
Moave3 Agde (hérault), France

18 avril 2008 à 5:19
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Bonjour Mamouryse "Le voyage à vélo devrait être obligatoire" ... pour bien des gens sur notre chère planète, telle est mon avis sur les beinfaits de cet engin fantastique ! Au vu de toutes les réponses aux différents domaines qu'il peut apporter, il devrait être prescrit par les docteurs et je vais vous enumérer quelques unes de mes idées sans faire un roman, je ne suis pas littéraire . Au niveau Physique : - l'effort est continue et régulier, on gère bien l'intensité de l'effort cardiaque et le rythme du soufle (je suis asthmatique et très nerveux, je recents les bienfait de l'effort à vélo). Je respire profondément durant certains efforts et je m'en rend compte tous les jours. Quant te l'on fait une forte inspiration, on en ressent immédiatement les bienfaits, cela fait du bien (un peu comme un fumeur avec sa cigarette, je plaisante mais pas tant que cela !) - pas d'accoup sur le dos ou les genoux (qui n'a jamais mal au dos et qui se trouve ennuyer avec cela face au désir de pratiquer un sport ?) - selon son niveau, en danseuse, il n'y a pas que les jambes qui travaillent. Au niveau psychologique : - on induit toujours une idée de challenge, de volonté de se réfférer à une situation antérieure à soi-même, de progression et l'idée de se surpasser un peu aussi. <j'ai fais la région de ...à vélo> et <...la prochaine fois..je ferai celle-ci qui est plus en relief, avec un peu d'entrainement>. Quand la vie vous fait douter de tout, au fur et à mesure que l'on murit et que '' l'on sait que l'on ne sait jamais''. - on avance grace à la volonté, c'est immédiat. Le gain est direct. On arrête de pédaler, tout s'arrête !! - On comprends que tout les jours sont des jours nouveaux. On ne peut pas être performant tous les jours, comme dans la vie professionnelle, amoureuse... On est intimement lié à son corps, l'esprit est la commande, on communique en permanence tout en pédalant (gestion du physique et de ses capacités) - on redonne les valeurs à tout, celles qui ont été perdues ces dernières décénnies. Qu'es-ce que 10 kms (on ne tourne pas une clé de contact et hop). On redonne la vrai dimension aux choses. En pédalant, on ressent tous les reliefs, on se sert des éléments (on se protège du vent en contournant un relief) etc... - La valeur de l'eau par exemple. Qu'es-ce que vaut un litre d'eau ? C'est dingue la valeur que reprends l'eau ( 1 litre pour la cuisine et la vaisselle, un litre et demi pour la douche en camping-sauvage je précise, un litre pour la boisson, un litre de vin rouge ) Ces trois petits litres sont indispensables et précieux. Quand je fais ma vaisselle, prend ma douche au domicile, je pense à ces moments là. - Le goût du contact humains et sa valeur. Que ce soit à l'étranger, dans son propre pays ou même sa région, son département, quand on arrive avec toute son attiraille et que l'on rencontre quelqu'un, c'est presque comme deux chiens qui viennent se sentir, il y a un moment d'observation et d'interrogation. Qui es-ce, qu'es-ce qu'il fait, où il va, que veut-il ? La curiosité fait irruption obligatoirement et l'échange est obligatoire. Même si vous vous trouver à peine à 200 kms de chez vous, tout le monde est un étranger car pour vous, 200 kms, c'est deux ou trois jours de voyages tout de même ! ..etc.. Au niveau spirituel : - le cycliste qui fait 6/7 heures de vélos quotidiennement est obligatoirement un penseur, un rêveur. Kilomètres après kilomètres, les images arrivent et disparraissent. Une maison abandonnée sans toiture en retrait au bord d'une route et c'est repartis pour une échapée imaginaire dans le temps, le passé de cette maison; la vie qu'ont pû avoir les gens qui vivaient ici....; pourquoi ont-il abandonné cette maison ? de là, un saut peut se faire pour se transposer à des choses qui nous sont propres. - le cycliste se sert des éléments présents sur les lieux qu'il traverse et devient un instant autochtone. Il dépend des ressources locales (nourriture pour la journée, l'eau etc) et est obligé de se poser quotidiennement les questions primaires que l'homme s'est toujours posées.