
Muhammad France
30 janvier 2008 à 13:15
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YOGJAKARTA Je me doutais depuis qu’il avait été évoqué que ce voyage tous ensemble allait être source de " conflits ". Je craignais surtout que les centres d’intérêts de ma belle-mère et de ma belle-sœur soient totalement différents des nôtres : je les voyais gros comme une maison filer vers les tempat rekreasi chères aux Indonésiens, or, j’étais sûr que ces lieux dédiés aux sorties familiales du dimanche ne satisferaient surtout pas mes parents. Généralement, les tempat rekreasi sont noires de monde, sales, et assaillies par des marchands certes sympathiques mais qui réduisent un endroit autrefois sans doute intéressant à un simple prétexte commercial. Néanmoins, je ne pouvais pas refuser à mon épouse ces quelques jours en sa compagnie pour des raisons que les lectrices, j’en suis sûr, comprendront. Les lecteurs mâles célibataires devront peut-être un peu se gratter la tête, mais passons…Donc, nous partîmes à neuf personnes en comptant le petit Bill (3 ans). Ma femme voulait à tout prix aller à Bali, mais je réussis in extremis à trouver un compromis et à emmener la petite troupe à Yogja. Le voyage se passa sans encombres. Les Indonésiens cachèrent leur terreur au moment du décollage, et osèrent regarder par le hublot (il fallut vraiment les forcer ! ) à 20 minutes seulement de notre destination. Dès que mes beaux-parents comprirent que ces traînées blanches qu’ils voyaient sous l’avion n’étaient pas des volutes de fumée consécutives à des feux de forêt (" Mais comment est-ce possible ? Nous survolons la mer, non ? " s’inquiétait mon beau-père) mais des nuages de basse altitude, ils ne décollèrent plus leur visage de la vitre. Je crois que l’avion aurait pu rentrer à Bornéo direct, mon beau-père aurait eu déjà matière à impressionner ses amis de la mosquée. A Yogja, je dégottais un petit hôtel dans le quartier de la gare, dans une cour intérieure. La première nuit, nous ne nous rendîmes pas compte de l’état de délabrement dans lequel il était et passâmes une nuit correcte. Par la suite, les chambres devraient progressivement tomber en morceau, des insectes minuscules et voraces infestaient les matelas (les Kepinding, je ne connais pas la traduction), et le dernier soir, un rat énorme s’invita dans la salle de bains de la chambre de mes parents pour tout dévaster et manger savons et dentifrice. Le plus étonnant était encore le comportement du staff de l’hôtel : sympathique certes, mais occupé la plupart du temps à dormir, regarder la télé, voire balayer le parking, soit ne rien faire. Mais bien sûr, ma belle-famille s’en contenta, les Indonésiens d’extraction modeste étant en général beaucoup moins compliqués que nous autres, les blancs, râleurs et jamais contents plus souvent qu’à leur tour. Quoiqu’il en soit, dès les premiers instants à Yogja, je sus que mes pires craintes étaient fondées : je brûlais d’aller faire un tour en ville, mais les Indonésiens du groupe se déclarèrent fatigués et désireux de passer la journée dans leur chambre… pourtant, il n’était qu’une heure de l’après-midi ! Je partis donc seul avec mes parents le long de la fameuse rue Malioboro. Bon. Au bout de cinq minutes, nous étions déjà gavés, las des guides bidons, des magasins et des propositions d’achats. Nous aurions été seuls, nous aurions filé en campagne dès le lendemain ! Mais il allait falloir passer quatre jours ici ! Le lendemain, nous allions comprendre que les alentours du Kraton étaient encore pires que tout le reste. Personnellement, visiter ce palais m’intéressait très moyennement. Je réussis à faire faire à mes parents de plus en plus découragés un petit tour agréable dans des ruelles et des rues piétonnes calmes et charmantes. Plus