Salut Stef,
Je ne voudrais pas gâcher ces premières impressions, mais juste appoter quelques commentaires à tes premières impressions
Les premières impressions sont importantes, mais parfois trés étranges: quand je repense au premiers jous passés à Kathmandu, c'est comme si j'avais été dans un autre lieu, une autre ville, un autre pays... Ce n'était pas le Népal, c'était juste ailleurs.
J'ai passé 5 mois au Népal en tant que bénévole dans un orphelinat. Le Népal que tu décris n'est pas celui que je connais, que j'ai appris à connaître, c'est celui de Thamel et de ses alentours, là où il y a presque autant de touristes que de népalais. Au début d'un voyage, lorsqu'on découvre tout juste un pays, on se méfie de tout et surtout de tous... Les népalais "cheater" que tu décris sont ceux de Thamel, éliogne toi un peu, et ne te méfie plus, tu verras qu'il n'y a aucune mauvaise intention des népalais qui t'aborderont, seule l'envie de vouloir être gentil et d'échanger. Une de mes erreurs dans les premires temps de mon séjour au Népal a été de me méfier de tout le monde, au point de presque rejeter certaines personnes, je sais maintenant presque sûre que je suis passée à côté de trés belles rencontres. Mais ça fait parti des premiers pas dans une ville ou un pays, on ne connaît pas, on a tout à découvrir, alors forcément on fait des erreurs. Aprés, on commence à cerner un peu plus les gens, les lieux..., et on apprécie chaque moment, chaque rencontre 1000 fois plus que si on était dans notre pays, tout devient extraordinaire... dés qu'on ne se méfie, tout est formidable; on comprend que si, alors qu'on marche seule sur une route de campagne, une voiture, 4-5 personnes à vélo, et encore plus de gens à pied te demandent si tu as besoin d'aide, ce n'est pas par malveillance, par opportunisme, seulement par gentillesse (qui est le mot qui définit le mieux le peuple népalais)...
Quand on est habitué, quand on appartient au pays, on est chez soi partout, et on se sent bien partout, même dans les endroits que l'on détestait le plus au début, car on fait parti de l'endroit. J'aller le moins possible à Thamel, car je n'aimais cette ambiance "occidentale", où tout et tous nous rappelent qu'on vient d'ailleurs, qu'on est étranger à ce pays, qu'on est touriste. Aprés quleques temps, je me sentais même chez moi à Thamel, je me rappelais que j'étais française, mais sans me sentir étrangère... Bien souvent je me suis surprise à me rappeler que je n'appartenais pas à ce pays. C'est une des raisons pour laquelle j'ai choisi d'être bénévole à long terme.
Mais c'est vrai qu'à force de s'habituer à tout et d'appartenir à un lieu, on oublie toutes ces sensations de début de voyage, ces sensations délicieuses de la découverte. C'est pour ça qu'il ne faut que tu ne perdes rien de ces premiers jours à Kathmandu, que tu te nourissent de tous ces instants délicieux...
J'espère que tu n'auras pas vu dans ces lignes de critiques de ma part, je voulais juste apporter quelques remarques avec mon expérience comme exemple...
Bonne route.
Lise Marie
PS: si tu restes un petit moment à Kathmandu, tu peux aller visiter l'orphelinat dans lequel j'étais bénévole, ils se feront un plaisir de t'accueillir: ncwsc@wlink.com.np; 5541157