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Forum > Entre deux voyages > Carnets de voyage, textes de voyageurs > La Martinique: chic ou banane dans l'esprit VF ?
 

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tomas3
qq part dans le Forez, France

18 juin 2008 à 4:38

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La Martinique: chic ou banane dans l'esprit VF ? Répondre

10 jours dans l'isle de Joséphine de Beauharnais, née Tascher de la Pagerie...(arrière petite nièce de Ronsard...)

Avant d'aborder l'une des iles des caraibes les plus chargées de clichés, énumérer les clichés, leur tordre ou non le cou:

cliché NR1 : la Martinique est une destination éculée, (vrai - faux)

cliché NR 2 : le tourisme n'est pas la préoccupation des autochtones, (vrai - faux)

cliché NR 3 : l'ile est un confetti au milieu des caraibes (vrai - faux)

cliché NR 4 : elle a perdu son aspect sauvage qui fait le charme de la Dominique ou de Sainte Lucie (vrai - faux)

cliché NR 5 : c'est une société métissée qui n'est pas accueillante (vrai - faux)

-cliché NR 6 : le voyage en Martinique doit privilégier la saison sèche (janvier à mai) et non l'hivernage ( juin à décembre ( vrai - faux)

-cliché NR 7 : les randonnées tropicales sont humides et glissantes, l'hydrométrie provoque une hausse des palpitations cardiaques ( vrai - faux)

- cliché NR 8 : louer une voiture, louer une moto, louer un bateau, hors de prix et pas adapté, (vrai - faux)

- cliché NR 9 : le coût de la vie en Martinique est élevé. (vrai - faux)

- cliché NR 10 : le patrimoine est nul : escalavagisme, société des plantations, békés, créoles, milatres, quarterons, nègres marrons et blancs matignon) (vrai - faux)

- cliché NR 11 : le racisme en Martinique : apartheid blanc ou apartheid noir ? (vrai - faux)

- cliché NR 12 : le zouk, jour et nuit ? (vrai - faux)

- cliché NR 13 : le rhume, au décollage ou à l'atterrissage ?

- cliché NR 14: ethnologie, botaniste, étude de la faune, nul et ridicule en Martinique, car trop civilisée (vrai - faux)

- cliché NR 15 : all inclusive pas adapté aux iles tropicales ?
(vrai - faux)

- cliché NR 16 : la gastronomie caribéenne: limitée, pimentée, rudimentaire : (vrai - faux)

cliché NR 17 : le RHUM : ti-punch ou planteur: le whisky fait moins mal à la tête. (vrai - faux)

-cliché NR 18 : les jus de fruits frais: goyave, corossol, prune de cythère, fruits de la passion, jus de canne, favorisent la culotte de cheval. (vrai- faux)

- cliché NR 19 : le jus de gingembre est l'apanage des hommes en Martinique (vrai - faux)

- cliché NR 20: les plages martiniquaises: requins sur le sable ou requins dans les coraux ? (vrai - faux)

- cliché NR 21 : le tourisme américain, vendu clef en main, est une pollution en Martinique ( vrai - faux )

- cliché NR 22 : les variétés de poissons locaux ; vivaneau, vivaneau, et encore vivaneau ( vrai- faux)

- cliché NR 23 : La martinique, paradis des voyagistes, paradis des routards ? ( vrai - faux)

- cliché NR 24 : ganga ? roungoune ? horse blanc ? au paradis des rastas, que privilégier ? ( vai - faux)

- cliché NR 25 : la côte sud est plus belle que la côte ouest, qui est plus belle que la côte est, qui est plus belle que la côte NORD ; ( vrai - faux)

- cliché NR 26 : la Martinique est trop urbanisée et la pollution automobile y atteind des sommets ( vrai - faux)

si vous avez répondu correctement à toutes ces interrogations, cette rubrique n'est pas pour vous, si, par contre, vous avez des interrogations sur cette suite d'idées reçues, tapez suite sur votre PC favori et encourager le rédacteur à faire tomber vos tabous, vous serez surpris des réponses.
-------
tomas3

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Fabricia
Alpes Maritimes, France

Photo/image personnelle du membre Fabricia.

Description de la photo/image: Amber Fort, Rajasthan, octobre 1994 : une belle indienne offre aux visiteurs un gobelet d'eau puisée dans sa cruche.


18 juin 2008 à 4:53

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Re: [tomas3] La Martinique: chic ou banane dans l'esprit VF ?? [En réponse à] Répondre

Puisque tu nous encourages à t'encourager, je réponds : OUI, je veux lire tes aventures antillaises.

(La Martinique, je la connais bien, et je l'aime fort !)
-------
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)



tomas3
qq part dans le Forez, France

18 juin 2008 à 8:22

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Re: [Fabricia] La Martinique: chic ou banane dans l'esprit VF ?? [En réponse à] Répondre

Fabricia,

tu réclamais une suite, voilà le premier jour et les impressions d'arrivée en vrac, les aventures, c'est pour plus tard:

version Indiana Jones et l'ile aux esclaves:

"je vous passerai les détails concernant le vol sur l'ile aux bananes, huit heures de vol avec un décalage horaire de six heures: quand vous partez à 14 heures d'orly-ouest-, vous arrivez presque avant d'être parti, et quand vous revenez, bonjour le lost translation avec réveil à 3 heures du mat pour déjeuner etc..

prévoir que cet état de « lost translation » dure, selon les individus, de deux à trois jours (bonjour Guillaume Durand à 4 heures du mat ou la remontée du Mékong sur planète satellite..)

Mais revenons à l'ile aux esclaves, partir aux iles, mais pas n'importe quel ile, aurait dit Gauguin, et c'est pourtant- cette ile, la Martinique, qu'il a choisi pour quitter sa banque avant de partir pour les Iles de Polynésie.

des mauvaises langues racontent que le climat de l'ile enthousiasma si fort sa libido qu'il fit grande consommation de Madames Putiphar, si bien que des petits mûlatres à la peau claire ont parfois un joli coup de pinceau.

Pourquoi la Martinique? Ma Pénélope à moi, qui partage quelques voyages, au gré de son emploi du temps, je ne suis pourtant ni Achille, ni Ulysse, mais bien plutôt Winckelmann, m'a conté l'histoire de sa famille lyonnaise, migrante de Lyon au XVIIième siècle, petits hobereaux à particule, partis chercher fortune dans ces iles parfumés et y ayant fait souche.

Deux vieilles tantes de la mère de mon chat vieillissent dans leur « habitation », en créole, « habitation » est la maison du maître dans une plantation,et mon imagination, nourrie d'Hemingway aux Everglades, de Cases Nègres, de Graham Green, de Simenon (mais oui, Simenon a commis quelques romans torrides sous les tropiques, des films de Gainsbourg tournés en Guyane, d'un film de Malavoy,) est partie voyager avant même que l'agence édite mes billets.

