
Sabaidee Région Bxl(le coeur en Asie), Belgique
13 novembre 2006 à 10:52
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Le Kerala ... si court mais tellement intense en émotions ! (Inde)
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Bonjour à tous ! Bien qu'étant membre VF depuis quelques temps déjà, c'est la toute première fois que j'écris un carnet de voyage ... Alors s'il vous plait, soyez indulgents. Je pense que je vais vous le raconter de la même façon que je le raconterais à ma famille et mes ami(e)s. Allez ... j'y vais ! Ce voyage au Kerala, c'était un rêve pour moi ... et c'est le cadeau de mon petit chéri pour mon anniversaire (... 50 ans ... ça se fête non ?). Nous sommes donc partis le vendredi 27 octobre de Bruxelles et ensuite de Zurich (Swiss Air). C'était la première fois que nous faisions un vol "long courrier" avec cette compagnie et ma foi, nous n'avons pas été déçus. En plus, nous avons déjà pu goûter un peu à l'ambiance indienne car nous étions littéralement entourés par des indiens dans l'avion ! Arrivés à Bombay (vers les 22 heures), nous avions un transfert (vol domestique à prendre 3 heures après pour Cochin). Pas très évident de s'y retrouver dans l'aéroport de Bombay. On a bien demandé par deux fois à un fonctionnaire ce qu'il fallait faire pour prendre notre vol domestique Air India, mais leurs explications étaient tellement confuses que nous sommes sortis comme tous les autres passagers, en se disant qu'on trouverait toujours bien ! Même pas eu besoin de chercher !!! On devait certainement avoir l'air perdus car un brave monsieur nous a demandé (en hindi je suppose) où nous voulions aller et nous a gentiment fait signe de le suivre. Heureusement qu'il était là, car nous avons dû prendre un ascenseur, sortir d'un bâtiment pour en rentrer par une autre porte quelques mètres plus loin, ensuite encore resortir de l'aéroport, marcher quelques dizaines de mètres et enfin nous étions devant l'entrée de l'aéroport domestique. Mais alors que nous voulions le remercier, ce charmant monsieur était déjà reparti ! Vol vers Cochin, sans histoire ... Nous avons eu droit à une petite collation mais étions tellement "nases" que nous n'y avons pas touché et comme l'avion n'était pas complet, on en a profité pour squatter les sièges du milieu afin de domir un peu. Nous sommes donc arrivés à Cochin vers les 3 heures du matin. Là, nous avons directement été accueillis (avec colliers de fleurs de jasmin, s'il vous plait !!!) par Monsieur Murali, le responsable de l'agence de voyages Moksha Tours que j'avais contactée, ainsi que par notre chauffeur (Bibin) avec sa voiture, une Ambassador, dont les sièges à l'intérieur étaient entièrement recouverts de tissu blanc, garnis de petits coussins, le tout très très confortable ... Après un trajet d'une bonne demi-heure, ils nous ont conduits à notre GH (Ballard Bungalows) en nous fixant rendez-vous à 10 heures, pour nous remettre certains documents mais également pour qu'on puisse les payer ... La Ballard GH était telle que je me l'étais imaginée : une ancienne maison coloniale restaurée, 5 chambres en tout. La nôtre était à l'arrière du bâtiment (nous n'avions donc pas de terrrasse ni de vue sur la rue, mais beaucoup plus calme), très haute de plafond, plancher en bois, meublée avec du mobilier style années '50, donc assez typique). L'accueil, bien qu'il était très tôt (environ 4 heures du matin ) fût très amical et par la suite, nous avons pu constater que le personnel ainsi que le patron étaient très sympas. La Ballard GH est très bien située car à peine à 5 minutes de marche du débarcadère des bacs qui font la traversée entre les différentes îles qui constituent Cochin. Le reste de la journée (samedi 28/10) fut consacré à la visite de Fort Cochin. Ce qui est merveilleux, unique et quasi magique à Cochin, c'est la diversité de styles, d'ambiances, de caractères et d'architectures, avec ses chrétiens, ses hindous, ses juifs, ses musulmans, avec toutes ses castes et sous-castes. Notre guest-house étant située dans Fort-Cochin, nous avons surtout visité ce quartier, dont notamment les fameux filets chinois (énormes filets de pêche carrés, manoeuvrés par plusieurs hommes), mais aussi des édifices intéressants comme l'église Saint-Francis, le palais hollandais et la synagogue. Cependant, nous n'avons rien visité au niveau monuments et autres (on est juste passés devant) mais avons plutot laisser parler notre "feeling" : un petit tour en bac