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Kroc
La Flèche, Brest et Paris, France



28 novembre 2003 à 16:15

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France – Liban en voiture (été 2003) Répondre

France – Liban (2003)



Cette année j’étais motivé ! J’étais motivé pour partir au Tibet… oui mais voilà, un impondérable : le SRASM. Sous ces quelques lettres anodines se cache une nouvelle maladie pulmonaire qui fit quelques centaines de morts en Asie, et qui, surtout, fut très médiatisé… Jusque là, rien de suffisamment alarmant pour me faire changer de projet. Mais c’est sous la pression de mes proches et surtout la fermeture temporaire d’une frontière qui me décida à mettre un terme a ce fabuleux voyage.C’est alors, qu’un petit mois avant mon future départ, JiJoe, un amis, me fait une proposition qui ne peut se refuser : partir de France au Liban en voiture. Pour le parcours, j’eu tous loisir de faire gambader mon imagination le temps de se mettre d’accord sur les grandes lignes : France – Italie – Slovénie – Croatie – Monténégro – Kosovo – Serbie – Bulgarie – Turquie – Syrie – Liban et un retour plus rapide par la Grèce.

10 Juillet 2003
C’est comme cela que je me retrouve dans une Twingo rose en direction de Lyon où l’on s’arrêtera quelques jours pour penser à tous ce que l’on aurait oublié et surtout se refroidir dans une piscine avant un été qui promet d’être chaud : la météo annonce déjà 38°C dans toute la région !

Lundi 14 [Slovénie]


Nous quittons Lyon un beau matin autours des 6h30, direction Genève. C’était prévue, nous ne visiterions pas l’Italie : après le tunnel du mont blanc les villes s’enchaînes, Milan où l’on prend à penne le temps de se restaurer et Venise dont nous verrons que le périphérique…Vers 17h nous entrons sur les verdoyante terre de Slovénie. Et là, lassé des autoroutes et désireux de découvrir le paysage, nous nous dirigeons vers la capitale Lubjana à travers la montagne et sur des routes pas indiqué sur notre atlas routier… On est joueur en cette fin de journée ! Après 15 km de virage incessant, nous passons au travers d’un village nommé Logatec et à proximité d’un sapin démunie de toutes ses branches à la base. Bref, on veut savoir se que c’est exactement et on s’arrête.Après une visite des environs, on rencontre un vieux qui nous parle dans sa langue, le slovène… La voisine nous traduit quelques minutes puis nous invites chez elle : on discute un peut, et à cause de notre pauvre anglais, on confond le tilleul avec cet arbre que l’on à vue dans le village. A partir de là débute un gros malentendu qui ne sera élucidé que le soir dans la tente en écrivant ces lignes. Eux parlant des tilleuls et nous de ces sortes de sapins, on apprendra quand même que les tilleuls sont le symbole du pays depuis le passage de Napoléon.On plante notre tente à coté d’une chapelle et de ce fameux arbre !

Mardi 15


On part pour lubjana : la capital. Une petite balade dans les rues s’impose, une église par ci, un château par là. Puis, sous les conseils de la voisine du vieux de Logatec, nous partons en début d’après-midi pour Bled et un parc naturel non loin de là : un haut lieu touristique de Slovénie.Et en effet, le cadre est tous simplement magnifique. Nous en profitons pour faire un petit plongeon dans cette eau si claire. Visiblement c’est interdit, mais personne n’ose venir nous chercher au beau milieu du lac. Le soir, nous nous imprégnons de cette ambiance de vacance qui règne sur les berges avant de s’endormir dans la voiture.

Mercredi 16
Le matin nous prenons tous notre temps pour la visite du château surplombant le lac. Nous rejoignons un second lac à une heure de route d’ici pour prendre du bon temps à flémarder sur ses berges. L’eau est toujours aussi claire et rafraîchissante (Il fait extrêmement chaud). On tente ensuite de manger pour 365 tolar : c’est ce qu’il nous reste et ça fait environs 1.5€. En fait je me trompe sur les prix et nous lâchons encore quelques euro.Vers 17h, nous nous décidons enfin pour partir vers Postojna à travers la montagne… Et là, ce qui devais être un agréable raccourci et malgré notre sens aigu de l’orientation, se transforme en une rallonge incroyable dans un dédale de chemin pour le moins pittoresques. Le soleil disparue derrière les monts et la faim venant, nous terminons notre folle course à environ 1300m d’altitude sur un chemin de terre où nous pouvons enfin demander notre chemin : tous rentre dans l’ordre. Avec un tel retard, plus question de dormir en Croatie ce soir, on stop donc à Postojna où l’on dépense nos quelques Tolar en bière. Cela nous permet de rencontrer des habitués qui nous explique à grand renfort de dessin la signification des fameux sapins rencontrés deux jours plus tôt. A priori, ils sont typiques de la région, (quelques villages) et sont mis ici pour la fêtes nationale du 24 juin. En outre, ils nous déconseillent le camping sauvage à cause des petits grizzlys du coin. De toute façon, il est bien trop tard pour trouver un camping, le montage de la tente se fera donc de nuit et sauvage.

