bonjour, Pour avoir une autre vision du pays. Afin de sortir de la succession des bazars et medersas des villes ouzbeks et profiter également d'une nature "plus enlevée" que la platitude désertique qui prévaut un peu partout, j'ai choisi de me rendre au "réservoir de Charvaq" et à Tchimgan au nord est-de Tachkent. En fait le terme "réservoir" est presque péjoratif et peu engageant. Il s'agit en fait d'un lac de montagne artificiel suite à un barrage. Il ressemble un peu à nos lacs de Serre Ponçon ou de Sainte croix. Il est vaste et proprement sublime d'un bleu turquoise tirant un peu sur le vert et entouré de majestueuses montagnes plus ou moins arides avec des tonalités tirant sur le brun et le rougeâtre. Je n'y ai vu qu'un seul grand complexe dit les Pyramides sinon le lac est très vaste et ne comprend aucun village en bordure véritablement. On y trouve cependant quelques petits restaurants le long des rares rues descendantes et même quelques plagettes pour une baignade dans une eau un peu fraîche mais très agréable. Pour se loger, la solution c'est de demander aux habitants. Pour ma part je recommande Ibrahim tél +99893 392 64 30. (A l'intersection de la route qui monte à Tchimgan en face l'épicerie) Accueil chaleureux, excellente nourriture et peu chère, grande piscine et petits studios neufs avec cuisine et sdb. Pour les prix tout est négociable et on reste dans la norme d'une bonne chambre d'hôtel. Ibrahim n'hésitera pas à vous ballader dans la région avec sa vieille Lada et notamment de vous emmener à Tchimgan. Là aussi dans les guides cet endroit est présenté comme la station de sport d'hiver des classes aisées de la capitale. En fait on est très très loin de "Courch'". Je n'ai vu en tout et pour tout qu'une dizaine de petits chalets et aucune station proprement dite. Ne pas hésiter à prendre le double télésiège de plus de 2, 5km de long qui vous ballade dans un cirque de montagnes sublimes. Paysages à couper le souffle entre décors verdoyants et montagne pelées. En haut des éleveurs de chevaux vous attendent si cela vous tente. Donc en résumé pas de medersas à visiter, pas de bazars, une nature complètement différente, pas de canicule l'été et la possibilté de vivre et discuter avec une famille ouzbek le soir entre plov et vodka. |