
Patrickn
Thetford Mines, Québec (Canada)

6 juillet 2006 à 23:52
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Notre expérience dans un orphelinat du Guatemala
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Abandonnés et maltraités 45 JEUNES ADOPTÉS POUR L'ÉTERNITÉ Dans ce centre d’accueil pour jeunes de la rue, règne une atmosphère d’entraide et de partage en dépit de leur sentiment unanime de solitude. Ces jeunes guatémaltèques ne demandent qu’un peu d’attention pour déverser leur trop-plein de vie. Un rendez-vous où l’humanité prend tout son sens. AU CŒUR DES MAYAS Enfin sortis du « chicken bus » avec nos sacs à dos encombrants, nous mettons les pieds dans la ville de Sumpango, au Guatemala. Notre première mission : trouver un centre d’accueil pour garçons âgés entre 7 et 19 ans, où nous serons bénévoles pendant un mois. À défaut de connaître le nom de l’endroit, nous demandons aux habitants sur notre passage où travaillent les Canadiens de l’organisme CASIRA. En effet, les seuls touristes qui se pointent ici viennent pour aider bénévolement les employés du centre d’accueil. Dans cette ville de 28 000 habitants, 92 % de la population est d’origine maya. Partout, le paysage est désolant, signe d’une pauvreté exacerbée : les maisons, faites de tôle et de briques, longent les rues comme une quantité incroyable de déchets. Les routes de terre soulèvent des nuages de poussière au passage des camions qui se faufilent entre les crevasses. Ici, ça ressemble aux images de Bagdad véhiculées par les médias. CRÉER SA PLACE Arrivés au centre, nous recevons un accueil très chaleureux des deux cuisinières et des jeunes. Tous délaissent leur occupation un instant pour venir nous présenter les lieux : dortoirs des garçons, les sanitaires, la cuisine, l’infirmerie, etc. Devant l’insistance des cuisinières, nous passons nos premières nuits à l’infirmerie, car l’idée de dormir sous une tente est un non-sens total à leurs yeux. Or, dès l’arrivée de l’autre couple québécois à qui ce lieu avait été promis, nous déménageons dans notre tente, sous le regard incrédule de tous. Le camping sera finalement de courte durée, car on s’est vite dépêchés à nous trouver un espace dans la bibliothèque ! Dès le premier jour, nous offrons notre aide à la cuisine, car nous souhaitons contribuer de façon concrète à la vie au centre d’accueil. Nous aidons à préparer les repas, à les servir et à laver la vaisselle. Ce sont des tâches qui peuvent sembler banales, mais qui représentent beaucoup de temps quand il y a 45 bouches à nourrir. Malgré tout, nous sentons que nous pouvons apporter davantage. Nous proposons donc au fondateur du centre deux projets : la conception et la mise en ligne d’un site Internet pour faciliter la récolte de fonds et la recherche de bénévoles, et la création d’une muraille photographique de tous les enfants. « EST-CE QUE JE PEUX VOIR MA PHOTO? » L’idée du site Internet et de la muraille ont vite gagné l’enthousiasme des jeunes. La grande majorité d’entre eux est très fière de poser devant la caméra, même si pour certains, une dentition imparfaite ou un visage meurtri rend la tâche un peu plus difficile. Nous profitons de tous les évènements pour prendre des photos : exposition de pyramides humaines, remise de diplômes, besognes quotidiennes ou interludes musicales au marimba. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Marimba) À notre grand bonheur, les jeunes nous ont vite adoptés. Ils apprécient le fait que nous allégeons leurs tâches quotidiennes, que nous allons les encourager lors de leurs parties de soccer et que nous passons, simplement, du temps avec eux. En revanche, nous prenons plaisir à les découvrir un à un par le biais de leur page personnelle sur le site Internet, à recevoir leurs tapes sur l’épaule et à blaguer avec eux dans un mélange de « franpagnol ». QU’EN RESTE-T-IL? Cette expérience si enrichissante nous a appris à être patients, à mettre nos besoins personnels de côté un instant pour servir les jeunes, pour leur permettre de jouer un peu plus longtemps. Elle nous a permis de découvrir les mille et une facettes de la vie en collectivité et de partager nos richesses matérielles et personnelles. Une expérience inoubliable. 45 jeunes adoptés éternellement dans nos cœurs. Liens utiles http://www.fundacionshalom.org http://pages.globetrotter.net/casira ------- Nous ne manquons pas de courage parce que le défi à atteindre est trop élevé, mais le défi nous semble trop élevé parce que nous manquons de courage. Patrick Nadeau Visitez nous au www.quebecautourdumonde.com
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