
Oublieuse Yeghegnadzor/Yerevan, Arménie

10 mars 2008 à 6:16
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Bon, j'ai mis un peu de temps a revenir sur le sujet, car je voulais reflechir... Moi non plus je n'ai pas trop aime la petite reflexion de Maitairoa, mais il m'a suffit de ne pas en faire cas et puis c'est tout. Pour ma part, j'aime les choses simples, mais de temps en temps j'aime reflechir de facon theorique a ce que je ressens, a ce que je vis. Redcloud, pour ce que je disais sur "la liberte n'existerait pas sans contraintes", je t'avouerais que pour l'instant, je n'ai pas beaucoup d'arguments pour expliquer cela. Je ne suis meme pas sure d'etre tout a fait d'accord avec moi-meme, j'ai donc pas mal reflechi pour essayer de te donner un exemple valable. Je n'en ai pas trouve qui me satisfasse vraiment, mais je t'en donne un quand meme, peut-etre que ce que je veux dire sera un peu plus clair: Exemple venu de ma pratique du theatre: Quand on veut faire une impro, surtout au debut, avec des gens qui n'ont pas d'experience theatrale, ou alors avec un groupe de personnes qui ne se connaissent pas entre elles, on donne des contraintes. Ca peut etre une phrase qui donne un contexte, ou alors le fait de ne pas utiliser la parole, ou encore juste un mot (rouge, herbe...) sur lequel il faut improviser. Sans ces contraintes, il est tres difficile de liberer son imagination, parce qu'il y a trop de possibilites, et que donc on ne peut se fixer sur aucune idee de depart. Donc soit on a une contrainte de depart, soit on se fixe soi-meme des contraintes inconscientes, en dirigeant son imagination dans un sens et non dans un autre. Est-ce plus clair? En fait, cette idee des contraintes obligatoires, m'est venue tombant sur un documentaire. Une femme expliquait son experience suicidaire (elle avait fait d'innombrables tentatives), et expliquait que ses pulsions suicidaires venaient du fait qu'elle avait le sentiment de n'avoir aucun choix. Pour ma part, il m'est arrive de deprimer parce qu'a l'inverse, je voyais trop de choix devant moi, ce qui me bloquait car je ne savais plus quoi choisir. Mais peut-etre n'est=ce qu'une experience personnelle et qu'elle ne peut etre generalisee. A vous de voir En reponse a ceux qui pensent qu'on ne sera jamais d'accord sur une definition: Au contraire, je crois qu'on est a peu pres tous d'accord sur ce qu'est la liberte. La ou on est moins d'accord, c'est sur le fait de dire qu'elle existe vraiment, ou si c'est juste un concept. Ensuite, d'autres parlent de philosophes qui y ont reflechi avant nous. Certes, mais le principe de la philo, c'est d'apprendre a reflechir, pas d'avoir la bonne reponse a une question donnee. Lire des philosophes aide a former la pensee, mais ca n'empeche pas de reflechir soi-meme, le but n'etant pas d'en faire un bouquin ou de se croire plus intelligent. L'interet, c'est le chemin plus que le but a atteindre, pour paraphraser je sais plus qui. La citation d'Henri Laborit: Je pense que c'est interessant d'utiliser la science comme outil pour reflechir, mais ca ne doit rester qu'un outil, pas une conclusion. De plus, il est bien gentil Laborit, mais au jour d'aujourd'hui, on peut dire qu'on ne sait rien, ou quasiment rien du cerveau humain. Je trouve qu'on donne trop de poids a ce que dit la science, alors qu'elle n'en est qu'a ses balbutiements si l'on considere tout ce qu'elle est incapable d'expliquer. Pour ma part, je suis tres mefiante vis-a-vis de la science, ou plutot, vis-a-vis de ce qu'on nous retransmet des travaux scientifiques. On nous fait croire, souvent, que "les scientifiques" on dit ceci ou cela, alors qu'ils ne sont pas tous d'accord, que ce qu'on nous enseigne comme etant la realite n'est parfois qu'une hypothese (exemple: la theorie du Big Bang), etc... alors je prefere encore me servir de mon cerveau de facon subjective, ca a le merite de m'occuper plus longtemps Mes propres peurs... Le regard des autres, qu'il soit bienveillant ou critique... L'attachement... aux gens, aux lieux, à ce qui est familier et rassurant... au passé qui pèserait trop lourd, ou au futur qui porterait trop d'attentes et d'espoir... Cette liste de Kola resume a mon sens ce qui entrave notre liberte, une fois les besoins physiologiques remplis. L'attachement, est, je crois, ce qui nous prive le plus de liberte, car comment se defaire de l'attachement que l'on a pour sa famille, son conjoint, sa maison d'enfance? Pour ma part, c'est le defi qui m'attend pour les annees a venir... Pour finir, parce que mon message est deja bien long, je dirais que la liberte est quelque chose que l'on ressent profondement. Pour ma part, si la liberte c'est se defaire entraves listees plus haut (ou les assumer en pleine conscience), c'est aussi, dans chaque instant, se defaire de la projection dans le futur, et donc apprecier le moment present, ce qui rejoint aussi ma propre definition du bonheur. A ce propos, ou se termine la definition de la liberte, et ou commence celle du bonheur??? Allez, deux copies doubles, vous avez quatre heures et je ramasse les copies
"Plus on a de culture, moins on mange de confiture" Carnets de route -- SVE en Arménie (carnet)
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