Lady Jane
Je n'ai aîmé ni l'histoire de vengeance, ni la réalisation, ni le jeu des acteurs, ni la photo, ni les costumes... autrement dit: rien. Je n'ai vu qu'un film lourd avec des longueurs, où l'émotion ne pointe pas. Ah, si! J'ai aîmé un truc: que le film prenne fin!
Du coup, j'ai pensé aux polars que j'avais aîmé et à la distance qui les séparaient de celui-ci.
"Lady vengeance" de Park-Chan Wook. Brillant et raffiné, dès le générique d'ouverture d'une élégance immaculée, remarquable jusqu'à la chute, magistrale. Le personnage central est féminin et la vengeance, le thème central du film.
"Ne le dis à personne" de Guillaume Canet. Réalisé de main de maître, avec un jeu d'acteurs époustouflant(s), poignant de bout en bout, avec un rythme haletant, une belle photo lumineuse bien en contraste avec le sujet... Voilà un polar (français aussi) de haute volée! Intelligent et subtil.
"Time and Tide" de Tsui Hark. Mouvementé, inventif, non dénué d'humour, une intrigue pittoresque avec des personnages attachants et une scène de poursuite d'anthologie.
"Inside man" de Spike Lee. Bluffée. Là encore, dès le générique. Musique, mise en scène, acteurs virtuoses, un montage impeccable, tout cela insuffle au film une dynamique sans faille.
"La méthode" ("El metodo") de Marcelo Pineyro. Un polar caustique sur fond de mondialisation et de lutte sociale. Bien construit, il fait réfléchir le spectateur, le mystifie avec ingénuité, et le laisse sous le choc.