Jeudi 17 [Croatie]


Au réveil, un paysans passant ;-) se met à nous parler dans une langue incompréhensible pendant quelques minutes pour finir par glisser le mot bien compris de nos deux campeurs : police. Sans changer nos plans, nous quittons la Slovénie en fin de matinée pour faire halte à Rijeka en Croatie. C’est une ville sans grand intérêt à nos yeux. On galère un peut pour ce garer, on mange une pizza pour notre premier restaurant du voyage avant de déambuler une heure ou deux et remplir quelques formalités : argent, timbre, Email.Nous poursuivons donc notre route le long de la cote adriatique, les rumeurs avaient raison : c’est magnifique ! On plante notre tente dans un des nombreux campings coincés entre la montagne, la route et la mer. L’eau (salé cette fois) est limpide, le soleil tape toujours aussi fort et nous nous exerçons quelques peut au diabolo et à l’art de la jonglerie.En résumé, nous passons une fin de journée tranquille et bien agréable.

Vendredi 18


La nuit à été tourmenté par de violents vents qui arrachèrent la première toile mal fixé de notre tente : réveil vers 5h. Après un petit déjeuné sous de nouvelles bourrasques entre un muret et la voiture (abri totalement inefficace), nous continuerons la descente de la cote adriatique entamée la veille. C’est à ce moment que l’on eu une idée absolument génial : plutôt que de suivre cette belle route bien droite, dirigeons nous vers Vire, ce petit village indiqué sur notre carte dans l’espoir de trouver une communauté de pêcheur jusqu'à présent absent du littoral. Très mal indiqué, Vire se situe sur une pointe voisine d’une pointe touristique et n’est desservie que par une unique petite route. Ca parait bien partis, mais l’aventure coupe cours : après 35km d’une route tortueuse, nous découvrons avec horreur un village vacance en pleine construction et déjà habité… Les rues ne sont pas terminées, entre deux chantiers une décharge utilisée pour brûler tout les immondices, sans oublier l’usine de béton érigé là pour l’occasion. Même les plages sont couvertes de gravas et autres déchets de chantier : malgré la chaleur toujours aussi étouffante, nous nous privons de notre baignade ! Ce serait quand même mentir par omission que de passer sous silence Nin, le charmant village touristique non loin de là.Le soir, dans un coin un peut à l’écart pour planter notre tente, deux policiers interrompent notre dîné et nous invite à rejoindre notre camping… Nous reprenons dons la route à la tombé de la nuit pour la passer sur un parking de Zadar. On en profite pour visiter cette très jolie ville et très animé en ce vendredi soir. Nous nous faisons littéralement attaquer par une nuées de moustiques pendant la nuit : dans la voiture on en recense une bonne vingtaine au levé du jours ! Mais il y en avait sûrement plus car nous en tuerons jusqu’au lendemain soir !

Samedi 19


Après une nouvelle visite de Zadar de jour cette fois-ci, notre descente de la cote se poursuit tranquillement au rythme effréné des baignades tri quotidiennes. De l’avis du narrateur (oui oui, c’est moi J ), Split est une ville à ne pas manquer : toute une partie de la ville voie ses maisons et ruelles enchevêtré avec les vestiges d’un palais romain. Tout comme les belles croates, cela donne à ses quartiers un charme indéfinissable. De plus, les terrasses des cafés et une scène de pleine air laissent penser que les vendredis soir doivent être animées. Oui mais voilà, on est samedi et ici les week-ends sembles correctement respectés et c’est tout à leur honneurs.Nous faisons donc encore quelques kilomètres afin de trouvé un paisible village ou quelconque havre de paix susceptible d’accueillir notre Twingo et leurs passagers pour la nuit. Et on trouve notre bonheur sur une plage privé avec douche et parking, que demander de mieux !

