
Muhammad France
17 mai 2008 à 4:54
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Jakarta trash TV, Indonésie (2004)
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Un petit texte sur une virée nocturne à Jakarta en décembre 2004... Pas vraiment rigolo, assez sombre, mais j'espère qu'il retiendra votre attention. Comme d'hab', les critiques, les réactions et les commentaires sont les bienvenus... Bonne lecture! ------------------------------------------- Trash TV à Jakarta, Jakarta, Indonésie 2004. Trash TV ou la télé-poubelle Ex-reporter de guerre sous-payé, émigré d’Aceh à Java en quête d’un avenir moins sombre, mon vieux pote Aka (voir " squat punk à Yogja " et " sur le dos du crocodile ") a fini par trouver un travail dans ses cordes : journaliste-cameraman pour l’équivalent PATROLI d’une télé de Jakarta… tout un programme ! PATROLI est une émission quotidienne d’une trentaine de minutes qui se veut une appréhension réaliste de la criminalité en Indonésie. On assiste en direct live à toutes sortes de faits-divers et d’arrestations pour le moins musclées. Ce programme très populaire dans tout l’archipel montre notamment la maréchaussée apprendre aux pauvres à se tenir correctement : les voleurs, les dealers, les drogués et parfois des manifestants sont molestés voire torturés sous l’œil impassible des caméras. Souvent, les fuyards récoltent une balle dans la jambe, des claques et des coups de pieds. Ensuite, fièrement, et le schéma est immuable, un gros officier de police moustachu exhibe fièrement les raisons de la cruauté de ses troupes : sachets de marijuana, couteaux, pétoires, sabres, autant de preuves qui démontrent que la police a eu raison d’avoir la main lourde. Comme le remarquait NAPS au cours d’une autre discussion à ce sujet, les réactions de la population oscillent entre deux extrêmes : soit les gens approuvent l’extrême dureté des traitements infligés, et il faut dire, à leur décharge, que les criminels s’en prennent en général aux autres déshérités et ne font montre d’aucune pitié, soit les gens grognent en rappelant à qui veut les entendre que les véritables voleurs, les gros, les gras du bide de s’être empiffrés de l’argent du populo sont en liberté, bien tranquilles à la tête de quelque administration ou entreprise importantes, et qu’à ceux-là, personne ne va leur flanquer des coups et les humilier sur la place publique. Cette révolte contre le cirque médiatique que constituent les émissions comme PATROLI est beaucoup plus répandue qu’on ne pourrait le penser. Certains Indonésiens sont parfois naïfs, mais il faudrait voir à ne pas les prendre tous pour des imbéciles : confronté à une réalité sociale impitoyable, le petit peuple (c’est à dire l’immense majorité de la population) fait souvent montre d’une conscience politique aiguisée… Aka, par exemple, savait très bien qu’il participait à un programme télé vraiment merdique, mais ayant bouffé de la vache halal enragée depuis sa plus tendre enfance, il ne souhaitait pas pour le moment faire le difficile. D’autant, qu’à cette époque, il avait encore une famille à soutenir à Banda Aceh. Le lendemain de ce récit, tous allaient être emportés par le fucking tsunami de décembre 2004 et périr dans la souffrance… Première nuit. Nous sommes donc aux alentours du 25 décembre 2004 à Jakarta. Comme Aka dispose d’une voiture avec chauffeur et d’une grande liberté dans la façon dont il fait son travail, il a tout de suite accepté de me laisser l’accompagner, durant deux nuits, dans les bas-fonds de Jakarta. J’étais très curieux de découvrir la vie nocturne de cette mégapole infernale, et je savais qu’il s’agissait là d’une opportunité unique. Vers 22 heures, nous partîmes en chasse le long des boulevards de Jakarta Centre. Bonjour les quartiers chauds : baraques de riches, tours ultra-modernes, banques, grands hôtels et