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Vous trouverez ce carnet réécris de manière plus lisible, ici: http://sites.google.com/...maderelileauxfleurs/ Escapade à Madère, l’île aux fleurs (suite) Mercredi
Pas de rando pour aujourd’hui, gros programme qui file sur le nord en passant par le col d’Encumeada jusqu’à Porto Moniz et ses piscines naturelles, puis retour par la côte. Pas de discussion ce matin, ce n’est pas négociable, ce sera piscine au retour. La journée fut bien chargée et finalement pas de piscine !
La route est bien agréable et les arrêts photos sont nombreux. Gilles qui aime conduire dans les routes de montagne va se faire plaisir . Escarpements il aime, escarpements il trouvera !
Des mimosas odorants partout!
Nous nous arrêtons à Sao Vicente où les vagues qui se brisent sur la roche sont déjà impressionnantes.
Une étape à la cascade de la veuve
se soldera plutôt par des clichés de bourdons en train de butiner.
Nous avons choisi de faire le circuit dans ce sens, car c’est l’unique moyen d’emprunter la route des corniches (au lieu des tunnels rapides qui bouchent la vue) et nous ne nous en privons pas. Elle est superbe et qui plus est, peu fréquentée. Les arrêts photos sont de nouveau nombreux. Nous laverons la voiture à plusieurs reprises sous des cascades qui dévalent. Parfois la route est complètement recouverte d’éboulis et nous devons emprunter le tunnel rapide qui la longe. Le dernier tronçon se met à grimper suivant une pente défiant toute concurrence et cela en plein tunnel. La voiture peine en 1ère: montera, montera pas ???? Très péniblement, nous débouchons sur … un cul-de-sac. Sur les marches d’une petite maison, un autochtone enveloppé dans une couverture et appuyé sur sa canne contemple la scène. Nous lançons un « ola ! » enjoué mais l’homme semble figé. . Il ne bougera pas même une ride. Nous en déduisons que l’occupation de ses journées consiste à guetter le « pigeon malheureux » tombé dans le guet-apens du cul-de-sac. Nous imaginons très bien la scène : « - Alors Paulo, combien aujourd’hui ? » Nous repartons donc en sens inverse, croisons plusieurs voitures victimes elles aussi de « la dernière corniche » et alertons ceux qui ont la prudence de faire une pause avant la grimpette. Dans la dernière, la passagère a déjà l’appareil photo à la main, prête à saisir tout beau paysage qui se présenterait. Nous savons qu’en guise de paysages somptueux, elle va tomber sur Paulo, et nous compatissons ! Nous reprenons la route via le tunnel peu attractif, mais pourtant bien pratique, pour Porto Moniz. Après tout de même quelques détours dans les petits villages de montagne avoisinants, nous découvrons les fameuses piscines naturelles, bassins creusés dans la lave et aménagés. Cela aurait été une expérience intéressante de pouvoir y plonger nos « arpions » et plus si affinité, mais le temps n’est pas à la baignade. Il fait froid et très venteux. Nous ne ferons donc que les parcourir en observant pendant un temps certain les vagues se briser sur les écueils. De vrais rouleaux forts appréciés par les surfeurs, paraît-il. Nous devons quitter ces vagues extraordinaires pour emprunter la route de montagne qui nous amènera sur la côte sud. Nous arrivons à un café qui surplombe de manière inquiétante la corniche : le bar « el precipio » - on se demande où ils ont été chercher un tel nom ! Vue imprenable garantie. Les voitures sont minuscules tout en bas et nous savons que nous aussi, dans peu de temps, nous serons réduits à l’état de voitures « majorettes ».
Aussitôt dit, aussitôt fait. La descente, rapide nous amène au village de Jardim do Mar. Nous avons réussi et aimé nous y perdre dans les ruelles étroites, au milieu des bananiers et des jardins exubérants qui surplombent la mer. Visite vraiment sympa ! Nous nous arrêterons un court instant à la plage de Calheta (nous ne nous y baignerons pas, il est déjà 20 heures !). Cette plage artificielle est constituée avec le seul sable qui ne soit pas noir de l’île (quand toutefois sable il y a, car la plage à Madère est quand même une denrée rare). Il est importé du Maroc. Le retour à Funchal s’effectue par la route directe, sans fioritures. La journée fut bien remplie et trouver le sommeil ne fut pas long. Jeudi
On va se reposer d’hier avec une journée sans voiture. Ce sera visite de Funchal : d’abord le marché coloré, 
  puis promenade dans la ville.
En cherchant un snack, nous y croisons « nos amis » et partageons le repas avec eux pour le plus grand bonheur des enfants. Nos chemins se séparent ensuite et nous enchaînerons par le jardin botanique.
 
Gilles craignait que les enfants ne s’y ennuient, que nenni ! Fleurs et perroquets surent déployer tous leurs attraits et le moment fut agréable pour tous.
