
mlefevre
Nancy, France
Photo/image personnelle du membre mlefevre.
11 novembre 2007 à 4:04
Message 1 de 12
Consulté 3 635 fois
Signaler ce message aux modérateurs
Haut de la page
|
 |
|
La Croatie d’île en île… Et pourquoi pas la Croatie, cette fois-ci? Adjugé!
Je partirai dès le début des vacances de la Toussaint avec les enfants et le chien, en camping car, et Fred nous rejoindra en avion à Dubrovnik puis nous remonterons tous ensemble jusqu’à Nancy. ........................................................................... Enfin le soleil! Ouf! Ça change vraiment tout!
Au premier plan, Karlobag et au fond l'île de Pag. ....................................................................................... Nous sommes partis samedi 27/10 après l’école, en camping-car, plein est, et avons dormi presque 700 km plus loin juste avant Salzburg. Impossible de passer près de Salzburg sans y faire au moins un petit tour histoire de montrer aux enfants un petit bout d’Autriche :
Nous visitons donc dimanche -de bonne heure (eh oui! Le changement d’heure!)- le vieux centre, au pas de course, dans une bise glaciale et sous un ciel bien bas qui n’incitent pas à la flânerie, pas plus d’ailleurs que l’heure matinale qui fait que nous ne croisons que qq clochards (quand l’un d’eux m’aborde, je lui réponds "ich verstehe nicht" , ce qui le plonge dans un abîme de perplexité…°)et des chiens à la vessie en état d’urgence qui remorquent leurs maîtres jusqu’aux rares espaces verts. Continuons donc vers la Slovénie, à peine 200 km plus au sud et vers le massif du Triglav dans lequel j’espère faire une belle balade (merci Simon pour le tuyau sur les cartes). Il fait toujours aussi moche, sinon plus… En incorrigible optimiste, j’entraîne ma troupe un peu mollassonne (heureusement que j’avais le soutien du chien!) à l’assaut du Visevnik, duquel on devrait avoir une vue grandiose sur le Triglav himself, point culminant de la Slovénie à 2864 m! En effet une éclaircie fugace m’a permis d’entrevoir ses pentes à peine enneigées! ............ 30 mn plus tard nous sommes de retour-trempés- au camping-car. « On te l’avait bien dit! »… commentaire plein d’esprit des enfants!
Bref, continuons vers le sud…. Les quelques heures passées en Slovénie nous ont donné l’impression d’un pays appliqué, bon élève de la classe européenne et fier de l’être, confiant dans l’avenir. On aimerait y retourner pour découvrir son riche patrimoine architectural et en particulier les greniers à foins, granges ajourées et autres maisons en bois qu’on aperçoit un peu partout. Toutes ces constructions en bois sont très harmonieuses et les fermes, souvent pleines de charme sont moins clinquantes que les zopulentes fermes-Gasthaus autrichiennes. Certes, certains séchoirs à foin sont recyclés en supports pour affiches publicitaires mais uniquement le long des grands axes. Certes, il y a comme chez nous de ces grosses balles de foin sous plastique mais je suis persuadée que les Slovènes sont conscients de l’intérêt de préserver ce patrimoine rural. Nous passons notre 2ème nuit en Croatie à 40 km à vol d’oiseau de la mer (environ 1200 km de Nancy). Ça devient bon, on y est presque! ................Donc je disais : LE SOLEIL!! Il fait enfin son apparition en ce lundi 29/10 et je suis bien décidée à en profiter car la météo consultée avant de partir n’était vraiment pas folichonne. A 8h30, nous sommes sur le bac, en route vers l’île de Pag,
poussés par un vent violent et glacial, sorte de mistral local qui déboule de la chaîne côtière que nous venons de franchir, qui culmine à 1000 m d’altitude environ et où subsistait un peu de neige. C’est la bura (prononcer en roulant le rrr, ça fait encore plus glacial!) Le premier qui a vu la mer et cette île en est resté coi! J’adore cet aspect lunaire et désertique. Il n’est cependant pas naturel mais la conséquence du pâturage…
Notre mission, et nous l’acceptons, est de trouver un endroit pour nous (enfin surtout les enfants) baigner. Facile à priori sur une île! Eh bien nan, pas tant que ça car les côtes sont pratiquement partout faites d’un calcaire bien aiguisé, tout à fait inconfortable. Dans le meilleur des cas, il s’agit de plages de galets. Ou alors de berges bétonnées pour pouvoir y étaler les serviettes (!) Rassurez-vous, nous finirons pas trouver quelques « vraies » plages, mais elles sont rares et pas bien grandes. Bref, nous arrivons dans l’anse du village de Metajna, bien abritée de cette terrible bura et du coup il fait très bon (enfin, pour des lorrains…) En un clin d’œil, Arnaud et Marion sont en "tenues de bain" (bah oui, on n’est quand même pas des vrais nordiques). Arnaud se lance… Tandis que Marion a un éclair de lucidité.
