
pondy
France
10 janvier 2006 à 3:51
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Le blues du retour est l'exacte réplique de l'exaltation du départ. Dès que le voyage se profile, on est dans l'attente, dans la préparation. Les heures filent vite. A destination, on savoure, on vibre, on respire, on tente de retenir les heures. Les heures filent vite On revient, on se désole, on se souvient, on magnifie, on enjolive, on brode. Le quotidien se fait lourd. Les heures ne filent plus. Statiques et immobiles, on se fait bûches inertes. Le voyage est la maieutique de soi-même. Et puis, et puis, nous ne sommes pas maître du temps, la vie quotidienne nous rattrape, on court et on s'agite, jusqu'à l'épuisement et la saturation qui permettent enfin de rêver à un autre voyage. Dom.
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