Nous avons poursuivi ensuite avec la ville de Monte et ses jardins impériaux que Robin qualifie de labyrinthes,
son église très photographiée dans tous les guides de Madère
et ses carros de cestos, fort attrayants (mais quand même 25€ la descente par personne). Ce sont des carrioles sur patins, guidées par 2 hommes dans une descente de rue infernale jusqu’à Funchal, rue qu’ils ont d’ailleurs patinée à force de passages.
Pour nous se sera la descente du même parcours à pied et en voiture. Lucas et moi partirons à pied. Avec la pente, nos rotules en prirent un coup sans parler des décharges d’adrénaline au passage des voitures car la voie étant démunie de trottoirs il fallait se plaquer contre le mur, les pieds dans le caniveau, en croisant les doigts.
Ce soir, c’est le grand soir. Nous avions prévu un dîner madérien avec « nos amis ». A Funchal, nous nous sommes régalés, pour certains de poisson à la banane et pour d’autres, de brochettes typiques du coin. Les plats étaient copieux et l’ambiance très agréable, ce n’est qu’à 1h30 du matin que nous nous sommes quittés, après une petite dégustation de vin de Madère. Dur, dur ! Le lendemain, nous devons nous lever à l’aube pour LA grosse journée rando de la semaine, car après 10 heures les nuages envahissent les monts et le panorama en dessous.
Vendredi
Bien évidemment l’aube n’a vu personne se lever ! Il fait un temps superbe. Et bien, allons-y ! Je pars acheter tout ce qui peut constituer un pique-nique et en route pour le Pico de Ariero que nous devons prolonger jusqu’au Pico Ruivo, soit 12 kilomètres en environ 6 heures de marche. « Nos amis » sont à la plage. Ça râle dans la marmaille qui constitue l’équipe rando ! A la demande quasi générale, nous voulons repasser au marché, certains pour caresser les poussins, d’autres pour goûter les différents fruits proposés et sucer les cannes à sucre et pour moi voir une ambiance encore plus colorée le vendredi, parait-il. . Diantre, le marché est fermé, que se passe-t-il ? Tant pis, nous entamons la route de montagne. Les nuages ont déjà recouvert les cimes et la visibilité décroit avec l’altitude.
En fait de panorama, c’est un brouillard « à couper au couteau » qui nous accueille. Nous n’y voyons pas à 10 mètres. Nous décidons de poursuivre quand même jusqu’au pic, pour espérer passer au-dessus des nuages.
Rien n’y fait. Le thermomètre indique 4°C (26°C à Funchal), le vent est fort et glacial et la pluie s’en mêle - quel contraste, cela nous transporte en quelques minutes au cœur de hiver. Nous ne ferons donc pas la rando la plus populaire de l’île ! Chouette pour les uns (les plus nombreux), trop dommage pour les autres.
Les bords de route couverts d'agapanthe. Les arbres entièrement recouverts de lierre. Nous redescendons dans une ambiance morose à Funchal et repassons au marché qui est encore fermé ! Et le parking à côté aussi ! Et puis la plupart des magasins ! Et oui, on y est, c’est Vendredi Saint ! Et bien, pas de shopping .
Qu’à cela ne tienne, de retour au printemps tropical, nous décidons de musarder au sein de la vieille ville.
Alors que nous prenons un verre dans des petits bateaux aux couleurs pastel sur le bord de mer, une voix nous hèle. « Nos amis » déjeunent dans le gros bateau du même restau, à côté. Diantre, nos chemins se sont encore croisés. Le temps est superbe, nous décidons de continuer tous à la plage. Impec, sauf que le temps d’enfiler les maillots un vent bien froid fait son apparition. Du coup, le choix se portera sur la piscine de l’hôtel, à l’abri. Les enfants complotent et ce sera à nouveau et avec grand plaisir que nous irons dîner pour le dernier soir sur le sol de Madère avec nos « amis ». La soirée se prolongera dans un bar branché où nous dégusterons une fameuse « poncha », boisson typique de l’île qui s’apparente très fortement au punch. C’est fort, mais ça se boit bien ! C’est encore à 1h30 que nous regagnerons nos pénates respectifs. pour préparer … les valises . Samedi
Le retour se déroulera sans encombre avec des équipes d’enfants mixtes avec nos amis. Fini l’ambiance tropicale, retour à la grisaille. Nos deux familles se quittent sur le quai de la navette de Roissy. Ce fut une semaine très sympa et pleine de surprises. J’aurais aimé bénéficier d’un peu plus de temps pour faire tout un peu plus tranquillement et approfondir notre découverte des levadas. Pour ceux qui ne randonnent pas trop, je pense qu’une semaine c’est bien, l’île n’est pas très grande.
Ce qui m’a surpris c’est : la richesse et l’abondance de flore la quasi inexistence de faune. On s’attendrait à une multitude d’oiseaux et de papillons, il n’en est rien. Même le cheptel est rare, quelques vaches, moutons ou chèvres parsemés de ci de là. Pour finir, j’aurais aimé voir des orchidées en pleine nature puisque c’est une des spécialités de l’île, peut-être avons-nous randonné trop haut ou ne sommes nous pas allés dans les bons coins, nous n’en avons pas croisées. C’est une île surprenante, enchanteresse et au final très attachante pour qui aime la nature, les paysages sauvages et les randonnées. Si le tourisme commence à s’y développer, c’est encore actuellement un endroit très préservé vers lequel nous retournerions tous sans hésitation. Pour les amateurs, encore quelques photos de fleurs, je ne m'en lasse pas!
