
moinonplus
France
14 mai 2008 à 18:55
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Et je dirais même plus ; Un pays qui produit (fabrique) des machines à laver qu'il revend à son peuple pour 7 ou 8 fois le prix de revient et pour l'équivalent d'un an de salaire sans manger, ce n'est ni du nationalisme, ni du socialisme, ni du communisme, c'est de l'ultra-capitalisme... A mes premiers séjours à Cuba (le premier date de 1995), je me suis intéressé à l'histoire, et j'avoue même que je prenais la "défense de la révolution". Au fil des années, des longs séjours (2 ou 3 mois, plusieurs fois par an entre 1999 et 2003), des discussions avec le peuple (mes amis, ma belle-famille, des connaissances, des Cubains à l'étranger, ...), j'ai eu petit à petit une autre vision de Cuba. J'étais même membre d'associations comme France-Cuba, j'organisais des débats sur Cuba, chose que je ne pourrais plus faire dans les mêmes conditions. Suis-je objectif ? Je ne sais pas. A Cuba, comme en France, l'amitié et la politique sont deux choses que j'ai su différencier et ne pas mélanger. J'ai des amis pro-Fidel, ici et là-bas, des anti-castristes, ici et là-bas, anti-communistes, ici et là-bas, communistes, ici et là-bas, Lepenistes, ici, sarkozistes, royalistes, bayroupétistes, ... et tous sont des gens que j'apprécie, car beaucoup d'autres choses nous rassemblent. Alors, j'ai fait le tri, j'ai vu, j'ai parfois subis, parfois profité. Je ne dis pas que j'ai compris, mais j'ai conclus... et mes conclusions sont bien souvent plus proches de celles de la majorité des connaisseurs de Cuba. Mais Cuba, ce n'est pas que cela. Devant son peuple et ses difficultés quotidiennes, son histoire et espérons son avenir, il y a le soleil, les plages, la musique, la danse, les cocktails, que de choses qui font qu'on a du mal à ne pas tomber amoureux de cette île. Mais c'est en vivant au plus près de son peuple, au milieu de son peuple, et non pas dans un "cocon" unique, qu'on peut, ne serait-ce qu'un peu, comprendre la réalité cubaine. Et c'est souvent lors de tels débats, qu'on s'aperçoit que les pro-castristes n'ont qu'un seul argument, ou 2, c'est l'embargo et Batista.
il est nationaliste dans son discours, socialiste dans les relations étrangères, communiste dans la répression, capitaliste dans la gestion, et opportuniste dans la "raison" et la conclusion. " Exactement ! C'est parfaitement ça. D'ailleurs puisque tu parle du capitalisme de la gestion cubaine. J'en profite pour dire que ceux qui critique les dérives du capitalisme américain , il ferait mieu de critiquer le gouvernement cubain! Parce que un pays qui se permet de récupérer directement les salaires versé par les entreprises étrangères aux travailleurs locaux, et ensuite verser a ces mêmes travailleurs locaux le même salaire mais dans une devise aussi dévalué que le Pesos nacional... Alors là il y a beaucoup de dirigeant américain,israélien, japonais , algérien et même Chinois qui ont des leçons de libéralisme a prendre auprès des cubains!!! C'est même plus de l'exploitation c'est tout bonnement de l'esclavage moderne!
(Ce message a été modifié par moinonplus le 14 mai 2008 à 18:57.)
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