
sbecker
Paris, France
Photo/image personnelle du membre sbecker.
Description de la photo/image: Népal 2007: le Makalu vu du glacier Lower Barun entre l'east col et le west col.
6 août 2007 à 9:26
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Lundi 25 juillet La première partie de mon voyage s'est achevé et c'est à regret que je quitte Julie et Valérie pour partir voir les incontournables Salar d'Uyuni et Sud Lipez. Le bus en direction d'Oruro est très confortable et la route sans être passionnante, me permet de voir le Sajama au loin. Peu avant Oruro, je fais l'expérience de mon premier "bloqueo": impossible de passer, le bus s'arrête là. Je partage alors un taxi avec un anglais et un néerlandais rencontrés dans le bus. Evidemment, leur destination est la même que la mienne: nous souhaitons tous prendre le train "Expresso Del Sur" vers Uyuni. Le petit hic, c'est que les informations fournies dans les guides comme sur certains sites internet ne sont pas toujours des plus fraiches et l'Expresso Del Sur ne part plus le lundi mais le mardi (sic). Mmmhh, que faire ? Patienter à Oruro: pas passionnante la ville malgré son impressionnant marché. Prendre un bus ? Pourquoi pas, mais quid d'un bloqueo potentiel ? Après quelques coup de fils et quelques discussions, je me lance: va pour un bus ce soir, départ à 21h ! On m'a dit que le début de la route est asphaltée: j'ai du mal à le croire vu comment on est secoués. Pourtant, quelques kilomètres plus loin, quand le bus s'engage sur la piste, force m'est de reconnaître que la route devait être asphaltée... ! Mardi 26 juillet Le bus arrive entre 03h et 04h du matin à Uyuni. Il est trop tard pour aller trouver un hôtel et étant donné la réputation du froid d'Uyuni, je choisis d'imiter la plupart des occupants du bus à savoir rester à roupiller (ou du moins à essayer de roupiller) tranquillement dans le bus en attendant le lever du soleil. Naturellement, je ne parviens pas à dormir et c'est dans ces moments là qu'on est content d'avoir un lecteur mp3 avec soi. Arrive le lever du soleil vers 07h du matin : je remarque que les vitres sont gelés à l'extérieur...et aussi à l'intérieur ;-). Cela ne veut pas dire pour autant qu'il gèle à l'intérieur du bus : il fait froid certes mais le gel à l'intérieur peut être induit par une température très froide à l'extérieur. Je suis habillé avec un simple sous vêtement polaire et une gore tex et je n'ai pas froid. Reste à sortir dehors histoire de vérifier si j'ai le même " choc thermique " qu'ont eu beaucoup de voyageurs en descendant du bus à Uyuni. C'est le moment de sortir l'artillerie, du moins tout ce que j'avais prévu d'emporter et qui n'est pas dans la soute : tee shirt synthétique, tee shirt carline, première polaire, deuxième polaire, gore tex, bonnet et gants polaires. Malgré mon équipement, la sortie du bus est un choc : j'ai pourtant connu des hivers où il faisait -10°C presque tous les matins mais je n'ai jamais connu une telle sensation de froid : phénoménal ! La récupération des bagages est problématique : je ne sais pas où est le personnel du bus et les portes de la soute sont fermées. Finalement, après quelques discussions, je me rends compte que le chauffeur du bus dort à l'intérieur de la soute. Avec un employée de la compagnie de bus, nous cognons sur la porte : rien à faire il ne veut pas se lever. Après quelques minutes d'insistance, il finit par donner les clés du bus à son collègue qui s'empresse de démarrer le bus. Je comprends alors que les portes de la soute ne sont pas fermées : elles sont simplement gelées ! Après plusieurs minutes de vrombissement de moteur, la porte s'ouvre et je recupère mes bagages. Direction les agences de tourisme d'Uyuni pour trouver un tour de 5j avec l'ascencion du licancabur. C'est clair que ce ne sont pas les agences ni les rabateurs qui manquent. En fait la plupart des agences ne proposent pas un tour de 4j mais de 3j. Elles cherchent ainsi à satisfaire les demandes de nombreux touristes qui veulent faire un maximum de choses en peu de temps et qui ont envie de minimiser le temps passé à affronter le froid du sud Lipez. Il faut que je me rende à l'évidence : il me sera difficile de trouver un tour de 5j à moins d'appartenir à un groupe déjà constitué. L'espoir n'est pas perdu puisque dans les discussions que j'ai avec les responsables d'agence, il y'a moyen de passer une nuit non loin du licancabur et de faire du stop (payant bien sûr) pour prendre un 4x4 le surlendemain à destination d'Uyuni. Malgré le surcoût conséquent, je prends cette option. Mes compagnons de voyage seront un couple brésilien et trois boliviens et nous voyagerons en compagnie du sympathique guide & chauffeur Eddie.