(nourriture, sécurité, se protéger du chaud et du froid). On revient à des besoins réels et non futiles (<chérie, tu ne penses pas que l'on devrait changer la couleur des rideaux ?>). Ainsi, on songe à ceux qui sont dans ce cas quotidiennement, dans les pays sous développer et qui se demande s'ils vont manger aujourd'hui. Bien entendu, j'exagère, mais les réflexions sur les vrais valeurs confrontrées aux réels besoins prennent souvent place dans notre esprit. Je voyage avec ma maison, de quoi ai-je besoin de plus ? Le besoin, qu'es-que le besoin ? Qu'es-ce qu'un vrai besoin ? -je roule, donc je suis. Nous sommes tous victimes de la pensée collective, de la mode, du gavage médiatique pour une uniformisations de la pensée, de la consommation. L'information nous est imposée (soit directement par la télévision ou autre média, soit par le collègue qui va vous racontez sa super soirée, ''télévisée''). Quant le commun des occidenteux se lève le matin (réveiller par un rêveil pour bien commencer), se prépare et prépare ses gosses, vite vite vite ! et prends sa voiture pour aller au travail, un croissant dans la main. arrive et cherche une place pour se garer, fait sa matinée et mange ''sur le pouce" un sandwich car il n'a pas le temps et reprends son travail, puis rentre mais sur le chemin doit faire une course et arrive à as maison (il fait nuit déja !), ouvres sa boîte aux lettres pour sortir ses factures, remplis son réfrigérateur puis fait sa paperasse administrative, allumes la télé car c'est l'heure des infos et là, un peitit gavage quotidien! et son épouse qui travaille aussi ramènes les enfants qu'il faut nourrir et faire faire les devoirs.... La journée est terminée ! Il est malheureux. Sait-il pourquoi ? Toujours es-t-il que le français est le premier consommateurs au monde d'anxiolityque (ça il ne le sait aussi !) il n'a pas eu une seconde à se consacré à lui. Mais qui c'est ''lui'' ? Quand es-ce qu'il peut vraiment faire une introspection pour savoir qui il est, ses vrai besoins à lui, s'accomplir lui même et se réaliser. Ce n'est pas grave, la télévision lui dira et l'homosapien urbain lui montrera qui pour ''être'' IN, il faut porter des D&G sur le pif (le nez en Francçai correct), avoir une coupe de cheveux de nouveau né (je me marre tou seul, excuser moi !) et la voiture 4*4 ou monospace aevc le pare soleil Roadsign Australia. Il regardera les realityshow pour savoir comment on fait ailleurs, il s'ennuie de son chez lui, de lui. Je sais, je fais un gros cliché du système volontairement mais quand on roule, on est un nomade, c'est toute une philosophie de vie et de gestion des éléments qui nous entoure. Nous sommes confronté à un vrai réalité, c'est l'encyclopédie du réel qui nourit notre esprit avec les sons, les odeurs, la culture locale, la gastronomie et l'histoire des lieux traversés.(a l'heure du virtuel) Je roule donc je suis, je suis moi même confronté directement au réel, doit se débrouiller avec les éléments, communiquer avec les gens locaux. rien n'est acquis, il faut tous les jours re-établir un camp pour dormir etc.. C'est toute une philosophie de vie et un apprentissage de a vie aussi, un sorte de compagnonnage de la vie. Bon au risque d'être lourd Mamouryse, je vais me prendre un petit café (oui, j'ai acheté une de ses fameuses cafetières espresso, vous savez, celle qui montre à la télé !! ). Ces idées sont ce qu'elles sont, propres à moi et ne visent personnes. Mais j'invite tout le monde à vivre au moins une fois une expérience de cyclo-nomade, même de très courte durée. Quand on prends as voiture, on est un automobiliste, une mot un motard (et l'on déplait au automobiliste) et quand on prends un vélo avec sa remorque, c'est encore une autre histoire, on prends du recul sur tout, mais l'on vit tout. A bientôt Lorenzo
"Le cycliste comme le nomade ne trouve son équilibre que dans le mouvement..."
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