
TOUKOUL selon le vent, France

29 avril 2008 à 8:17
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Bonjour Sansdec, Vous écrivez : "...nous on hesite a repartir en metropole malgré qu'on a plus rien la bas hormis la famille..." Dans un autre sujet, vous écrivez : "...nous sommes ma femme ma fille et moi en nouvelle caledonie depuis six mois et nous rentrons bientot de notre propre volontés (ca va bien comme ca les conneries lol)..." Où en êtes-vous ? La Famille, quand on a plus qu'eux... : À mon avis, cela marche dans les deux sens. Je ne parle pas pour ceux qui ont soi-disant TOUT vendu avant d'aller sur le Caillou et par la suite aux travers des conversations vous vous appercevez qu'ils ont encore pieds à terre et autres points de chute en métropole si ce n'est en Australie ou en Nouvelle-Zélande ( sans compter un compte bancaire) Ces gens là sont à prendre avec relativité dans leurs récits déformants d'un réalité à l'installation qui est vraiment autre quand on est fonctionnaire ou sponsorisé par la famille... Des comme eux, il y en a plein qui " se la joue " sur le Caillou. Passons. Pour en revenir à la Famille, quand j'écris que cela marche dans les deux sens, j'écris cela après avoir rencontré des personnes qui sont allées en " précurseurs " en NC puis ont fait venir la famille au sens large, une fois installé ( de la cousine, aux neveux, le beau-frère en passant par la soeur qui tient le secrétariat et la grand-mère qui fait la nounou, les nourrices locales venant travailler quand bon il leur semble...( je cite ) ) Dés lors quand cela marche dans ce sens, cela devrait aussi marcher dans l'autre quand " l'expérience " n'a pas été concluante. Ainsi la famille en métropole c'est mieux que le vraiment rien du tout, pour certains. Sinon, content de lire des lignes qui replacent la NC dans un contexte autre que la BD et ses fiestas à coup de bouteilles de champs et de Viskies ( malgré que la Vie soit EEEXTREEEMEUMENT chère ) Il est certain que la personne qui a des actions dans la restauration ou une boîte ne pourra que tenir des propos du genre " vivez et ne comptez pas " ...En dernier lieu, elle est heureuse que vous claquez votre argent et n'en aurra rien à faire que vous repreniez l'avion du retour vers la métropole. Il est d'ailleurs intéressant de se tenir pour les locaux " affairistes " au courrant de la balance rapport : arrivants/départs. En dernier lieu, j'avais mis en ligne un article sur un autre Topic : http://voyageforum.com/v.f?post=1634579;sb=post_latest_reply;so=ASC;forum_view=forum_view_collapsed;page=last;#last Parmis les réponses locales apportées, je vous fais part de celle de PB : "... Contre ceux qui salissent la Nouvelle-Calédonie Je souhaite m’élever avec vigueur contre un article du Monde du 19 avril, signé de M Xavier TERNISIEN et intitulé : « Les "métros" débarquent sur le Caillou » Cet article est une succession de clichés mis bout à bout et visant à donner une image profondément négative de notre pays auprès de l’opinion publique métropolitaine. Plus grave encore, cet article comporte certaines contre-vérités grossières et des manipulations de l’information telles qu’elles entachent la réputation d’un journal aussi prestigieux que Le Monde. Enfin, et ce n’est pas le moindre des reproches, cet article vient attiser les haines raciales dans un pays où tous cherchent à trouver des solutions pacifiques et stables au duel structurel entre indépendantistes et fidèles de la France. Les habitants de la Nouvelle-Calédonie ont été habitués dans les années quatre-vingt aux approximations, mensonges, caricatures et travestissements de l’actualité douloureuse que traversait le pays par une presse qui faisait de la Nouvelle-Calédonie le miroir des passions politiques franco-françaises. Nous pensions que cette époque était derrière nous. Nous avions tort puisque M Ternisien vient de nous offrir un retour fulgurant vers le passé. Le rôle d’un grand journal d’information est de rapporter les faits, pas de les présenter de façon biaisée et haineuse. Ce qui est inacceptable dans cet article, ce n’est pas d’avoir dépeint la prospérité actuelle de l’économie calédonienne, du fait des cours très élevés du Nickel et de deux projets métallurgiques (Goro au Sud, Koniambo au Nord) de taille internationale, et l’effet d’attraction de cette conjoncture sur des métropolitains. Ce qui est inacceptable c’est d’avoir fait de ces immigrants métropolitains des boucs émissaires et de dépeindre de façon odieuse la Nouvelle-Calédonie comme une sorte de petite Afrique du Sud raciste. Sur les chiffres d’abord, les données de M Ternisien sont fantaisistes et nous serions curieux d’en connaître les sources. D’après l’Insee locale (L’ISEE http://www.isee.nc), le solde migratoire de 1998 à 2007 a été de +9.950 personnes. Ce qui représente un apport net cumulé sur dix ans de 4,1% de la population à ce jour (244.600 estimation 2008) En 2006, ce solde a été de +750 personnes, et non 7.500 comme l’affirme M Ternisien. Si une telle invasion avait eu lieu en Nouvelle-Calédonie en 2006, sachant que les emplois nouveaux liés à la construction de l’usine de Goro Nickel dans le sud sont de 2.500, nous n’aurions pas constaté cette année là une réduction du nombre total de chômeurs de 1.700 personnes. Mais l’imagination débordante de M Ternisien ne s’arrête pas là, puisque plus loin on découvre qu’à Bourail, « ville du Far West » (n’importe quoi : pour s’en convaincre aller sur le site de la ville http://www.mairie-bourail.nc/) il y aurait un afflux massif de 1.000 métropolitains parce que 500 personnes ont voté pour Ségolène Royal. N’importe qui sait ici que ce sont