
Loopkin
Lyon, France

18 mai 2005 à 20:18
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Finalement, est-ce que le fait d,être en voyage, deconnecte de notre realite , ne nous amene pas a nous eblouir devant une situation qui nous semblerait bien banale dans notre quotidien ? Merci et bravo d'avoir rétabli le débat. J'étais sur le point, moi aussi, de défendre les caprinophiles (ou tout autre zoophile) (perle ou pas perle, Kaldhoum tranchera). J'avais même, justement, posté un texte dans les récits de voyages de VF, il y a peu, sur les merveilles toutes simples que j'ai pu voir lors de mon voyage, notamment, et c'est même la première phrase qui est merveille d'un chevreau apprenant à monter sur le dos de sa mère. J'avais trouvé cette scène tellement attendrissante, bloqué que j'étais dans un bus péruvien pour X raison, que cela m'avait inspiré le reste qui est venu d'une traite. J'ai recopié sur VF sans changer quoi que ce soit. C'est là (pub?): http://voyageforum.com/v.f?post=176190;#176190 Donc, pour revenir à ta question, je crois qu'elle est très bonne, et il me semble qu'elle avait été posée aux débuts de VF. Ca faudrait le coup de la ressortir des oubliettes où elle doit être lentement et surement digérée. Je pense personnellement que quand on voyage, on se met naturellement en mode "ouverture maximale de tous les sens", ce qui fait qu'on remarques des choses qu'on ne verrait pas lors d'un trajet domicile-lieu de travail, quotidien et connoté d'ennui puisqu'on va bosser. Je crois même, mais là c'est purement personnel, que la définition de "voyager", pour moi, c'est ouvrir les capteurs au maximum. Ressentir par tous les sens (et même les autres sens que les cinq sens, comme le sens de l'autre, le sens de l'intuition, le sens de l'orientation et le sens du sacré) l'espace traversé. Pour moi, voyager, c'est vivre l'espace, la devise de la géantropie (voir mon site pour en savoir plus sur cette étrange discipline). Donc, de fait, rien à voir avec la notion de changer d'endroit, de passer d'un endroit connu (qu'on croit!!!) à un endroit inconnu, car on peut voyager à la porte de chez soi. Et les locaux qui nous invitent chez eux spontannément, qu'on rencontre dans la rue, dans le bus, au ciné, au restau, au musée, ou que sais-je, voyagent car sont ouverts aux autres et à ce qu'ils vont raconter de leurs "voyages, justement", alors même que ce sont, justement, des locaux. Et eux vont s'émerveiller des chèvres de leur voisin, autant que de la Tour Eiffel ou du Cervin lorsqu'ils les verront de par chez nous. Sur mon site, il y a justement un essai de récit de voyage de... mon trajet quotidien entre mon appartement et ma station de métro. Il y a deux récits, un où je suis de mauvaise humeur et me ferme à tout, l'autre où je m'émerveille et découvre encore des choses sur ce trajet de cinq minutes alors que je fais ce trajet tous les jours. Ca se passe, il est vrai, dans un quartier de choix: Montmarte. Pour conclure, émerveillons nous toujours, soyons toujours en voyage, même si on ne bouge pas géographiquement pour X ou Y raison. Osons l'émerveillement, comme dirait Marc Vella, soyons gagas, et babas, soit babagagas! ------- Geantropie, Vivre l'espace http://geantropie.free.fr
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