
zouria
mamoudzou, Mayotte
15 février 2008 à 13:00
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Bonjour, Je suis assez perplexe par ce que je lis ici. je suis métropolitaine. Ca fait un an et demi que je vis à Mayotte, dans un quartier populaire et réputé chaud. Pourtant, je n'ai jamais eu de souci. Les gens du quartier m'ont bien accueillie, ils ne me font pas de problème. Je cotoie des Mahorais et des métro au boulot et tout se passe bien. J'ai vu pas mal de choses et certaines me font penser qu'il y a des attitudes pour susciter un certain "racisme". par exemple, quand tu vas à un voulé (barbecue), et que tu te ramène avec ton fruit à pain emballé sous vide parce que celui du marché n'a pas l'emballage qui rassure, c'est sur que les Mahorais vous regarderont d'un drole d'oeil. Par contre, c'est vrai qu'il y a deux tarifications, la plupart du temps. Un muzungu risque de payer plus cher qu'un Mahorais le même produit au marché, surtout s'il a une tête de touriste. Mais, d'un certain point de vue, c'est normal. les Mahorais se connaissent et se font "des prix d'amis". En Métro, c'est pareil. c'est drole quand même. Quand on bénéficie du piston ou des avantages que nous offrent nos connaissances, on a tendance à trouver cela normal. mais quand on en est exclu, on crie au scandale. Pour le confort, j'ai tout ce que j'avais en métro, du lit au clic clac en passant par les tables, les meubles de rangement et j'en passe. En terme de loyer, je ne peux rien dire, la maison est à moi. Autre chose : les Mahorais ne vivent pas comme les métro. Ils vont à la campagne chercher tout ce dont ils ont besoin dans leur champ. Pourquoi acheter quand on connait des personnes qui ont un champ et où on peux aller chercher des bananes, noix de coco, mangues, épices, café. pourquoi acheter du poisson quand on connait des personnes qui vont à la pêche? Mais c'est sûr, tout le monde n'en bénéficient pas car comme il a été dit, il faut nouer connaissance et se mélanger. Malheureusement, beaucoup de métropolitains ne cotoient les mahorais que "par obligation" (en reformulant ce qui a été dit). Comment peut-on se plaindre après? Quand je vais au village, je passe dire bonjour aux gens que je connais et ils m'offrent toujours à manger. De plus, ils me donnent des fruits et autres choses qu'ils vont chercher. Mais pour bénéficier de cela, il faut arriver à aller vers les autres. Ce qui n'est peut être pas facile. C'est qur qu'il y a plus de racisme dans les ghettos blancs que dans les quartiers populaires. Avec moins de 1200 euros par mois, mon mari et moi vivons bien. C'est sur, on n a pas de voiture, mais il y a tellement d etaxis ici (ou des connaissances qui nous prennent en stop) que nous n'en voyons pas l'intérêt pour l'instant. au revoir zouria ------- zouria
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