supermarchés luxueux… Le chauffeur, un type qui parlait pour trois, un frimeur fini, limite avec des lunettes de soleil en pleine nuit, mais sympathique, tout de même, tenait surtout à me montrer les prostituées. Visiblement, il connaissait tous les détours, tous les hot-spots pour embarquer une jolie fille contre espèces sonnantes et trébuchantes. Aka m’expliqua qu’en général, lui et le chauffeur se garaient, somnolaient dans la voiture jusqu’à intercepter un message radio prometteur sur les fréquences de la police ou jusqu’à recevoir un coup de fil d’un de leurs informateurs. Je profitais d’un moment de silence pour lui demander s’il trouvait ce travail plus dur que celui qu’il exerçait à Aceh. En fait, ses reportages les plus difficiles furent seulement les tous premiers, lorsqu’il était encore à Aceh et qu’il venait tout juste d’apprendre à utiliser une caméra. Il m’avoua s’être très vite doté d’une carapace et être désormais un rien insensible à la douleur des autres. Bien entendu, pour avoir été lui-même dans une grande détresse, il comprenait parfaitement dans quelle situation se trouvaient toutes ces personnes qu’il filmait, mais leurs sanglots ne l’empêchaient plus de dormir. Mais la veille, il avait tout de même assisté à une scène qui l’avait retourné. Même le chauffeur redevint sérieux lorsque mon camarade évoqua le drame sur lequel ils étaient intervenus la nuit dernière. Avant la police, avant les secours ou toute autre équipe de journaliste, ils étaient arrivés sur les lieux d’un suicide par défénestration. Tout le monde croyait la jeune fille ensanglantée morte pour de bon. Mais alors que Aka la filmait consciencieusement, elle se mit à bouger, et glissant dans son propre sang, chercha vainement à se relever. A l’hôpital, elle expliqua que ce n’était pas un suicide, mais que poursuivie par un fantôme particulièrement agressif, elle avait sauté par la fenêtre pour lui échapper. Rien de bien surprenant en Indonésie (en Asie du Sud-Est en général ?) : les esprits font partie du quotidien et même des personnalités haut-placées font fréquemment appel aux services de spirites. Pourtant, pour quelques-uns des journalistes présents, il y avait sans doute une autre explication : jeune domestique fraîchement débarquée de sa campagne natale, elle aurait plutôt sauté dans le vide pour échapper à une tentative de viol. L’attitude de son maître, seule personne présente à l’appartement à ce moment-là, la configuration des lieux, tout portait à éveiller les soupçons. Mais pour ne pas perdre son travail, elle inventait une histoire dans laquelle son patron n’avait aucune responsabilité. Ayant récemment été confronté à une jeune indonésienne victime d’une tentative de viol, ici, en France, et ayant eu toutes les peines du monde à la convaincre d’aller déposer une plainte, cette hypothèse m’apparaît aujourd’hui tout à fait plausible. Plus tard dans la nuit, le chauffeur décida qu’après notre virée du côté des filles, il convenait maintenant d’aller faire un tour du côté de chez les BENCONG. Les BENCONG, autrement dit les " travelos ", relativement bien acceptés par les Indonésiens, mais éternels sujets d’amusement et de plaisanteries plus ou moins fines, comme quoi, cela dit en passant, nous sommes bien dans le champ de la TOLERE-ance : " On vous tolère mais ne demandez pas non plus qu’on vous aime "… Bien sûr, les travestis indonésiens tiennent davantage de Zaza (pour ceux qui se rappellent " la cage aux folles ") que d’autres travestis plus timides : féminité exacerbée, voix haut-perchée, vêtements sexy et clinquants… leur style est assez folklorique ! Nous empruntâmes donc une voie rapide en direction de Tanjung priok, à 10 km du centre, puis, une bretelle peu fréquentée, suspendue au-dessus d’un agglomérat de cahutes et d’habitations vétustes plongées dans l’obscurité. Dès que nous nous