pour aller d'une île à l'autre (où nous avons donc pu admirer de près les célèbres "chinese nets", nous sommes allés sur les marchés (aux poissons et autres), nous avons visité un "lavoir" (car notre attention avait été attirée par un "champ" de draps et de saris), où des hommes lavaient des vêtements en le battant sur la pierre tandis que d'autres repassaient d'énormes piles de linge, avec de gros fers ... Nous nous sommes balladés dans les petites rues de Fort Cochin, au gré de nos envies. A midi, nous avons également mangé notre premier "thali". Un régal ! Le soir, sommes allés dans un petit parc, avec jardin d'enfants (... que de photos nous avons prises ...) et ensuite, après un excellent repas (curries et fruits de mer) nous avons assisté à un spectacle de danses traditionnelles (du Kerala, du Tamil Nadu et du Karnataka). De toutes jeunes filles, admirablement maquillées et vêtues de leur costume tradionnel ont dansé au son d'un petit orchestre composé de deux musiciens et d'une chanteuse. Nous étions peu nombreux à cette représentation car en général, les touristes préfèrent assister à un spectacle de Kathakali et dès lors, nous étions assis au premier rang et en avons pris plein les yeux et plein les oreilles ! Le dimanche (29/10), via une chouette petite route très animée, départ pour Kumarakum, au bord du lac Vembanad. Sur place, observation des oiseaux sur le lac mais aussi et surtout, ballades dans la campagne et les petits villages où nous avons fait plein de belles rencontres, nous avons eu des fous-rires énormes avec certains (à cause de notre mauvais accent "malayalam"). Nous avons photographié plein d'enfants et après une demi-heure de promenade, j'avais déjà reçu pas mal d'adresses à qui il faudra envoyer un double des photos ... Lorsque nous sommes revenus sur nos pas afin de rentrer à l'hôtel, nous sommes passés devant la maison de gens avec qui nous avions sympathisé et ils nous invité chez eux. Ils nous ont fait visiter leur maison (très très belle) et nous ont offert à boire. Comme j'étais allée avec la dame dans sa cuisine alors qu'elle préparait les boissons, tout le monde est venu nous y rejoindre et finalement, nous nous y sommes retrouvés à pas moins de 10 personnes, dans une cacophonie d'anglais, de français, de malayalam et de rires ! Lorsque nous avons voulu partir (après avoir refusé un second verre et leur invitation à dîner), l'un d'eux nous a raccompagnés en tuk-tuk/camionnette car il pleuvait des cordes. Sympa non ? Le soir, nous avons assisté à une représentation de " Kathakali " qui est l'une des quatre grandes danses classiques de l'Inde. C'est le plus souvent l'expression scénique de poèmes épiques et de légendes populaires dont la plupart des spectateurs connaissent la trame. Les costumes et maquillages sont fabuleux et demandent des heures de préparation. Quant au spectacle, c'est à la fois danse et mime, interprété uniquement par des hommes (il n'y a que deux danseurs). Lundi (30/10), vers 11h30', embarquement à bord de notre "ketuvallum" (house-boat) qui était venu accoster au débarcadère de notre hôtel. Le bateau avait été réservé via Moksha Tours à la société Evergreen. Nous avons eu de la chance car malgré le fait que nous n'étions que deux, nous avons eu droit à un bateau pour 4 personnes, ce qui fait que nous avions plus de place ! Il y avait également 4 membres d'équipage à notre entière disposition, rien que pour nous chouchouter. Un vrai palace flottant ! Alors là ... waouaaaaaah : que de superbes paysages nous avons vus, on n'a pas arrêté de "mitrailler". Les back-waters, c'est magique et bien plus romantique qu'une ballade en gondole sur les canaux à Venise ... Pour ceux qui ne connaissent pas, les back-waters ce sont en fait des lagunes que creusent les courants et qui bouchent les estuaires des fleuves et rivières. Des canaux artificiels relient entre elles ces lagunes, qu'une digue naturelle isole des flots de la mer d'Arabie, pour former un véritable réseau de voies aquatiques navigables. Le trajet sur ces canaux nous a fait découvir quelques uns des plus étonnants paysages qui soient, où l'eau, la terre et le ciel se mêlent et se confondent. Nous avons croisé de lourdes embarcations renflées, transportant du riz, du coprah, etc ... mais aussi des bateaux-bus, des marchands de poissons, des barques avec plein d'écoliers, ... Et sur le rivage, on a vu des pêcheurs, des femmes lavant le linge, des enfants se baignant, bref ... la vie quoi ! Nous