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bonjour à tous, j'ai trouvé cette discussion tout à fait intéressante et plutôt juste, jusque dans ses contradictions. je voudrais revenir sur le point soulevé par Falblabla concernant son sentiment de malaise face à la pauvreté de certains pays visités. dis-toi bien Falblabla, que si tu te rends dans un pays "pauvre", il y a dans ce pays des "locaux" (je n'aime pas trop ce mot) qui vivent tout à fait correctement, d'autres qui sont à l'aise et d'autres riches et même très riches (bien plus que toi). et tous ces gens côtoient les plus pauvres tous les jours et ils ne culpabilisent absolument pas, alors pourquoi aurais-tu le faire, toi? tu te poses trop de questions sur le regard que ces gens peuvent te porter. je ne pense pas que les relations que tu peux avoir avec eux soient forcément tronquées parce que tu es plus riche qu'eux. si la relation n'est pas pleine, c'est bien souvent parce que toi (j'entends le touriste en général) tu leur portes un certain regard qui les met à distance, parce que tu les vois comme des pauvres et que tu les plains. de quel droit les plaint-on et pourquoi les plaint-on? tout ce jugement est basé uniquement sur les apparences, et c'est pour cela, et pour cela seulement que la relation avec eux ne sera pas vraie. (cela dit ce même regard déformé peut venir d'eux aussi..). donc lorsque tu seras face à ces gens regarde-les pour ce qu'ils sont: des êtres humains comme toi, dont tu ne connais absolument rien, dont tu ne sais pas s'ils sont plus heureux ou moins que toi, et par conséquent ne porte aucun jugement de valeur sur eux ou sur leur situation, car tu ne la connais pas. va vers eux comme tu irais vers n'importe qui, sans à priori et là, la rencontre pourra se faire. et s'il ny a pas de rencontre, ne te sens pas gênée, croise-les comme tu croiserais n'importe qui, ni plus, ni moins. Cécile
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| Bien sûr ! et je rajoute à ta liste les déportés et les évadés. Mais tu m'as bien compris, quand je dis "quand on voyage... ON EST TOUJOURS UN TOURISTE", je m'adresse à une certaine catégorie de personnes qui s'imaginent que parcequ'elles voyagent longtemps et/ou en "routard" et/ou sans but précis, alors peuvent mériter la seule appellation de "Voyageur" et s'affranchir du vil qualificatif de "Touriste"... Comme si être un touriste était dégradant et n'être qu'un voyageur était un titre de noblesse. Il y a tout simplement plusieurs sortes de tourisme : au long cours, routard, all inclusive, sexuel, errant, repos, sportif, etc. Je rajoute un extrait du Petit Robert, à la définition du mot "tourisme" : Le fait de voyager, de parcourir pour son plaisir un lieu autre que celui où l'on vit habituellement (...) Exemple : Je vais partir 6 mois en voyage, marcher et grimper dans les Andes, pour mon plaisir. Je serai donc un touriste pendant 6 mois. CQFD. 
| D'accord avec toi, Gnôme, même si tardivement (post du 4 mars!!), et même si je rajouterais les soldats à la liste des non-touristes (faire l'aller retour en hivernale Varsovie Moscou, en 1810, fallait le faire!!!!) qu'on soit ou non d'accord avec l'idée qu'un soldat soit justifié. Je voudrais aussi profiter de cette discussion pour parler des artesanos, qui parcourent toute l'Amérique Latine en vendant les objets qu'ils fabriquent de lieu en lieu. Ils voyagent pour connaître le monde, travaillent en voyageant pour voyager plus, vont forcément dans les endroits touristiques (pour vendre), mais ne visitent pas les sites (ou très rarement) pour différentes raisons. En général, ils ont le look totalement hippie, ou baba ou Bob Marley (comme on veut, pareil pour moi), beaucoup ont des rastas, des habits traditionnels (pour vendre mieux?, par plaisir se sentant mieux avec ça?), des piercings, des tatouages, et sont sous la domination de la "dictature du cool" que je fustige tout le temps parce que cette attitude (et particulièrement en Argentine) m'énèrve. Mais je m'égare, je m'égare. Bref, ces gens là sont, selon moi, et selon les définitions de toi, de Vt, de Trans, d'Oublieuse, et j'en oublie, à mi-chemin entre touriste et voyageur, puisqu'ils voyagent avant tout pour le plaisir, mais vivent de leur voyage en vendant leur artisanat de manière ambulante. Et je pense personnellement qu'on peut les envier. Pas un rond, en général, mais en voyage depuis trois ans... Et heureux! Ou en tout cas, toujours à cause de cette dictature du cool, rare sont ceux qui vont dire le contraire. | |
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| tu te poses trop de questions sur le regard que ces gens peuvent te porter. 