Nous prenons la direction du salar, non sans être accompagné par d'autres 4x4. Les arrêts sont nombreux sur le salar: sites où l'eau est en ébullition (mais froide: cette ébullition est simplement due à la remontée de gaz vers la surface), hotel de sel et enfin l'isla de los pescadores.
Après un copieux déjeuner, nous reprenons la route et traversons de magnifiques étendues désertiques avant l'arrivée au petit village de San Pedro. Mercredi 27 juillet La plupart des agences emmenent les touristes dormir à San Juan la première nuit. Le fait de dormir à San Pedro a plusieurs avantages: il n'y a pas foule aussi bien dans notre chambre d'hote que sur le début de la route le lendemain. Nous traversons le désert de pierre puis nous retrouvons les autres 4x4 aux abords du volcan Ollague.
S'enchainent alors les merveilleuses lagunes du Sud Lipez avec leur contingent de flamands roses, l'arbol de Piedra ...
... et enfin la célèbre laguna colorada.
Jeudi 28 juillet Lever très tôt ce matin vers 5/6h du matin pour rejoindre les geysers de Sol de Manana. La plupart des agences partent dans ces horaires pour permettre d'effectuer le tour en 3j. En effet, la laguna verde est le dernier des sites " classique " visités pendant ces tours et en partant à cette heure là, on y arrive vers 10h du matin. Reste alors 7 à 8h de 4x4 pour atteindre Uyuni, ce qui permet de faire le tour en 3j. Les geysers de Sol de manana valent vraiment le coup d'œil et l'oreille : l'eau chaude jailli de partout, parfois dans d'inlassables bouillonnements qui contrastent avec la température extérieure.
Quel froid ! Il n'est pas encore 8h du matin, le soleil n'a pas encore eu le temps de réchauffer l'atmosphère et j'ai les pieds gelés malgré mes chaussures et chaussettes de randonnée. Poussés par le froid, nous ne restons que peu de temps ce que je regrette. La route se poursuit jusqu'à la Laguna Salada et ses fameuses sources d'eau chaude. Cet endroit est peut être l'un des plus beau du circuit, et j'en garde un souvenir absolument émerveillé. La lagune est presque complètement gelé, le ciel d'un bleu magnifique et le soleil éclatant vient se refléter sur la glace et pénétrer les vapeurs émises par les sources chaudes. … Il faut être très courageux pour se baigner dans ces eaux. La température de l'eau est très confortable - probablement plus de 30°C - mais la température à l'extérieur doit tourner autour des -10°C. Avis aux (nombreux) amateurs… La suite du trajet nous emmène à travers de très jolis paysages montagneux dont les sommets sont parfois enneigés jusqu'au fameux Licancabur et ses deux lagunes : la laguna verde et la laguna blanca.
C'est ici que je quitte mes compagnons pour me faire déposer dans un des deux refuges du site : celui qu'on appelle " l'hotel colque ", à coté de la laguna blanca. Jamais je n'ai vu de refuge adossé à un paysage aussi grandiose et suis sidéré de voir les touristes descendant de mini-bus en direction du chili, rester de marbre. La laguna blanca et la laguna verde sont vraiment magnifiques et valent le détour : au sens figuré comme au sens propre, ce dont je m'emploierai tout l'après midi, exempté de tout passage de 4x4 puisqu'ils passent presque tous dans la matinée.
