Banganga, un quartier paisible à l'écart des gratte-ciels de Bombay le 25/7/2007 à 14h42 par Céline Chassé Poster un commentaire : (0 avis) Un oasis de sérénité au milieu du chaos de Bombay. Niché à l’extrême pointe sud de Malabar Hill, Banganga tank est un quartier réservé aux promeneurs en quête de silence. Les laveurs de Banganga Coincé entre la mer et les gratte-ciel du secteur huppé de Malabar Hill, Banganga est un quartier sacré, lieu de pèlerinage. Rama, un héro de l’épopée hindou Ramayan, se serait arrêté ici, il y a 5000 ans, à la recherche de son épouse Sita. Assoiffé, il aurait tiré une flèche dans le sol pour en faire jaillir l’eau du Gange. Témoin de cette légende, un grand lac artificiel trône au milieu du quartier. Sur ses bords, les enfants jouent au cricket sous l’œil de quelques vaches sacrées perchées sur les marches qui entourent le bassin. Aux alentours, les rues abritent une multitude de petits temples colorés et de chambres pour les pèlerins signalées par des fresques de dieux peintes sur les murs. Banganga est aussi une zone d’habitation pour une toute population défavorisée, à deux pas des résidences chics de Malabar Hill. Un labyrinthe d’étroites ruelles sombres et animées donne un aperçu des scènes de vie et des métiers du quartier. C’est entre autres ici que les draps et serviettes des hôtels de la ville sont lavés, par des hommes essentiellement, dans de grandes baignoires surplombées d’une multitude de fils à linge. Au détour des ruelles, quelques percées dans les blocs d’habitations offrent une vue surprenante sur la mer d’Arabie. C’est dans ce décor, à l’écart des tours de béton qui encombrent le ciel, que la région du Maharashtra organise, au mois de janvier, un festival consacré à la musique classique indienne. Pendant deux jours, des musiciens de tout le pays s'installent autour du bassin et jouent sans discontinuer devant des milliers d’habitants. 
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