca m’a rassuré. Je n’étais pas si idiote que ça.
Dans cet hôtel, celui ou j’ai dormi ou plutôt essayé de dormir, il n’y avait pas d’eau ni de toilette, il fallait aller je ne sais pas où pour faire ces besoins. En fait on m’avait indiqué la gare mais en réalité c’était plutôt là où je voulais. Par contre l’eau chaude était disponible pour le thé.
Je n’ai quasiment pas dormi et à 5h30 j’étais prête à partir. Il a fallu que je dérange des gens pour ouvrir la porte d’entrée.
Un minibus venait de passer devant l’hôtel et j’ai couru pour l’arrêter, il allait à Kangding et me voilà repartie pour à peu près 7h de route.
Cette fois-ci j’étais assise près du chauffeur, ce qui était super. De plus j’avais tout loisir d’ouvrir la fenêtre pour filmer, le paysage était magnifique juste comme je me l’imaginai, enfin de l’animation avec des hommes et des animaux, des yaks marchant dans les plaines et des villages tibétains . Malheureusement ce plaisir n’a pas duré trés longtemps car la route qui paraissait sans problème, nous faisait nous envoyer en l’air, littéralement toutes les 5 minutes. Le chauffeur était vraiment un super conducteur mais j’ai du ranger ma caméra pour m’accrocher à mon siège.

Sur ce trajet nous avons fait plusieurs arrêts mais la principale pause déjeuner s’est faîte dans un grand village tibétain où
- “ oh!!! surprise, j’ai retrouvé mes anciens compagnons de route, leur nombre avait diminué mais plusieurs étaient là, me souriant et me montrant du doigt.
Puis nous avons continué notre route sans autre stop jusqu’à notre destination finale, Kangding. Ce fut mon voyage préféré.


djamila65
Paris, France

30 mai 2003 à 16:51

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KANGDING- CHENGDU - LANZHOU - URUMQI

En arrivant à Kangding, je me suis dit que je pouvais bien continuer jusqu’à Chengdu.Je comptais me reposer de ces voyages en bus pendant au moins 1 semaine et comme je connaissais bien Chengdu, j’avais hâte d’y être. Donc une fois arrivée à la gare routière, je me précipite pour acheter un billet de bus pour Chengdu mais malheureusement il me faut attendre plusieurs heures avant de pouvoir repartir ce qui veut dire une arrivée tardive à Chengdu et un voyage en bus couchette, le summum de l’horreur pour moi. J e me suis souvent poser la question de savoir ce qui me fait courir sans réellement profiter du moment présent mais je pense que les conditions n’étaient pas idéales pour moi et j’espère pouvoir revenir dans cette partie de la Chine pour mieux la découvrir.

Le trajet va durer 7h sur une route à moitiée asphaltée et sous la pluie.
Mon compagnon de voyage est un petit vieux qui fume et crache ses boyaux après chaque taffe. Finalement à 1h00 du matin nous arrivons à la gare routière, une des gares de Chengdu. Je suis la seule à descendre, tous les autres ainsi que le chauffeur vont finir leur nuit dans le bus. C’est une drôle d’habitude mais qui permet d’économiser une nuit d’hôtel.

Mais je n’ai pas un budget si limité et je dois encore une fois réveiller le gardien de la gare pour qu’il m’ouvre le portail principal où quelques taxis attendent.
J’en prends un pour me rendre à mon hôtel sans savoir que l’hôtel est juste derrière mais je suis si fatiguée que ce n’est pas important.

C’est au Traffic Hotel que j’ai rencontré Weny une réceptionniste trés sympathique qui me servira de traductrice quelques jours après. Je n’y ai dormi que quelques heures car je voulais retourner dans l’hôtel que je connaissais de mon voyage précédent et qui se trouve à l’intérieur de l’école de médecine chinoise traditionnelle.
Finalement après plusieurs minutes de marchandage, je prends mes aises dans une chambre triple mais occupée uniquement par moi pour le moment.
Chengdu est la capitale de la province du Sichuan, c’est une grande ville mais en même temps, le vert y est trés présent. Il y a énormement de salon de thé à l’ancienne dans des cadres enchanteurs. Près de l’école de médecine, il y a un grand parc qui est le rendez-vous des chinois le weekend,on y trouve un des plus vieux temples taoistes de Chengdu.