Mon imagination sera comblée malgré le ALL INCLUSIVE KUONI, must of island guests ( pas mon style, mais ce sera pour la suite)

14 degrés à ORLY OUEST, 31 sur le tarmac du Lamentin, mais ces odeurs si particulières d'humus, de flamboyants, d'arbres du voyageurs, les colibris noirs butinant les entonnoirs de fleurs.. je me lâche, facon Glatch, non pas encore, gardons les senteurs envoutantes de ces iles pour des nuits parfumées..

L'avion, vide de 200 passagers, est de funeste présage, n'y aurait-il plus de touristes en Martinique à cette période de l'année. Enfin quatre sièges pour un client, quelle aubaine, dormir, dans des éternités recommencées...sacré WINCKELMANN .

Aéroport nickel, pas comme dans mes iles improbables, pas de mendiants, pas de femmes portant des enfants à leurs seins désséchés, des fleurs, des douaniers corrects, des policiers efficaces, que demande le voyageur, pas de file d'attente à l'arrivée. OUF.

L'attente aux bagages inexistante, quel beau séjour en perspective... et puis voilà que les emmerd commencent : une heure d'embouteillage en taxi pour rejoindre le lodge. Bonjour Paris, la métropole, voilà que nous avons reproduit, bonne mère de république, nos braves comportements de parisiens à 6870 kms,
au coeur d'iles parfumés et de peuples nonchalants...

Heureusement, le taxi est un homme charmant, cultivé à souhait, qui nous raconte son ile avec amour et amitié. « Des blancs matignons, jamais entendu_ parler, mon bon monsieur ».

Ici, nous les descendants d'esclaves, nous avons pris notre revanche automobile, nos 4 x 4 brillent de leurs chromes rutilants, un christ ou une madone en effigie nous rappelle que dieu est au-dessus des hommes, mais,içi, dieu et ses cousins rôdent partout.

pour mémoire, et pour le voyageur curieux, les « blancs matignons » sont les petits blancs des hauts de la Réunion, ici, dans l'ile voisine de la Guadeloupe.
Réfugiés à l'intérieur des terres , ils se sont reproduits entre eux, grave, refusant la métissage, bonjour les dégâts, ils descendent tous d'un comte de Matignon, Noblesse , quand tu nous tiens...

la taxi traverse l'ile de bout en bout, de côte est à côte ouest, par des « mornes »collines en créole, et des fonds , vallon en créole, une route tortueuse et encombrée de véhicules rutilants, culs contre capots. « c'est la sortie des bureaux » nous dit notre chauffeur...

En fait, l'explosion des concessionnaires sur l'ile a provoqué une concurrence folle, les crédits à la consommation aidant, la carrosserie étant ici comme en métropole un signe de statut social, c'est à qui grignote le bitume de l'ile, facon bitume correzien tellement bien entretenu (20 cms de couche de bitume, çà change du centimètre et- demi des routes de Madagascar) pour rejoindre une côte à l'autre distante de 30 kms...

On pourrait croire que le vélo, la moto, la mobylette, le scooter, seraient mieux adaptés à ces routes tropicales étroites et sinueuses, statut social, vous dis-je, on rentre dans sa case en falafe pour dormir sur une natte, la marmite cuisant le paté en pot et les légumes pays..

Mais je schématise et suis injuste, si le niveau de vie n'est pas celui de la métropole, le salaire de base étant loin d'approcher notre SMIC, l'assistance et les niches fiscales adaptées à l'éloignement de nos « danseuses » corrigent aisément le niveau de vie local et le rapproche du niveau de vie européen.

Seul le sort des pêcheurs locaux, des personnels de service, du personnel des plantations garde une rudesse du tiers monde. Ici pas de mendiants, mais des fous de village, et beaucoup d'alcooliques (comme chez nous) en liberté.

Le rhum fait des ravages, la sexualité aussi, il n'est pas rare de rencontrer dans les bars des hommes se flattant de quatorze enfants de femmes célibataires multiples, les enfants restent scolarisés, avec cette habitude anglaise (l'ile a été anglaise pendant la révolution) de l'uniforme scolaire.

Après ces considérations dignes d'éloigner plus d'un lecteur Vfiste, gourmand de curiosités et d'humour, revenons au plus drôle de ce premier jour: THE GUEST LODGE BEST IN THE ISLAND.

Le sacàdosiste que je suis est mal habitué à la standardisation luxueuse des resorts internationaux (musiques clayderman et saint preux de DUBAI à SINGAPOUR, il suffit de le vérifier auprès de Yang Zigi) personnels stylés en uniforme changeant votre verre avant qu'il ne soit bu, déjeuners américains.

Cet hotel, le plus beau de l'ile, selon les autochtones, serait superbe à l'ANSE THALEMONT, si la piste cabossée qui y conduit n'était pas aussi douloureuse, si la plage de l'hotel (ponton à 5 minutes à pied) n'etait pas le ponton des pécheurs locaux, si les plages de cocotiers n'étaient pas à 40 kms de la réception.

Pénélope me l'a fait « hotel pour amoureux », je ne vais pas y couper,avec les sorties de bains en nids d'abeilles, les babouches assorties, les saunas, les massages aux huiles essentielles, la pédicure, le manucure et la corbeille de fruits frais. Heureusement, le frigo est garni, il faudra le compléter en vieux rhum et sirops de canne au gingembre et à la girofle.

Enfin, pour un voyage à la WINCKELMANN, c'est raté, il va falloir adapter notre emploi du temps, on décide donc de partir dès potron minet à la recherche des masques de verre, enfouis dans des forets tropicales impénétrables.

Alors pas de déguisement en touriste, le short hollywoodien, façon californie, sera remisé au resort, architecture coloniale,parquets de palissandre, copies de tamara de limpicka( femme enchainée et nue) ventilateurs nonchalants dans les les longs salons et salles à mangers décorés façon soirée de Noël pour milliardaires indiens.

Enfin, chaque bar, chaque salon, chaque terrasse donnant sur le lagon, sont séparés de bassins ornés de fleurs aquatiques où nagent des myriades de poissons exotiques.

Retour au profil Vfiste, j'exige de louer une moto, ce sera un scooter coréen 125 cm2, capable de gravir la montagne pelée et de parcourir 800 kms en 8 jours
Et nous irons, sac à dos, découvrir les oiseaux, les lézards, les orchidées sauvages, en nous goinfrant- de fruits exotiques. C'est décidé.
-------
tomas3


Glatch
Ilmmünster, Bavière, Allemagne

Photo/image personnelle du membre Glatch.


18 juin 2008 à 10:06

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Re: [tomas3] La Martinique: chic ou banane dans l'esprit VF ?? [En réponse à] Répondre

« Pénélope me l'a fait « hotel pour amoureux », je ne vais pas y couper,avec les sorties de bains en nids d'abeilles, les babouches assorties, les saunas, les massages aux huiles essentielles, la pédicure, le manucure et la corbeille de fruits frais. »


Salut Tomas3 (et Pénélope),

Tu t´es vite et bien remis de ton décalage horaire, dis-donc !