Vendredi 29 juillet Lever du lit vers 3h du matin pour effectuer l'ascencion du Licancabur. Je me suréquipe en termes de vêtements : le plus important étant la double paire de chaussette pour éviter de renouveler la mésaventure des geysers de sol de manana. L'ascension se fera entre français, mes compagnons qui ont dormi dans un refuge non loin de là sont originaires de Montpellier. Après quelques dizaines de minutes de 4x4, nous marchons particulièrement lentement en direction du sommet. A tel point que je m'emmerde assez sec et essaie de tâter le terrain auprès de notre guide pour savoir si je ne peux pas accélérer un peu le pas. Celui-ci me fournit la réponse que j'attendais à savoir qu'il faut marcher lentement en raison de l'altitude. Cela fait près de trois semaines que je suis au dessus de 3500m en Bolivie et suis à présent très bien acclimaté. Mais je reste toutefois bien tranquille dans les pas du guide par envie de rester en groupe et le fait que je sache que mes très bonnes sensations risquent de ne pas durer : le début de l'ascension s'effectue à 4500m d'altitude environ mais le sommet est à presque 6000m. Il y'a de quoi faire et l'oxygène va se raréfier peu à peu. La suite me donnera raison : au dessus de 5500m d'altitude, je cherche l'oxygène de tous mes poumons malgré le fait que nous ayons volontairement ralenti tandis que notre guide sifflotte tranquillement. Malgré le manque d'oxygène inhérent à ces altitudes, je n'ai aucun signe de mal des montagnes, pas même un petit mot de tête. Ce qui n'est pas le cas de deux de mes compagnons d'ascension en particulier pour l'un deux qui a des envies de vomir caractéristiques d'un MAM important en cours de développement…pas sûr qu'il atteigne le sommet. Pourtant, il parvient à grimper gaillardement et c'est tous ensemble que nous parvenons au sommet du Licancabur.
La vue est naturellement splendide sur les lagunes, et les sommets environnants. Tout particulièrement ceux du Chili puisque nous avons une vue énorme sur de nombreux volcans du Chili et sur la plaine d'Atacama.
Nous ne restons que quelques dizaines de minutes au sommet avant d'entamer une descente tonitruante : si nous avons mis environ sept heures pour monter, nous metterons à peine plus d'une heure pour descendre à un rythme que je ne suis pas prêt d'oublier. En effet, de nombreux passages sont très sablonneux et permettent de descendre à tombeaux ouverts en glissant et sans risquer de tomber. Le hic, c'est que notre guide maîtrise parfaitement cette technique même quand le terrain est très caillouteux. Samedi 30 juillet Ma prochaine destination est le parc Lauca au chili. J'ai le choix entre deux options : remonter jusque La Paz et prendre un bus en direction d'Arica ou bien passer coté chilien par San Pedro de Atacama. Je choisis la première option et c'est donc le début d'une folle journée pour retourner à La Paz. Il me faut d'abord trouver un 4x4 en direction d'Uyuni. C'est chose faite vers 10h du matin, heure à laquelle de nombreux 4x4 viennent se ravitailler en essence à "l'hotel Colque". J'embarque donc avec un couple d'espagnols, un couple d'irlandais et un autre voyageur, tous particulièrements sympathiques en direction d'Uyuni. Le trajet est particulièrement long et si on repasse par des sites connus, en particulier la laguna colorada, d'autres sites non mentionnés dans les guides touristiques sont admirables : je me souviens notamment d'un petit village à l'esthétique assez extraordinaire dont j'ai hélas oublié le nom. Au bout de plus de 7h de 4x4, nous atteignons enfin Uyuni où j'ai le choix entre prendre le train ou le bus. Etant venu en bus, je pencherai plutôt vers le train mais le problème est qu'en Bolivie, les guichets n'ouvrent que quelques minutes avant l'arrivée du train : reste t'il des places ? Un des gardiens de la gare me dit qu'il en reste. Un petit tour à la gare routière et je constate qu'il n'y a pas de bus partant d'Uyuni dans la journée : si je rate le train, je devrais attendre demain soir pour reprendre un bus. Cela m'achève de convaincre de reprendre un bus comme à l'aller : va donc pour un bus à 20h avec correspondance à Oruro à 4h du matin. ------- Rencontre spécial trek le 03 Decembre à Paris
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