Le lendemain de mon arrivée, je commence mes recherches pour trouver une interprète qui pourrait m’accompagner pour mes entretiens. Je me dirige vers l’hôpital, j’avais envie de voir l’intérieur et après l’avoir vu, je me dit que je n’ai pas intérêt à tomber malade. C’est un vrai moulin. Cela ressemble plus à une usine qu’à un hôpital.

Je commence par les agences de voyage mais là encore, le niveau d’anglais est trés faible, puis je vais dans les grands hôtels où il y a toujours une agence de voyage qui y est rattachée.
Cette fois-ci le tarif est trop cher pour moi.
Je décide de retourner au Traffic Hotel où j’ai dormi la 1ère nuit dans l’espoir de rencontrer la réceptionniste qui m’avait accueilli, Weny.
Bingo, elle est là et nous commencons à discuter et j’en profite pour l’interviewer. Elle accepte volontiers de me servir d’interprète et nous nous donnons RDV pour dans 2 jours, durant son jour de repos.

2 jours plus tard, me voilà donc devant la statue de Mao à attendre Weny qui finalement arrive en compagnie de son petit copain, un japonais rencontré à l’hôtel.
J’avais envie d’aller dans une boutique de photo de mariage pour en interviewer le directeur. J’avais fait des repérages la veille.
Nous avons donc laissé son petit ami et nous sommes partis dans cette boutique en direction de mon hôtel.
Elle m’a presenté comme étant journaliste pour une télévision francaise, il voulait voir ma carte mais bien évidemment je n’en avais pas alors je lui ai écrit mon adresse personnelle. Il voulait s’assurer que ca ne passerait pas sur la TV chinoise, ce que je lui ai assuré.
On est allé dans une petite salle de conférence et tout s’est trés bien passé. Il a repondu à toutes mes questions.

Mon moral était au beau fixe. Nous avons continué en essayant de parler à des femmes qui travaillaient à l’extérieur, gardeuse de bicyclette ou vendeuse de mandarines.
On a été obligé de faire cela dehors car ces femmes ne voulaient pas aller ailleurs, nous n’avons eu aucun problème mis à part l’attroupement provoqué par la 2ième interview, les gens s’arrêtaient et commentaient les questions, c’était marrant à voir mais je ne pouvais avoir 36 voix qui parlaient en même temps. On a du leur demander de se taire, finalement tout s’est trés bien passé dans les rires et les sourires.
Par contre au moment de ranger mon micro, j’ai croisé le regard d’un policier alors je me suis dépêchée de le cacher mais c’était trop tard et ils se sont dirigés vers nous en nous demandant si on avait des autorisations pour filmer. Weny a dit que oui et ils nous ont laissé partir sans demander à les voir, mais j’étais en colère contre elle, car je ne voulais pas qu’elle ait des problèmes et cela aurait pu dégénéré surtout pour elle.
On a continué encore 1h mais il commençait à faire nuit, il était 18h00 et weny m’a proposé de rencontré une amie à elle qui parlait très bien anglais. J’ai accepté et nous avons fixé le RDV dans un Mac Donald. Weny a retouvé son ami japonais et moi j’ai fait la connaissance de Carol. Nous avons parlé pendant plus d’1h et je les ai quitté pour rentrer à mon hôtel après les avoir invite à diner.