engageâmes sur la bretelle de sortie, j’aperçus le long de la route des dizaines de travestis. Notre chauffeur roulait au pas, histoire de bien se rincer l’œil, à l’abri derrière les vitres fumées. A vrai dire, ni Aka ni moi ne nous serions arrêtés (ni même ne serions venus ici). Je n’étais pas particulièrement motivé par l’idée de m’en payer une bonne tranche sur le dos de ces malheureux prostitués mâles (misère sexuelle ou économique, même combat, on parle de souffrance…), mais pour notre chauffeur, le spectacle était irrésistible : il riait à gorge déployée et failli même renverser le travesti qui bondit subitement sur la chaussée. Fière allure notre travelo-en-chef : un bon mètre 80, coiffé comme un punk, bardé d’un collier à pointes, nu sous son imper de cuir, chaussé de grosses boots militaires, il tapait sur le capot de la bagnole en exhibant fièrement sa poitrine siliconée et son sexe masculin ! " Allez, lâche un billet, tu joues les voyeurs, paye, paye, allez, rien qu’un billet pour mater du sexe " hurlait en substance cette apparition androgyne effrayante, qui certes violente, n’avait pas tout à fait tort. Calmé pour un bon moment, notre chauffeur tentait de passer en force, mais sous les sifflets des autres BENCONG, le cyberpunk homme – femme se faisait de plus en plus menaçant et malaxait complaisamment ses testicules en donnant des grands coups de pieds dans la calandre. Au terme d’une minute interminable (Les travestis allaient-ils caillasser la voiture ?), Aka eut alors l’idée brillante de faire tourner la caméra. Le voyant rouge de l’appareil, perceptible mais au travers du verre fumé décida le grand travesti à nous laisser filer, la queue entre les jambes, après quelques coups supplémentaires dans la carrosserie. Je n’imaginais pas qu’un tel spectacle eut été possible (même dans un coin relativement désert) dans le plus grand pays musulman du monde ! Aka, qui était visiblement fâché de l’attitude de son chauffeur, n’appréciait pas pour autant cette débauche de vulgarité. Il pensait que si cette mésaventure arrivait à quelques solides campagnards, le choc pourrait leur faire oublier toute notion de danger et les faire se ruer, amok, hors de contrôle, à l’attaque du travesti. Trois heures du matin. La police a confirmé à Aka qu’elle allait procéder à une opération de contrôle dans le quartier de Tanah Abang. Les consignes d’Aka sont très claires. Je peux descendre de la voiture, mais je dois rester loin derrière les policiers. La situation peut dégénérer assez rapidement et si c’est le cas, il faudra opérer un retrait rapide. Bon sang ! Je n’ai aucun mal à obéir ! C’est la toute première fois de ma vie que je marche à la suite de toute une bande de policiers, et je me sens franchement mal à l’aise d’être ainsi passé de l’autre côté de la barricade. Arrivés à cent mètres de leur destination, les policiers se mettent au garde à vous et leur chef les passe longuement en revue. Nous en profitons, Aka et moi, pour avancer d’un pas rapide. Le quartier est aussi vivant qu’en plein jour. Partout, des gargotes continuent de vendre à manger comme si de rien n’était, à la lueur des lampes à huile. Nous n’éprouvons aucun sentiment d’insécurité. Nous passons au-dessus d’un pont de chemin de fer. En contrebas, spectacle ahurissant : le long des voies, à perte de vue, des dizaines et des dizaines de types sont recroquevillés autour de parties de dés (je suppose). Ça et là, des brasiers sont allumés et éclairent les joueurs. Alertés de l’arrivée imminente de la police, quelques malabars tatoués pas tibulaires du tout remontent dans la rue et s’érigent en gardiens du passage qui permet d’accéder aux voies. Le message est clair : pas de flics dans les tripots. Mais là n’est clairement pas l’intention de la police. N’en menant pas large, celle-ci arrive enfin, passe le pont sans un regard à ce qui