Dimanche 20
Après ce camping improvisé où nous avons tous deux passé une excellente nuit, nous mettons le cas sur la ville mythique de Dubrovnik. Par chance, nous trouvons un parking gratuit pour la journée ainsi que la nuit non loin du centre culturel. Dubrovnik est une vielle ville toute neuve ! Je m’explique, c’est une ville historique qui à subit de grand dommage lors de la dernière guerre et qui a été entièrement rénové pour le plus grand bonheur des nombreux touristes. En une journée, nous croisons plus de Français que depuis tous le début du voyage. Comme beaucoup de ville extrêmement touristique, nous en prenons plein les yeux et puis… c’est tous. Pas de rencontre si ce n’est une petite discussion avec un barman. (L’avantage c’est tous le monde parle anglais) Nous finissons la journée dans la mer avant d’errer de nuit dans les rues pour finalement assister à un concert de jazz en sirotant quelques bières locales pour dilapider notre monnaie.

Lundi 21 [Yougoslavie – Monténégro]


Nouvelle semaine, nouveau pays ! Nous faisons nos adieux à la Croatie et sa belle ville pour s’enfoncer dans les terres. La Yougoslavie c’est visiblement éteinte depuis le début de l’année laissant place au derniers pays qui la composait : La république du Monténégro et de Serbie. Le Kosovo quand à lui est toujours sous contrôle des Nations Unis mais fait partie de la serbie. (Ca, c’est la version que l’on a compris)Afin de rentrer dans les terres, il nous faut trouver un col que l’on pourra traverser. Celui que nous choisissons n’est pas si haut que cela, il ne fait que 1006m. Mais les milles mètres de déniveler se transforme en un enchaînement de lacet interminable se terminant tous de même au beau milieu de magnifique paysage du terroir Yougoslave. Ou plutôt Monténégrin devrais je dire… Nous en profitons égoïstement, et c’est bien dommage.Nous passons la nuit à Podgoritsa où un jeune parlant quelques mots d’anglais (c’est rare en cette contré) commence par nous dire qu’il n’y à rien à faire et rien à visiter ici ! Sans nous décourager nous trouvons un cybercafé sans Internet, deux distributeurs de billets en panne, une poste sans téléphone qui marche ni timbre et même la carte de téléphone acheté le matin se révèle être une carte pour téléphone portable ! On accuse un peut le coup, mais après une petite pause bien mérité nous finissons par trouver des timbres (toujours inutilisé à se jour faute de carte postale) et surtout un téléphone. Je remercie au passage mes prof. d’allemand qui ont tous de même réussi à m’inculquer les bases.



Mardi 22 [Yougoslavie – Kosovo]




Il n’y à donc pas grand-chose à visité ici ? Nos difficultés de communication et surtout notre longue route encore à parcourir nous décident à traverser la Yougoslavie rapidement : 400km dans la journée devrais nous permettre de découvrir une autre ville. C’était sans compter sur les limitations de vitesses ainsi que le piteux états des routes : il nous faudra donc dix heures, sans compter les arrêts, pour les parcourir. Nous traverserons quatre postes de douanes plus un autre contrôle dans la journée qui seras la plus épuisante du voyage.Toujours à travers les mêmes magnifiques paysages nous traversons un pays en pleine reconstruction : le Kosovo. Nous prenons même un raccourci pour le plaisir des yeux… mais un 4*4 aurait sans doute été préférable pour ce col de 12km non goudronné ! On ne s’attendait pas à ce qu’une piste soit indiquée sur notre carte.Au terme de cette journée pour le moins aventureuse : ce sont les journées où l’on se retrouve au sommet d’un col dans un dédale de piste non indiqué sur notre carte avec un soleil de plomb pour toute boussole… Nous arrivons finalement dans la ville de Nis vers 18h00 où nous avons à penne le temps de traverser un parc au milieu de remparts. Après avoir fait la connaissance de trois Françaises/Yougoslaves nous expliquant un certain nombre de chose et d’état de fait, nous partons en quête de nourriture. Ici, il faut payer en dinar (non non, on a pas quitter la Yougoslavie :-). Il est trop tard pour faire changer quelques-uns de nos euros et notre carte visa n’est acceptée nulle part.On s’endort donc le ventre vide et mort de fatigue. Bref, après une excellente journée.



