
Anàssa Gascogne, Italie
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5 avril 2008 à 4:45
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Dobar den, alors Ton long paragraphe semble confirmer mon interprétation, le voyage devrait être réservé à ceux qui ont "les poches pleines", exit les étudiants fauchés avides d'aller voir comment ça se passe ailleurs, les nomades dans l'âme qui se débrouillent comme ils peuvent pour assumer leur choix... que vive l'industrie du tourisme. Je trouve cela très triste, très étroit, pervers même car gommant la diversité de la réalité. Pour en venir à ma façon de voyager, puisque tu envisages de me trouver "faisant la manche" ou que nat7 prétendait que je voyage "en pauvre", quelques mises au point... Je voyage comme je vis, modestement (je convie ici le grand Jean qui l'a si bien exprimé : " La Parque à filets d'or n'ourdira point ma vie ; Je ne dormirai point sous de riches lambris ; Mais voit-on que le somme en perde de son prix ? En est-il moins profond, et moins plein de délices ? Je lui voue au désert de nouveaux sacrifices. Quand le moment viendra d'aller trouver les morts, J'aurai vécu sans soins, et mourrai sans remords."). Je dors toujours dans la même gamme d'hôtel, moyens, quel qu'en soit le prix. Lorsqu'il m'est arrivé de dormir dans des hôtels de bonne catégorie je m'y suis mal trouvée. Leur clientèle m'a ennuyée. La clim, asséchant la moiteur des corps, m'a déplu. Leur silence insonorisé ne m'a guère convaincue. Le bonheur s'est un chambre dépouillée dans laquelle la poussière dessine les rayons du soleil, la rumeur de la rue qui bourdonne, les éclats de voix et les bruits de pas d'un bâtiment habité... J'ignore à qui profite l'argent que je laisse, je préfèrerais que ce soit aux habitants du pays, mais honnêtement je m'en moque un peu. Je ne me sens au fond investie d'aucune mission. J'achète très peu ici ou ailleurs. Si je me trouve dans un pays où la coutume est le marchandage, j'évalue de prix que je suis disposée à payer pour l'objet convoité, je prends le temps, l'affaire se conclut ou pas, peu importe qu'elle soit ou non à mon avantage. Je ne demande pas l'hospitalité, mais si on me l'offre et que je la sens (question d'instinct), je l'accepte sans me poser 4 376 cas de conscience. Voilà... Catherine
Ce sont les rêveurs qui changent le monde, les autres n'en ont pas le temps. A. Camus
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