Voilà, c'est la fin! Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...aux_fleurs_D2562717/ | |
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| J'irais bien à la Toussaint si je ne craignais pas d'y trouver moins de fleurs qu'au printemps. Je pense que le printemps est effectivement mieux, mais je ne suis pas spécialiste de l'automne là-bas! Mais ce serait effectivement dommage de râter les fleurs! Et puis, je pense que 15 jours, c'est bien, car il y a aussi 2 îles qui sont réserves naturelles où nous n'avons pas pu aller. 
| Je sais que vous aviez trouvé un forfait vol+hôtel à un prix incroyable : vous logiez donc à Funchal, c'est ça? Oui, on a trouvé un prix incroyable, mais c'est vraiment aléatoire. Il fallait partir ce samedi là et pas un autre jour pour pouvoir en bénéficier. En fait, c'est un organisme de voyage, très bien d'ailleurs (top of travel) qui avait organisé cela, et visiblement ils cherchaient à remplir leur avion pour compléter! Nous n'avons eu la réponse que 5 jours avant le départ, pas facile à organiser! Nous logions à Funchal, c'était très bien, cela nous a évité de faire et défaire les bagages pour se réinstaller (et comme nous sommes peu familiers de l'hotel nous avons fort apprécié!). C'est une option. Parfois tu fais quand même beaucoup de route, car l'île n'est pas grande, mais fort montagneuse. Je trouve Funchal plutôt pas mal placé pour rayonner. Sinon, tu pourrais aussi loger dans 3 endroits différents: Funchal, un plus au nord et un plus à l'est par exemple. Ça ferait beaucoup moins de voiture.
| As-tu trouvé un petit guide de rando? Des cartes? Tu trouves tout cela sur place, en français. J'ai acheté le guide de rando, des fleurs (pas assez complet celui que j'ai choisi!), et le petit fûté en France (je n'ai trouvé que ça!). (je pourrais tout te prêter si tu le souhaites) Des liens, pas eu assez de temps pour préparer le voyage, j'ai un peu farfouillé sur internet, sinon dans le petit fûté: www.madeiratourism.org www.madeira-web.com www.madeira-island.com www.madeiravisit.com et d'autres! 
| PS : tu as bien fait de laisser Gilles faire joujou avec ton appareil, bravo Gilles pour les photos! en fait Gilles fait autant de photos que moi (tu imagines le supplice des enfants à chaque point de vue!), avec son propre appareil (ancien mien cela dit!), mais il a toujours la gentillesse de me laisser la part belle pour les photos (et puis en même temps c'est moi qui m'occupe de toute cette partie là!) Mais il ya toujours eu des photos de Gilles dans les autres carnets aussi Voili, voilà! | |
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Bonjour, Même réaction que les deux précédents : moi non plus je n'aurais pas pensé à Madère comme destination de vacances, mais moi aussi, je suis conquise. Comme Marie, je me laisserais bien tenter pour des vacances de la Toussaint, mais avec les mêmes réserves qu'elle ! (j'attends donc la réponse à ses questions...). Bravo pour ce récit qui a su donner des envies à plusieurs, et pour les photos, souvent très poétiques. Juste une question à propos des photos : utilisez-vous parfois un trépied, ou toutes ces photos sont-elles prises à main levée ? Une photo m'intrigue plus particulièrement : celle-ci :
A-t-elle été fortement retouchée et découpée sur Photoshop ou autre, ou est-ce un ciel livide qui lui donne cet aspect presque surnaturel ? Continuez en tout cas à nous faire partager vos voyages en images, et à bientôt j'espère pour d'autres périples. Christine
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Bonjour Christine, j'ai répondu à Marie, si tu as d'autres questions n'hésite pas! J'ai beaucoup transporté mon pied photo, mais finalement je ne l'ai utilisé qu'à peu de reprises, essentiellement pour les "torrents" ou cascades. C'est vrai que nous sommes 5, et le déploiement du pied prend toujours pas mal de temps, alors je ne voulais pas les enquiquiner avec ça! La photo des bougainvillers, c'est ma foi un peu de la chance! Elle n'a pas été travaillée, c'est juste qu'il faisait mauvais temps et que le ciel était insipide comme tu l'avais pressenti! Par contre, je dispose de 2 objectifs stabilisés, ça aide aussi! Et bien merci en tous cas pour le petit mot. Sylvie | |
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Lilie82
En vadrouille, Irlande
Photo/image personnelle du membre Lilie82.
Description de la photo/image: Le Leprechaun, personnage de la mythologie irlandaise. Ici insinuant le "pog mo thoin" irlandais...pour la signification autre que traduction litteraire de cette expression, je vous laisse faire vos recherches...:)
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