Personnellement, un seul élément m'a frappé dans cette histoire : le fait que l'auteur ait mis 10 ans à finaliser et autoriser sa "confession". Le passage de 3 ans à la CIA ne me paraît pas plus digne de mention qu'il faut : la dame a collaboré de 1960 à 1963 avec l'Agency, à la suggestion de l'ambassadrice du Brésil (?), le temps de se ramasser un pécule, je suppose, pour sortir de la Isla, dégoutée qu'elle aurait été par la répression et les exécutions de Fidel, Che et cie, ce qui maganait bcp l'idéal auquel elle avait cru. La soeur de Fidel et soeur (ou demi-soeur) de Raul a pris 10 ans, semble-t-il, pour écrire la chose et révéler son secret. En tant que communicateur, même si je suis neutre au plan politique, ni pro, ni anti quoi que ce soit, j'ai senti un "opportunisme médiatique" dans ces révélations qui ont tant tardé. On peut invoquer que Juanita Castro ne pouvait en âme et conscience se libérer de son secret ailleurs qu'à un âge avancé (l'image de la révélation sur son lit de mort) parce que la vérité serait trop lourde à porter le reste de sa vie ou encore qu'elle voulait pas nuire à ses frérots. Le fait que cela coincide avec un certain vote au Congrès américain n'a peut-être rien à voir, non plus, who knows, Julie Couillard ne voulait pas changer le résultat du vote aux dernières élections fédérales, mais elle a sans doute tiré le max de cash de son livre en le publiant à quelques jours de l'élection. Je réfléchis à haute voix, sans penchant politique, la politique au Canada et au Québec me fèchent suffisamment pour m'enlever le goût d'aller renifler les odeurs de la chose à cuba. |