
KelEssuf
France
11 juillet 2007 à 9:16
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Bonjour Maitairoa, possible que nous ne parlions pas tous de la même chose; j'ai émis l'hypothèse d'un quiproquo et cela semble se confirmer... En relisant la discussion, j'ai l'impression que nous le devons au fait qu'à un moment les intervenants ont commencé à réagir non plus aux propos de kola mais à l'interprétation qui en a été faite, en confondant les deux. En reprenant un peu: « Dans mon cas, j'ai beaucoup appris de mes échanges avec Yang, Anàssa, Tatra, Hery, Choucarde, Piaf, Alan, Hirondelle, et tant d'autres avec qui je suis souvent en désaccord et avec qui les échanges ont souvent été chauds et probablement vu par toi comme vains, inutiles, aveugles, etc. Ils m'ont tous enrichis. » migrador Ce ne sont pas ces échanges qui sont visés! Peut-être la première erreur de compréhension. A l'origine de cette levée de boucliers? « des comportements que j'assimile à des moqueries ironiques mal placées à l'encontre de personnes que l'on ne connaît pas, et qui s'en trouvent quelque peu déstabilisées et n'arrivant pas par la suite à pouvoir dialoguer ...... » alan Oui, exactement. « mais aussi tous un peu d'accord pour nous dire qu'il ne faut pas non plus exagérer l'importance de ce qui se dit ici, ou n'en garder que le meilleur, et reconnaître la vanité de toute velléité d'y changer quoi que ce soit ... » matairoa Idéalement, oui; mais nous ne sommes pas tous égaux face à l'écran : certains ont la force d'esprit et de caractère pour ne garder que le meilleur, d'autres non. Quant à la vanité: laquelle? Celle des choses vaines ou celles des choses vaniteuses? Il est vain et vaniteux de croire qu'on changera seul quelque chose; il est très humble de réfléchir à son propre comportement, et la somme des réflexions est bien le contraire d'une quête vaine. « Je préfère me taire plutôt que de me jeter dans la mêlée, et devenir moi-même agressive » oublieuse Pareil... à moins que je ne me sente capable de me jeter dans la mêlée sans devenir agressive, ce qui est le cas dans cette discussion. (J'ai peut-être tort et j'aurais peut-être mieux fait de me taire...) « tout peut être dit, à condition de rester respectueux (...) Mais il faut savoir aussi oser dire ce qui devient pour nous intolérable, c'est se respecter soi-même pour pouvoir respecter les autres. » geli Je le crois aussi, ce qui n'est pas incompatible avec l'attitude d'Oublieuse: il faut savoir jauger ce qui relève d'une émotion que l'on veut transmettre face à certains propos et ce qui relève de l'instinct grégaire dans ce qu'il a de plus repoussant (on se sent fort à plusieurs, surtout quand on est le dixième à intervenir; une sorte d'émulation négative qui consiste à passer le bâton de mains en mains, en tapant à chaque fois plus fort). A aucun moment kola n'a appelé à la censure ou à l'auto-censure (bien que chacun d'entre nous pratique cette dernière au quotidien, tout simplement parce que tout n'est pas bon à dire); je crois qu'elle ne pointe qu'une chose: que nous oublions un peu trop souvent que VF est une communauté, constituée d'individus, de chair et d'os, de sentiments et de ressentis, et non pas juste de pseudos et d'avatars, insensibles à tout ce qui s'écrit et se lit. Et qu'il y a des coups qui font mal, d'autant plus lorsque ces coups en appellent d'autres, encore plus forts. Bien sûr, il ne faut pas se taire pour autant. VF n'est pas une communauté d'enfants de choeur ou de moines qui ont fait voeu de silence. Et dire ce que l'on pense est le propre d'un forum. Encore faut-il réfléchir à la manière de l'exprimer, en fonction de son ressenti et de son interlocuteur (des vannes douteuses entre membres qui se connaissent bien ne me dérangent absolument pas, par exemple; les mêmes à l'égard d'un inconnu me mettront mal à l'aise). Et invoquer la liberté d'expression pour justifier tous les excès? Quelle société a poussé cette liberté à ce point qu'elle ne serait plus assortie d'aucune limite? Certaines remarques, certains jeux de mots, ont eu mon approbation ou m'ont amusée. Un temps. Mais au dixième coup (ou au cinquième, ou au quinzième, ce n'est pas important), je reconnais que cela me faisait passer du sourire à la nausée, et que le message de départ, qui m'avait offusquée ou dérangée, s'effaçait pour laisser la place à un être dont j'avais maintenant pitié. Un peu de prudence et d'humanité. Je ne vois rien d'autre dans le message de départ. Et une invitation à partager nos avis. Maintenant, à chacun de voir ce qu'il veut en faire. Continuerons-nous dans un dialogue de sourds, chacun campé sur ses positions? Avancerons-nous dans une réflexion, en faisant preuve d'humilité et d'honnêteté par rapport à soi-même et aux autres, c'est-à-dire réagir à ce message sans se braquer, savoir émettre des avis différents sur les « réflexions à propos des réponses »? La discussion est-elle close? Y aura-t-il d'autres lynchages, (dans quel cas je me jette dans l'arène pour diviser les coups reçus)? Je veux bien sourire. En silence. A moins qu'il me soit demandé de clarifier ces « lorsque » et ces « si » qui sont solidaires, raison pour laquelle j'ai délaissé mes cartons... que je vais retrouver de ce pas...
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