
izanora Tanger, Maroc

31 janvier 2007 à 14:12
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- Epouse moi Je n'oublierais jamais ta demande en mariage sur msn, ton visage était tellement joyeux, j'aimais tellement ta couleur caramel, tes yeux noirs, ta chemise à carreaux orange. - Oui Tu as téléphoné à Aicha, ta maman, elle a dit "c'est pas un peu rapide" puis comme tes frères et tes soeurs elle s'est tout de suite réjouis à l'idée de préparer une petite fête. Elle a tout de suite acheté le héné, et ta soeur Fatiha m'a acheté un bague en or et un kaftan. Quand mon avion a attéri à Tanger le 1er septembre mon coeur battait la chamade. Nos retrouvailles étaient électriques, torides, tendres, douces. Ton cousin Mustafa m'a offert des fleurs. Et puis il y eu cette matinée joyeuse, inondée d'amour. on a pris un petit déjeuner au dessus de tes moyens à la terrasse du café central dans le petit sook de Tanger. Il y avait ton cousin Mustafa, et ta soeur Khadidja. Je les trouvais beau, comme toi. Ta soeur était génée d'être à la terrasse d'un café, et moi je me retenais de fumer des clopes devant elle. Tu as acheter des rollers pour ton neveu Mohamed et on a pris le bus pour partir dans ton lointain village du moyen atlas. Ca a été le plus beau voyage de ma vie de voyageuse...L'amour est descendu sur nous comme une présence. "Oh Aziz, ce n'est pas moi qui t'aime, ce n'est pas toi qui m'aime, c'est l'amour qui nous aime. Ce n'est pas moi qui te désire, ce n'est pas toi qui me désire, c'est la vie qui désire vivre, tu comprend mon amour, est-ce que tu comprend ?" Tu comprenais, tu goutais comme moi emerveillé, surpris par cette présence apaisante dans laquelle, par laquelle nous vivions. 17 heures de trajet m'emenaient vers un ailleurs que je n'imaginais pas exister au Maroc. Des petits villages toujours plus petits, plus sauvages, des routes de plus en plus cabossées. On est descendu à Reech, on a bu un café. Je t'ai dit "c'est le farwest ici, j'adore!". Tu étais rassuré, tu avais peur que je n'aime pas. Le bus qui devait nous conduire à Benitajid, ton village natale étaient empli, je me suis assise sur une chaise et toi tu t'es assis entre les deux allées de chaises. On était tellement lié, tellement un, on a pleuré de cette grâce, on a juré de préserver cette amour et de toujours faire le bien pour remercier Dieu, pour que la présence ne parte jamais. Le chauffeur écoutait des musiques berberes, et moi je planais. A middle, ton cousin Lahcen attendait le bus pour nous saluer, On a continuer notre route et à minuit, sous un ciel étoilé nous sommes arrivés dans un ville farwest ou les routes sont en terre et les maisons traditionnelles toutes roses. Ton frêre Rachid nous attendait. Il a porté mon sac. Je l'ai trouvé si beau. Dans le paysage de cette nuit bleu noir se détachaient des montagnes violettes, des montagnes riches en minerais. Je n'avais jamais vu de tel paysage, et un tel paysage ne m'avais jamais vu. "Mon Dieu si c'est un rêve des milles et une nuit, ne me reveille pas, pas tout de suite, c'est si bon" J'ai aimé la maison qui t'as vu naitre, Aicha a enfanté ici, les femmes de ton village ne vont pas à l'hopital. J'ai aimé le jardin recouvert de vigne, le salon avec une table basse, des tapis berberes confectionnés par Aicha, et une petite télé. J'aimais tout, le treffle sur la porte, le carrellage de toute les couleurs, la terrasse sur le toit, la petite salle de bain ou on se lave au sceaux, tout respirait la pureté, la sobriété, la paix. Le tagine aux olives étaient délicieux, et le matin Fatiha nous préparait des crépes. La journée on se promenait dans la campagne entre champs de blé, déserts rocailleux, cours d'eau asséchés pendant qu'a'mi said, ton oncle bienveillante et ton frêre Ali oganisaient la petite cérémonie. Je ne voulais pas un mariage de vierge, je voulais un mariage semblable à celui du prophete Mohamed et d'Aicha. Alors, un lundi soir, j'ai essayé plusieurs kaftan, tu as mis un belle arbaya blanche. Ami said et Ali avait une djelabah blanche, Fatiha s'est changé plusieurs fois, Rachid et ton cousin avaient opté pour le pince et la chemise, on a égorgée la chevre... Avant d'entrer dans la piece ou l'on nous attendait j'ai eu peur..."Si je me marie devant Dieu et son messager, alors ils seront témoins, le prophete sera là, suis-je sincére ?" Oui je le suis, je suis prête. Ami Said et Ali on lu du coran. J'ai senti la présence du prophete et il a plu, dans le désert en septembre. Je me suis dit que notre mariage serait heureux. Nos tuteurs nous ont mariés, ton frêre Ali et ton cousin. J'ai accepté ta dotte symbolique : une bague en or, 200 diram, et une couverture berbere. Ton oncle a chanté des chants bédoouins à la louange du prophete, j'ai sorti mon diwan (receuil de poeme soufis à la louange de Dieu et du prophete), je les ai bleufé, il ne s'y attendaient pas... Ca y est, nous nous étions mariés tout simplement. On s'est dit que notre religion était vraimment facile. c'était le paradis ce soir là, oui le paradis était là, à nos pieds. La chevre était délicieuse. Ta soeur à mis du héné vert dans la paume de ma main, du héné vert dans la paume de ta main, et tu as sérée ta main dans la mienne. J'avais du khol et des étoiles dans les yeux, et deux petites chaines indiennes sur mes pieds nus. Le lendemain matin on a déjeuné en famille. Ton frere Ali, maladroit et adorable m'a demandé si j'avais bien dormis. Rachid m'a regardé, t'as regardé et l'on a rigolé doucement... Le lendemain nous sommes allées voir ta grande famille dans un village voisin...
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
(Ce message a été modifié par izanora le 2 février 2007 à 10:07.)
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