Ne vous attachez pas trop à la vie, vous n’en sortirez pas vivant...
(Ce message a été modifié par Kroc le 28 novembre 2003 à 16:43.)

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Kroc
La Flèche, Brest et Paris, France



28 novembre 2003 à 16:52

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Mercredi 23 [Bulgarie]


Nous nous rendons à Sofia, la capitale de Bulgarie. La route est en meilleur état. A la frontière on nous fait payer 5€ une désinfection inexistante de la voiture ne coûtant que 2€ ainsi qu’une assurance inutile à 18€. Après un copieux repas, nous trouvons une sorte de gîte/hôtel dans un guide de poche (ou plutôt de voyage…) où je m’apprête maintenant à passer la nuit. Il y à environs une quinzaine de personnes toute de passage et de nationalités diverses. Comme souvent dans ce genre de gîte, l’ambiance est sympa, on y discute de tous, mais surtout des voyages, des coins à faire ou à éviter et des différences de point de vue.
Bonne nuit à tous, le repos du voyageur m’attend.

Jeudi 24


Après une petite balades dans le centre de Sofia, on se trouve un resto tranquille que l’on quittera deux heures plus tard : il est 15h. Le temps de traverser quelques quartiers inexplorés ainsi que le poste et nous partons autour de 17h pour le monastère de Rila. C’est le plus grand et le plus connue de Bulgarie. Une fois sur place, nous rencontrons Klyde, Catharina et Lucia : l’Américain et les deux autrichiennes que nous avons rencontré la veille à l’hôtel.
Les sujets de discussions ne tarissent pas avant la fermeture des portes du monastère : on se retrouve enfermé à l’intérieur où, contrairement au autre, les petits frenchies n’ont pas de chambre ! Après une explication avec le gardien, une fois dehors et un repas vite fait vite mangé on s’endort dans la twingo.


Vendredi 25


Au petit matin, le Monastère est vraiment paisible et si silencieux, j’adore cette ambiance. Il fait au milieu des remparts coincés dans cette forêt de feuillus. J’ère plus de deux heures dans cette cours à m’extasier devant chaque détail architectural, en particulier cette magnifique fresque peinte sur l’église centrale et racontant la bible. Mais au fur et à mesure que le soleil venait réchauffer ces veilles pierres, les bus grossissaient la foule de touriste perturbant la sérénité des lieux l’espace d’un bref instant.
Nous retrouvons Catharina et Lucia pour écrire nos cartes postales, bavarder avec quelques autres touristes et profiter des maigres explications des guides de groupes. Notre voiture intéresse les filles, nous les emmenons donc à Plovdiv leurs sacs à dos sur le toit.
Arrivé à Plovdiv, une balade dans la veille ville en compagnie de nos deux demoiselles s’impose ! On passe le reste de la soirée ensemble.


Samedi 26


Dès le matin, un aperçue de Plovdiv à la fraîche après l’orage de la nuit et nous passons par un nouveau monastère avant de le quitter sur le coup de 14h. Direction plein ouest : la Turquie. Finalement nous stoppons en fin d’après-midi dans la dernière ville Bulgare avant la frontière pour y faire le plein et dépenser nos derniers leva : les deux repas et trois pintes chacun environs 8€.


Dimanche 27 [Turquie]


Nous traversons la frontière Bulgare / Turque où nous restons bloqué une heure trente pour passer les sept contrôles successifs : police, douane, service sanitaire des deux pays et une vérification qui nous vaudra encore un aller et retour entre deux postes. On tue le temps en discutant avec des Français d’origine Turc en vacance.

Nous traversons la ville de Edirne de part en part à pied. On s’achète nos premier donner made in Turquie avant de tomber sur un groupe de môme. A l’origine ils veulent tous nous vendre quelques bibelots : bracelets, collier ou coran miniature. Mais après quelques dizaines de minutes, nous avons droit à un véritable cours accéléré, aussi bien culturel que linguistique.


En milieu d’après-midi, nous nous rendons sur l’intemporelle Istanbul. Le temps de me rendre compte du chemin que l’on avait déjà accompli et nous voilà perdue dans les méandres de la capitale bien avant d’arriver au centre. On a juste le temps de se balader dans une banlieue brancher au sud ouest et d’avaler une pomme de terre farcie au légume que la nuit tombait déjà. Nous tentons de nous poser sur un parking du bord de mer mais les policiers on tôt fait de nous repérer : nous passerons donc la nuit sur un parking non loin de la fameuse mosquée bleu en plein centre historique.