des voix indépendantistes des tribus qui se sont portées sur la candidate du PS aux présidentielles. Nul besoin de métropolitains pour voter socialiste. M Ternisien dépasse hélas carrément les bornes lorsqu’il affirme qu’il n’a vu aucun kanak à la baie des Citrons, sous-entendant par là que les plages sont réservées aux blancs. Les trois plages publiques de Nouméa, Baie-des-Citrons, Anse-Vata et celle de la Pointe Magnin, sont le lieu de rendez-vous de l’ensemble de la population, et évidemment de troupes de jeunes mélanésiens venus à pied des quartiers de Nouméa intra muros où ils résident. C’est une foule multiraciale qui se presse le week-end sur les plages et il fallait à M. Ternisien une solide mauvaise foi pour ne pas voir la réalité, à moins qu’’il ne se soit fait par paresse l’écho de témoignages orientés qui lui ont été transmis. Tout le reste est de la même veine et le lecteur parisien ne peut que s’imaginer un paysage digne de Tintin au Congo à l’énumération de cette colonie peuplée d’anciens militaires à la retraite rachetant des maisons coloniales grâce aux subventions de l’Etat. Tout cela est évidemment profondément faux et très éloigné de la réalité sociale de la Nouvelle-Calédonie, pays qui connait à côté d’une moitié de population mélanésienne, un très fort brassage ethnique, comme d’autres îles, telles que Maurice, la Réunion ou Hawaii. La très large définition du « Blanc » en Nouvelle-Calédonie surprendrait certainement beaucoup de Parisiens. Autre contre-vérité : « Les travailleurs pauvres et les chômeurs, qui sont tous kanaks, polynésiens ou wallisiens, sont rejetés à la périphérie de Nouméa ». Nouméa a vu un développement brutal des squats à partir de 1995. Mais ce que M. Ternisien oublie de préciser c’est que d’après les études menées par la Province Sud, 85% des personnes qui y vivent viennent du Nord et des Iles (rapport de Dorothée Dussy, « S’approprier la Ville - Nouméa au miroir de ses squats »), Provinces toujours sous-développées malgré des transferts financiers massifs en faveur du rééquilibrage. Le phénomène des squats à Nouméa est d’abord le fruit de l’absence de travail en milieu mélanésien. Nouméa ne rejette personne. Elle est un aimant pour les populations de l’intérieur. Si les provinces indépendantistes n’arrivent pas à empêcher l’exode de leurs jeunes, la ville de Nouméa et la Province Sud ont du elles se mobiliser pour construire l'’habitat social (80% du parc social est dans Nouméa intra Muros) indispensable pour absorber ces flux migratoires internes Non M. Ternisien, l’argent de la défiscalisation ne sert pas à loger de riches expatriés métropolitains. Il sert d’abord à financer l’offre de logements en faveur des calédoniens issus des classes moyennes ou des classes populaires. Supprimer cette aide dans un pays avec une démographie qui est celle de la France dans les années 1960 serait une grave erreur. L’impact des nouveaux venus sur le marché de l’immobilier a existé mais s’est trouvé limitée à quelques quartiers chics. La hausse des prix de l’immobilier en Nouvelle-Calédonie est restée inférieure à celle constatée en métropole. Comme partout ailleurs dans le Monde, c’est d’abord la baisse des taux bancaires et la forte demande interne qui a alimenté la hausse des prix. Il est notable qu’’à ce jour le marché immobilier de la Nouvelle-Calédonie reste épargné par le vent de panique qui souffle sur les marchés immobiliers des pays industrialisés Que la Nouvelle-Calédonie connaisse des difficultés sociales certes, mais les quelques milliers de métropolitains venus soutenir le développement économique local n’en sont pas responsables. On pourrait s'interroger plus utilement sur l’incapacité persistante depuis 15 ans des indépendantistes à développer un tissu socio-économique permettant de retenir les populations dans les provinces qu’ils dirigent avec l’argent de la France. Au final, cet article de M. Ternisien n’a d’autre ambition que de relayer les discours xénophobes d’une petite équipe de bruyants intellectuels locaux controversés, curieusement eux-mêmes des immigrés (MM Chauchat et Dutailly sont des « zoreilles »), et des indépendantistes les plus extrémistes qui souhaitent en agitant la menace de la noyade du peuple mélanésien par les blancs, masquer leur propres insuffisances dans la gestion quotidienne. Libre à chacun d’avoir ses opinions sur la situation politique en Nouvelle-Calédonie mais il n’est pas acceptable que l’on salisse dans un grand journal l’image d’un pays où la France n’a pas à rougir de son action en faveur du développement économique et social. PB ..." Quant à moi, la vision que j'en ai de Bourail, je cite azureva : http://www.azureva.com/...agazine/bourail.php3 "... Bourail, c'est le Far West de la grande terre, la capitale caldoche. On y croise des stockmen (cavaliers à cheval) qui ramènent les bovins à la station (ranch)... ...On y trouve beaucoup d'agriculteurs et surtout d'éleveurs, dont le mode de vie (comme les fermes) est copié sur la grande île voisine l'Australie... ...Bourail est célèbre pour ses rodéos et son pèlerinage catholique l'été..." Je rajouterais : Le pays du Pick-Up équipé de pare-buffles ( alors que c'est interdit en métropole ) avec le Staff, le Pit ou autres Niakeurs de service attachés derrière. Le chapeau de Cow-boy vissé sur la tête, boucle US et tiags. Ne manque que la Winchester ou le Colt...Si cela était autorisé. Bref, un cliché de la Nouvelle-Calédonie qui doit certainement beaucoup manquer quand on repense au Caillou.
(source : ACEW)
(Ce message a été modifié par TOUKOUL le 29 avril 2008 à 8:27.)
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