
tylassin
Argenteuil, France

12 octobre 2006 à 3:47
Message 113 de 255
Consulté 2 192 fois
Signaler ce message aux modérateurs
Haut de la page
|
Salut, pour continuer ce carnet voici une dépèche de l'AFP de ce matin: 12-10-2006 08:51:58 Pays : CHN GLGL FRS0189 30549 /AFP-DF53 =(PHOTO)= DANDONG (Chine), 12 oct 2006 (AFP) - La jeune serveuse nord-coréenne est tout sourire en servant son plat national, le très épicé kimchi, dans ce restaurant de la ville frontalière chinoise de Dandong : venue de Pyongyang, elle reconnaît timidement ne pas avoir la nostalgie de son pays. Chemisier blanc impeccable et jupe bleue repassée, Mlle Li, une jeune femme dodue, est l'une des quatre employées, toutes âgées d'une vingtaine d'années, qui servent les touristes chinois et étrangers, sur fond de comédie musicale nord-coréenne diffusée à la télévision. Selon les habitants de cette ville frontalière, au bord du fleuve Yalu qui sépare la Chine de la Corée du Nord, les serveuses, originaires de l'Université Kim Il-sung de Pyongyang, ont pu obtenir du travail dans la Chine beaucoup plus prospère grâce à des relations haut placées. "Oui, je suis une étudiante de Pyongyang", se contente de dire Li, qui reconnaît être venue avec un permis de travail en bonne et due forme. "J'aime beaucoup Dandong, c'est un très joli endroit, Pyongyang ne me manque pas du tout", explique-t-elle. Quand elles sont interrogées sur l'essai nucléaire supposé de leur pays natal, les serveuses continuent à sourire, et reprennent la propagande officielle en évoquant un "événement historique". Si Mlle Li représente la face souriante de la communauté nord-coréenne de Dandong, dans l'ombre, la réalité est souvent plus noire pour les réfugiés clandestins. Selon des associations de défense des Droits de l'Homme japonaises et sud-coréennes, ils seraient entre 200.000 et 300.000 en Chine, vivant dans des conditions difficiles, dans la peur permanente d'être arrêtés et renvoyés dans leurs pays. Fuir le pays est un crime puni par l'envoi en camp de travail, où ils sont torturés, soulignent-elles. "Il y a des clandestins ici, mais personne n'aime en parler", dit Li Meihan, un Chinois appartenant à l'ethnie coréenne, qui dirige une entreprise d'import-export. "Beaucoup d'entre eux ont de la famille ici, c'est la manière la plus courante de venir ici, car si vous avez de la famille, elle peut vous aider. Sinon, c'est vraiment difficile de s'en sortir", ajoute-t-il. Norbert Vollertsen, un militant allemand basé à Séoul qui aide les réfugiés nord-coréens à s'enfuir de leur pays, explique que Dandong n'est pas l'un des lieux les plus actifs pour le passage des réfugiés en raison d'une forte présence policière et de son statut de place commerciale. "La plupart tentent de traverser la rivière un peu plus en amont, très peu essaient ici à Dandong", témoigne Wang Chuanjiang, qui propose des tours en bateau aux touristes. "Des deux côtés, vous avez des patrouilles frontalières le long du fleuve ; s'ils vous attrapent, vous êtes renvoyés", indique-t-il. "Ce que vous voyez à Dandong, c'est plus des responsables nord-coréens qui tentent de faire défection", affirme Vollertsen. Selon lui, les officiels nord-coréens utilisent également Dandong en tant que plateforme pour leurs activités de contrebande, comme pour le trafic de drogue et de fausse monnaie. sai-frb/jg/bds AFP 120901 OCT 06
|