tard, nous allâmes visiter le zoo (pitoyable, sordide, détruit par les tremblements de terre) et le fameux musée d’histoire naturelle désormais célèbre chez les naturalistes bas-normands pour ses collections en voie de putréfaction avancée et sa guide certes très sympathique mais totalement incompétente… à la limite, allez-y, pour vous marrer ! La brave dame présenta le rostre d’un poisson-scie comme un morceau de mâchoire de requin géant, des papillons moisis comme un nouvel arrivage de Sulawesi daté d’il y a quelques jours, un python vert fluo de Papouasie comme un serpent magnifique mais au venin mortel… et j’en passe. C’est drôle, j’avais passé une semaine à Yogja il y a six ans, dans un squat d’artistes-punks en banlieue, et j’avais trouvé la ville beaucoup plus intéressante… Les Indos, de leur côté, cumulent les achats en série et les petits tours en carrioles. Seul mon beau-père se montre curieux de voir autre chose que des boutiques souvenirs. Enfin, en naze total, je réussis à faire acheter à mes pauvres parents des batiks hors de prix (dans un atelier d’artistes qui n’a pas l’habitude de vendre et qui ferme demain " alors dépéchez-vous oui vous pouvez payer avec la carte bleue "), mais bon, votre brave serviteur se fait avoir même sur le marché de sa bonne ville natale en France, alors… BOROBUDUR Fort heureusement, trois excursions vinrent égayer ce séjour. La première, inévitable, à Borobudur – Prambanan… hum… certes… Nous nous garons sur le parking immense du temple de Borobudur. A peine descendus de la voiture, des vendeurs et des vendeuses se précipitent sur nous… Ma belle-mère cède au bout de vingt-deux secondes, ma belle-sœur un peu plus rapidement. Comme mes parents sont des gens biens, l’insistance de ces malheureux ne les énerve pas, mais les émeut terriblement. Perso, je m’englue dans cette empathie qui fait bien mal, j’en ai la larme à l’œil de voir ces centaines de prolos repartir bredouilles… pauvres gens, dans leur situation, garderais-je le sourire, est-ce que je ne céderais pas à la violence contre ces foutus touristes vingt fois plus riches ? A l’entrée, mes parents payent le prix WHITE PEOPLE. 11 euros. Puis, nous pénétrons dans l’enceinte du monument. Je grimpe les marches jusqu’au sommet, quatre à quatre, comme un idiot parce qu’il paraît qu’il faut le gravir en tournant, niveau par niveau, dans le sens des aiguilles d’une montre. Mais étant totalement inculte quant à l’héritage bouddhiste à Java, je ne ressens aucune émotion particulière… juste un joli tas de pierres bien abîmé par les pillards et la corrosion. Bien sûr, si je découvrais ne serait-ce qu’une seules des statues d’ornement dans un coin de forêt reculé, ce serait autre chose, mais là, le fait que ce temple immense soit ainsi bradé lui fait perdre à mes yeux tout son charme. Ma belle-famille est cependant ravie et prend des photos sous tous les angles. A Prambanan, nous décidons tous les trois, mes parents et moi, de profiter du chauffeur pour faire un petit tour loin du site touristique principal. Mais surprise, même les petits temples font payer le prix fort. Je sais que de nombreux occidentaux acceptent cette différence tarifaire, mais là, pour le coup, nous sommes en rogne, nous finissons par une brève ballade dans un joli petit bled de montagne. Le paysage est aride, les grands arbres de Bornéo nous manquent. Deuxième excursion : les alentours du Merapi. Le plus impressionnant fut ce village englouti sous la cendre. Un lieu de mort et de désolation au pied du volcan. Il fait glacial. Ma femme est toute surprise : " un volcan c’est plein de feu, alors pourquoi fait-il si froid ? " he he he, je l’aime ! Des villageoises rentrent chez elles en transportant sur leur dos des ballots d’herbe. Ma mère saisit l’occasion de pratiquer