
Anàssa
Italie
Photo/image personnelle du membre Anàssa.
7 février 2007 à 5:21
Message 219 de 294
Consulté 438 fois
Signaler ce message aux modérateurs
Haut de la page
|
Rebonjour Hery ou Monsieur (comme tu veux), Je vois que mes messages t'ont autant énervé que les tiens m'avaient irritée... "Pas des uniques guarantes ... Une autorité entre autres. As-tu entendu parler des « parents » qui sont aussi une autorité morale (indépendante de leur confession) ?! " (J'ai fait une erreur d'orthographe, j'aurais du écrire "garantes"). Quand tu écris : "Mais je ne suis pas DU TOUT d’accord qu’en Allemagne, un, deux enfants sont trouvés morts, cachés au réfrigérateur, enterrés n’importe où semaine par semaine ... Vu ainsi, je le trouve bien qu’il existe une instance morale comme les Eglises catholique et protestante (avec toutes leurs faiblesses qu'elles ont) ..." il apparaît uniquement deux éléments, mis en opposition. Des meurtres d'enfants et la morale incarnée par l'Eglise catholique et protestante. Sur Lessing (Gotthold Ephraïm XVIII° s, pas Doris)... j'avais vu une représentation de Nathan le Sage, puis j'avais lu le texte. Ce que j'en ai retenu est l'image d'une coexistance possible et pacifique entre les trois religions du livre. Je l'ai mal interprété ? Alors quand je lis : "Nous vivons à l’Occident, nous sommes l’Occident ... Nous avons passé les lumières (contrairement à l’Orient) et vivons donc la tolérance" j'imagine que tu établis un lien direct, évident entre les Lumières et la tolérance... Mais comme entre les Lumières et nous, aujourd'hui, il y a tout ce que nous appelons le XX° siècle qui est très loin d'être "lumineux", je te fais remarquer que l'héritage des Lumières (raison, tolérance...) est très fragile. Que ce n'est pas un acquis définitif et qu'il doit inlassablement être défendu. "L'Eglise catholique n'a pas pris une position claire pendant les années nazies ... c'est assez compréhensible, non? ... "Pour toi, oui ... Tes tentations désemparées de mettre l'Eglise à la proximité des fascistes, nazis ou autres réactionnaires, de lier le catholicisme avec une idéologie n'importe quoi ... ton problème. Madame, il faut séparer pas mélanger tout; à la fin, ce potpourri (l'institution Eglise, des institutions politiques, la religion, idéologies politiques) doit preuver la monstruosité de l'Eglise catholique. Pour vomir ... " Il est curieux que tu n'aies repris que la première ligne de mon paragraphe. Je disais qu'il n'était pas très étonnant que l'Eglise n'ait pas eu une position très claire vis à vis des actes les plus excessifs des nazis quand on constate la façon dont elle a organisé la haine envers la communauté juive pendant des siècles. Je ne vois pas comment on peu nier cela. Les premiers débordements de Paul de Tarse, l'accusation de déicide par jean Chrysostome, l'iconographie, les actes (ma grand mère me racontait que dans son enfance il était encore d'usage qu'un Juif se présente le jour de Pâques pour se faire publiquement gifler). Je dis simplement que quand on organise ce genre d'univers mental, il ne faut pas ensuite s'étonner de certains résultats, et que je trouve la contrition de l'Eglise bien faible (voire malhonnête quand il s'agit de mettre un Carmel à Auschwitz ou de canoniser Pie XII) au regard de sa faute. Je n'ai rien dit sur Mobutu, et je doute que Migrador apprécie de se faire traiter de "mon combattant M.". je lui laisse le soin de te répondre sur le sujet... Pour ce qui est de mes excès de langage... Oui, je ne peux pas dire que j'en suis fière, mais j'assume. Tu sais ce que c'est ? De la colère... je tourne en dérision et je ris. Parce que si je garde ça à l'intérieur cela va se solidifier en haine, qui est un sentiment autrement plus dangereux que la colère. Quant à la messe...j'y suis allée il y a une quinzaine de jours. J'y ai vu des hommes se dessiner à plusieurs reprise sur le visage un instrument de supplice en répétant amen. Ils n'étaient pas entrés depuis dix minutes qu'ils étaient déjà à demander la "pardon de leurs fautes". Ils répétaient, lobotomisés, le Credo sous la houlette d'un de leur semblable. Ils s'agenouillaient devant une icône de bois. "sacrifice", "faute", "douleur" résonnaient inlassablement dans l'espace. Eh bien, je trouve cela infiniment aliénant. Ce n'est pas en décérébrant ainsi les individus que l'Occident fera face sainement, rationellement, aux problèmes qui le touchent. PS : sur le Vatican et la tour Eiffel, j'ai fait une erreur dans le choix du mot. "Mettre sur le même plan" aurait été plus juste que "comparer".
(Ce message a été modifié par Anàssa le 7 février 2007 à 5:32.)
|