Avant nous avons échangé nos adresses email pour garder le contact. De nos jours, la plupart des chinois citadins ont une adresse électronique, L’internet est bon marché, les tarifs varient selon les villes 3frs de l’heure à 14frs à Shanghai.
C’est bientôt la fin de mon séjour à Chengdu et je me rends à la gare ferroviaire pour acheter mon billet de train pour ma prochaine destination LANZHOU qui se trouve à peu près à 30h de train.
J’ai fait la bêtise de partir sans vérifier que j’avais de l’argent sur moi et arrivée à la gare, je me suis apercue que je n’avais pas assez pour la couchette du milieu et j’ai du prendre la plus haute. Mais le pire c’est que je n’avais plus d’argent pour rentrer à mon hôtel et j’ai du marcher plus de 3h pour retrouver le centre ville et une banque où je me suis précipitée pour changer mes quelques dollars. J’étais épuisée, je suis repartie à la banque de Chine pour tirer cette fois de l’argent avec ma carte bleue.

Le lendemain après avoir déjeunée dans ma chambre, je suis partie prendre le bus qui va m’emmener à la gare. Le départ est prévu à14h00 et le voyage va durer 26h. J’ai passé tout le voyage à discuter avec un jeune médecin qui partait retrouver sa femme pour 3jours. Tous les 2, jeunes mariés travaillent dans une ville différente située à plus de 2jours de train. Elle, est fonctionnaire et donc ne peut choisir son lieu de travail. En chine, on demande trés rarement l’avis des intéréssés pour les mutations.

J’avais espérer faire des interviews dans le train mais toutes les femmes à qui nous avons demandé ont refusé alors je me suis contentée de discuter avec ce jeune homme. le temps a passé trés vite et nous voilà donc arrivé à Lanzhou, ville que j’ai toujours apprécié.

A Lanzhou j’ai également mes habitudes quand à mon lieu d’hébergement. Je retourne donc au Lanzhou Hôtel qui est un hôtel 4 étoiles avec un batiment réservé aux petits budgets. Nous sommes le 29 novembre et je ne vais rester à Lanzhou qu’1jour car je vais y revenir apres mon périple dans la province du Xinjiang.
Je pars acheter mon billet de train pour Urumqi et là encore, la gare est en
travaux, les salles d’attente sont sous des tentes de l’armée. Il fait trés froid mais le ciel est bleu.
L’avantage de repasser par la même ville, c’est que l’on peut déposer son bagage en bagagerie et voyager trés léger, pour une somme dérisoire 1frs.
Le voyage jusqu’à Urumqi va durer 24h en train.
Cette fois-ci je me suis offerte une couchette inférieure et je partage ma petite table avec un vieux chinois.
On est à peine parti que le chef du train vient me voir et demande à voir mon passeport mais comme il ne parle pas anglais et moi mon chinois est trés limité, je lui dit non et quelques minutes plus tard, il revient avec un homme qui parle anglais et finalement je comprends que le chef du train voulait seulement connaitre ma nationalité et il pensait que j’allais lui tendre mon passeport sans broncher mais pour moi, le passeport est sacré et seule la police peut le demander. On s’est tous les deux excusés de ce malentendu et il est parti en rigolant.

J’ai commencé à discuter avec l’homme qui m’avait aidé et il s’est avéré qu’il était professeur d’anglais et voyagait avec un groupe de professeurs partis en stage d’informatique à Lanzhou. Ils venaient tous de la province du Xinjiang et étaient désireux de parler avec moi.

Alors a commencé une discussion entre eux et moi avec lui au milieu pour traduire. C’était trés marrant car il leur a dit qu’ils ne devaient pas laisser passer l’occasion de parler avec une étrangère , que ca n’allait peut-être jamais se reproduire. Je me suis fait l’effet d’un orateur devant un parterre d’étudiants. On a parlé de tout, beaucoup de questions personnelles, des questions sur le système scolaire, de la mode à Paris. C’est là que j’ai rencontré le 1er ourghour, une des minorités de cette province. Il était professeur mais ne parlait que chinois et sa langue.

C’était trés intéressant. Ils m’ont accordé une pause pour boire du thé puis c’est reparti et cette fois-ci j’ai demandé à interviewer 2 femmes dont une qui parlait déjà anglais. C’était trés convivial.
Ca été un voyage éclair , les 24h sont passées trés trés vite.