Elle a eu raison car finalement l’eau n’était qu’à 15°C…. Mais l’eau est si claire qu’il est difficile d’y résister. Bon, on ne va quand même pas faire que de la plage! J’ai bien envie d’aller voir de plus près ces murs qui sillonnent l’île dans tous les sens. ‘Y qu’à monter en haut de la montagne, juste là.
Nous nous dirigeons vers ce bel enclos bâti par un berger poète ou amoureux... C’est très beau, mais il faut aussi regarder où on met les pieds car le sentier disparaît bien vite et la caillasse est très aiguisée (pauv’chien) Ce mur parcourt la crête de l’île sur des km!
A quoi pouvait-il bien servir?
Certainement à protéger le bétail contre d’éventuels agresseurs, peut-être des chiens errants car le mur fait presque 2 m de haut. Le versant continental de l’île, exposé à la bura est le plus aride.
Il semble que les moutons n’aiment pas les pins…. Voilà de quoi se faire un beau feu sur la plage!
Ici, l’herbe est précieuse.
Je sens que la Croatie va plaire aux enfants, il y a tout ce qu’il faut!
Le versant marin de l’île est plus fertile, nous y trouvons un petit coin pour la nuit.
Mardi 30/10 : nous quittons l’île de Pag par un pont (gratuit) Nous prévoyons d’aller sur l’île de Korcula en prenant un ferry à Split à 15h. Comme il n’y a que 200 km, nous en profitons- malgré le temps à nouveau maussade- pour visiter les chutes de la Krka près de Skradin. Nous prenons les tickets d’entrée à Skradin puis remontons la rivière à pied sur sa rive droite sur 5 km (1 km d’asphalte puis 4 km de route de terre) sous un fin crachin breton (bien la peine d’aller si loin!)
Les chutes sont jolies mais trop aménagées.
Il y a des marchands de schnaps tous les 50m (plus de marchands que de visiteurs d’ailleurs)
Et l’entrée n’est pas donnée, même si le retour (et/ou l’aller) se fait en bateau.
Bref, une bonne sortie pour un jour de pluie, côa! (au fait j’ai oublié de vous dire que pour la première fois de ma vie, j’ai écrasé non pas une mais carrément 2 grenouilles slovènes -sans faire essssprès!) Un peu plus loin, nous visitons la jolie petite cité médiévale de Trogir, à l’ouest de Split, toute mignonne.
A 15h pétantes, le bac quitte Split. En route pour Korcula en passant devant l’île de Hvar où nous irons plus tard.
Nous arrivons de nuit à Vela Luka sur Korcula. Il fait déjà nuit et… il pleut (mais ça vous l’aviez deviné…) De belles maisons bordent une élégante esplanade au bord de la baie de Vela Luka. On se trouve un coin bien abrité pour la nuit et bien nous en prend car dès 23h un orage dantesque a éclaté qui a duré toute la nuit et une partie de la matinée. Au réveil, le chien n’osait même plus sortir faire pipi! Mercredi 31/10 On a mal dormi avec cet orage et cette pluie battante mais ce n’est pas grave car… il pleut… des cordes! Donc pas de rando aujourd’hui! Dommage car l’île de Korcula est très belle: la végétation y est très variée, harmonieusement répartie. Mélange de pins parasols, de cyprès, d’oliviers, d’orangers, de vignes.
Que de vert après la caillasse de Pag, quel contraste! Au centre de l’île nous traversons un gros bourg, Blasto, qui ressemble vraiment à un village de montagne, et qui vaudrait certainement que l'on se perde dans ses ruelles si nous étions waterproof! Nous filons à l’extrême est de l’île vers le port de Lumbarda.
Une accalmie, vite, une petite balade le long de la mer.
Puis nous allons visiter la très belle ville de Korcula :
il s’agit d’une toute petite cité médiévale construite sur une petite colline et dont les rues sont orientées en fonction des vents et plongent vers la mer.. Adorable…
Korcula vue de plus loin avec à l’arrière plan la montagne Sveti Ilijad sur la péninsule de Peljesac. Elle culmine à environ 900 m et on peut y monter par un sentier de randonnée. Mais pas par ce temps… (!) Ensuite nous allons nous poser pour la nuit près d’une plage (Prizna), une vraie,
sur laquelle les enfants pourront enfin faire un feu avec le bois ramassé sur Pag.
