
Helio
France
16 août 2005 à 6:52
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Morceaux choisis, réflexions du voyage en Italie
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les vacances deviennent peu à peu une esquisse sans nul semblable, érigées de couleur. la vie est active, bruyante. elle est l'apanage d'un sud que je connais, qui est inoubliable. l'auberge m'a "offert" un toit, 4 murs et un sol où me reposer. tout, l'espace de qq jours, fut privé de miroir. l'assurance de conserver de beaux souvenirs. le voyage, déjà, est à son paroxisme. il atteint du bout des doigts une dimension tte puissante. il restera ces lieux que l'on visite, que l'on saisit d'une joie indéfectible. il demeurera le magma mystérieux de ttes ces personnes qui, le temps d'un souffle, ont résidé en nous. l'aventure est un soleil ardent jamais connu encore. elle est un bouquet d'odeurs et de saveurs. de parfaites réminiscences. pénétrer l'obscurité d'une ville est à coup sûr la détester. faute de repères diurnes, elle s'engouffre en nous. pauvres âmes perdues au dédale de rues inconnues! attendant de s'etre fait au détail de chaque batiment du composite. la nuit se charge de dissoudre craintes et remous. elle endort l'esprit un temps apeuré. l'aurore se lève... Rome l'éternelle étend son oriflamme et tutoie chaque monument. aux vestiges antiques se mêlent des habitations délabrées, insalubres et populaires, faisant de la cité une solution exquise. mais tôt, quel ennui percois-je! mes journées st blanches, sales, je déambule au-delà de tte rue. les yeux ne captent plus rien si ce n'est la désespérance d'évoluer dans un monde antithétique. les églises st chargées d'or qd le peuple meurt sous un soleil d'ébène. le voyage n'existe plus. il est ces gens que je rencontre, qui me remplissent de leur vécu. nous sommes une jeunesse éprise de changements et d'horizons lointains. parce que la route nous tient en ses filets, nous existons. le séjour n'est pas ce que j'attendais mais chaque rencontre m'a bonifiée. toutes ces routes... tracées d'intensité. le voyage s'échappe, prend fin. je rentre. je ne voulais point cela, une boue de touristes, des oeuvres, qui, sous l'effet de carences, m'apparaissent loin. très loin. l'aventure, hagarde, m'appelait. je ne l'ai point écoutée, lui préférant la culture et les conventions. je ne désire à présent rien d'autre que le vent. Elise [ ---- tjr un crayon greffé au fil des doigts----- ]
Galathée
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