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Re: [rolland0466] Fortes intempéries au Sénégal et Burkina Faso: état des dégâts? (début septembre 2009)
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11 septembre 2009 à 5:20
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Re: [rolland0466] Fortes intempéries au Sénégal et Burkina Faso: état des dégâts? (début septembre 2009)
(en réponse à...)

11 septembre 2009 à 5:41
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Bonjour Rolland, je te/vous laisse les infos que j'ai reçu de l'un de nos partenaires locaux: Inondations en Afrique de l'Ouest: 159 morts et 600.000 personnes affectées De Malick Rokhy BA (AFP) – il y a 1 heure DAKAR — Du Sénégal au Burkina Faso, une douzaine de pays d'Afrique de l'Ouest souffrent de graves inondations qui ont fait plus de 159 morts et affecté près de 600.000 personnes, dans des villes et localités mal préparées pour faire face aux pluies saisonnières de plus en plus abondantes. "Près de 600.000 personnes sont affectées par les inondations suite aux fortes pluies qui s'abattent depuis le mois de juin en Afrique de l'ouest et ont causé la mort de 159 personnes", a annoncé mardi depuis Dakar le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha). Au Cameroun, une mère et sa fille qui faisaient la lessive dans une rivière sont mortes noyées, selon les pompiers. Elles ont été entraînés par les eaux en furie, après les fortes pluies tombées dimanche à Bamenda, chef-lieu de la région du Nord-Ouest. Et au Mali, un véhicule qui tentait de traverser un pont submergé par les eaux sur l?axe routier Bamako-Kita (ouest) a été emporté, causant la mort de six de ses passagers. Au nombre des pays les plus gravement touchés figurent le Sénégal, le Burkina Faso, le Ghana, le Niger et la Sierra Leone. Le gouvernement burkinabè a dû immédiatement lancer un appel à la solidarité internationale, face à l'ampleur de la catastrophe qui a tué huit personnes et laissé 150.000 sans abri. (Ndlr les chiffres sont passés à neuf avec la découverte récente d'un cadavre). Rien qu'à Ouagadougou, plus de 24.000 habitations se sont écroulées après les fortes pluies tombées dans la seule journée du 1er septembre. L'hôpital Yalgado Ouédraogo, centre hospitalier de référence du Burkina, a dû être vidé de ses patients et de son personnel. Les écoles hébergent des familles sinistrées. Et les eaux qui ont envahi la cinémathèque africaine ont abîmé une collection de films parfois en copie unique. Au Sénégal, ce sont plus de 264.000 personnes qui ont été affectées selon l'ONU, notamment dans la banlieue de Dakar. Le gouvernement a déclenché le plan Orsec (organisation des secours) et débloqué 2 milliards de francs CFA (3 millions d'euros) pour tenter de répondre à ces inondations, récurrentes à chaque saison des pluies. Le Niger compte près de 67.000 personnes touchées, le Ghana 55.000, le Bénin 20.000, la Guinée (Conakry) 15.000, la Gambie 8.700, la Mauritanie 8.000 à 10.000, la Côte d'Ivoire 2.000, la Sierra Leone 1.500, selon des estimations collectées par l'ONU. "C'est une situation très préoccupante qui fragilise encore plus des populations déjà démunies. Les catastrophes naturelles ont un effet durable qui va s'installer sur plusieurs décennies et réduire à néant des années d'effort en matière de lutte contre la pauvreté", a averti le dirigeant du bureau régional d'Ocha à Dakar, Hervé Ludovic de Lys. Ces inondations, suite à des pluies plus abondantes, "sont une manifestation concrète des changements climatiques et cela peut aussi concerner des sécheresse, des éboulements, une montée des températures" , juge le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) à Dakar, Bouri Sanhouidi, interrogé par l'AFP. "La plupart de nos pays et de nos villes ne sont pas préparés à faire face à ce genre de catastrophes" , ajoute M. Sanhouidi, pointant les problèmes d'urbanisme liés à "la planification et à l'occupation de l'espace" comme facteurs aggravants. "Beaucoup de villes (africaines) ont été dépassées par l'arrivée massive de populations en quête de bien-être qui se sont installées de manière anarchique dans des zones inondables" sans système d'assainissement ni canaux d'irrigation, relève ce responsable du Pnud. Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés Burkina Faso/inondations : arrivée d'une équipe d'urgence des Nations Unies Les Nations unies ont dépêché une équipe d'urgence à Ouagadougou, au Burkina Faso, suite aux inondations de la semaine dernière, a-t-on appris dimanche auprès du Bureau des Nations Unies de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) à Dakar. - [ 9/7/2009 ] "Il y a une équipe d'urgence (des Nations Unies) sur le terrain, à Ouagadougou. Elle est arrivée vendredi 4 pour appuyer le gouvernement" , a indiqué le chargé des relations publiques de l'OCHA basée à Dakar, Yvon Edoumou. Il s'agit d'une "équipe multidisciplinaire" , composée de sept personnes, notamment spécialisées dans l'assainissement et la cartographie. D'après M. Edoumou, cette équipe d'urgence restera au Burkina Faso "au minimum deux semaines ou plus". Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a ainsi mis sur pied un plan d'urgence de 50.000 dollars. "L'argent devrait être débloqué en début de semaine, pour les besoins de Ouagadougou" , a expliqué M. Edoumou. Les inondations liées aux pluies diluviennes de début septembre ont causé près de 150.000 sinistrés et 8 morts, selon l'OCHA. Pprès de la moitié de la capitale burkinabè serait affectée par ces intempéries. (XINHUA) |  |  |  |  |  | " Andûni Paalga, " association d'échange culturel et artistique, d'aide à l'enfance et au développement: anduni.paalga@free.fr Carnet: De retour du Burkina Faso |  |
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Re: [rolland0466] Fortes intempéries au Sénégal et Burkina Faso: état des dégâts? (début septembre 2009)
(en réponse à...)

13 septembre 2009 à 9:49
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L'afrique de l'ouest a été bien touchée; outre le burkina, sénégal, voici un article sur le Niger: Niger : les inondations sèment la désolation à Agadez Dans le désert, les eaux emportent habitations, bétail et privent les habitants d’électricité Dans les montagnes de l’Aïr et les villes du désert situées au pied du massif, quatre jours de pluies intenses ont touché 7 000 foyers, dévasté 3 500 maisons et causé des pertes importantes dans l’élevage et l’agriculture, la semaine dernière, principalement dans la commune d’Agadez, d’après des responsables locaux.
Lundi 7 septembre 2009, par notre partenaire IRIN
De fortes pluies ont provoqué la rupture d’un barrage à 7 kilomètres de la commune d’Agadez, d’après une évaluation préliminaire réalisée le 2 septembre par le gouvernement et les Nations Unies. Les tempêtes ont ravagé 400 hectares de terres cultivées et dévasté au moins sept écoles de la commune. Hamma Dilla, maire de la commune, a dit à IRIN qu’il n’avait jamais vu un phénomène aussi extrême en plus de 30 ans. « Mais même cette inondation n’était pas aussi grave que ce à quoi nous assistons aujourd’hui. Cette [destruction] est le résultat de fortes pluies continues et du fait que l’affluent est sorti de son lit. » Issouf Bayard, sociologue spécialiste d’Agadez a expliqué à IRIN que depuis l’indépendance, il n’existe pas de système d’alerte précoce permettant d’avertir les personnes vivant près des différents affluents qui traversent la ville, grossis par la pluie des montagnes, que des tempêtes se préparent. « Quand il pleut dans les montagnes, les gens d’ici ne le savent pas. C’est seulement quand les affluents sont en crue que les habitants se font prendre par surprise. » Il a expliqué qu’avant l’indépendance, en 1960, les militaires français parcourait la ville pour prévenir les population de l’arrivée des flots. D’après