| Je suis d'accord. Les gens nous jugent, mais parfois, et peu, me semble-t-il. Et même si c'était le cas, c'est très occidental, voire purement chrétiens (presque pareil, certes) d'avoir autant de scrupules pour à peu près tout et n'importe quoi. Hors des pays judéo-chrétiens, les locaux (vous préférez autochtones ou indigènes? c'est pareil!) ne se posent, en général pas autant de questions. Ils vivent. Si vous prenez leur bus, ils ne vont pas s'imaginer des trucs aussi tordus que: "ce touriste-là est plein de dolars, pourquoi voyage-t-il dans de telles conditions? Il pourrait se payer mieux". Des fois, il n'y a pas mieux, de toute façon, surtout dans les endroits pauvres, justement, d'autres fois les locaux ne sont pas si pauvres, d'autres fois, ils sont juste contents de pouvoir raconter à leur famille le soir en rentrant: eh, vous savez aujourd'hui, dans le bus, il y avait un gringo! Et même si certains nous demandent: "mais pourquoi tu ne prends pas l'avion ou un taxi ou que sais-je?", c'est plus par curiosité que par réelle incompréhension. Enfin, ceux qui ne nous comprennent pas, bah ma foi, j'aurais tendance à dire qu'on s'en fiche, parce que ce qui compte, ce n'est pas l'image qu'on donne de soi, mais ce qu'on fait vraiment. Et tant qu'on ne va pas dans des tour operator étrangers qui se gardent tout l'argent pour eux, ou qui polluent, ou qui ne respectent rien, eh bien, on voyage, effectivement, comme on veut. Le scrupule est un mal terrible. On agit non pas par rapport à ses convictions mais par rapport à l'image qu'on donne. Je dois aider à faire la vaisselle parce que sinon, on va penser que je suis un parasite. Je dois apporter quelque chose en échange aux gens qui m'invitent, parce que sinon, ils vont penser que je profite. Et je vais les remercier mille fois. Non. si les gens nous invitent, pas de scrupules. On y va, et au contraire, on fait honneur. On reste à table tout le repas, on remercie mais pas obséquieusement, et on se met à l'aise, car c'est ce que les gens attendent, et le contraire est justement offensant. J'en ai mis du temps à comprendre ça. Je fais la vaisselle seulement si j'en ai vraiment envie. Si c'est le cas, les hôtes vont laisser faire, parce qu'ils vont sentir que ce n'est pas juste pour se "sentir meilleur". La réelle politesse est d'être à l'aise. C'est pareil sur la façon de voyager. Il faut voyager comme on en a vraiment envie. Si on prend un bus pour le plaisir de partager un bout de route avec les locaux, et non pour "faire comme eux", ou juste parce qu'on a envie de prendre ce bus, pourquoi toujours trouver des raisons, eh bien, ça va se sentir et les gens vont nous sentir naturels, ce qui va faciliter les rapports. Il faut voyager comme on en a vraiment envie, mais je répète, tant qu'on respecte le lieu dans son ensemble (écosystème, société, culture, individus pris séparéments). Qu'on soit All In (il y a des All In durables, euh, enfin je crois) ou root ou je ne sais quoi. | |
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Salut, En effet, je partage ton dégout de ceux qui voyagent "pour faire bien" pour le style. Il est vrai qu'il y en a bcp trop à mon gout des "backpackers" comme ils se noment le plus souvent et qui on de voyageur que le nom! Pour ma part, lorsque je rentre d'un voyage j'ai toujours peur d'en faire trop et d'avoir l'air d'étaler alors je préfère de loin rester simple...dans mes récits! aprés tout un voyage c'est une expérience perso et ça se vit ça se raconte difficilement. La différence entre touriste et backpackers ne réside ni dans le mode de fonctionnement ni dans le mot et je crois qu'il y a des gens respectueux dans les deux parties. Pour moi tu as les gens qui voyagent pour faire bien et pour satisfaire leurs désirs et ceux qui souhaitent juste une quete d'authenticité (peu importe le plan "à l'arrache" ou "toutes options"). Le respect de l'autre est une de mes priorités losque je parts à l'étranger: je me refuse de photographier une scène "humaine" si je sents que mon objectif pose problème tout comme je ne prépare jamais rien, j'y vais vraiment pour le gout de l'aventure, de l'inconnu, et de la rencontre. Quant à l'aspect humain du voyage c'est une des choses que je préfère: discuter simplement à la terrasse d'un café avec un ticos ou un thai m'éclate, car c'est un moyen d'échanger des points de vues carrément différents bien souvent. Pour