Dis moi, c´est quoi exactement « une sortie de bain en nid d´abeille »…
Moi qui croyais être au fait de toutes les nouveautés vestimentaires, je n´arrive pas à imaginer le tableau !
Tu vas nous insérer des photos, dis, s´il-te-plait s´il-te-plait, s´il-te-plait !

De même que (dans un registre sans doute différent) ...
que signifie « se lâcher, facon Glatch » ????
Tu m´inquiètes ! C´est tout l´effet que je fais sur le forum ?
Par Zoroastre ! ca devient inquiétant.

Quelle famille intéressante :
« les vieilles tantes de la mère de ton chat » …avec ton rappel historique « facon Hemingway » sont touchantes.

Grouille toi pour la suite et fais nous savoir si tu leur as fait faire du scooter !!!!
-------
Agathe


venezia
Var, France

Photo/image personnelle du membre venezia.

Description de la photo/image: http://leonicat.club.fr/mots/charbat_goula.htm La petite Afghane aux yeux verts dorés .. .Les retrouvailles avec le photographe de National Géographic .


18 juin 2008 à 13:52

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Re: [Glatch] La Martinique: chic ou banane dans l'esprit VF ?? [En réponse à] Répondre

http://www.hilden.com.fr/range.php?range_id=39

voilà Jeunette le peignoir en nid d'abeilles .ce tissu absorbe bien l'humidité .et je le trouve bien plus agreable à porter que le tissu éponge(moins lourd)..

(Ce message a été modifié par venezia le 18 juin 2008 à 13:54.)


Glatch
Ilmmünster, Bavière, Allemagne

Photo/image personnelle du membre Glatch.


19 juin 2008 à 8:07

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Re: [venezia] La Martinique: chic ou banane dans l'esprit VF ?? [En réponse à] Répondre

ca n´a donc rien à voir avec le pied de poule !
à choisir je préfère moi aussi le nid d´abeilles !
Et toi, Venezia?

Bon, il est où notre goûteur de tipunch ?!
-------
Agathe


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Description de la photo/image: http://leonicat.club.fr/mots/charbat_goula.htm La petite Afghane aux yeux verts dorés .. .Les retrouvailles avec le photographe de National Géographic .


19 juin 2008 à 8:41

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Re: [Glatch] La Martinique: chic ou banane dans l'esprit VF ?? [En réponse à] Répondre

Ce jour je pense qu'il a le coup de barre !!!Dès son arrivée à Paris il a écrit trop de lignes d'un coup..Il n'a pas supporté un tel effort cérébral!!!

(Ce message a été modifié par venezia le 19 juin 2008 à 8:44.)


tomas3
qq part dans le Forez, France

19 juin 2008 à 10:09

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Re: [venezia] La Martinique: chic ou banane dans l'esprit VF ?? [En réponse à] Répondre

1 : la location d'un deux roues en MARTINIQUE:

pourquoi privilégier un sujet aussi banal dans une île goudronnée s'il en est ?
parce que le sujet du scooter martiniquais n'est pas banal;
on pourrait penser que the best of island lodge est équipé d'un réseau de loueur
ou met à la disposition de sa clientèle vélo, auto, brouette et autres ustensiles
tels que les caddies qu'ont trouve dans ce genre d'établissement, et bien aucun
des boys d'origine tchèque (sic..) et l'hôtesse de la réception d'origine moldave
(sic...) ne peuvent renseigner la demande.
Renvoi à internet et à une liste photocopiée d'éventuels loueurs: Winckelmann
va vite se rendre compte que les listes sont obsolètes, après plusieurs coups de
fil du style « votre correspondant n'existe plus », n »nous ne faisons plus ce
genre de location » etc..
En fait, il n'existe plus qu'un seul loueur de moto dans l'île, à LE MARIN, à 37 kms
de l'hotel, compétent, sérieux, disponible ( il ferme dans les prochaines
semaines...)
E h voilà, la curiosité de l'Ile : des surprises africaines, avec une apparence de
modernité: chic alors, on va retrouver nos vieilles habitudes.
Et là autre curiosité: le loueur, jeune et dynamique, vient d'abandonner une
carrière de directeur administratif et financier dans une société parisienne, pour
faire un enfant à son amour et vivre, vivre enfin au soleil et aux parfums des iles.
Curiosité: il a gardé ses compétences parisiennes pour louer ses motos, ses
autos, ses scaphandres, ses palmes, ses tubas... nous aurons droit à un cours de
sécurité digne d'une notice de caserne de pompier, mais complètement adapté à
la circulation dans l'île:
- ne pas oublier qu'à deux le centre de gravité du scooter se déplace d'avant
vers l'arrière, la direction devient flottante à grande vitesse, ce qui est
dommageable sur route sinueuse,
- spécialité martiniquaise dangereuse : les reliefs de canne à sucre déposés
par les tracteurs à la sortie des champs de canne,
- ajouter à cela la terre laissée par les roues de tracteur les jours d'ondée(il y a
nécessairement une ondée par jour sur l'île)
- et vous obtenezune route éminemment glissante et dangereuse à certaines
heures de la journée,
- sécurité tout court: n'oubliez pas que votre scooter coréen est un objet de
convoitise permanent : ne le quittez pas des yeux, et si vous randonnez,
lestez le lourdement de cadenas et de chaines( quelle drôle de pratique qui
perdure en Martinique) et n'oubliez pas de l'attacher à un objet de style
« immobilier »
- la solution : le commercant aimable, le bistrotier en terrasse, la petite
marchande de journaux, le gardien de forêt tropicale: vous pourrez ainsi
goûter la beauté des papillons et des orchidées sauvages en toute quiétude.
Après ces considérations d'ordre sécuritaire, quels sont les avantages d'un
scooter dans une île de moins de 100 kms de long et de 40 kms de large:
d'abord la facilité et l'aisance dans la circulation.
Eh oui, malgré sa beauté fragile d'île tropicale, l'île est parfois atteinte d'un
surplus de circulation automobile, et là, Winckelmann et Pénélope se gausseront
d'embouteillages improbables, de boulevards circulaires et d'autoroutes.. (sic...)
complètement saturées ( Fort de France aux heures de pointe vous fait tomber
tous vos stéréotypes sur le « bonheur dans l;es îles »
J'espère que de telles considérations ne vous décourageront pas de lire un peu
plus loin: car dès la sortie des quelques grandes agglomérations de l'île, les
Alizés gonflent votre tee-shirt et le chemisier de votre compagne, les mollets de
Pénélope frissonnent à l'onde légère » et l'on peut vérifier fréquemment l'état de
son épilation (sauf si votre compagne est d'origine allemande, alors vous n'aurez
pas l'occasion de vérifier l'état de son épilation)
La moto ou le scooter vous font oublier la température (31°) et la saturation
hydrométrique de l'air ambiant (80% d'humidité) et c'est un bonheur de
découvrir l'île sous le vent.
Rappel: les nuits doivent être climatisées, sinon bonjour le câlin tropical vite
transformé en câlin suédois de type sauna en bois exotique...
Après ses considérations de type méthodologique, pardonne moi lecteur, de
ressembler à un guide de voyage, il s'agit de démarrer notre raid à l'indiana
jones (version 5) avec comme acteur principal : WINCKELMANN, archéologue
amateur, amateur de belles pierres, et Pénélope, conseillère de vente chez
DOLCE et CABANA.
On comprendra que ce tandem improbable va transformer ce raid (moto qui plus
est) en un conte de fée moderne, palpitant pour tout lecteur numérique à
tendance compulsive,
algébriquement , vous posez :
1) une île tropicale,
2) un couple de style « composite »
3) un scooter,
4) 800 kms au compteur,
5) 9 jours plein de randonnées diverses avec activités multiples,
6) plein soleil,
7) des dénivelés de 1394 m ( montagne PELEE – niveau de la mer)
8) des lagons aux eaux pâles,
9) des forêts tropicales humides,
10)des jardins de pamplemousse
vous mélangez le tout avec un zeste de citron, un soupcon de sirop de
gingembre, un rhum de douze ans d'âge, issu d'une des 10 distelleries de l'île, et
vous obtiendrez un voyage pas banal.
Alors, on démarre le scooter ?
-------
tomas3