nous sommes arrêtés par trois fois : à midi, pour le lunch (repas keralais, bien épicé, comme on les aime et préparé avec grand soin par notre cuistot, Krishna), ensuite pour aller chez un médecin ayurvédhique (à cause des problèmes de dos et de jambe de Michel, mon mari) et enfin dans un village pour amarrer le bateau pour la nuit. Village que nous avons visité le lendemain, dont un atelier de construction de ketuvallum. On y a notamment appris que pour faire ce genre de bateau il faut un an en méthode accélérée alors qu'en procédant de la manière traditionnelle, cela prend trois ans ! Sur le chemin, vers Allepey, on a encore pu assister à de nombreuses scènes de la vie courante de ces gens qui habitent le long des back-waters : on a vu des pêcheurs, dans leur toute petite barque, criant à tue-tête pour annoncer qu'ils avaient du poisson à vendre, on a vu des enfants, dans leur bel uniforme, marcher le long des canaux pour aller à l'école, tantdis que d'autres, en retard, étaient encore en train de se laver alors que leurs cadets, eux, batifolaient déjà dans l'eau pendant que leur mère lessivait le linge. Ce sont des spectacles tout simples, qui peuvent paraître "bêtes" à regarder aux yeux de certains mais nous c'est ce qu'on aime ... Mardi (31/10), débarquement à Allepey en fin de matinée, où notre chauffeur nous attendait déjà. Le capitaine de notre house-boat a eu un peu de mal à trouver une place pour se "garer" car il devait y avoir au moins une centaine de batteaux amarrés (il y en aurait parait-il 200 en haute saison) mais grâce à la solidarité qui existe, nous avons pu débarquer en passant d'un bateau à l'autre. Une petite heure de route et ensuite arrivée à Kollam, ou plutôt dans un petit village après Kollam, en direction de Varkala, dans un hôtel sur un îlot au milieu des back-waters. Malheureusement, nous n'avons pas très bien profité de cette journée car Michel avait de plus en plus mal et a préféré rester au lit ... Cependant, il culpabilisait un peu, me voyant "cloîtrée" dans notre chambre à cause de lui et il m'a envoyé faire des courses avec Bibin, notre chauffeur (pour achat de shawal kamiz). En fait, je pense que ça l'arrangeait plutôt :-))) Là, je dois remercier mon garde du corps, comme je l'appelais (Bibin, notre chauffeur) car il m'a accompagnée partout, faisant office de traducteur, me donnant son avis au sujet des matières et des coloris, etc ... Il a eu beaucoup de patience car nous avons fait plusieurs magasins ... sans rien acheter quoi que ce soit. Nous avons aussi beaucoup ri car à chaque fois que nous entrions dans un nouveau magasin, il expliquait tout de suite aux vendeurs ce que je désirais et ce que je n'aimais pas, notamment pas la couleur rose, mais malgré tout, devinez ce qu'on me proposait une fois sur deux : du rose !!! A mourir de rire ! Après avoir écumé tous les magasins d'un petit centre commercial à Kollam, nous avons décidé d'aller manger un morceau et avons dégusté un délicieux "masala dosa" dans une petite gargotte, le tout avec un bon verre de jus de fruit frais. Elle est pas belle la vie ... Ensuite, re-boutiques, mais dans un autre quartier où, faute de ne pas trouver du "prêt à porter", je me suis résignée à acheter des tissus afin de faire confectionner le tout par un tailleur. Finalement, retour à l'hôtel, où j'ai retrouvé un mari endormi, sonné par les anti-douleurs qu'il avait pris. Mercredi (01/11), malgré la douleur, Michel a pu rejoindre la voiture et nous avons quitté cet hôtel où finalement nous n'avions pas vraiment passé un bon séjour ... et direction Varkala. D'après les guides, le paradis, il est là, car tout y est réuni : les vies religieuse, profane et rurale. La nature est belle : la mer, le sable fin, les falaises qui s'enflamment au coucher du soleil, une source d'eau minérale sur la plage, etc ... Cette charmante petite station balnéaire a une particularité : elle se situe tout en haut d'une falaise et il faut savoir que l'essentiel des GH, hôtels, restos, boutiques, etc ... se situe en haut, tout au long de la plage. Cependant au tout début de cette falaise, il y a une petite plage (pas très fréquentée par les touristes) et notre hôtel (l'Hindustan Beach, recommandé par l'agence de voyages) était au bord de cette plage. Nous avions donc une vue magnifique de notre chambre ... et quelle vue ! En effet, on ignore pourquoi mais cette petite plage (la Papanasam beach, qui d'après les guides veut dire "plage de la rédemption") est