
mariquita
paris, France

25 octobre 2007 à 8:54
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Le chant du monde - L'art de l'Iran safavide (Paris 5 octobre 2007-7 janvier 2008)
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Une magnifique exposition essentiellement axée sur le travail d'enluminure, absolument somptueux et d'une rare finesse. Une grande leçon de graphisme et de modernité pour des textes illustrés entre 1500 et 1700 ; des couleurs et une agilité du trait incroyables (cf. les barbes et moustaches des personnages représentées tel un duvet aérien). Quelques céramiques qui font écho au design épuré des années 30... Une scénographie poétique : les reflets de la mosquée bleue et du pont d'Ispahan encadrent l'exposition... magnifiques jeux d'eau qui poussent le visiteur à se poser pour écouter un conte persan. Bonne expo ! M Le chant du monde - L’art de l’Iran safavide, 1501-1736 du 05-10-2007 au 07-01-2008 "Autour de pièces somptueuses, cette exposition retrace l’évolution de l’art en Iran sous la dynastie safavide (1501-1736). Un lien intime unit les arts visuels au verbe écrit dans la culture du monde iranien dont le thème ultime est la grandeur du monde, création divine. Ce rapport, aussi net en peinture que dans l’art de l’objet dont les motifs traduisent des métaphores littéraires, s’est accentué à l’époque safavide. Conçue comme une anthologie d’oeuvres d’art remarquables dont plusieurs sont inédites, cette exposition et le livre qui l’accompagne traitent pour la première fois de cet aspect fondamental d’un art conceptuel, dominé par les symboles. L’art de l’Iran, souvent incompris, peut donner l’illusion d’être voué au décor. Tous les détails en sont, bien au contraire, chargés de sens, dont la littérature persane donne la clé. Le passé pré-islamique est partout présent dans cette culture vieille de quatre millénaires. Dans la peinture de manuscrit, les personnages de l’Antiquité iranienne comme ceux de l’Ancien Testament sont représentés en personnages de l’époque islamique. Le passé devient ainsi la métaphore du présent, comme le démontre la titulature des souverains qualifiés de « Second Rostam » ou de « Second Alexandre ». La littérature et l’art de l’Iran ont été admirés de la Turquie ottomane à l’Inde moghole où l’une et l’autre ont été imités. L’exposition montre des exemples peu connus de cet art iranien au-delà des frontières."
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