
DeCléricy Rouyn-Noranda, Québec (Canada)

9 février 2008 à 14:24
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Ah les statistiques! Voyons un peu ce qu’on veut bien croire qu’elles nous disent. La superficie en km2 : Canada = 9 984 670 France = 675 417 On peut donc présumé qu’au Canada, l’immigrant clandestin dispose théoriquement de15 fois plus d’espace pour être peinard. L’eau, en % du territoire national : Canada = 8,62 France = 0,26 Pour un Canadien, il y aurait donc 33 fois plus d’eau disponible pour couper le scotch ou le pastis. En principe, un ver de terre canadien aurait 33 fois plus de chance de survie. (voir explication plus loin) La population : Canada = 33 091 228 France = 64 473 140 La probabilité qu’il y ait 2 fois moins de râleurs au Canada est grande. Le nombre d’habitants au km2 : Canada = 3,29 France = 93,59 Quel beau pays! Il y a 28 fois moins de chance de rencontrer un casse-pieds par km2 au Canada. Achille Talon aurait 28 fois moins de Lafuneste. Langue officielle : Canada = 2 France = 1 La France est ici redevable au Canada. Cours de logique 101 : Suisse, Belgique, Canada, France. Si l’on remplace chaque entité par le nombre de langues officielles, nous obtenons la suite logique suivante; 4, 3, 2, 1. En retranchant 1 à partir de la gauche nous avons; 3, 2, 1, 0. Donc Suisse= 3, Belgique= 2, Canada= 1, France= 0. CQFD. Conclusion; grâce au Canada, la France se sent malgré tout comprise. D’où, à l’époque, le discours du grand Charles; inutile d’en beurrer épais Français, Françaises. Ils nous ont compris. L’IDH (indice de développement humain) : Canada = 0,961 (4e rang mondial) France = 0,952 (10e rang mondial) Donc, 1,009 fois plus humainement développé au Canada. Encore une fois, l’ordre logique est respecté; Canada > France. Sources : Geographica: The bible of Earth. CIA The World Factbook. L’État du Monde 2006. Wikipédia. Comparé à la France, voici en réalité ce que les statistiques me cachent. Pour la superficie : J’ai 15 fois plus de chance de me perdre. Pour l’eau : J’ai 33 fois plus de chance de me retrouver le cul dedans. À la pêche, j’ai 33 fois plus de chance de revenir bredouille (CQFD! L’espérance de vie du ver de terre canadien s’explique ici). Pour la population : J’ai 2 fois moins de chance de me faire des amis. À faire la manche, je gagnerais 2 fois moins. Pour la densité de la population : J’ai 28 fois moins de chance d’obtenir de l’aide si j’embourbe mon auto. Pour emprunter un escabeau le samedi, il est probable qu’on m’enverra promener 28 fois avant de trouver le bon samaritain. En rase campagne je risque d’avoir 28 informations erronées ou contradictoires pour trouver M. Dupont, la route régionale une telle ou encore la prochaine station d’essence. Langue officielle : Deux langues doivent signifier que je l’ai fourchue. Si je parle français, ils ne me comprennent pas. Si je parle anglais, ils ne me comprennent plus. Pour l’IDH (indice de développement humain) : Ici la statistique est avantageuse. Que peut bien signifier ces 1,009 fois plus? À mon avis, l’IDH reflète l’HDI; l’humilité des invertébrés, le bonheur d’être ver de terre canadien; 15 fois plus de sols où se cacher, 33 fois plus d’eau pour permettre aux poissons de se perdent ou d’aller voir ailleurs, 2 fois moins de pêcheurs potentiels, 28 fois moins de chance que d’autres cons de pêcheurs fouillent le sol, au même moment, à la recherche d’appâts. Longue vie au lombric canadien! L’unique gagnant. Source : Voyage en Alumie. La pensée logique Eskabienne; rivetage et dérive. Édition La Tour de Babel. 2008. Une page zéro zéro neuf. DeCléricy
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