moi c'est une façon de toucher du doigt l'humanité dans son ensemble avec tout ce que cela implique (ok, ça fait clicher mais dans ce cas le moindre truc un peu exotique devient cliché). Le voyage pour moi est une quête, je ne sais pas encore laquelle. Je pense en fait que je cherche ce que je n'ai pas encore trouver en moi! C'est une fuite de ma petite personne que je recherche, je pense. T'as ceux, aussi, qui partent pour agrandir leur tableaux de chasse et te faire des listes à ne plus en finir sur ce qu'ils ont vu et sur ce qu'ils leur reste à voir: à croire que le voyage est un bien consommable! Je crois que lorsque l'on se dit voyageur il faut en effet faire preuve d'humilité et de simplicité, ne pas trop en faire me semble pas mal, et mettre de côté le parler "travel" ne serait pas plus mal à mon sens: maintenant j'ai pas non plus envie de passer pour la facho de base car je pense qu'il faut de tout pour faire un monde et le principal est que chacun y trouve son compte! Le principal est d'aller là où te porte le vent sans te soucier de ce que tu as déjà vu et du temps qu'il te reste pour voir ce qu'il reste: à partir de ce moment tu peux vraiment profiter et toucher du doigt un semblant d'éternité: ce moment magique de là où tu te trouves au moment ou tu y est et à l'endroit même...... PS: je reviens du forum amérique du sud et suis tombée sur "Longhorn: déception sur la bolivie": que c'est triste de lire des choses aussi pauvres et peu réflchies!!! | |
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| Salut, En effet, je partage ton dégout de ceux qui voyagent "pour faire bien" pour le style. Il est vrai qu'il y en a bcp trop à mon gout des "backpackers" comme ils se noment le plus souvent et qui on de voyageur que le nom! Pour ma part, lorsque je rentre d'un voyage j'ai toujours peur d'en faire trop et d'avoir l'air d'étaler alors je préfère de loin rester simple...dans mes récits! aprés tout un voyage c'est une expérience perso et ça se vit ça se raconte difficilement. La différence entre touriste et backpackers ne réside ni dans le mode de fonctionnement ni dans le mot et je crois qu'il y a des gens respectueux dans les deux parties. Pour moi tu as les gens qui voyagent pour faire bien et pour satisfaire leurs désirs et ceux qui souhaitent juste une quete d'authenticité (peu importe le plan "à l'arrache" ou "toutes options"). Le respect de l'autre est une de mes priorités losque je parts à l'étranger: je me refuse de photographier une scène "humaine" si je sents que mon objectif pose problème tout comme je ne prépare jamais rien, j'y vais vraiment pour le gout de l'aventure, de l'inconnu, et de la rencontre. Quant à l'aspect humain du voyage c'est une des choses que je préfère: discuter simplement à la terrasse d'un café avec un ticos ou un thai m'éclate, car c'est un moyen d'échanger des points de vues carrément différents bien souvent. Pour moi c'est une façon de toucher du doigt l'humanité dans son ensemble avec tout ce que cela implique (ok, ça fait clicher mais dans ce cas le moindre truc un peu exotique devient cliché). Le voyage pour moi est une quête, je ne sais pas encore laquelle. Je pense en fait que je cherche ce que je n'ai pas encore trouver en moi! C'est une fuite de ma petite personne que je recherche, je pense. T'as ceux, aussi, qui partent pour agrandir leur tableaux de chasse et te faire des listes à ne plus en finir sur ce qu'ils ont vu et sur ce qu'ils leur reste à voir: à croire que le voyage est un bien consommable! Je crois que lorsque l'on se dit voyageur il faut en effet faire preuve d'humilité et de simplicité, ne pas trop en faire me semble pas mal, et mettre de côté le parler "travel" ne serait pas plus mal à mon sens: maintenant j'ai pas non plus envie de passer pour la facho de base car je pense qu'il faut de tout pour faire un monde et le principal est que chacun y trouve son compte! Le principal est d'aller là où te porte le vent sans te soucier de ce que tu as déjà vu et du temps qu'il te reste pour voir ce qu'il reste: à partir de ce moment tu peux vraiment profiter et toucher du doigt un semblant d'éternité: ce moment magique de là où tu te trouves au moment ou tu y est et à l'endroit même...... PS: je reviens du forum amérique du sud et suis tombée sur "Longhorn: déception sur la bolivie": que c'est triste de lire des choses aussi pauvres et peu réflchies!!! 