(Ce message a été modifié par tomas3 le 19 juin 2008 à 11:21.)


tomas3
qq part dans le Forez, France

23 juin 2008 à 9:45

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Re: [tomas3] La Martinique: chic ou banane dans l'esprit VF ?? [En réponse à] Répondre

J + 2 : où l'on commence par des chateaux de flibustiers;

L'hotel est tellement paumé , au sommet d'un piton rocheux bordé d'anses polynésiennes qu'il faut être très amoureux pour durer au-delà du somptueux déjeuner américain de 7 HEURES.

Certes des vieillards alanguis, dotés de carte Millenium, accompagnent des fiancées all in inclusive, certains couples autochtones sont venus, l'espace d'une nuit, vérifier le luxe de l'établissement, dont ils révaient sur catalogue:

réflexion d'une dame bien sous tous rapports,

« je suis venu voir si la décoration de ma villa avec piscine en bord de mer sur la côte ouest pouvait s'inspirer de celle de l'hotel. (on voit l'ambiance, surtout que la dame et son mari sont revêtus autour de la piscine de descente de bain « nids d'abeille » à ne pas confondre, pour certains lecteurs rapides, avec nid de poule...(suivez mon regard)

Les guest passengers s'observeront tout le long du séjour , entre 7 H 30 et 9 h 30, vérifiant la légitimité ou le statut social de leurs voisins de point de vue.

Il faut quand même observer que le déjeuner se passe sur une terrasse de bois exotique, ouverte aux alizés, et donnant à 180 degrés sur la presqu'ile de l'anse THALEMONT, des mangroves à perte de vue, des yoles (barques de pêcheur locales à voile souvent, à moteur très souvent...) des cases créoles neuves, qui sortent de terre, sans trace de DEAN (le dernier cyclone)

Avec un peu d'imagination, on retrouve les paysages de la Nouvelle-Calédonie, en moins sauvage.

Certaines lectrices réclament des photos, pour le moment, les miennes pèsent trop lourdement pour être insérées, mais le rédacteur promet en fin d'édition d'orner son récit des vrais vérités vues à l'oeil nu,

je pense que n'importe quel éditeur italien d'atlas anglais sur papier glacé imprimé à Taiwan sera interessé,

cà vaut largement toutes les photos de National Geographic pour touriste caribéen.

Il faut dire que l'usager de tel lodge demande, culture de wall street aidant, un nécessaire retour sur investissement,

il n'est pas déçu. mais bon, je m'égare.

La rapidité avec laquelle Winckelmann et Pénélope quittent le lodge n'est tempérée que par les 50 bassins (piscine de 10 brasses) que Winckelmann s'obstine à accomplir dans une eau frisant les températures de l'eau de l'ile Maurice (entre 26 et 28 degrés) c'est rageant d'absence d'apprehension, le bonheur est mitigé

Christophe Colomb, en I502, devait avoir la même impression que Winckelmann

: qu'y a t il derrière l'anse que' j'ai sous les yeux?

le bonheur en Martinique, c'est qu'une anse cache une autre anse, qui en cache une autre.

C'est ainsi que l'habitation de Tante Yvette et de Tante Maryse, sise à LA TRINITE, sous-préfecture, est à 3 anses de l'hotel :

tentation du randonneur de fond: 3 anses, c'est le bonheur sur une carte de randonnées.

On s'apercevra vite qu'il n'y a pas de randonnées possibles en dehors des randonnées du conseil général, du moins en bord de mer, style randonnée Gaz de france de métropole.

En fait ce sont les mangroves, il faut être objectif , qui empêchent la randonnée sauvage, au moins en bord de mer.

Ainsi de l'anse Thalemont à La Trinité, il faut compter 25 kilomètres de goudron, et des anses et des mangroves à ne plus finir.

Le bonheur se trouve dans la presqu'ile de caravelle: dans le domaine des flibustiers, puis planteurs DUBUC du château du même nom, et c'est un parcours enchanteur à la STEVENSON qu'autorise le scooter sur une route de crête en lacets, partant de TARTANE, joli port de pêche aux allures humaines (nous y reviendrons dans la rubrique « gastronomie »), pour se terminer à l'entrée d'un parc ou d'une réserve si l'on veut protégeant faune et flore, ainsi que littoral.

pour la description du « château dubuc », winckelmann vous renvoie aux multiples guides de voyage consacrés à cette île. Il est important d'être doté d'une grande imagination, vu que l'ensemble des bâtiments de la plantation ont été arasés par plusieurs cyclones et autant d'incendies, mais la reconstitution du conseil général n'a rien d'euro-dysney, ni de parc astérix, le parcours fléché mérite d'être suivi (3 euros)

Dès 11 heures, la rampe d'accès, descendue pour l'arrivée, est à remonter (compter, comme dans toutes les iles tropicales, une démultiplication de l'effort et donc de la sudation) à accomplir avant 11 heures a.m après ce n'est l'heure que d'une plongée dans le lagon de Tartane, et d'un ti-punch ou d'une bière « lorraine »(sic) brassée à Fort-de_France

(les foyalais, « habitants de fort de france « ne manquent pas d'humour.

C'est comme si à nancy, on vous servait une mirabelle à la « prune de cythère » l'autochtone ne retrouverait pas ses racines.

Dès le ti-punch servi, à éviter cependant dans la journée (les indigènes appellent le premier rhum du jour un « dé collage ») méfiez » vous de l'atterrissage,on sombre très vite dans une torpeur alcoolisée, vous n'aurez de cesse de commander à la patronne du PONTON MADRAS une assiette créole, aux accras et boudin noir et légumes pays, première entrée en matière dans la cuisine créole, vous serez rafraichis par cette première assiette, même si Pénélope n'hésite pas à attaquer un colombo de poulet à 12 h.