son bahasa indonesia sommaire, et désignant l’herbe demande : " makan ? " (" manger ? "). La vieille femme n’est pas bête à manger du foin : elle file, vexée. Puis, nous ratons de peu le vieil homme chargé par le sultan de surveiller les colères du Merapi. Celui-ci vient de quitter sa demeure. Dommage. Nous poursuivons vers une tempat rekreasi réputée, Kaliurang. Ma belle-famille reste près des boutiques et dépense son argent. En vingt minutes, nous (les trois français s’entend) grimpons jusqu’au point de vue. Le chemin est tapissé de papiers gras. Quand la montagne et la jungle deviennent plus belles et plus sauvages (au point de vue, les détritus s’arrêtent net !), il est l’heure de redescendre. Notre guide, un homme adorable et prévenant, cherche à concilier les goûts des deux familles et nous conduit à l’orée de sentiers de randonnées. Inintéressant pour mes beaux-parents (d’autant que le Merapi est masqué par les nuages !), frustrant pour nous qui voudrions bien nous y aventurer ! Ras le bol de faire de la bagnole ! Heureusement, le guide finit par nous inviter chez lui pour nous faire goûter ses salaks maison… (à ne pas confondre chers amis de Lombok, avec les Sasaks, qui sont des êtres humains, et non des fruits ! Ce bon Sumanto (le cannibale) est tout de même une exception culturelle à Java…) Troisième excursion : La plage magnifique de Parangtritis. Battue par les vents. Des rouleaux énormes. Une marche de quatre heures le long de la plage. Une vraie bouffée d’air pur. Nous regrettons terriblement de ne pas avoir visité les plages plus à l’est… Mais il est temps de quitter Yogja, pour Jakarta, en train. Mes beaux-parents rentreront à Taranga, tandis que seul, j’accompagnerais mes parents, las du tumulte de la ville, pour leurs derniers jours en Indonésie.
VERS LA COTE SUD Dans mes souvenirs, la deuxième classe était relativement protégée des vendeurs et des mendiants de tous poils. Dans mes souvenirs aussi, si d’aventure on ne voulait rien acheter, cela ne posait pas de problèmes particuliers : c’est vrai, les gens sont tellement polis avec les touristes, tellement souriants malgré leur pauvreté. Et bien je me mettais le doigt dans l’œil jusqu’au coude (ce qui est assez douloureux). Je refusais à mon épouse la première classe (pour 9 personnes la différence de prix est conséquente, oui, c’est bibi qui paye !), et lui assurais que tout aller bien se passer. Les deux premières heures ne me firent pas mentir : peu de passagers, une aération naturelle agréable (je couvais déjà un gros rhume), et surtout, les paysages sublimes du centre de Java… tels ceux que j’aurais voulu faire découvrir à mes parents ! Nous roulons donc vers Jakarta passablement frustrés. Au bout de deux heures donc, un travesti ouvre le bal en chantant le hit dangdut du moment (KUCING GARONG), et des vendeurs et des mendiants prennent peu à peu le train d’assaut. Bien entendu, notre petite monnaie à tous les neufs fondit comme neige au soleil. Aux alentours de Cirebon, nous n’avions plus que des (relativement) grosses coupures. C’est à cet instant qu’une bande de jeunes particulièrement tapageurs choisit de monter dans le train. Les gosses balayaient sous nos pieds sans nous demander notre avis, pulvérisaient du déodorant à trente centimètres de nos visages, puis tendaient la main. Bien entendu, nous n’allions pas leur filer des gros billets… Comme ils ne voulurent pas comprendre que d’autres qu’eux étaient passés par là, ils versèrent dans une agressivité parfaitement déplacée, lançant des vannes en Javanais (aucun de nous ne comprenait leurs âneries), se tapant sur la gueule, hurlant… franchement, je commençais à serrer les poings : Moi, Momo Ali, me faire marcher sur les pieds par 5 crevettes ! Ma femme me chuchotait de ne surtout pas leur