Lundi 28
Visiblement, le parking était payant… Qu’à cela ne tiennent, le gérant du parking s’improvise rabatteur : en quelques minutes de palabre nous nous retrouvons dans un hôtel bon marcher (6$ avec petit dej.) résolvant du même coup notre problème de parking. L’hôtel (Le simbad hôtel) est à deux pas de la grande mosquée bleu et nous permet de nous installer dès 8h se matin. (ou comment profiter deux jours des douches en ne payant qu’une nuit ;-) ) Pendant le reste de la matinée, nous visitons un peut les rues et découvrons des prix plus élevé qu’a l’accoutumé.

Nous pénétrons ensuite dans l’enceinte bondée de touristes du palais de Topkapi : le grand palais du sultan jusqu’au dix-neuvièmes siècle. Nous arpentons le Bazard pour s’apercevoir que le coin reste clairement touristique. Ca n’empêche pas certain commerçant de rester sympas après leurs avoir expliqué que nous n’achèterons rien : j’ais droit à un cour sur les différents narguilés.
En soirée, on traîne dans les quartier touristiques : resto et mon premier narguilés sont au programme du jour !


Mardi 29


Nous prenons la voiture pour passer la journée dans le nord d’Istanbul, la nouvelle ville, où nous attend la visite du dernier palais des sultans de l’empire ottoman. Et ça vau le détour…

Grâce à un avocat rencontré dans la grande rue piétonne, nous trouvons un quartier de restaurant où les turcs on coutumes de venir : on commande un plat de poisson et quelques maisés que l’on trouve extrêmement chère. On oublie l’heure et l’on doit échanger nos tickets de cinéma acheté avant la rencontre du turc. (pratique peu courant semble t’il)

Le soir, après un petit problème intestinal, je me vois contraint d’emprunter des toilettes privées à des gens très compréhensifs… La twingo c’est bien pour dormir, mais pour les sanitaires y’a mieux !


Mercredi 30
Nous nous faisons le cinéma prévu la veille où nous utilisons les toilettes pour se laver et nous traversons le Bosphore. Coté asiatique, le visage d’Istanbul me parait plus proche de ce que j’avais imaginé. On achète un Doner Baluck (Sandwich de poisson fraîchement pêché et grillé au barbecue) à un gars ayant travaillé cinq ans en Allemagne : mon pauvre allemand est encore un fois mis à rude épreuve.

Repu, on se pose à la terrasse d’un limonadier pendant les heures trop chaudes le temps d’écrire des cartes postales ainsi que les jours en retard de se journal. Plus on s’approche de l’Inde et plus les boissons goût chimiques sont courantes, celle-ci est particulièrement imbuvable ! Tester, n’est pas approuver !

En fin d’après-midi et sous une température redevenue raisonnable, nous continuons notre route vers le sud. Nous stoppons de nuit dans une station service peut après Izmit : les gens y sont très accueillant et nous offres les sanitaires, station de gonflage et lavage de la voiture. Avant de me coucher déjà bien fatigué, ils nous invitent à prendre le café avec eux et échanger nos cultures et quelques mots de turc.


Jeudi 31
Au réveil, c’est au tour de la patronne de nous offrir le petit déjeuné ainsi que le dîner ! Une offre si généreuse ne se refuse pas et nous partageons donc leurs vies le temps d’une matinée.
On s’arrête à Bursa et Izmir le soir.


Vendredi 01 Août
Nous reprenons la route en début d’après-midi pour venir se baigner dans une station balnéaire très touristique de la mer égée. Cette baignade rafraîchissante est la bienvenue : il faut dire que la chaleur étouffante ne permet pas grand nombre d’activité.

Nous campons non loin d’Effese : la capital en ruine de l’orient antique. Elle eu jusqu’à 250000 habitant lors de sont apogée et abritait le, dit on, fabuleux temple d’artémise : l’une des sept merveilles du monde antique.


Samedi 02


Nous visitons le site dans la matinée. La densité de touriste et surtout de leurs guide est telle que l’on peut sans problème visiter les monuments dans l’ordre que l’on désire et en zappant de guide en guide, faite le ils ne se valent pas tous…

Après un copieux repas, nous reprenons notre folle course en direction de la Cappadoce pour s’arrêter après 800km dans une station service complètement perdue au beau milieu des champs de cultures de l’Anatolie centrale. Les paysages traversés sont vraiment magnifiques, et même si la route fut longue, nul ne c’est lassé de cette contemplation comme on tourne les pages d’un livre de photo.