Le lendemain, nous sommes arrivés à Urumqi et nous nous sommes quittés en s’échangeant nos adresses email.
(Ce message a été modifié par djamila65 le 13 juillet 2003 à 12:41.)

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djamila65
Paris, France

13 juillet 2003 à 12:40

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Re: [djamila65] Carnet de voyage en Chine [En réponse à] Répondre

URUMQI-KASHGAR-LANZHOU

A Urumqi, il faisait dans les - 20 degrés, j’avais déjà eu le plaisir de voyager dans cette même ville sous des températures similaires. Il m’a fallu du temps pour trouver un taxi car personne ne voulait m’emmener dans l’hôtel que je connaissais. En fait il était en travaux et donc inaccessible.
Il m’a fallu attendre quelqu’un qui parle 2 mots d’anglais pour me l’expliquer puis nous nous sommes rendus dans le 2ième hôtel de mon choix.
J’avais du mal à reconnaitre la ville, cela faisait déjà 4 ans, on voyait des chantiers un peu partout et les routes étaient verglacées.
Arrivée à l’hôtel qui m’a semblé désert, j’ai du négocier un tarif pour ma chambre double grand luxe car pour aller dans les dortoirs, il fallait ressortir et traverser toute une place et avec ce froid et ce verglas, je n’avais aucune intention de me geler dehors. Je décidais de suite de partir le lendemain pour Kashgar.

Je suis donc ressortie pour prendre le bus qui allait à la gare pour m’acheter mon billet. Urumqi m’avait laissé un souvenir qui était encore en ma mémoire: Avant à Urumqi, il y avait 2h de différence par rapport à Pékin et donc au reste de la Chine malheureusement les billets vendus à la gare, portaient l’heure de Pékin alors évidemment arriva ce qui devait arriver, j’ai raté mon train et quand j’ai exigé le remboursement , on a refusé et cela m’a pris plus de 2h de cris et de colere pour récupérer mes sous et racheter un autre billet. J’ai du passer 2 jours de plus dans cette ville.
Cette année, il n’y a plus de différence d’horaire, nous vivons tous à l’heure de Pékin.
Le bus arrive enfin, il est déjà bondé mais je me trouve une place assise, en fait le terminus c’est la gare, c’est donc très pratique. On me tapote l’épaule et je vois 2 jeunes filles qui me demandent dans un anglais très incertain ma nationalité et mon prénom. On se sourit mais la communication est très difficile. L’une d’elle me tend son numéro de téléphone et me dit de l’appeller pour qu’on se voit. Elles me quittent avant la gare. Je ne suis pas sûre de vouloir l’appeller car l’urghur est leur langue et je ne la connais pas du tout.
J’achète mon billet sans problème pour kasghar pour le lendemain. Je reprends le bus et descend dans le centre ville pour faire mes courses pour mon dîner. Je n’ai vu aucun restaurant près de mon hôtel et avec ce froid, je ne veux pas me risquer à marcher trop longtemps.
Je voulais rentrer à pied à l’hotel mais les trottoirs sont tellement glissant que je prends un taxi, c’est plus facile.
Le lendemain matin, je pars à la gare toujours en taxi. La ligne URUMQI-KASHGAR est récente, elle a été inaugurée en 1999 , il faut compter 24h ou plus de train. Les trains sont à 2 étages et nous sommes 4 par cabine et non plus 6.
Mes compagnons de route sont tous des hommes, presque tous des non chinois :
urghur, kazak, mongol ou ouzbek. C’est déjà un autre monde, c’est le début de l’Asie centrale, de la fameuse route mythique, la route de la soie.
Les premières heures, je reste seule à écouter mon walkman puis je fais des mots fléchés et finalement 2 jeunes hommes qui jouent aux cartes près de moi , m’adressent la parole en anglais.
Leur anglais est plutot bon, ils ont la trentaine ou un peu moins.
On commence à discuter de moi d’abord, puis d’eux. L’un est marié avec 2 enfants et l’autre toujours célibataire, j’apprends qu’ils ont rarement droit au choix de leur femme, c’est toujours un mariage arrangé, ils sont musulmans évidemment mais c’est encore très différent du magreb dont je suis origine. Ils ne me croient pas quand je leur dis que je suis aussi musulmane.
Ils me parlent des difficultés de vivre dans cette province, ils aimeraient tous deux partir à l’étranger mais ils n’ont pas de passeport et ne peuvent voyager qu’en Chine mais ils ne parlent pas chinois alors leur espace est très limité. Un passeport coûte très très cher surtout pour eux, non chinois et considérés comme des immigrés alors que c’est aussi leur pays. Forcément il y a la haine du chinois et du gouvernement. Urumqi est devenu très chinois comparé à Kasghar. Mais les chinois réservent le même sort à cette ville avec un projet de développement immobilier. Ils ont aussi la possibilité d’aller au Kazasthan pour étudier mais ca ne les intéresse pas. Ils rêvent de l’Europe, surtout de l’Allemagne où il est plus facile d’aller.
Nous avons encore une fois échangé nos émails, et le voyage a continué. Il est midi quand nous arrivons à destination.