Winckelmann, pour sa part, préfère le poisson grillé, à quinze mètres des barques de pêche, synonyme de fraicheur, le poulet sans doute brésilien, n'ayant de martiniquais que le « colombo ».

L'observateur attentif notera que le petit port de pêche de TARTANE a été entièrement réhabilité avec des crédits de la communauté européenne, la CEE a fort bon goût de proposer les douches des pêcheurs aux usagers de la plage familiale:

cette mixité est de fort bon aloi, d'autant que le kiosque attenant au restaurant profite à une étrange communauté de KEROUACS,voire de BUKOWSKIS en mal de motos bruyantes, donc viriles, de bouteilles tenues à la main remplies d'improbables mélanges, avec flottant et se melant aux odeurs de poissons grillés, des senteurs doucatres de ganja, de cannabis caribéen, et d'autres herbes vaudoues.

Cette mixité n'étonne personne, familles créoles, petits blancs , rastas, profitent dans un heureux métissage des percussions d'orchestres parfois rastas (les vendredis soir et dimanche après-midi seulement)


Martinique J + 4:

il est dimanche en Martinique: quatre jours déjà que le scooter et les deux indianas jones sillonnent mornes et fonds, virevoltent entre les anses, plongent dans les eaux bleues et vertes des lagons, goûtent le grains des plages : noirs en côte est, blonds en côte est, blancs à Tartane.

L'atmosphère du déjeuner américain virerait à la routine si Pénélope n'avait d'yeux que pour les yeux des jeunes serveurs tchèques : elle en oublie l'omelette
réduite à la Ducasse, les mini-gobelets de confitures de mangue, de goyave, de corossol, de fruits de la passion, qu'elle oublie et que je lui vole.

Elle fait main basse sur les reliefs de noix de coco, rafraîchis dans des coupes emplies de glacons, melons, pastèques,pommes fraiches et découpées, mangues,concurrencent les noisettes de beurre et les petits pains chauds aux farines brunes et aux grains à la pondy.

Rituel du thé, Pénélope contemple les uniformes des serveurs blancs, on se croirait à un rassemblement de boys scouts au JMJ à Fontainebleau.
Le jeune éphèbe, à l'accent de la moldau, se penche délicatement sur elle pour déposer une cafetière d'argent et une théière de porcelaine blanche, les jours se répétant, il nous racontera qu'il est là depuis deux ans, ainsi que l'ensemble de ses collègues, les uns en formation, les autres titulaires.

Nous serons discrets sur le montant de son salaire. Enquête faite par Winckelmann, cet hotel appartiendrait à un grand groupe BEKE, les békés, anciens occupants des terres de l'île, profitent activement de la spéculation immobilière généralisée et plus particulièrement, des niches fiscales immobilières locales... Ils travaillent plus, pour gagner plus.

Morale de l'air ambiant, il faut souhaiter que cette manne profite à l'ensemble du personnel de l'hôtel, ramasseur de feuilles séchées sur les gazons anglais, nettoyeur de piscine vidée et renouvelée la nuit, personnel de ménage aux attentions délicates:

chaque jour, des fleurs tropicales sur le linge blanc immaculé, chaque jour de nouvelles dosettes de café frais près de la machine à café italienne du lodge, chaque jour les descentes de bains « nid de poules » façon Glatch et leurs babouches assorties( à les hôtels de Téhéran et leur lavabos decélés)

Les coupeurs de gazons rappellent à Winckelmann les coupeurs de canne, armés de leur coupe-coupe,Tous ces personnels travaillent cependant à un rythme local: le jour se lève à cinq heures, les stores de la réception ne se lèvent qu'à six heures et demie. Pourtant,comme dans tous les pays tropicaux, c'est l'heure de la « fraîche », les couleurs sur le lagon de l'anse passent du marron des eaux troublées part les orages de la nuit à l'émeraude du franc soleil dès huit heures.

Les nuages du sud-est ( annonce d'ondée) ont laissé la place à ces cieux tropicaux, ni bleus, ni blancs, tourmentés de cumulus sans signification, la journée sera belle.

Il est dimanche en Martinique: comme Venezia, Winckelmann n'a jamais visité un pays sans visiter un cimetière, un mausolée, un tumulus, sans assister à une cérémonie religieuse animiste, boudhiste, confucianiste, évangélique, vaudoue, franc-maconne, cathare, basque, tauromachique, pélerinage, commémoration du saint local ou de la vache sacrée, rituel d'initiation malgache, retournement de morts, crémation, incinération, libations rituelles, dans les seules fins d'approcher au plus près l'âme des lieux, l'âme des gens tout court.

Aujourd'hui, ce sera grand messe et communion et confirmation dans l'église vieille de la Trinité, une des plus vieilles églises de l'île (1730)

Pour l'approche sans aspect tourisme de masse, LA TRINITE est sans doute la petite ville la plus sympathique de l'île, sans aucun effort touristique ou si peu, susceptible de dénaturer l'esprit du village( et pourtant TRINITE est sous-préfecture, mais elle pourrait être sous-préfecture à Ambert(Massif-Central)

Si on cherche bien à la trinité, on trouvera à l'anse de « l'autre bord » des plages vierges de sable blanc aux palmiers de « catalogue de voyages façon DERTOUR » sans aucune structure touristique, sans route d'accès, il faut peiner pour les approcher, seuls les couples d'amoureux (véhiculés comme il se doit) savent les dénicher.

Pénélope vivra ici des moments de frayeur( sic..) cela correspond si peu à sa façon de vivre: imaginez », mais c'est une réalité, Winckelma et Pénélope ayant déniché cette plage de l' »autre bord » (anse de la Trinité)

Vous y mettez trois naïades blanches aux seins nues, isolées, et trois ados de l'île, surchauffés par leurs hormones, et tentant une approche désespérée du groupe blanc à la « RENOIR », en fait, il ne s'agit pas d'un groupe de naïades, mais plutôt de deux groupes séparés de trente mètres tout au plus.

Les trois ados, de 15 à 18 ans, ont tourné rageusement autour du scooter coréen des deux indianas jones, quand Winckelmann et Pénélope se sont posés sous les palmiers. Ils les flairent, les jugent non dangereux, s'éloignent du scooter, pour retourner à leurs proies: les deux couples de naïades aux seins nus.

Mais, démunis de tous les codes d'approche en vigueur dans ces sociétés très compartimentées, ils vont tenter des approches lourdes et violentes qui vont effaroucher des pucelles qui n'ont sans doute de pucelle que le nom que winckelmann leur porte.

l'un se détache du groupe des trois, il est le plus grand, le plus fier, le plus audacieux, il profite d'une faiblesse des deux proies: l'une se baigne dans le lagon, tandis que l'autre allume sa enieme cigarette pour « faire plus grande »
Le mâle approche, d'abord délicatement, les propos sont légér, Winckelmann dont on connaît les dons pour lire sur les lèvres, ne lit que rien d'agréable, un roméo martiniquais jouant « le rossignol » à une juliette blanche.

le tableau est audacieux, comme l'approche. La petite blanche, autochtone, qui n'a pas sa langue dans la poche, émet quelques signaux délicats de refus, que son interlocuteur entend, mais n'écoute pas. Ses hormones grondent comme dans certains carnets de voyages moyens-orientaux, où le soleil chauffé à blanc prête à des auteurs ou à des lecteurs des envies de glacons, ici, le jeune homme
en aurait besoin grave: il est désolant, les hormones emplissent toute sa tête, la demoiselle commence à hausser le ton. Winckelmann, qui, se baigne au loin dans l'anse, perçoit les premiers cris de la femelle outragée.