Dimanche 03
Nous arrivons finalement en Cappadoce, cette terre mentionnée dans la bible pour ses gigantesques habitations troglodytes. Effectivement, le décors tranche avec tous se que l’on eu l’occasion de traverser auparavant : les montagnes de tuf, cette pierre blanche et très tendre, sont toute creusées de l’extérieur pas l’érosion et de l’intérieur par la main de l’homme. Les habitations troglodytes étaient des habitations temporaires et s’étendait visiblement sur une dizaine de kilomètre. Seul quelques parties ont été dégagées que nous pouvons ainsi visiter.


Ce décor est dominé par le Kale, sorte de château fort taillé dans le mont le plus élevé du coin et d’où le panorama vau le détour.

Ne vous attachez pas trop à la vie, vous n’en sortirez pas vivant...
(Ce message a été modifié par Kroc le 28 novembre 2003 à 17:01.)

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Kroc
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28 novembre 2003 à 17:09

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Lundi 04 [Syrie]


Visite de la vallée d’Ilhara… C’est vrais que l’ensemble est assez surprenant : un canyon grouillant d’une végétation dense et aux parois sculptées de quelques églises au beau milieu d’un paysage pour le moins aride. Mais passé les premiers instants de découvertes, nous n’accrochons pas plus.

Nous reprenons donc notre route pour la Syrie dont nous franchissons la frontière de nuit avant de faire la connaissance des trois gars bien sympas qui s’occupaient de la station service où nous nous arrêterons.


Mardi 05
Au réveil, un des gars de la station nous offre un plateau de figues fraîches. Elle sont vraiment excellentes mais je craint un peut pour notre digestion : elle ne sont pas lavé et on boit de l’eau du robinet. Si on l’a toujours fait jusqu'à présent, on devient méfiant ici, même si ce n’est pas toujours facile de refuser un verre d’eau généreusement tendue en plein désert.

Arrivé à Alep, la capital du nord de Syrie on continu les chalenges digestif car on mange dans un boui-boui du souk des chiches-kebabs et surtout des mesés de légume frais. On nous propose une carafe d’eau, mais nous préférons un cola local.

L’ambiance du souk est vraiment magique, j’adore cet endroit qui n’a vraiment rien à voir avec les bazars Turques…

Le temps de se trouver un hôtel pour routard et nous reprenons notre marche déambulatoire dans la ville. Nous passons le reste de l’après-midi en compagnie d’un groupe de vendeur et leurs fils. La rencontre s’arrête au moment de l’appel à la prière. Il est déjà tard, je vais m’acheter un narguilé, c’est le pays le moins chère (ou le plus pauvre) que l’on traversera. Je rencontre un étudiant d’Istanbul venant lui aussi acheter un stock de narguilé en Syrie pour leurs prix attractifs. (Oh ça sens le trafique J )


Mercredi 06


Début de matinée tranquille sur la terrasse de l’hôtel. On se lève tard, petit déj., lessive, écriture du carnet et la matinée nous file entre les doits. Nous visitons ensuite la citadelle surplombant Alep. Contrairement à la Turquie, les tarifs étudiants sont vraiment intéressant : 15 fois moins chère sur un prix déjà pas très élevé ! La citadelle offre un beau panorama sur la ville mais pas grand chose de plus. Elle est en rénovation, alors dans cinq ans peut être…

Nous passons dire un au revoir aux vendeurs de la veille avant de faire quelques courses et un bon restaurant le soir.


Jeudi 07


Nous quittons Alep pour visiter les ruines d’une ville morte nommée Sergila. Le gardien s’ennuie ferme et nous offre le thé.

On file ensuite sur Hama pour la soirée où l’on trouve un restaurant sympas à coté des fameuses Novia, ces grandes roues servant au pompage de l’eau pour l’irrigation des champs. Nous testons ensuite un Hammam.


Vendredi 08


Après une nuit sur la route entre Hama et Homs, nous nous dirigeons vers Palmyre, la cité des palmiers. Un oasis qui tenait jadis sa richesse des taxes sur les caravanes de marchant. Vers midi, nous sommes à penne arrivée qu’une bande d’enfant nous saute dessus alors que l’on mange tranquillement sur le trottoir…

Les ruines de l’antique cité sont très impressionnantes laissant imaginer les richesses d’autrefois. On en profite pour faire un petit tour de chameau et on se balade dans la nouvelle ville le soir.