très importante pour les hindous. Il y a là en permanence 5 ou 6 prêtres, prêts à accueillir des familles entières (on en a compté jusqu'à 11, sortant d'une petite Ambassador) qui viennent là pour faire des "pujas", à la mémoire de leurs disparus ou pour toute autre chose ... Donc, après avoir dit quelques prières en suivant les indications du prêtre, tourné en rond autour d'une flamme, fait des offrandes (notamment du riz, sur lequel les corbeaux se ruent), ces personnes se dirigent à reculons vers la mer, en tenant un morceau de feuille de bananier sur laquelle il y a des fleurs et autres ..., au-dessus de leur tête et qu'ils lancent en arrière, alors qu'ils sont au bord de l'eau, sans regarder derrière eux ... afin de ne pas savoir où cela s'en va ... C'est un spectacle (magnifique à nos yeux) que nous avons pu voir pendant deux jours, matin et soir ! Entretemps, nous nous sommes balladés au bord de la falaise, avec plein d'aigles pêcheurs qui tournoyaient au-dessus de nos têtes, manquant de peu parfois de nous toucher lorsqu'ils piquaient vers la mer. En visitant le petit village de Varkala, nous sommes allés voir un temple hindou, (Janardhana Swamy temple), à l'extérieur évidemment. Je suis également allée chez le tailleur afin qu'il me confectionne mes shalwar kamiz avec les tissus que j'avais achetés la veille. Nous avons également succombé à la fièvre du shopping car les boutiques d'artisanat ne manquent pas là-bas (il y a même des boutiques thibétaines et aussi du Rajasthan, du Gujarat et du Karnataka) ! Enfin et surtout, pour ceux qui nous connaissent, nous avons aussi beaucoup mangé car qu'est-ce que c'est bon la cuisine kéralaise et qu'est-ce que nous l'aimons ... slurp slup miam miam !!! Les deux jours où nous sommes restés à Varkala, nous sommes à chaque fois allés de grand matin, voir les prêtres s'installer sur la plage, attendant les pélerins. Nous avons également pu voir que la plage était chaque jour nettoyée par une équipe de cinq femmes (rappelez-vous ... on est en Inde ... il y a des endroits en France ou en Belgique où cela ne se fait même pas). On a vu aussi de jeunes garçons, descendre de la falaise, avec leur petit troupeau de chèvres, déambulant quelques mètres sur la plage avant d'aller rejoindre un pâturage (si on peut appeler pâturage, un endroit quasiment couvert de sable, avec quelques brins d'herbe seulement ...). On a même vu une chèvre prendre son petit-déjeuner en mangeant les fleurs qui ornaient une statue d'un dieu hindou (sorry, j'ignore lequel) sur la plage ! Lorsque nous nous sommes promenés sur l'autre côté de la falaise, on a traversés de petit villages, on a discuté avec les proprios d'une petite épicerie alors qu'on achetait de l'eau et un paquet de chips locales (épicées façon massala, quel délice !). On a demandé à un tuk-tuk de nous conduire dans un village de pêcheurs et en chemin, on a pu voir un homme travaillant avec son éléphant ... Très impressionnant l'animal, quand il sort d'un taillis, tenant de la verdure dans sa trompe et me regardant de ses doux yeux, alors que je tente de le prendre en photo ... (surtout qu'il n'était pas attaché). Le dernier soir à Varkala, nous avons retrouvé Bibin (à qui nous avions donné "quartier libre") et nous sommes allés manger en sa compagnie dans notre resto favori (pourquoi changer quand on aime). Il était toujours aussi étonné que nous mangions aussi épicé que lui ! Vendredi (03/11), en route pour Kovalam qui est réputée pour être la plus belle plage de la côte (mais la plus touristique aussi ...). A Kovalam, le coucher de soleil est magnifique à voir paraît-il et c'est un spectacle que l'on a partagé avec les habitants du coin puisque c'est un moment de la journée et un spectacle que les indiens apprécient aussi. Le lendemain, tôt le matin, nous avons vu des pêcheurs remonter un énorme filet (cela leur prendra 2 à 3 heures, paraît-il) tandis que d'autres (une vingtaine) s'escrimaient à remettre une lourde barque sur la plage ... Après cela, nous sommes allés prendre notre petit-déjeuner keralais (en compagnie de Bibin encore une fois vu que c'était notre dernier repas en commun). Pour la dernière fois, nous avons donc mangé des "appam" (genre de grande crêpe, mais cuite d'un seul côté seulement) que nous trempons dans du coconut chutney et dans du tomato chutney, hyper bien épicés !!! Ensuite, ben ... direction l'aéroport ... malheureusement. Mais nous avons quand même encore demandé à notre chauffeur de s'arrêter 