M. Bayard, le départ des militaires, ainsi que l’apparition des sécheresses dans les années 1970, ont mis fin à ce système d’alerte précoce. « Ces affluents asséchés sont aujourd’hui les endroits où s’installent les familles les plus pauvres et les migrants récemment arrivés », a indiqué le chercheur à IRIN. « A cause de l’augmentation de la population urbaine, les gens construisent sur des zones dont ils ne savent même pas qu’elles étaient autrefois des cours d’eau. Mais, comme le dit un proverbe local, l’eau retrouve toujours son chemin. » D’après l’estimation préliminaire officielle, le 2 septembre, un nouveau-né et un adulte avaient perdu la vie dans les inondations. « l’eau retrouve toujours son chemin » A Azmalam, l’une des zones les plus ravagées de la banlieue de la commune d’Agadez, Moussa Ibrah, directeur de l’école, a dit à IRIN que l’estimation officielle du nombre de décès était trop faible. « Nous [les habitants], nous parlons de dizaines de morts ». Par ailleurs, M. Ibrah a indiqué que 1 200 bêtes étaient mortes et que toutes les maisons avaient été détruites. Abdallah Alal, qui tenait un commerce devant la station de bus d’Agadez, a expliqué à IRIN que son magasin avait été vandalisé après avoir été détruit par les inondations au milieu de la nuit. « Cette boutique était ma seule source de revenus. J’ai vendu mes bêtes pour monter ce commerce. » Une veuve de la commune d’Agadez a dit à IRIN qu’à cause des inondations, elle se retrouvait dans la détresse avec ses huit enfants. « Nous n’avions que cette maison, que mon mari nous avait laissée », a déclaré Aminatou Malam. « Et maintenant, elle a disparu, tout comme notre nourriture, nos bêtes. Où pouvons-nous aller ? » A Tchirozérene, une commune voisine, plus de 70 maisons et une école ont été totalement détruites, d’après l’évaluation préliminaire. La réponse Le Secrétaire général de la région d’Agadez et les maires des communes ont constitué un comité de crise, qui a mis sur pied 11 équipes composées de chefs de villages, chargées d’organiser des visites d’habitations, afin d’évaluer les dégâts. D’après M. Dilla, le maire d’Agadez, des camions de la commune transportent les victimes des inondations vers des écoles qui servent de logements provisoires. Il a indiqué que son administration avait acheté de la farine de manioc et de l’eau afin de les distribuer aux victimes. Pour le comité, les premières priorités sont la réparation du barrage, le logement des victimes et l’eau. D’après le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des affaires humanitaires (OCHA), les Nations Unies prévoient de mener des évaluations approfondies dans les prochains jours |  |  |  |  |  | Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens (proverbe Africain) Ni aujourd'hui ni jamais, la richesse ne suffit à classer un homme, mais aujourd'hui plus que jamais la pauvreté le déclasse (Charles Maurras) |  |
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Re: [rolland0466] Fortes intempéries au Sénégal et Burkina Faso: état des dégâts? (début septembre 2009)
(en réponse à...)

13 septembre 2009 à 9:50
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Sur la Guinée Guinée : à Conakry, les victimes d’inondations appellent au secours Les pluies de cette année battent des records, et la saison n’est pas terminée Mariama a l’air abasourdi quand elle raconte comment un mur lui est tombé dessus tandis qu’elle pénétrait dans une maison à la recherche d’un enfant après l’inondation. Elle a des ecchymoses sur les bras et les jambes et une entaille dans le dos. Les habitants du quartier de Dabondy, tout près de la route qui mène à l’aéroport de la capitale guinéenne, Conakry, demandent l’aide des autorités et des organisations d’aide après que les pluies torrentielles de la semaine dernière ont inondé les maisons, emporté leurs possessions et détruit certaines récoltes que des locaux font pousser à proximité.