rentrer dedans, que cela pourrait tourner au tragique en quelques instants. Il faut dire que j’avais déjà été impliqué une bagarre générale dans une gare à Bandung (du simple fait de ma présence, une histoire de fous !), et que j’avais été surpris de voir soudainement le nombre de mes assaillants se démultiplier et leurs mains s’armer de pierres et de couteaux en moins de temps qu’il n’en faut pour mourir : aussi, je voyais très bien ce que mon épouse voulait dire ! Heureusement, les jeunes types finirent par se lasser et nous arrivâmes jusqu’à Jakarta sans trop de moments de tension supplémentaires… Mes parents me demandèrent plus tard si, par hasard, ces sales gamins ne se seraient pas moqués de nous. Je n’avais pas voulu les inquiéter inutilement, et ils n’avaient rien remarqué ! A Pasar Senen, la gare de Jakarta, nous nous séparâmes en deux groupes au milieu des chauffeurs de taxi qui se demandaient le pourquoi de telles effusions. J’avais constaté à de nombreuses reprises que finalement, les plus vulnérables en Indonésie n’étaient pas tant les touristes, mais plutôt la population locale. Même en des lieux que je ne connaissais pas, j’avais dû toujours guider ma belle-famille, m’occuper d’eux, surveiller leurs affaires… Leur seule revanche fut de me faire répéter jusqu’à plus soif (les grosses ficelles du comique de répétition) le prix que mes parents payèrent pour leurs batiks… on se fait plaisir comme on peut, hein… Après une nuit dans un hôtel plus que confortable (Ibis Slipi), nous nous mîmes en route vers Ujung Kulon, le parc naturel face au Krakatao (célèbre volcan dont INDOCHINE chanta les mérites, non sans l’avoir au préalable situé à l’EST de Java…), via la route de la côte sud. Pour la première fois, mes parents goûtèrent aux joies des transports locaux sur route. Pendant plusieurs heures, aucun indonésien n’essaya de nous adresser la parole, intimidés par notre conversation en français. Je compris mieux dans quel enfermement pouvait voyager un groupe d’amis, même routards, et comment il était facile de passer quelques mois à l’étranger en passant complètement à côté des habitants du pays ! L’idée que voyager économique (transports et hôtels les plus cheap possibles) garantit d’être au plus prêt des gens est une belle ânerie… ce qui compte, c’est l’ouverture d’esprit, les facultés de décentration, la capacité à penser autrement que depuis son petit nombril. On peut très bien exceller dans cet exercice depuis un logement décent et dans des bus climatisés. Evidemment, on se prive peut-être d’un peu de pittoresque, mais… qu’est-ce qui est vraiment pittoresque après tout ? Au terme de six heures de voyage, nous arrivâmes à la station balnéaire de Pelabuhan Ratu (" le port de la reine ", il y a des dizaines de ports qui portent ce nom en Indonésie). Mes parents ne sont pas trop rassurés par les motards qui tournent autour de nous, insistants, j’ai beau leur dire de ne pas s’en faire, l’apparence des types n’est pas pour les rassurer. Je ne sais pas trop où aller. Une chose est sûre, nous ne voulons pas séjourner ici : la plage est très laide. Nous grimpons dans un mini van qui nous emmène à une heure de là, dans un bled (Cisolok) où il faut attendre un bus pour un autre village où il faudra reprendre encore un autre bus pour arriver à la ville avant le parc. Hum, compliqué cette histoire. D’après les villageois nous sommes encore à dix heures de route du parc. Ce qui veut dire que nous pourrions éventuellement y arriver à la tombée de la nuit, y passer trois jours, puis se retaper une journée complète de bus jusqu’à Jakarta. Nous sommes claqués, saoulés par les transports et les deux grosses valises que se trimballent mes parents (je n’ai pas réussi à les convaincre de prendre un sac), et mon rhume m’a tout