Jeudi 01/11 : c’est aujourd’hui que nous récupérons Fred à l’aéroport de Dubrovnik. Il doit normalement nous ramener le pyjama de Caroline et le beau temps. Son avion atterrit à 15h00. Nous prenons d’abord le bac pour rejoindre la péninsule de Peljesac. Un dernier regard sur Korcula...
C’est pas la foule…
Toujours le grand beau temps!
L’arrivée à Orebic est assez amusante, le bac nous lâche tout au bout d' un vieux quai de pierre qui fait juste la largeur des véhicules. Une promenade d’environ 200 m de long longe de très belles maisons admirablement restaurées.
Les jardins doivent être des havres de fraîcheur en été avec des pergolas de vigne vierge, des bougainvillées, des palmiers, citronniers, orangers. Et il y a même une plage de sable (de 4 m de large…) Une crête montagneuse parcourt la péninsule de Peljesac sur toute sa longueur. De minuscules villages de montagnes y sont accrochés. Dans la vallée : des vignes soigneusement enserrées dans de jolis murets de pierre. Au loin, l'île de Mljet.
Plus au Nord : Korcula.
Mais on ne fait que passer car je veux montrer Dubrovnik aux enfants.
J’ai été déçue car j’en gardais un souvenir émerveillé…. Peut-être le mauvais temps, peut-être le fait de ne pas pouvoir accéder aux remparts (fermés, pourquoi?), peut-être le grignotement des alentours de la vieille ville par la ville moderne… Bref, on n’a pas été emballé. Je crois qu’il nous aurait fallu du soleil! A 15h00, Fred nous rejoint comme prévu et nous prenons la route du retour. 165 km nous séparent du bac pour l’île de Hvar. La route côtière fait une courte incursion en Bosnie Herzégovine qui possède ainsi un accès à la mer. A 19h30, nous arrivons sur Hvar. … Il pleut…. Nous nous posons pour la nuit à l’extrême est de l’île. Demain, IL DOIT FAIRE BEAU! Vendredi 02/11 : C’est presque ça, ça vient, le ciel s’éclaircit par le nord…. La partie est de Hvar semble un peu déshéritée par rapport à l’ouest. Il n’y a pas grand monde, pas mal de maisons abandonnées. Grand soleil pour visiter le joli petit port de Vrboska où une petite rivière vient se jeter dans la mer.
A partir du centre de l’ île et vers l’ouest, on aperçoit plusieurs jolis hameaux.
Profitons du beau temps pour aller à la plage (mieux vaut tenir que courir!) Nous découvrons cette belle crique juste à l’est de la ville de Hvar.
Au loin, on reconnait le monastère aperçut lors de la traversée de Split à Korcula. Ensuite, nous allons faire un tour à Hvar, souvent qualifiée de "St Trop croate". Très joli port,
belles places, promenades agréables le long de la mer, restos branchés.
Très agréable -hors saison… Impressionnante forteresse sur les hauteurs.
En fin de journée nous prenons la petite route qui va de Hvar à Starigrad en passant par Brusje. Vue sur les Pakleni Otoci.
Jolis villages de montagnes.
Partout où porte la vue, des murs de pierre, soigneusement assemblées, sur des kilomètres!!
Quel travail! Et dans quel but? Certainement pour libérer de la terre arable, parquer les moutons, protéger la végétation de leur appétit et sans doute aussi contre le feu comme nous le verrons plus tard sur notre île préférée, celle de Dugi Otok. Nous décidons de passer la nuit de ce paysage un peu mystérieux. Je suis sûre qu’il doit y avoir plein de légendes qui courent sur cet endroit qui est vraiment magique. Nous profitons des dernières heures du jour pour nous balader au sommet de la colline.
Les lavandes qui semblent pousser dans le plus parfait désordre ont cependant été récoltées. L'odeur doit être sublime en été!! Samedi 03/11 Le matin je me précipite pour voir le soleil se lever à l’horizon oui, il fait beau!)
Puis nous dégustons tranquillement la fin de cette route splendide.
Encore des lavandes, bien rangées…
La suite par ici : http://voyageforum.com/...ost=1361083;#1361083 ------- On devrait tout rendre aussi simple que possible, mais pas plus. Albert Einstein
(Ce message a été modifié par mlefevre le 15 novembre 2007 à 4:14.)
|