Mercredi 12 août 2009, par notre partenaire IRIN
« Le travail [qu’il faut faire pour éviter les inondations] est colossal », a dit Sékou Diallo, un résident, à IRIN. « On demande à ce que les autorités nous viennent en aide parce que c’est un travail très, très difficile ». « SOS ». Les habitants de Dabondy estiment que le quartier n’a pas les infrastructures nécessaires pour évacuer l’eau. Tous ceux à qui IRIN a parlé ont signalé un pont bas, à proximité, sous lequel les déchets s’armassent et gênent le passage de l’eau. Le mélange de résidus de combustible et de débris a aggravé l’engorgement et causé des dommages aux récoltes, ont dit les résidents. D’autres quartiers de Conakry ont été touchés par les inondations, mais des locaux estiment que Dabondy a été particulièrement durement affecté par les récentes pluies. Le maire de Matoto – la commune – et des responsables du ministère de la Santé ont visité le site après les pluies, ont dit des résidents à IRIN. Les habitants devaient rencontrer le gouverneur de Conakry pour la deuxième fois le 10 août afin de lui demander son aide, a indiqué Léno Saa Christophe, un résident. Les habitants de Dabondy ont l’habitude des inondations : dans l’ensemble du quartier, des passerelles de rondins ou de tuyaux sont installées là où les eaux stagnantes sont plus profondes. Certaines personnes ont construit leur maison avec une porte d’entrée située à deux ou trois pieds du sol, avec des plateformes en bois ou des marches pour y accéder. La zone est située sur des basses-terres et l’eau jaillit parfois du sol. Conakry reçoit chaque année des pluies abondantes et, même dans le centre-ville, certaines rues se transforment parfois, pendant plusieurs heures, en torrents. Pourtant, selon des habitants qui vivent à Dabondy depuis 15 ou 20 ans, les pluies de cette année battent des records – et la saison n’est pas terminée. Des précipitations supérieures à la moyenne sont en effet attendues cette saison en Guinée et dans d’autres pays de la zone sud du golfe de Guinée, selon la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC). « Chaque année, nous sommes victimes d’inondations. Mais cette année est exceptionnelle », a dit M. Léno à IRIN. « Le niveau de l’eau n’a jamais été aussi haut ». De nombreuses maisons étaient encore inondées deux jours après les pluies. Les habitants continuent de placer des sacs de sable et de vider l’eau des maisons avec des seaux. D’après les habitants, le quartier de Dabondy, à Conakry, est chaque année frappé par des inondations pendant la saison des pluies L’une des résidentes, qui s’est présentée comme Madame Bah, a indiqué que les eaux avaient submergé un puits communautaire et fait basculer le couvercle. Le puits était utilisé pour tirer de l’eau pour la cuisine et le bain ; pour l’eau potable, les habitants vont remplir des jerricans au robinet collectif, situé environ cinq kilomètres plus loin. D’après le maire, Mohamed Cherif Haïdara, les habitants sont nombreux à avoir construit leur maison sur des basses-terres qui ne sont pas indiquées pour la construction. « Ils n’ont consulté personne avant de bâtir. En plus, plusieurs maisons sont faites de banco [boue mélangée à d’autres matériaux organiques comme de la paille] ». Il a indiqué ne pas souhaiter commenter davantage la situation pour l’instant et s’attendre à ce qu’une décision soit prise, dans les prochains jours, quant aux mesures à prendre pour éviter les inondations dans cette zone à l’avenir. Coincés Les habitants de Dabondy ont indiqué qu’ils quitteraient cette zone sujette aux inondations s’ils en avaient les moyens. « On est là seulement par manque de moyens », a indiqué une femme qui a préféré garder l’anonymat. « Les loyers sont plus bas. Ici, une maison avec une chambre coûte 20 000 francs guinéens (4, 15 dollars) par mois. Dans d’autres quartiers de Conakry, le loyer peut être cinq fois supérieur ou même plus ». Madame Bah a ajouté : « C’est notre maison. Nous ne pouvons nous permettre de payer un loyer plus élevé ailleurs. Un propriétaire nous demanderait six mois de loyer en avance. Nous n’avons pas assez d’argent pour nourrir nos enfants correctement ; comment pourrions-nous nous permettre de déménager et de louer une autre maison ? » « Si nous ne trouvons pas de solution, nous mourrons ici », a-t-elle dit. Photo : Nancy Palus/IRIN |  |  |  |  |  | Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens (proverbe Africain) Ni aujourd'hui ni jamais, la richesse ne suffit à classer un homme, mais aujourd'hui plus que jamais la pauvreté le déclasse (Charles Maurras) |  |
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