
DeCléricy Rouyn-Noranda, Québec (Canada)

15 septembre 2007 à 14:38
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En réponse à : Chauffage, entretien, aménagement du territoire, mise ne commun des matériels électro-ménagers etc... La solution écologique, c'est l'habitat collectif, pas la petite maison dans la prairie... __________________________________________________________________________________________ Michel je suis d’accord, en partie, avec ton argument. L’habitat collectif vaut, à mon avis, là ou l’espace est restreint et les populations nombreuses. L’Europe est un exemple. À chacun de mes voyages dans les « vieux pays » j’ai toujours été surpris de ma réaction : devant tant de promiscuité, comment font-ils pour s’endurer tout en se marchant sur les pieds constamment? Ici au Canada tout comme au Québec, le territoire est vaste, pratiquement inoccupé. « La petite maison dans la prairie » n’est toujours pas une utopie, un rêve. L’instinct, typiquement nord-américain, de savoir son voisin loin de chez soi est solidement ancré dans notre imaginaire collectif. Plus de la moitié du territoire canadien ou québécois compte moins d’un habitant au kilomètre carré. Nous sommes profondément gâtés, pourris jusqu’à l’os. Ces territoires sont habitables, c'est-à-dire qu’il y fait bon élever une famille ou encore s’y cacher si on est le moindrement claustrophobe, marginal ou solitaire. J’habite une région du Québec aussi vaste que le cinquième de la France. Il n’y a que 160 000 habitants. Tu imagines la France avec seulement 800 000 habitants? Vous développeriez le même réflexe que nous; vouloir son petit coin de paradis tout en sachant le voisin loin, très loin de ses platebandes et de son jardin. Il est certain que l’idéal écologique serait que tous nous habitions des HLM avec douches communautaires, lave-linges collectifs à l’étage, recyclage des eaux usées et tutti quanti. En seulement, où le conjoint irait-il bouder lors de chamailles matrimoniales? Dans les puits d’escaliers? Les corridors? Nan! J’ai pour mon dire qu’il faut aménager une « bouderie » bien à soi et chez soi. Un petit pavillon dans la prairie où se réfugier devant les aléas de la promiscuité conjugale ou familiale. La bouderie terminée, quoi de plus réconciliateur qu’une chaumière où faire ses agapes, loin des oreilles voisines. DeCléricy
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