| Comme c est beau et bien tourné... Et ton message privé de ce matin, tu l as reflechies longtemps... |  |  |  |  |  | When you have to shoot, shoot: don´t talk. |  |
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Sujet relativement intéressant... Chercher le dépaysement, chercher une autre culture, aller loin pour chercher quelque chose ... Un je ne sais quoi essentiel à la vie de chaque voyageur... Du coup, bien souvent, on refuse de voir la simplicité de notre monde... Partir loin pour rechercher la générosité, rechercher l'authenticité, la simplicité... Je l'ai fait, et je suis actuellement en train de faire connaissance avec la beauté de la france, la simplicité et la générosité ses habitants. Voyager, faire du tourisme n'est peut être pas la même chose sur la forme, mais je pense que sur le fond, c'est identique. On voit tout d'un oeil passagé. J'ai bossé en Afrique. Pas longtemps, certes, mais j'ai découvert un autre sentiment que ce que l'on peut voir (ne pas voir!) en voyageant (en traversant une région ou une autre)... La sentation de connaitre les gens, les habitants de la ville, du village. Vivre avec les valeurs professionnelles du pays, sa culture, son histoire, ... Un séjour différent, respectant les gens tout en les laissant à leu place ... Carole B. |  |  |  |  |  | La liberté n'est pas oisiveté, c'est un usage libre du temps: c'est le choix du travail et de l'exercice. Etre libre, en un mot n'est pas pas ne rien faire. C'est être le seul arbitre de ce qu'on fait ou ne fait point. |  |
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Bonjour, et puis, il faut bien se rendre compte que quand nous, francais de type caucasien, allons dans un pays asiatique ou africain ou sud americain, de toute facon on a une tete de "pas d'ici" et les pas d'ici en general sont d'abord des touristes. alors oui, je crois que la difference peut se jouer sur le respect qu'on porte au pays, sur la curiosite, l'interet... en ce qui me concerne, je suis en train de voyager dans des pays et je suis une touriste, et fiere de l'etre parce que cela veut dire que j'ai beaucoup bosser pour gagner les sous que je depense sagement maintenant pour les faire durer !!! mais je fais attention a ne pas etre agressive ou revendicatrice et je regarde autour de moi les yeux equarquilles et avec mon esprit en alerte. parce que je ne peux pas dire "tout est beau, tout est gentil" parce que ce n'est pas vrai en france et c'est encore moins vrai dans les autres pays du monde. meme si je m'etonne encore au bout de 4 mois d'etre "en route". A+
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Cette discussion est fort intéressante, ce qui est bien c'est que tout le monde est d'accord avec ce qui est dis mais je suis sûr que la moitié (si ce n'est plus) restent persuadés au fond d'eux même (et moi le premier) d'être quand même un peu plus que le "touriste de base". Pour moi la différence ne se fait en temps que touristes et voyageurs, car, effectivement, je suis d'accord avec tout ce qui a été dis précédement, elle relève du snobisme et est assez vaine. Après il y a tout de même une différence entre le touriste qui fait le tour d'un pays vite fait bien fait avec rencontre pré-organisée avec des habitants "typiques" et le touriste, qui au risque de ne pas tout voir, va prendre son temps et aller à la rencontre des habitants ! Oh, je ne me leure pas, ca reste un touriste, mais il échange tout de même un petite part de lui même avec un petite part du pays (car effectivement, ce n'est pas en 6 mois ou un an que l'on connait vraiment un pays, et déjà six mois ou un an, pour du tourisme, c'est énorme). Et pour moi c'est là qu'est l'intérêt de prendre un taxi-brousse, d'aller à la rencontre de l'autre, c'est tout. ce n'est pas pour se la péter "routard" ou quoique ce soit... et pis le 4x4 c'est cher !!! Voilà, pour le moment, pour vous dire la vérité, tous les voyages que j'ai fait à l'étranger, s'apparentaient plutôt au premier type (celui qui vois tout vite fait), donc je suis le premier à comprendre ces gens là (et pourtant je me sens quand même un peu plus que "le touriste de base", bah pourquoi... question d'orgueil peut être, allez arrêtons avec le politiquement correct et soyons sincères). maintenant c'est vrai que j'aimerai une fois au moins, prendre le temps de voyager et de pouvoir vraiment aller à la rencontre des habitants. A priori ca ne devrait pas être pour dans trop longtemps, donc je croise les doigts voilà, en tout cas cette discussion et je pense primordiale et je remercie falblabla2 de l'avoir lancée !