Va-t-il intervenir ? Pénélope, qui ne s'est pas mis en maillot, elle sentait sans doute le danger et l'odeur forte des phéromones, rappelle son compagnon.
Le troupeau des trois ados « en rut » risque de devenir menacant.

On sent chez Pénélope cette absence de cabines de plage, de maître-nageurs aux abdos intelligents, qui lui fait redouter la situation . L'eau est pourtant à 26°, pas une risée sur l'onde claire, les quelques voiliers tranquilles ont l'air abandonné. Elle en viendrait à regretter la présence de « touristes ». On perçoit les sentiments désorientés de Pénélope, elle rappelle Winckelmann, la messe n'attend pas de l'autre côté de l'anse, à l'église de la trinité dont on voit le clocher.

En fait, les appréhensions de Pénélope étaient fondées : le troupeau d'ados, rejetés par les naîades et violemment rejetés, vu les propos échangés, se jetèrent sur le scooter des deux indianas jones lorsque ceux ci quittèrent la plage et il fallut toute la ruse et l'habileté de conduite de Winckelmann pour faire gronder les 125 cm3 de sa machine et échapper aux ados devenus fous.

Pénélope aurait de quoi raconter au retour . L'incident fut cependant bénin, seul le Routard aurait pu noter:

« plage de l'autre bord à La trinité, à ne pas fréquenter en dehors des heures de coucher et de lever du soleil, ou accompagné, prévoir accessoire de défense ou accompagnement... » style plage du kenya entre Monbasa et les Iles de Lamu, le seul danger aux iles de Lamu étant lié aux débordements éthyliques d'un prince de Hanovre (sic..)

revenons à la grand messe de la grand eglise de la grande Trinité,mes bonnes fabrizia, venezia, glatch aux pieds de poules.
-------
tomas3

(Ce message a été modifié par tomas3 le 24 juin 2008 à 22:28.)


tomas3
qq part dans le Forez, France

23 juin 2008 à 11:16

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Re: [tomas3] La Martinique: chic ou banane dans l'esprit VF ?? [En réponse à] Répondre

J + 5 : où l'animisme rejoint le judéo-chrétien

qu'est-ce que la parole ? c'est un vent qui passe. Qui peut l'enchaîner ? l'écriture ?
Al qualquasshandi ( lettré iranien du XV ème siècle)

Winckelmann et Pénélope ont essuyé les premières réalités humaines dans l'épisode précédent ( les ados sur la plage de « l'autre bord » en J + 4) et l'épaisseur du compte-rendu n'a pas permis au couple d'arriver à l'église.

On est encore dimanche, les deux tourtereaux ont plein d'obligations dans les deux bagages du scooter( l'un sous les fesses de Winckelmann, l'autre dans le suit-case porte-casque derrière les fesses de Pénélope.)

Premièrement, ils n'ont pas encore pris contact avec les « vieilles tantes » de l' »habitation créole (cf. J + 1) on est déjà à quatre jours de l'arrivée et le but de leur voyage était bien le retour sur le chemin des racines?

thême qui a d'ailleurs fait pleurer Josée Larrivée, journaliste free-lance du célèbre News canadien RICARDO, actuellement dans les Caraïbes en reportage sur la gastronomie dans les îles .

Une petite digression ? Les deux indianas étaient comme d'habitude en train de déguster leur « american breakfast » quand une une jeune femme accorte, blonde, dotée d'un Reflex numérique impressionnant, couplé d'un téléobjectif tout aussi impressionnant, leur demanda si elle pouvait les photographier en train de déjeuner dans leur « resort de rêve » sur leur terrasse « à la Emmanuelle ».

Winckelmann et Pénélope n'y virent aucun inconvénient: ils se voyaient déjà dans le numéro de juillet de RICARDO, en pleine page glaçée, entre deux colombos de poulet et un féroce de crabe.

pour les lecteurs français, RICARDO est l'équivalent de ROBUCHON et des nouveaux chefs étoilés espagnols( la cuisine espagnole ayant détrôné depuis quelques années la cuisine française) d'après Josée Larrivée, c'est un cuisinier étoilé qui a une si belle gueule qu'on aimerait bien l'avoir tous les jours dans sa cuisine au petit déjeuner (sic...)

Il semble avoir fait une telle fortune qu'il édite lui-même un news gastronomique où il se met lui-même en scène, c'est une sorte de super-bocuse, super-ducasse, super-robuchon, super-taillevent, super-gagnaire etc... qui se met en scène, cuisinant et découvrant la cuisine des autres.

Donc revenons à Josée Larrivée découvrant les motifs de voyage de Pénélope à la Martinique: j'espère qu'elle ne lira pas ce forum, pourtant québécois, car Winckelmann ne lui demande pas l'autorisation de dévoiler sa vie privée, mais photos contre vie privée, on est dans le domaine de l'échange, n'est-ce pas ?

donc Josée Larrivée, enfant adopté par des parents anglo-canadiens d'origine irlandaise, est québécoise de coeur. Elle a fait la même démarche que Pénélope il y a quelques années pour retrouver ses « fausses racines irlandaises » vous suivez toujours, Winckelmann lui-même ne s'y retrouverait pas dans cette description psychanalytico-ethnologico-touristico-burlesque.

Et pourtant ce journal s'inspire de faits réels qui pourraient d'ailleurs nuire à leur auteur si Josée Larrivée est mauvaise coucheuse.

De toute façon, la belle journaliste pleurait en écoutant Pénélope raconter sa démarche: partir retrouver la trace de ses ancêtres du XVII ème siècle, dont les descendants sont encore vivants dans l'ile : « les vieilles tantes « .

Voilà pour la digression, pour les photos de Winckelmann et de Pénélope qui seront publiées dans le numéro de juillet de RICARDO, voici les coordonnées de Josée Larrivée, journaliste:

josée.larivee@videotron.ca; 514.598.9724

pour les photos, vous aurez plus vite fait de lui téléphoner que d'attendre que l'archéologue publie les siennes dans ce journal, on n'est pas dans une épopée grecque au Moyen-Orient, du style ACHILLE supportera-t-il le retour d'ulysse ? ou bien « les vapeurs d'Hélène dans le grand marché de TROIE » « le coeur d'artichaut de DINON s'entichant successivement de trois sirènes entre Charybe et Sylla ».