Samedi 09


Nous nous décidons pour partir visiter « Qasr Al Heir Al Charqi » une forteresse en ruine à 120 km de Palmyre en plein désert. On galère un peut pour sortir de la ville, mais une fois partis, nous la trouvons plutôt facilement. C’est assez impressionnant car après 40km sur une petite route en plein désert nous découvrons cette forteresse qui se dresse au milieu de nulle part et qui semble défier le désert. Nous sommes les seuls touristes de la journée. C’est tranquille, on sort le réchaud pour manger en plein milieu des ruines ensablées.

Le soir, de retour sur Palmyre, nous assistons au coucher de soleil sur les montagnes du haut de la citadelle de feu la reine Zenobie. Si le spectacle est saisissant, les légendes envoûtants se lieu le sont tout autant. Mais qu’importe les légendes du passé, car ce soir un groupe d’étudiant fraîchement diplômé ont décidés d’improviser une gigue dans le donjon le plus haut.

Ensuite, et après un petit plongeon dans les eaux sulfureuses d’une piscine d’un resto, nous y dégustons le succulent repas annoncé par nos guides. On discute une bonne partie de la soirée avec un groupe de quatre espagnoles en grosse galère : ils sont coincé à Palmyre avec toute leurs affaires à Homs…


Dimanche 10


Nous partons pour Damas, la capitale. Une petite marche dans la ville et on s’arrête à la terrasse d’un bar : on est complètement crevé.

On finis par se levé pour visiter la mosquée des Omeyades, l’une des plus grandes, où l’on reste pour une petite sieste réparatrice…


Lundi 11


Après une nuit un peut à l’écart dans la banlieue de Damas, nous continuons notre visite avec le palais de Azen le matin où l’on profite du guide d’un groupe de français qui tombe à pic. On déambule aussi dans le souk et le très beau quartier Arménien du nord de la ville, mais de Damas nous n’aurons pas vue grands chose qui nous ais véritablement séduit.

C’est avec se léger sentiment que nous continuons notre route sur Beyrouth au Liban. Sitôt traversé la frontière, on peut voir : distributeur de billet, McDo et Coca Cola ! Tous introuvable avant. Nous passons la nuit dans un terrain vague non loin du centre ville.

Ne vous attachez pas trop à la vie, vous n’en sortirez pas vivant...
(Ce message a été modifié par Kroc le 28 novembre 2003 à 17:13.)

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Kroc
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28 novembre 2003 à 17:23

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Re: [Kroc] France – Liban en voiture (été 2003) [En réponse à] Répondre

Mardi 12 [Liban]
On visite un peut le centre puis on rencontre Ziad un ancien amis de GiJoe qui vivais encore en France il y a quelques années. Il nous invite chez lui un peut à l’écart de Beyrouth en plein cœur d’une communauté maronite. Le village se nome Achkout, il nous offre toute sont hospitalité pour quelques jours. En fait pour toute la durer de notre séjour ici.


Mercredi 13
On fait connaissance avec toute la famille et plus encore. On (re)raconte notre périple avant de passer la fin d’après midi et la soirée en compagnie de quatre jeunes filles libanaises. On se balade au festival du bourg : c’est un mélange entre un marché, concert et fêtes foraine.


Jeudi 14
On ne c’était pas donné rendez-vous, et pourtant, C’est bien une autre connaissance de GiJoe, Julien, qui est venu passer deux semaines de vacances ici ! L’après midi s’évapore en sa compagnie ainsi que joseph et ses voisins, au rythme des sirops de mure et des narguilés : deux spécialités local.

Le soir nous faisons la connaissance de quatre scouts et de deux handicapés don ils s’occupent. Eh oui, les voyages sont accessibles à tous de nos jours, et c’est tant mieux !


Vendredi 15


Avec Andrée, la sœur de Ziad, et ses deux fils, nous passons la journée à visiter quelques sites touristiques du sud du Liban. (Tyre, une forteresse maritime et terrestre) Je suis atterré lorsque l’on m’explique qu’ici, les minarets des mosquées vomissent sur la ville leurs idées politiques après les traditionnelles prières.

Nous rencontrons un couple Belge en vacance en passant souhaiter un joyeux anniversaire à une compagne de bureau d’Andrée.