se passe en bas, et contre toute attente, pour sauver la face sans doute, se met à contrôler quelques motocyclistes qui passent par là. Dix minutes plus tard montre en main, garde à vous, demi-tour droite : toujours aussi peu fiers, les policiers s’en retournent dans leurs commissariats respectifs sous l’œil goguenard des témoins de la scène et des gros molosses qui les ont défié. Je demande à Aka ce qu’il va faire de ce reportage : " Rien, que veux-tu faire de ça ? C’est juste ridicule ! " répond t’il, hilare. Deuxième nuit. Autre chauffeur autres mœurs. Aka me dit en anglais que celui-ci a la vie dure malgré son emploi. Pour ne pas le fatiguer, nous irons directement nous poser au lieu de ralliement des journalistes de la trash-télé indo. Nous attendrons les appels radios éventuels pour nous mettre en route. La croix-noire. Ainsi surnomme t’on le sous-prolétariat du monde médical chargé de ramasser les cadavres sur la voie publique. Je n’ai jamais vu un endroit aussi sinistre. Il faut dire que je suis un peu chochotte, et que je n’aime pas l’ambiance des hôpitaux ni même la vue du sang. Mais là… jugez plutôt : brancards métalliques et ambulances dotées de rainures pour l’évacuation des liquides corporels, petites boîtes pour les morceaux, body-bags... Peut-on faire plus malsain comme décor ? Les employés de la croix-noire, m’explique Aka, ont généralement été dans des situations sociales extrêmement difficiles. Personne de sensé n’accepterait de faire ce boulot mal payé et détestable s’il existait une autre alternative. Mais ces personnes n’ont pas eu le choix et s’acquittent très dignement, je le verrais plus tard, de ce qui est à mon avis l’un des métiers les plus éprouvants au monde. D’autres journalistes nous rejoignent bientôt. Tous des gosses de riches, fiers, un rien maniérés. Aka me confie discrètement qu’aucun de ses collègues des autres chaînes ne vient d’une aussi basse extraction que la sienne. D’ailleurs, son ascension tient du miracle : pendant plusieurs mois, son travail pour la télé se réduisait à nettoyer les bureaux. Jusqu’au jour où un journaliste américain de CNN vint frapper à la porte pour demander plusieurs sortes de renseignements. Aucun des pontes de la chaîne présents à ce moment-là ne parlait un anglais suffisant pour communiquer de façon satisfaisante. Aka saisit sa chance et surprit son interlocuteur par l’étendue de son vocabulaire. Amusé, l’Américain s’enquit de son parcours professionnel et au vu de son expérience lui proposa de l’embaucher pour quelques mois. Aka accepta et revint plus tard chez ses anciens employeurs auréolé d’un grand prestige : il fut promu grand reporter et doté des moyens qu’on lui connaît aujourd’hui. Un vrai conte de fées n’eut été bien entendu le caractère sordide de ses expéditions nocturnes. Minuit. On nous signale un incendie dans un quartier pauvre. " Youpie ! " s’écrie joyeusement un journaliste avant de s’engouffrer dans son véhicule " Avec un peu de chance on aura de belles images, c’est toujours spectaculaire un bidonville qui flambe ! ". Lui, au moins, assume complètement son cynisme : quelle belle ordure ! Je comprends bien qu’il faille se protéger en mettant un peu de distance entre soi et son sujet, mais de là à se réjouir de… Nous filons à cinq ou six voitures dans les méandres d’un quartier d’habitations basses. Au bout d’un gros quart d’heure à tourner en rond, nous pilons devant une maisonnée à la façade noircie. L’incendie a été maîtrisé. Fausse alerte. Quelques-uns des journalistes enragent. " Dommage, c’est vraiment dommage… " prétend l’un d’eux alors qu’il n’est qu’à quelques mètres des occupants de la baraque. Retour à la croix-noire. Le discours d’Aka est sans ambiguïté : " Heureusement que le feu a été stoppé, sinon, il aurait pu se propager à tout le quartier… ". Ouf, je suis rassuré quant à mon pote. J’ai