
Nelsonruz France
9 novembre 2005 à 16:49
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Haro sur l'embargo américain contre Cuba L'Assemblée générale des Nations unies a adopté hier à une écrasante majorité une résolution condamnant le blocus économique, commercial et financier que les Etats-Unis imposent aux Cubains depuis plus de 40 ans. "Un embargo qui n'a jamais été appliqué avec autant de cruauté et de brutalité", a déclaré le ministre cubain des affaires étrangères. Les résolutions de l'Assemblée générale des Nations unies ne sont pas contraignantes mais elles reflètent l'opinion de la communauté internationale.Celle d'hier a été adopté par 182 voix. 4 pays ont voté contre : les Etats-Unis, bien sûr, Israël, les îles Marshall et un autre état du Pacifique, Palau. http://www.euronews.net/...cle=318445&lng=2 ----- Nunca antes fue tan cruel y despiadada la persecución de un gobierno de los E.U contra la economía y el derecho de los cubanos a una vida digna y decorosa Discurso pronunciado por el canciller cubano Felipe Pérez Roque ante la Asamblea General de Naciones Unidas 8/11/05 suite ici: http://www.ain.cu/...v08iggdiscurso05.htm ------- Echec de M. George Bush à Mar del Plata En se déplaçant à Mar del Plata (Argentine), où s’est tenu le quatrième Sommet des présidents et chefs de gouvernement des Amériques, les 4 et 5 novembre, M. George Bush avait comme objectif affiché d’imposer la Zone de libre-échange des Amériques (en espagnol : ALCA). En faisant le déplacement, le président vénézuélien Hugo Chávez entendait pour sa part « enterrer » ce projet, considéré comme le principal outil de l’impérialisme américain dans la région. Dans le cadre de cette offensive des Etats-Unis, la plus agressive des dernières années pour ouvrir les économies et promouvoir des réformes favorisant le libre marché, un dur affrontement a opposé les 34 pays du continent (moins Cuba). Vingt-neuf d’entre eux, avec comme chefs de file le Mexique, le Canada, le Panamá et le Chili, se sont montrés favorables à l’établissement de la zone de libre-échange. Ils ont dû néanmoins compter avec la ferme résistance du Marché commun du sud (Mercosur : Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay) et du Venezuela. Moyennant quoi, l’ALCA a été rejeté et M. Bush est reparti les mains vides. http://www.monde-diplomatique.fr/...eorge-Bush-a-Mar-del ----- Cuba J’ai visité une autre planète par Peter Rosset 9 novembre 2005 Hier, je suis revenu sur la planète Terre : je suis revenu à la réalité du monde néolibéral. J’ai passé, en octobre, quelques jours sur cette autre planète appelée Cuba, en plein pendant les préparatifs en vue de l’arrivée éventuelle sur l’île de l’ouragan Wilma. En partant, j’avais en tête les images du président Fox [le président mexicain] à Salamanque [1] disant que le Mexique n’avait pas besoin d’aide (bien qu’au Chiapas, après le passage de [l’ouragan] Stan, cela faisait plus d’une semaine que beaucoup de gens ne recevaient ni eau ni nourriture de la part du gouvernement), ainsi que l’incompétence et l’indifférence absolue montrée par le président Bush envers les gens de La Nouvelle Orléans victimes de [l’ouragan] Katrina. La première chose que j’ai remarqué à Cuba, c’est que tout le monde est météorologue, mais vraiment tout le monde, un chauffeur de taxi autant qu’une professeure, qu’un paysan ou qu’une serveuse. Si l’on demande à n’importe qui : « il en est où le cyclone ? », on se verra immanquablement répondre par une explication scientifique sur les phénomènes anticycloniques, les fronts à haute pression, les courants marins, les masses d’air de différentes températures, etc. Je n’ai pas mis longtemps à comprendre pourquoi : dès qu’un ouragan s’approche de l’île, la télévision diffuse de longs documentaires, presque une préparation à un doctorat de météorologie, qui abordent les moindres détails des pronostics avec tous les scénarios possibles et imaginables. Waouh ! Les responsables des programmes de télévision traitent les gens comme des personnes intelligentes, rien à voir avec la façon dont la programmation capitaliste du Mexique ou des États-Unis prend les gens pour des idiots. Il y a un énorme respect de la population. Plusieurs jours avant Wilma, j’ai entendu à la radio : « On demande à tous les pompiers volontaires de se présenter à leur poste afin de commencer l’évacuation de toutes les personnes qui vivent dans les zones basses ». En sortant dans la rue, j’ai vu des équipes en train de renforcer les poteaux électriques pour éviter qu’ils ne soient renversés. Alors que je déjeunais avec le responsable de l’agriculture urbaine, qui fournit les habitants de La Havane en légumes et en fruits, il m’a expliqué comment la municipalité assure le transport des plants (plantules produites dans une pépinière pour être transplantées dans les champs) de cultures maraîchères, comme la tomate et le poivron, vers des caves et des endroits protégés pour que les agriculteurs puissent