Le soir, on va rejoindre les filles rencontrées mercredi dernier pour assister à un concert du festival de Rayfoun. On danse un peut ce qui nous donne droit à une démonstration de danse du ventre improvisé.


Samedi 16
En voulant acheter une bouteille d’eau, je rencontre une dame avec qui j’ai dansé la veille. Elle nous invite à boire un coup et manger un peu. Entre temps un vieux arrive à la boutique, on parle encore de notre voyage. Finalement il nous emmène visiter la maison du patriarche : le temps de dix minutes nous assure le vieux ! 2h30 plus tard nous rentrons après un petit détour par un palais en construction. Je ne savais pas que l’on en construisait encore de nos jours… En tout cas c’est magnifique.

Après se léger contre temps, on passe dire bonjours à Mireille au couvent avant de partir passer le week-end au nord dans la villa d’Andrée. Oui mais voilà, on discute, on prend un narguilé avec de nouvelle connaissance et nous quittons le couvent vers 4h30. Nous passerons par la forêt des cèdres du Liban un autre jour.

En chemin, on s’égard un peut, rien de grave, dans Tripolis. Il faut dire que les rarissimes panneaux parfois uniquement en arabe sont bien mal placés.

Le soir nous avons droit à un bon repas typiquement Libannais et fait maison, en compagnie d’un couple de libanais vivant en France et des voisins d’Andrée.


Dimanche 17


On se lève tard, on aide Ziad qui traite les oliviers et nous explique différents trucs sur la cueillette et les pressoirs pour produire l’huile. Il fait aussi du savon avec l’huile de moins bonne qualité.




Un petit repas « frugal » et on sort de table autour de 16h. Devant la chaleur, quelques plongeons s’imposent, autant en profiter en peut ! Et nous voilà enfin partis pour voir ces fameux cèdres. On assiste au coucher de soleil sur le site.


Lundi 18 à vendredi 22




Les journées s’enchaîne et nous somme tous les jours invités dans une maison ou une autre par des amis d’amis…

En accélérer : petit Déjeuné chez le père Abdou. Après midi tranquille avec Julien et Joseph. Soirée d’au revoir pour Julien chez Jacques et discussion politique. Soirée chez Blanche. Bataille d’eau avec Vanessa, la nièce de Ziad, et visite de la Grotte de Jeita avec elle. Ritta passe nous prendre pour une soirée dans un resto sympa, un narguilé chacun : on rigole pas avec l’experte ! Un glacier arrive à mettre six boules sur un cornet simple : il fallait me voir avec mon truc impossible à manger… Ce n’est pas grave, on va voir notre Dame du Liban à Harrissa, elle ne soulage pas l’indigestion mais l’ambiance et la vue valaient bien le détours. Journée piscine de luxe avec sonna, bain turcs qui n’ont rien avoir avec ceux de Syrie, mais c’est sympa quand même. Début de soirée chez Jacques avant d’aller se faire refuser l’entré au Buddha-Bar, un coin branché de la capitale, pour finalement atterrir dans un autre resto en musique.

Petit Déjeuné chez Janette, la tante d’Assunta. (Là je suis complètement paumé entre les tantes beau frère et cousine, disons tous simplement qu’ils ont tous un liens de parenté ;-) ). Les manouchés qu’elle nous donne sont différents, car s’il y a toujours les classiques au thym, elle nous en propose au fromage tomate et semoule. Fin de journée chez Jacques.


Samedi 23 à Mardi 26




Retour en France ! 4100km en 4 jours.
Jour 1 : Liban, Syrie et 400km en Turquie.
Jour 2 : Toutes la Turquie, on dort en Grèce.
Jour 3 : Grèce, et en arrivant le soir à Igouminesta avec 24h d’avance, nous parvenons quand même à embarquer pour l’Italie.
Jour 4 : Réveil dans le port de Brindisi, On traverse toute l’Italie dans le sens de la longueur sous toute les météos (soleil, pluie, bouchons…)
On arrive à Lyon vers 1h20 sans trop de fatigue : on a bien gérer nos ressources. (Tranche de 2h de conduite le matin et 1h20 en fin de journé)

Il nous reste plus qu’à nettoyer la voiture et préparer la prochaine fois.

Fin

Ne vous attachez pas trop à la vie, vous n’en sortirez pas vivant...
(Ce message a été modifié par Kroc le 28 novembre 2003 à 17:29.)

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