2 ou 3 fois afin que nous puissions photographier un temple hindou, une rivière, des enfants, ... Au fait, dernière anecdote à vous raconter. Notre vol Trivandrum-Bombay était à 19 heures mais la veille de notre départ, l'agence Moksha Tours nous a fait savoir que ledit vol (Air India) était annulé et que nous devrions aller à l'aéroport de Trivandrum, au comptoir de Jetairways, afin de faire modifier notre billet car ils avaient un vol pour Bombay, mais à 13 heures. Sur le coup, on a un peu râlé car normalement on devait passer notre dernier jour à Kovalam mais c'est comme ça ... y'a rien à faire ... Arrivés à l'aéroport de Trivandrum et bien ... heureusement que Bibin nous avait accompagnés car personne n'était au courant de rien, peu de gens parlaient anglais (ou alors faisaient semblant de ne pas savoir le parler ), nous avons dû faire au moins 3 fois l'aller-retour entre l'aéroport domestique et l'aéroport international. Mais enfin, après presque deux heures de tergiversations, de palabres, etc ... nous avions finalement nos billets en main pour le vol de 13 heures. On a bien essayé aussi d'avoir des compensations auprès d'Air India (vu que nous aurions beaucoup plus d'heures à patienter avant de pouvoir prendre notre long vol de retour) mais comme c'était un vol domestique qui était annulé, le "fonctionnaire" d'Air India n'a rien voulu entendre ... Tant pis s'est-on dit et lorsqu'on est arrivés à Bombay, on est sortis de l'aéroport, où nous avons été littéralement assaillis par des chauffeurs de taxis, tuk-tuk et autres représentants d'hôtels. Finalement, on en a choisi un qui nous proposait un hôtel, à un prix relativement raisonnable pour Bombay, mais comprenant également les transferts de et vers l'aéroport. Nous avons donc passé quelques heures à Juhu Beach. Pour y arriver à cet hôtel, on a mis environ 20 minutes en voiture. On n'est pas passés par le centre de Bombay mais malgré tout on a quand même pu en avoir un aperçu. On a traversé des quartiers pauvres, ou plutôt des bidonvilles où on a vu des enfants à moitié nus, chercher je ne sais quoi dans des montagnes d'ordures. J'ai vu un gamin tirer, à l'aide d'un bout de corde, une vieille valise en carton, dont le couvercle était disparu et contenant probablement toute sa fortune, c'est à dire rien ... On n'était pas très fiers de rouler en taxi, bien au frais et assis confortablement en voyant tout cela et en plus, dès que le taxi s'arrêtait, il était aussitôt entouré par des hordes de gamins et autres mendiants qui s'agrippaient aux vitres et aux portières, pour demander l'aumône. Le taximan avait beau les faire déguerpir en leur criant dessus, rien n'y faisait et même lorsque le taxi redémarrait, ils s'accrochaient à la voiture, tout en continuant à nous demander de l'argent ... Que c'est très triste ... mais c'est cela aussi l'Inde ... Finalement, on a été ravis de ce changement d'horaire d'avion, car cela nous a permis de voir un aspect de Bombay et de l'Inde que nous avions toujours désiré voir, à savoir une plage, au moment du coucher de soleil, remplie d'indiens (et pas de touristes), avec des stands de boissons, de nourriture, de fruits mais aussi et surtout avec plein d'attractions foraines (comme celles que nos parents avaient lorsqu'ils étaient jeunes, c'est à dire des manèges actionnés à la main, des stands de tir sur des ballons, des stands avec des anneaux, des vendeurs de ballons et autres moulins, des nomades du Rajasthan, faisant la manche en dansant, des montreurs de singe, etc ... On a même vu une drôle de machine, tenue par un indien très sérieux, constituée d'une vieille machine à calculer d'où partaient des tuyaux lumineux aboutissant à des anciens casques d'écoutes (eux aussi tout illuminés et clignotants) et lorsqu'on met les deux index dans cette drôle de machine, on entend paraît-il son horoscope ! Trop drôle ! De retour à l'hôtel, après une bonne douche et un bon petit café, pris en cours de route, nous avons repris le chemin de l'aéroport où là, tout s'est déroulé comme prévu et nous étions de retour à Bruxelles, le lendemain dimanche 5 novembre, avec dans la tête, plein de souvenirs de notre court mais si intense et merveilleux voyage au Kerala. Voilà, c'est fini ... j'espère que mon récit vous aura plu. @+, Sabaïdee
J'ai le mal du pays pour un pays qui n'est pas le mien ... (A. David-Neel)
(Ce message a été modifié par Sabaidee le 15 janvier 2007 à 3:00.)
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