repiquer leurs semailles le jour suivant le passage de l’ouragan et ainsi perdre le moins possible de leur récolte et de leurs gains. Malgré cette importante organisation, je suppose qu’ils auront des pertes économiques pendant quelques semaines, mais il n’en est rien parce que, m’explique-t-il, « chaque mois ils payent tous une quantité triviale pour l’assurance des récoltes, ce qui couvre tout le monde et leur permet de récupérer leurs revenus et leurs investissements perdus » (dans les autres pays, le plus courant, c’est que l’assurance des récoltes, s’il y en a, ne couvre pas plus de 10% des producteurs, qui sont en général, les plus riches). Tout le monde est impliqué dans la défense civile. Sur chaque lieu de travail, il y a des personnes nommées pour préparer la protection du bâtiment de l’entité. À chaque pâté de maison, une habitation est désignée par coordonner les actions de défense civile avant, pendant et après la tempête. Dans chaque quartier, une maison est désignée comme le poste de commandement du quartier. Chaque personne a sa fonction pendant les désastres, elle l’a répétée, elle agit de façon responsable et les voisins coopèrent. Je décide de rentrer plus tôt que prévu au Mexique. Bien que je sois dans le pays le plus préparé du monde en matière de catastrophes naturelles, récemment récompensé par l’ONU, pourquoi être dans la tempête si cela n’est pas nécessaire ? J’allume la télé avant de partir pour l’aéroport. On explique que déjà plus d’un demi-million de personnes ont été évacuées. Elles ne sont pas relogées dans des campements ou sous des tentes, non, mais dans des universités et des instituts : les étudiants en internat sont renvoyés chez eux (ceux qui vivent dans des zones sécurisées) et les dortoirs d’étudiants sont utilisés pour les familles évacuées. Les cuisines et les cafétérias fonctionnent : nourriture gratuite pour tous les évacués. A chaque 100 familles, un médecin est évacué avec elles ; il vit avec elles, il s’occupe d’elles. Des évacuations spéciales pour les femmes enceintes, les personnes âgées et les enfants. Les gens sont évacués avec leurs appareils électroménagers pour qu’ils n’aient pas à s’inquiéter de leurs biens de valeur. Et, aussi incroyable que cela puisse paraître, en plus des personnes, 300.000 animaux ont été évacués ! Je me sens comme un astronaute en visite sur une autre planète, à la civilisation exotique, où le gouvernement s’inquiète des gens, et où la vie humaine vaut plus que la propriété privée. Malheureusement, je n’avais plus de temps et je devais revenir sur la planète Terre, à la triste civilisation (si tant est que cela mérite ce nom) d’Homo capitalistus. L’avion a atterri à Mexico et je me réveille de mon rêve : je suis dans le « monde libre ». Dites-moi, libre de quoi ? NOTES: [1] [NDLR] Quinzième sommet ibéro-américain de Salamanque qui s’est tenu les 14 et 15 octobre 2005. Source : La Jornada (www.jornada.unam.mx), Mexique, 31 octobre 2005. Traduction : Marie-Anne Dubosc, pour RISAL (www.risal.collectifs.net). ------ Maradona reçoit Castro dans son émission
AP | 08.11.05 | 21:59 BUENOS AIRES (AP) -- L'ancienne star du football argentin Diego Maradona a animé lundi soir la dernière édition de son émission très populaire, au cours de laquelle ont été diffusés les derniers extraits de son entretien avec Fidel Castro. Le président cubain, qui avait accordé cette interview deux semaines auparavant à La Havane, a qualifié son pays de "grand pouvoir moral". Il a dénoncé "l'ordre social" imposé par le Fonds monétaire international (FMI). Interrogé sur le renversement du dictateur Fulgencio Batista de 1959 qui lui avait permis de prendre le pouvoir, Fidel Castro a affirmé que ses forces l'avaient emporté en raison des profondes inégalités sociales qui prévalaient sur l'île. "Il y avait de l'illettrisme, les salariés étaient licenciés des usines et les meilleures terres étaient entre les mains des riches", a-t-il ajouté. "C'est la raison pour laquelle la révolution a triomphé". L'interview avait été enregistrée avant le Sommet des Amériques organisé le week-end dernier en Argentine. Castro n'avait pas été invité à participer à cette conférence qui réunissait une trentaine de dirigeants élus, dont le président américain George W. Bush. Au cours de cette dernière émission, Diego Maradona a également reçu le boxeur américain Mike Tyson. Ce dernier lui a confié ne pas avoir l'intention de revenir sur les rings. Il a avoué avoir perdu son amour pour ce sport de combat. "Je ne vais pas continuer à boxer. Cela fait partie de mon passé". L'émission de Maradona, 45 ans, est un des programmes les plus regardés de la télévision argentine. Le talk show, intitulé "La Noche del 10" ("La nuit du 10" en référence à son numéro fétiche), est également diffusé dans les chaînes de langue espagnoles diffusées dans le monde entier. AP http://permanent.nouvelobs.com/...08.FAP4878.html?2103
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