Ici, c'est du sérieux, d'ailleurs on se demande toujours si les deux indianas atteindront un jour le parvis de la si charmante église de la Trinité,(1730) (inscription au registre supplémentaire des monuments historiques) remarquable par son plan et sa charpente de bateau (cf l'église de sainte-anne pour les lecteurs sérieux)

Bon, les voilà déchaussant leurs casques sur la placette de l'église, attachant leur scooter coréen de chaînes et de canedas dignes de Victor SCHOELCHER(le vainqueur du combat pour l'abolition de l'esclavage dans l'île)

La messe a déjà commencé, l'église déborde de ses habitants pieux, il en est même sur le parvis, on ne sait pas encore s'ils sont franç-macons ou s'ils ont choisi cette situation à cause de l'alizée,

Winckelmann et Pénélope vont très vite vérifier que le curé n'a pas prévu de climatisation en ce troisième dimanche après les rameaux (évangile selon saint paul, lettre aux éphésiens,et non pas aux troyens, (il doit y avoir des carnets de bord sur ce forum qui m'obsède)

Femmes et hommes mélangés dans les travées, enfants en bas âge dans les bras de leur mère, vieillards et vieillardes endimanchés, même les enfants se sont mis sur leur 31.

Les petites filles portent des robes blanches à smock, les petits enfants sont presque cravatés. Quand aux femmes, elles ont revêtu leurs plus beaux atours.
Winckelmann observa sa voisine de la travée devant: on la dirait sortie d'une gravure de mode, le tailleur, les bijoux, le sac, l'absence de partenaire, quelle belle femme dans cette église et cette ambiance si religieuse.

Winckelmann serait sur le point de commettre un péché mortel d'esprit seulement, si l'ambiance n'était pas au recueillement et à la prière. Et lui, qui depuis fort longtemps ne croit plus à tous ces dieux au nom desquels on s'entretue, contemple avec ahurissement la ferveur des martiniquais.

Le contraste est étonnant entre le curé blanc( d'une improbable origine si l'on se réfère à son accent,( peut-être moldave, comme les boys de l'hotel ?) plus vraisemblablement canadien ou italien, ce curé est d'une ferveur étonnante, il va rentrer complètement dans l'âme martiniquaise dans son homélie.

Il s'agit des communions (sept ans ) et des confirmations(répétition de son engagement dans la foi du christ, ceci pour les lecteurs de religion diverses, voire même les athées ignorants, merci chers lecteurs)

Il va s'adresser à chacune de ces charmantes têtes brunes, en papillottes et en robe à smock, en leur demandant pourquoi le seigneur est apparu aux deux zélotes sur le chemin de Damas( ou d'alep) je ne sais plus, pourquoi ils ne l'ont pas reconnu tout de suite, comment R et I ne se sont pas rendus compte
qu'ils faisaient partie d'une grande communauté , chacun ayant conscience d'être l'élu de dieu, etc etc...

C'est d'ailleurs Abdallah Ibn Al Zanji, prophète musulman du Xième siècle, qui avait déclaré:
« Bina Glatcha apparaîtra au XV ième siècle de l'égire, elle sera une prophétesse de la calligraphie numérique. Son don sera comparable à l'inspiration des abeilles construisant des alvéoles «

propos retranscrits par Hassan et Isabelle Massoudi in « calligraphie arabe »(Flammarion 2003)

Non , je' m'égare, le sermon du curé catholique ne pouvait faire référence à ce fin lettré persan du X ième siècle, pour vous dire que Winckelmann a failli être pris au piège de l'éloquence du serviteur de dieu, comme d'ailleurs l'ensemble du public si recueilli de la petite église.

On comprend très fort et très vite cette religion martiniquaise, qui procède plus de l'évangélisme nouvelle-orléans que de la fille aînée de l'église. Cette ferveur apparaît très fort dans les chants liturgiques qui procèdent plus du gospel que du grégorien de la chapelle du Corbusier de l'Arbresle.

Les fidèles bougent,leurs corps se déhanchent de droite à gauche, leurs mains se tendent vers le ciel ou vers le toit, selon ses croyances, leurs genoux s'écorchent aux durs pavés du sol de l'église, les génuflexions, levés, assis, à genoux se multiplient à un rythme qui n'est pas celui de l'île, les mains se serrent, à certains moments, les fidèles s'embrassent entre eux et se congratulent.

Les petites filles communiantes sont réunies au fond de l'église et vont s'avancer vers le seigneur ou vers le maître-autel, selon sa croyance, en rang par deux, appelées successivement par le prêtre: les couples de petites filles étant chacun porteur de symboles:


? du pain, symbole etc...
? des fleurs, symbole etc..
? des fruits, symboles etc...
? du rhum, non celui ci est prévu, mais après la cérémonie.

Winckelmann se remémore certaines cérémonies paîennes du temps de Ménélas ou d'Agamemnon, où les vestales promises à la garde du foyer des dieux, chargées de fleurs et de fruits, gagnaient en procession la cella de temples cyclopéens(cf. carnet de bord démystifié) voir deux lignes plus haut)

L'ambiance n'est cependant pas troyenne, pas de Brad Pitt (cf le célèbre film éponyme) elle procèderait plutôt de ces films brésiliens relatant les pratiques de certaines mamas-prêtresses vaudou.

On s'attend à tout instant que la ferveur gagnant en intensité une femme inspirée tourne sur elle même au hasard d'une allée, ou que les fidèles s'embrassent dans un délire religieux.

cette intensité est accentuée par la qualité des chants et des musiques, rien de comparable à nos chants catholiques nonchalants, ce n'est pas non plus l'ambiance d'une taverne bavaroise, non, c'est tout simplement une messe de communion à la Trinité un dimanche de juin.

Elle n'est dans aucun guide de voyage,même Lonely Planet n'en parle pas, et National Geographic a boudé la petite église. Merci Winckelmann. Ne boude pas cet instant, tu sais bien que le ti-punch du café-bar de Lisette, spécialités locales, place du marché couvert, 9 rue Marius Manville, t'attend au frais, et si tu préfères, tu auras droit au planteur maison.

« si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence, alors tais-toi »

proverbe arabe calligraphié d'Hassan Massoudy
-------
tomas3

(Ce message a été modifié par tomas3 le 24 juin 2008 à 22:24.)


tomas3
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25 juin 2008 à 9:21

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Re: [tomas3] La Martinique: chic ou banane dans l'esprit VF ?? [En réponse à] Répondre

J + 6 : le festin de babette à « l’habitation « des tantes :

6 jours, jour pour jour que les tourtereaux sillonnent l’île au gré de l’alizé :
» alizé du matin, sans grain, alizé du soir, avant boire »
proverbe martiniquais.