douté un instant, à le voir entouré de tous ces rats. Sur le chemin du retour, nous croisons les pompiers qui cherchent la maison. Un peu plus tard, la police, totalement perdue. Vous allez vous dire que je les ai sérieusement dans le nez à toujours les présenter comme des crétins absolus, mais que mes lecteurs policiers (s’il y en a) se rassurent, je ne suis pas un anti-flic primaire, je m’efforce de reconnaître les hommes justes avant tout, mais les policiers là-bas sont tellement… comment dire ? Tellement… que les mots m’en manquent ! Deux heures. Bagarre entre deux bandes signalée le long d’un boulevard. La police parle de jets de pierres. Nous arrivons sur les lieux bien avant elle, mais déjà, l’échauffourée est terminée. Un groupe de jeunes s’enfuit à toute allure. Trois heures. Un type vient d’être admis aux urgences lardé de coups de couteau. Quelques minutes après cet appel, son lit est encerclé de cameramen. L’infirmier, tout sourire, exhibe devant les objectifs braqués sur lui le tee-shirt déchiqueté et rouge de sang de la victime. Je suis resté en arrière, dans le hall, mais cela n’est pas du goût d’un des types de la croix-noire (mais au fait, que fait-il parmi nous ?). Après s’être assuré que je ne sois pas journaleux moi aussi, du haut de ses trois pommes, il me sort de là en me prenant fermement par le bras. Il se trompe de voyeur, mais comprenant son irritation, et impressionné par sa droiture, je me laisse faire. De toute façon, il n’y a rien de plus à voir dans l’optique qui est la mienne. Direction Tanah Abang, " dans un des coins les plus dangereux du quartier " dixit Aka. La victime a pu dire à quel endroit elle s’était faite agresser. D’après ses dires, des jeunes gens se seraient jetés sur elle sans motif apparent alors qu’elle venait d’acheter des cigarettes. Un crime crapuleux ? Une vengeance ? C’est un véritable convoi de 4x4 qui progresse lentement sur la piste chaotique d’un quartier d’habitations désert. Les journalistes ont décidé de filmer les lieux de l’agression et d’interroger d’éventuels témoins pour étayer un peu leur reportage. Nous nous engouffrons en voiture dans un quartier obscur, le long d’une rivière presque à sec et polluée par des monceaux d’ordures ménagères diverses. Seuls quelques hommes veillent assis à l’abri d’un poste de garde. A un croisement, les journalistes s’arrêtent, descendent de voiture, et se mettent en quête de l’endroit précis où l’homme a été poignardé. Quelques habitants, réveillés par cette soudaine animation, viennent à notre rencontre en se frottant les yeux. Un témoin, jovial, visiblement très heureux d’être filmé par six caméras à la fois, affirme avoir vu la victime, armée d’un hachoir à viande, se ruer sur un groupe de personnes inconnues ici. Seul contre quatre, l’homme s’est fait rapidement dépasser, a été sauvagement frappé et laissé pour mort. D’autres personnes confirment les dires du témoin principal, puis se dispersent, désintéressées dès l’extinction des caméras. Muni d’une lampe-torche, un des collègues d’Aka cherche en vain des traces de sang sur le sol. Deux gamins en haillons l’interpellent, ouvertement moqueurs : " Hé monsieur, là, ça ne vous intéresse pas, il y a un cadavre de rat ? Vous ne filmez pas ? ". Je regarde les journalistes fouiller les ténèbres en quête d’une pauvre flaque d’hémoglobine séchée, et je me dis : " Bravo gamin, bien vu, t’as tout dit, rideau. ". Le gosse ramasse le rat mort et le balance dans les cheveux de son copain qui s’esquive en riant.
Carnets de voyage... http://voyageforum.com/voyage/chez_les_dayaks_ibans_kalimantan_ouest_borneo_indonesie_2001_D1521726/ http://voyageforum.com/voyage/sur_dos_crocodile_–_aventures_l’ile_simeulue_aceh_indonesie_D1504080/ http://voyageforum.com/voyage/mes_parents_borneo_java_indonesie_D1502618/
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