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J'aime beaucoup ce debat, et etant un jeune touriste avide de connaitre cette petite planete, j'ai eu les yeux bien ouverts sur l'Asie cette annee. Moi je pense que le debat de fond est moins d'appeler une personne touriste ou voyageur, mais bien le rapport de l'etre avec le lieu. Et de ne pas faire l'amalgame entre pauvrete et misere. Quel bonheur de se balader dans les campagnes en Chine (d'ailleurs en France aussi !!!), et de voir les gens vivre dans leur univers, a la fois simple et dur. Sont ils plus malheureux que nous ??? Pour moi, il n'y a pas de raisons d'etre gene dans ce cas et un sourire est un cadeau magnifique, mais pourquoi vouloir aller perturber cet equilibre ? Je ne comprends pas ce besoin que certains ont d'aller a la rencontre des gens (dans les regions tres pauvres). Pour moi c'est indecent et insidieux. Je prefere un gros ricain qui va acheter un bouddha en plastique a 500 kuais dans un lieu ultra touristique qu'un illumine qui ira partager des moments voles avec des locaux pour assouvir sa soif d'authenticite. Il ne faut pas abuser de l'hospitabilite des gens, et savoir rester humble et lucide sur la valeur des choses. Et le respect passe parfois par savoir freiner sa curiosite. Au fond, de nombreux lieux touristiques ne sont-ils pas des anciens reperes a routards qui au fur et a mesure de leurs passages, ont perverti les lieux, un peu comme le sel ronge les chassis de 4L (bon la c'est du vecu et je m'ecarte du sujet) Moi j'aime voyager avec d'autres touristes (ou routards, comme on veut) rencontres dans les endroits faits pour nous car c'est avec eux que l'on peut partager des experiences autour d'une bonne binouz, en se comprenant mutuellement car en phase, et faire parfois un bout de chemin ensemble. La morale de mon histoire, c'est que pendant mes excursions dans cette Asie qui est si belle, j'ai souvent ete pris de l'envie d'etre invisible et de pouvoir m'impregner des lieux et de l'espace de facon seraine. |  |  |  |  |  | Ne crois pas que tu t'es trompe de route quand tu n'es pas alle assez loin |  |
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| c'est quoi la différence entre un touriste et un voyageur concrétement? que font-ils ? 
| Le touriste est un Voyageur !! Étymologie Au début du XIXe siècle, un mot nouveau s'introduisit dans la langue anglaise; il indiquait le changement de caractère du voyage dans le monde, spécialement du point de vue américain. C'était le mot touriste, formé tout d'abord à l'aide d'un trait d'union: tour-ist. Notre dictionnaire américain définit maintenant un touriste comme "une personne qui fait un voyage de plaisance" ou "une personne qui fait un voyage, spécialement pour son plaisir". Chose significative, aussi, le mot tour de touriste dérivait du latin tornus, lequel venait du mot grec désignant un outil qui décrit un tour (le tour du potier). Le voyageur travaillait à quelque chose; le touriste est en quête de plaisir. Actif, le voyageur partait avec énergie à la recherche de gens, d'aventures, d'expériences. Passif, le touriste attend que se produisent les choses intéressantes. Il va voir les curiosités (en anglais: sight-seeing, expression créée à peu près en même temps puisqu'on la relève pour la première fois en 1847). Source: Daniel Boorstin, L'Image, Union générale des éditions, Collection 10/18, Paris 1971, p. 129 Source Agora Tous les voyageurs, même celui qui part à l'aventure sur l'everest ou l'anapurna ou le simple badaud japonais sur la Seine à Paris est un touriste - ils visitent un lieu, insolite ou non puis repartent. Le pays qui nous accueillent nous donne sa "culture" et sa "beauté" et nous, que lui donnons nous ? quelques ou plusieurs €uros qui font tourner l'économie, du simple vendeur ambulant de nourriature à l'hôtel cinq étoile. C'est bien prétencieux de vouloir distinguer le voyageur du touriste. Nous visitons que pour NOTRE plaisir et cela serait bienhypocritique d'en prétendre le contraire. Certains d'entre vous discuterons avec des locaux, mais cela ne fera pas de vous une meilleure personne, plus proche des la