C’est sur cette ligne que j’ai mangé les meilleurs yaourts fait maison.
Tout le monde m’a dit qu’il ne neigeait jamais à Kashgar et évidemment c’est mon jour de chance car il neige mais il fait beaucoup moins froid. C’est supportable.

La gare est toute neuve et toute petite, ce n’est déjà plus la Chine. Je prends un taxi pour me rendre à mon hôtel, le trajet est assez long. On passe devant la statue de Mao et là je me rends compte que les chinois sont aussi très présents, on arrive dans le centre ville qui est très chinois, rien ne le distingue d’une autre ville chinoise si ce n’est la double écriture sur tous les lieux, écriture arabe et chinoise.
Le taxi s’arrête et le chauffeur me montre au loin mon hôtel car la route est barrée et je dois finir à pied. Toute l’avenue principale est en travaux , de même que mon hôtel. Après avoir visitée plusieurs chambres, je m’installe dans une chambre double assez luxueuse. J’ai négocié le prix car j’avais l’intention de rester une semaine mais comme d’habitude mes plans vont changer. L’hôtel semble vide.
Je redescends à la réception pour parler à la réceptionniste qui m’avait accueilli et qui parlait un peu anglais. Je lui ai expliqué mon projet mais je ne suis pas sure qu’elle ait compris. Je rencontre le personnel qui est compose à 80% de femmes, non chinoises. Elles me regardent toutes sans comprendre un mot de ce que je dis.

Je décide d’aller faire un tour en ville. A cause des travaux et de la neige, j’ai l’impression d’être dans une ville bombardée, les maisons sont à moitiée détruites, les enfants jouent dans les décombres, en fait ils vont détruirent pour reconstruire selon l’esprit chinois c’est-à-dire carrelage blanc de salle de bain, une horreur architecturale. Comme il est déjà tard, je rebrousse chemin et reporte à demain mon excursion de la vieille ville.
Le lendemain, tout est blanc, la neige est tombée toute la nuit. Je maudis mes compagnons de voyage, il fait plutôt bon et je me mets en route.
La ville n’est pas très étendue et j’arrive très vite dans la vieille ville, c’est le marché et malgré la neige, il y a du monde mais ce n’est pas la bousculade. Je rêve de m’acheter les chapeaux noirs typiques de cette région, en laine de mouton. C’est un marché particulier, le marché aux chapeaux. Il y en de toutes les tailles, tous noirs avec la couleur de la laine qui diffère. Ce sont des chapeaux pour les hommes mais ca m’est égal, j’en achète pour moi aussi.
A part les chapeaux, c’est un marché sans grande originalité mais il parait qu’en été c’est très différent. Il faudra donc que je revienne à un autre moment de l’année où les températures seront plus clémentes. Je suis un peu décue, j’avais tellement rêvé de Kasghar en lisant le guide mais l’hiver n’est pas vraiment la bonne saison pour visiter cette région.
Après réflexion, je me suis décidée à rentrer à Lanzhou sans passer la nuit à Urumqi car il y fait trop froid.
En réalité, j’ai du attendre 6h entre mes 2 trains. Je me suis installée dans une sorte de Kentucky Fried Chicken et j’y est passée 5h à lire et à écrire en buvant du thé.
Sur le trajet Urumqi-Lanzhou, j’ai fait la connaissance d’une jeune fille qui vit à Lanzhou et elle m’a donné son numéro de téléphone, me demandant de l’appeller. Elle parle un peu anglais.
Je suis heureuse d’arriver à Lanzhou où il fait plus doux et où je me sens à l’aise.
(Ce message a été modifié par djamila65 le 13 juillet 2003 à 13:01.)