de même bien sonné. Nous décidons de passer la nuit ici. Les locaux nous conseillent deux hôtels : le premier est très cher, beaucoup de blancs y séjournent, c’est un ensemble de villas climatisées à vingt mètres de la plage, le second est à un prix plus raisonnable, mais juché sur une colline… De toute façon, nous avons le temps d’essayer celui-ci. Nous y allons en moto et découvrons une construction en bois étrange, une maison alambiquée, construite sur quatre niveaux, toute en tourelles et en sculptures dayak ( ! Que viennent faire des Dayaks au sud de Java ! ? ?). Le coup de foudre est immédiat. Nous craignons juste le bruit d’autres occupants éventuels car les murs ne sont guère isolants, mais le staff indonésien, l’architecte (un javanais ayant résidé 25 ans à Sampit, au Kalimantan, ce qui explique les sculptures), sa femme et un vieil homme, nous assurent que nous sommes les seuls occupants. Pour deux fois 9 euros par nuit nous occupons deux grandes chambres spacieuses, avec fenêtre sur une baie magnifique… le paysage est à couper le souffle ! Mais… " Souci " N°1 : ça n’est pas un endroit où l’on reste juste une nuit… nous annulons donc notre visite à Ujong Kulon. De toute façon, ni les uns ni les autres n’avons envie de retourner crapahuter dans la jungle pour le moment. Souci N°2 : Il n’y a aucun restaurant dans les environs. Juste quelques épiceries. Je n’irais pas jusqu’à dire que le régime nouilles en sachet pendant trois jours matin – midi et soir nous aura gâché notre séjour, mais si, en fait, on peut l’écrire ! Souci N°3 (alors que bon sang, nous sommes dans un lieu d’exception ! ! !) : la plage, ça va cinq minutes. Pour mes parents, cet endroit est loin d’avoir le charme et l’intérêt de Bornéo. D’autant que les gens ne sont pas très accueillants : froids, intéressés, ils gardent leurs distances. Les petits commerçants cherchent à profiter de nous un maximum, sauf un jeune couple sympa. Je n’ai rencontré ce type de comportement que dans des lieux fréquentés régulièrement par les touristes. Ailleurs en Indonésie, pour les denrées de base, les prix peuvent être arrondis au chiffre supérieur, mais jamais du simple au double ! Mais les gens de ce village ont sans doute eu des rapports sans concession avec les occidentaux des villas. Un type me confie qu’ " il apprécie de parler avec les étrangers quand ceux-ci sont polis et accessibles "… un sous-entendu qui en dit long. D’ailleurs, de tous les anglo-saxons qui résidaient là, dans les villas, pas un ne daignera nous saluer…
A part ces désagréments, le séjour est agréable. Mais au bout de trois semaines en Indonésie, il est temps pour mes parents de rentrer en France. Mon père supporte de plus en plus mal la nourriture (mais il fit un bel effort ! Trois semaines passées sans pause pizza, sans régime de faveur !) et le manque d’hygiène… Je me désole d’avoir aussi mal organisé la fin de leur séjour, d’avoir sous-évalué les distances : nous regrettons amèrement de ne pas avoir approfondi notre visite des alentours de Yogja, mais d’un autre côté, notre présence dans le train et à l’arrivée à Jakarta a rassuré ma belle-famille. Il aurait été fou de repartir à Yogja le lendemain. Aussi, j’accompagne mes parents jusqu’aux portes de l’aéroport, et les laisse repartir seuls, comme des grands, pour la France, la tête pleine de souvenirs impossibles à partager…
Carnets de voyage... http://voyageforum.com/voyage/chez_les_dayaks_ibans_kalimantan_ouest_borneo_indonesie_2001_D1521726/ http://voyageforum.com/voyage/sur_dos_crocodile_–_aventures_l’ile_simeulue_aceh_indonesie_D1504080/ http://voyageforum.com/voyage/mes_parents_borneo_java_indonesie_D1502618/
(Ce message a été modifié par Muhammad le 13 février 2008 à 5:14.)
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