
Gabriela74
Nouakchott, Mauritanie
29 septembre 2006 à 10:51
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Bonjour, Je vous donne mon expérience avec des enfants, puisque j'ai emmené les miens (5 et 3 ans) 6 mois en Mauritanie, notamment vers Terjit,Choum et Oualata. Paludisme : vous pouvez oublier, sauf si vous séjournez au sud de la route de l'Espoir. Mais n'oubliez pas les moustiques. Scorpions : Nous n'en avons pas vu un seul en 6 mois, mais bon, je dirais qu'une fois peut suffire pour que ce soit grave si vos enfants sont allergiques. Nous avions pris un kit d'urgence (Solupred+Anapen+ventoline). Apparemment c'est surtout dans les oasis, sous les troncs pourris par exemple, qu'on croise des scorpions. Soleil : il faut être prudent, bien sur, mais ce n'est pas un problème majeur, tout simplement parce qu'on ne peut pas rester au soleil, il y fait trop chaud. Eau : pas de souci majeur, on trouve de l'eau minérale partout. L'eau des forages est souvent bonne... à la source, ensuite ça se complique. L'eau des puits, je ne vous la conseille qu'en thé. Par contre, difficile d'éviter le srig (eau+lait) de bienvenue. Nourriture : soyez bien certaine que ce sera votre problème n°1. Vous aurez un changement de régime (très peu de fruits, pas de produits laitiers, et abus de thé pour les adultes) doublé d'une hygiène souvent rudimentaire dans tous les endroits où vous mangerez, que ce soit dans les restaurants ou chez l'habitant. Je ne vous parle pas de chaine de froid : les produits sont souvent congelés/décongelés. Pour les adultes, ça finit par une simple tourista, quand on n'est pas habitué. Pour les enfants, il faut faire plus attention, car ils se déshydratent alors très très vite dans ce pays où, facteur aggravant, il fait souvent plus de 40°. Sinon il y a un risque non négligeable d'attraper des amibes, d'après ce qu'on a pu voir avec les autres familles rencontrées, ça vaut la peine d'emmener quelques antibiotiques adéquats. Avec nos enfants, nous sommes restés deux mois à Oualata et la seule solution fiable que nous avons trouvé a été de toujours préparer la cuisine nous-même, et de tout cuire bien sur. J'ajoute que la gastronomie de brousse est... comment dire... dépouillée, cela dit nos propres enfants n'ont jamais fait les fines bouches devant le sempiternel couple riz-chèvre (ma fille appréciait particulièrment la tête de chèvre). Bon voyage. Patrick
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