
Khaldoun Strasbourg, France

1 décembre 2007 à 6:25
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Un concurrent en moins pour "Once" Tu es trop gentille avec ce film. Il n’est pas loin du navet. Il ne procure aucune émotion, il fait le plein de clichés, de superflu et d’improvisations maladroites. Il navigue à vue et ne mène nulle part. Wong Kar-Waï ressert la recette "In the mood for love" à la sauce Vegas-Hollywood, mais ici, l’esthétique qui se veut envoûtante, les ralentis, la musique et les couleurs font pschitt. On ne ressent rien et l’esprit est parfois même ailleurs. Le film est bâclé, précipité, superficiel et mal ficelé. Aucune personnalité n’est fouillée. On ne voit de chaque personnage que l’enveloppe. D’où viennent-ils, où vivent-ils, où sont leurs familles, quelles sont leurs ambitions… Mystère ! Last but not least, les acteurs jouent mal. Les stars ne sont décidément pas crédibles lorsqu’elles exécutent des tâches ménagères, et Jude Law, à la beauté diabolique, le confirme. On sourit gentiment en le voyant servir et nettoyer son bar. Il pourrait jouer le Pape dans son prochain film. Rachel Weisz était atrocement agaçante dans "The constant gardener". Elle récidive. On la voit se la jouer Sharon Stone au casino, virer façon Thelma et Louise au volant de son jag-cabriolet avec Norah, et déployer d’interminables efforts lacrymaux pour un père à propos duquel, nous autres spectateurs, ne savons rien et surtout n’avons rien à cirer. Norah Jones est une actrice diverse et polyvalente, qu’on se le dise ! Du début à la fin, c’est le même visage triiiiiiiiste et marqué par l’infidélité d’un homme et les aléas de la vie. Son rêve est d’acheter une voiture. Le scénario atteint des sommets insoupçonnés d’originalité et de spiritualité. Il reste David Strathairn, un vrai acteur. Il se fourvoie dans ce film (pour un paquet de dollars ?), mais joue à la perfection, comme toujours. Les synopsis disent du film que c’est un road-movie. Où sont donc les longues virées en voiture, les frivolités, les fou rires, les silences, les doutes, les disputes et les dialogues intimes le pied sur l’accélérateur? Où sont les traversées de bleds assoupis, les paysages grandioses, les arrêts aux stations pour faire le plein et avaler un encas, les arrivées en fanfare dans des villes excitantes et les rencontres inopinées ? Tout cela est réduit à peau de chagrin dans le film. Ces critiques qui nous parlent de road-movie ont un parfum de publicité mensongère… Entre "Once" et "My blueberry nights", il n’ y a assurément pas à hésiter. Khaldoun
(Ce message a été modifié par Khaldoun le 1 décembre 2007 à 6:37.)
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