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Khaldoun
Strasbourg, France

Photo/image personnelle du membre Khaldoun.


16 septembre 2003 à 13:07

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Re: [djamila65] Carnet de voyage en Chine [En réponse à] Répondre

J'ai lu le récit de ton périple en Chine (est-il achevé?) avec un grand intérêt. Ce qui frappe, c'est le rythme effréné de tes déplacements. Comment fais-tu pour enchaîner trajets de nuit en bus, liaisons en taxi ou en minibus, voyages de 24h en train etc...? Te reste-t-il du temps et des forces pour regarder réellement et prendre la mesure des (vastes) régions que tu traverses? Tu es partie, bien sûr, avec un objectif défini. Mais justement, en t'attardant davantage ici ou là, peut-être aurais-tu pu te lier plus facilement avec des personnes qui t'intéressent. Et puis, pour tes interviews, il n' y a strictement aucune différence entre, disons, Kashgar et Kunming. On a l'impression, en te lisant, que tu étais pressée, mais alors bien pressée, d'arriver à la frontière chinoise occidentale, point final.

Sinon, ton récit est adorable; tu ne manques pas d'humour et nous avons en commun l'horreur de la cigarette dans les bus.

Khaldoun


MARSU
Du moins encore quelques semai, France

16 septembre 2003 à 18:35

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Re: [djamila65] Carnet de voyage en Chine [En réponse à] Répondre

Salut Djamila,

Super ton récit j'ai bien apprécié. C'est drôle que je l'ai lu et que j'ai trouvé sympa en fait parce que la Chine est un pays qui ne m'attire pas dutout... Mais je sais pas je m'y suis attardé et je m'y suis laissé prendre sans peine.

Ton projet etais tres intéressant as tu pu aboutir a quelques chose`? Quand tu as travaillé dans l'hotellerie la tu fais qu'au Japon et en Chine? Sans permis au Black???....

J'aimerai bien connaitre la suite de ton périple en particulier la partie sur le Taklamatan.... Si tu as du temps.


Dans ton récit j'ai été surprise qu'on puisse fumer dans les bus, je croyais les chinois d'un respect absolu pour les autres... Ainsi que avant de lire ton texte aussi j'ai appris qu'ils y avaient des chinois musulmans... J'ai lu dernierement un livre qui me mettais au courant de la chose au début du siecle... Mais c'est drole meme si je connaissais les chinois musulmans de Malaisie je sais pas pourquoi mais ceux de la chine ne l'étais pas pour moi... Comme quoi on apprend tous les jours.

J'ai aussi trouvé que tu allait tres vite et que tu enchainait moyens de transport l'un derriere l'autre. Mais peut etre avait tu une contrainte de temps.

Tu pourrai me dire ce qui t'attira en Chine la premiere fois.

Au plaisir et encore félicitation.

Que le vent te pousse en avant,que le soleil illumine ton visage, que le vent du destin te pousse à danser avec les étoiles.... THE BLOW pour laisser la place à ses rêves!!!!

Suntala


djamila65
Paris, France

20 janvier 2004 à 10:40

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Re: [djamila65] Carnet de voyage en Chine </