Les tantes ne sont toujours pas au rendez-vous, et quand Winckelmann questionne Pénélope, toutes les rationalisations sont bonnes :

« j’ai toujours rêvé de mes tantes, mais pour le moment, c’est encore un rêve. Ne me bouscule pas, d’ailleurs, si nous êtions déjà allés chez elles, nous ne pourrions pas parcourir l’île aux fleurs de cette façon débridée ; »

« en un sens , elle a raison, pense Winckelmann, ne rentrons pas trop vite dans les réalités, Tante Yvette, 92 ans, tante Maryse, 78 ans et un début d’Alhzeimer, c’est pas trop folichon…. »

« mais enfin, Winckelmann, qui est un grand rêveur, se décrit déjà la plantation, les champs à perte de vue du salon, les animaux qui courent sur les prés attenant, les corps de ferme, les fermiers, les animaux domestiques, poules, lapins, escargots tropicaux, ces espèces de constructions autochtones héritées de l’âge de la canne, réservoir de fonte pour récupérer les eaux de pluie et distiller le rhum avec les eaux les plus pures…

Winckelmann reste dans le rêve, Pénélope dans la réalité, elle ne se voit pas torcher les tantes durant son séjour, boire des ti-punchs le matin, midi et soir, bonjour la culotte de cheval, et certes, s’il y a domesticité, servantes et autres facilités, elle pense garder le père de son chat le plus longtemps possible au resort, en fantasme sur papier glacé.

Winckelmann, qui n’est pas dupe, pense convenance : six jours déjà et dona yvette et dona maryse, et leur servante lisette, préparant chiquetaille de morue et purée d’avocats en l’honneur des neveux « métro », doivent se morfondre en attendant le coup de fil annoncé.

Pénélope : « je regrette de t’avoir embarqué dans cette galère, j’ai mes passages à vide et mes heures de noirceur, comme toi.

« Je sais bien que le resort, tu t’en fous, tu préfèrerais randonner par morne et par fond, je m’en veux d’avoir fait preuve de rigidité en t’imposant cet hotel qui ne correspond pas à ton mode de vie. »

« J’aurais voulu annuler FULL SUN, nous serions passés à côté de l’anse THALEMONT, ce qui a été depuis six jours, le plus beau moment de notre séjour. Pour moi, en tout cas, des heures de bonheur intense, comme je n’en avais pas vécu depuis belle lurette. Si tu crois que je m’amuse chez DOLCE et CABANA à vendre des strings à paillettes. »

« je souffre, tu vas reprendre tes voyages après m’avoir nargué à la Martinique et tu rappliques avec tes reproches, selon lesquels je rentre avec plaisir dans ma boîte à fringues. »

« mais je ne t’ai jamais promis de quitter la boutique et de te suivre sur des routes sans bagage, bon sang !!! »

« tu as pleinement raison quand tu dis que tu te heurtes avec moi à un mur d’incertitudes, que je ne sais pas encore ce que je veux, mais ce que je sais, c’est que je ne veux pas me retrouver dans une « habitation » créole, même en cœur de ville, sans mon chat, il ne s’habituerait pas en Martinique, je suis sûre qu’il se ferait manger par des mangoustes affamées, celles que l’on trouve le soir transformées en état de carpettes par les 4 x 4 iliens. »

« Depuis six jours, je sens bien bien que tu perds patience, que tu ne reviendras pas éternellement à La Martinique. »

« c’est sans doute mon instinct de survie qui me dit de mettre une fin à cette comédie du « resort »

« d’ailleurs, tu n’es pas très honnête avec moi, sous des dehors de sacàdoiste, il y a tes contradictions qui reviennent comme un refrain : avoue que tu apprécies le confort et le luxe de l’hotel, je te vois déjeuner dans la mangrove de crabes de terre que tu déchirerais à mains nues, je te vois gravir la montagne PELEE les jours de brouillard(364 sur 365) attendant impatiemment une improbable éclaircie.

« tu n’es pas plus honnête que moi quand tu ris de l’accoutrement des serveurs tchécoslovaques du BEST ISLAND GUEST, des bobonnes attendant leur mari autour de la piscine en feuilletant des revues où le texte disparaît sous le papier glacé. »

« en fait, je me mens aussi à moi-même, c’est pour te garder plus près de moi que je recule l’instant de découverte des vieilles tantes. Je sais que tu es vraiment amoureux de moi, tu serais même fou de moi pour m’avoir suivi dans cette île dont les carnets de voyages n’interessent personne. »

« et si je freine, c’est parce que je suis folle de toi (sic…) Winckelmann en rajoute un peu depuis qu’il a vu la version 4 d’Indiana Jones et les masques de cristal.

« il y aura bien un moment où il faudra aller chez les tantes, cette aventure d’amants magnifiques, seuls au monde entre lagon, piscine, et sauna n’est pas durable. »

« pénélope : « soit nous restons dans cette béatitude, soit je prends rendez-vous avec les tantes et nous nous farcissons le festin créole qu’elles nous ont mijoté : bonjour régime, bonjour liposuccion, bonjour salle de gym, bonjour doppio à la rentrée, doppio solo, avec une feuille de salade et les copines de magasin… »

« pénélope toujours » ; m’en veux-tu d’avoir transformé ce raid en voyage de noces ?

« tu te faisais un plaisir de découvertes patrimoniales, de lignées de békés, coupées en mulâtres et belles mulatres comme je te connais, en quarteron ( un quart de sang blanc, trois quart de sang noir)
de servantes Lisette, et de rhums arrangés, de siestes sous des arbres à pain et des citronniers, pendant que je ramassais les mangues trop mûres, et cueillais hibiscus et bouquets d’alamandas,

tu piétines mes plate-bandes, pendant que tu te pavanes dans tes foutus bouquins.. »

« j’aimerais être dans tes bras pour que tu me rassures et que tu me consoles une dernière fois avant d’aller voir tante lisette et tante Maryse. J’aimerais que tu m’aimes doucement jusqu’à la Trinité.

On voit comment un raid touristique dans une ile des antilles peut tourner au drame oedipien, sans faire dans l’épopée, on peut penser que les deux héros de notre saga ne sont pas loin d’avoir des sentiments d’atrides ou de perséides (descendants d’Acmène et d’hercule, donc de Zeus par les femmes) ils sont tout simplement humains, ravagés par une passion trop humaine.
Ils ont oublié que partir dans les iles a nécessairement un retour, laissons les encore dans leur bonheur béat, ils désirent encore, sans souffrir, leurs petits déjeuners américains et leurs peignoirs nid d’abeille.

Ne pleurons pas sur cette romance, « le cœur vole, vole, vole, dans les rayons du printemps » Hassan Masssoudy in calligraphie chez Flammarion (2003)
-------
tomas3


carthago47 (en ligne!)
toulouse et Sandrakatsy, Madagascar

Photo/image personnelle du membre carthago47.

Description de la photo/image: le camping car, une passion depuis peu, le lémurien animal fétiche du pays pour lequel je voue une passion démesurée, Madagascar


25 juin 2008 à 12:25

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Re: [tomas3] La Martinique: chic ou banane dans l'esprit VF ?? [En réponse à] Répondre

salut l'ami, si tu veux écrire un livre tu peux le garder en mémoire sur ton PC, ne nous gaves pas, personne ne lis, c'est trop long...
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va devant tes envies, apprend des autres et va droit au but...


Martinique