vie locale. J'ai des amis étranger qui vivent ici depuis un ou deux et qui ont du mal a conprendre les français, moi qui n'est vecu que 4 mois en chine - c'est encore bien trop peu pour comprendre ces personnes si difference et leur mentalité confucéenne même si en peu en déchiffrer quelques bribes. Pour vraiment rendre au pays ce que celui ci nous a donner, il faudrait bien vivre 10 ans pour avoir une approche réelle ! Certes le temps ne fait pas tout... Même moi qui suis français, je suis un touriste en France, mes amis bretons, nordiste, alsaciens ou un peu plus loins, belges et suisses ont un esprit occidentale mais sont tres different du parisien que je suis. Parfois ceux que certains appelent "touristes" sont plus simpas que certains "routards" imbus d'eux, se vantant à longueur de journée avoir fait ci ou ça... évidemment tous les routard ne sont pas comme ça..... Je veux dire, il ne faut pas etre catégorique et ranger les gens dans le tirroir 1 et d'autre dans le tirroir 2.
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Quand je dis allez à la rencontre des gens ce n'est pas s'imposer et profiter de leur hospitalité, quoique quand ils te l'offrent d'eux même après une longue discussion, je pense qu'ils se sentiraient plus offencés qu'autre chose si tu refuses mais bon. sinon, et bien c'est une question de caractère sans doute, j'aime aller à la rencontre des gens et partager du temps avec eux. ce qui ne veux pas dire que je vais essayer de vivre à l'africaine et d'essayer de me faire accepter comme africain, ce qui est impossible puisque je ne le suis pas et ce qui, à mon avis, n'est pas très bien pris de leur part effectivement. mais je pense que même si les gens sont pauvres et qu'ils passent énormément de temps à essayer de survivre, ils apprécient comme tout le monde un moment de partage avec d'autre et de découvrir d'autre culture (ils sont souvent très curieux de nos vie à nous). alors désolé, mais je ne pense pas que c'est être illuminé d'aller à la rencontre de l'autre, c'est humain c'est tout !!! Après tu n'est pas obligé d'aller pioncer chez eux et ce n'est en rien une quête d'authenticité mais tout simplement aimer les rencontres. si le gars que je rencontre vis dans une ville et écoute du hip hop, je n'en serais pas décu pour autant ! je ne vois pas pourquoi, sous pretexte qu'ils sont pauvres ils ne faudrait pas aller à leur rencontre. après chacun son truc, et d'ailleurs j'aime aussi les rencontres avec d'autres voyageurs (ou touristes ;o) ) !
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bonjour on a parlé des gens qui voyageait pour se faire un tableau de chasse, pour le dire, pour le paraitre... mais en fait cela n'est pas propre au tourisme/voyage. le sincere et l'hypocrite on les retrouve partout, chez les voyaguers, chez les touristes, chez les étudiants, chez les toxicos, chez les saints, chez les religieux, chez les amoureux je n'ai pas trop rencontré de gens qui voyageait pour le style...j'espere ne pas en faire partie...parceque c'est le genre de défaut quand on les a, on n'en a pas conscience, sinon on arrete tout de suite. si on continue, c'est grave. pleurons sur les hypocrites, au lieu de les lapider. sinon la différence entre tourisme et voyage, sans vouloir faire du snobisme, je la sens mais elle échappe a toute définition. au début j'ai pensé comme certain au temps, au fait de ne pas avoir de date de retour...puis je me suis dit que non, on peux garder l'esprit voyage sur une petite durée limité. alors je me suis dit c'est peut etre le fric, quand t'as claqué toute tes tunes dans ton billet d'avion, ben tu vis comme les locaux - a supposer que tu vas dans une pays qu'a une monaie super basse...mais en fait ce n'est pas encore cela... parceque meme quelqu'un qui voyage en individuelle peut avoir une attitude de touriste...surtout si il a plein de frics, voyage avec ses amis... a force de voir la définition m'échapper, je me suis dit que c'était peut etre du snobisme de ma part. |  |  |  |  |  | "La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora |  |
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